Sayed Attia ABUL NAGA

docteur ès lettres (Sorbonne), agrégé de l'Université, interprète à l'O.N.U., Genève

ABŪ MĀDHI ILIYA (1889-1957)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 302 mots

Né au Liban, Iliya Abū Mādhi part à Alexandrie en 1902 pour y faire ses études, puis s'installe à New York, où il reste jusqu'à sa mort. Homme d'affaires, il devient en même temps l'un des principaux représentants de l'école de l'émigration (al-Mahjar). Cette école de l'exil groupe des écrivains qui, coupés du monde arabe et plus ouverts aux influences européennes et américaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iliya-abu-madhi/#i_0

‘ANTARA (VIe s.)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 537 mots

Grand guerrier et poète arabe préislamique. On lui attribue une cinquantaine de pièces, dont une mu‘allaqā, poème qui aurait été exposé à la Ka‘ba, la Pierre noire de La Mecque. Néanmoins, une grande partie de cette œuvre est apocryphe. Dans ces poèmes, ‘Antara exalte ses faits d'armes et exprime son amour pour sa cousine ‘Abla. Ces poésies et surtout la personnalité même de ‘Antara n'ont cessé de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antara/#i_0

BĀRŪDĪ AL- (1839-1904)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 247 mots

Poète et officier égyptien, Maḥmūd Sāmī al-Bārūdī se couvre de gloire dans les guerres de Crète (1865) et de Russie (1877). Il réorganise l'état-major de l'armée égyptienne ; ministre de la Guerre en 1882, il se rallie à Aḥmad ‘Urābī quand celui-ci se révolte contre le khédive. Lorsque ce dernier, avec l'aide des Anglais, écrase ‘Urābī, al-Bārūdī est exilé à Ceylan où il vit de 1882 à 1899. En 190 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-barudi/#i_0

BENCHENEB LES

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 589 mots

Famille algérienne qui a contribué à enrichir la culture arabe et à faire connaître à l'Occident le patrimoine arabo-islamique.Muḥammad Bencheneb (1869-1929) est né à Médéa (Algérie). Il fait ses études à l'École normale d'instituteurs d'Alger-Bouzaréa, avant de s'inscrire à l'École des lettres d'Alger. Bencheneb bénéficie de ce fait de la culture française qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-bencheneb/#i_0

DJAMĪL (660 env.-env. 701)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 305 mots

Poète arabe, Djamīl b. ‘Abd Allāh b. Ma‘mar al-‘Udhrī est un représentant exemplaire de la poésie d'amour ‘udhrite. Avant lui, les poètes n'abordent la poésie amoureuse que dans le prologue de la qaṣīda ; il crée la tradition littéraire des poèmes d'amour exprimant des sentiments chastes et idéalisés qui rappellent l'amour platonique des Grecs et annoncent l'amour courtois du M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djamil/#i_0

DJĪLĀNĪ ou JĪLĀNĪ ‘ABD AL-QĀDIR (mort en 1166)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 267 mots

Docteur ḥanbalite et soufi d'origine persane, ‘Abd al-Qādir al-Djīlānī vécut à Bagdad. Il parvint à concilier l'orthodoxie avec le mysticisme. Il dirigea à Bagdad une école de la secte ḥanbalite et un ribāt (couvent) ; il réunit autour de lui un grand nombre de disciples qui répandirent par la suite ses idées. Pour Djīlānī, le savoir théologique et le raisonnement dogmatique n' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djilani-jilani/#i_0

ḤAQQĪ YAḤYĀ (1905-1992)

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  •  • 337 mots

Né au Caire dans le quartier de Sayyada Zaynab où se situe l'action de son chef-d'œuvre La Lampe à huile (Qandīl umm hashim, 1944), Yaḥyā Ḥaqqī découvre tout jeune le peuple, sa misère, sa générosité, sa pitié, qu'il peignit « en demi-teintes », « avec des nuances tendres », selon l'expression de G. Wiet. Ses études de droit le font nommer, en 1925, substitu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yahya-haqqi/#i_0

HAYKAL MUḤAMMAD ḤUSAYN (1888-1956)

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  •  • 520 mots

Né en 1888 d'une famille aisée de la bourgeoisie égyptienne, Muḥammad Ḥusayn Haykal étudie le droit en Égypte. Boursier en France, il soutient, en 1912, une thèse d'université sur La Dette publique égyptienne. C'est en France qu'il écrit le roman Zaynab, tableaux et caractères égyptiens (Zaynab, Manāzir wa Akhlāq Rīfiyya) publié anonymeme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/muhammad-husayn-haykal/#i_0

IBN DURAYD (837-933)

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  •  • 240 mots

Philologue, lexicographe et poète d'Iraq. Originaire de Qaḥṭān, Abū Bakr Muḥammad b. al-Ḥasan al-Azdī ibn Durayd, fit ses études à Baṣra (Bassora) où d'éminents savants recueillaient auprès des Bédouins les poèmes anciens, les proverbes, les morceaux d'éloquence et le vocabulaire des tribus. Il eut pour maîtres les philologues Abū ‘Uthmān al-Ushnāndānī, Abū Ḥātim al-Sidjistānī et Ibn Akli l-Aṣma‘ī […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-durayd/#i_0

IBRĀHĪM ḤĀFIẒ (1872-1932)

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  •  • 333 mots

Poète et officier égyptien. Ayant perdu son père à l'âge de quatre ans, Muḥammad Ḥāfiẓ Ibrāhīm est recueilli par son oncle maternel qui vit à Tantah, en basse Égypte. Il fréquente les cours donnés à la mosquée al-Aḥmadi, découvre la poésie arabe classique, notamment celle de l'époque ‘abbāside. Au Caire, il s'inscrit à l'École militaire. À la fin de ses études, il est nommé officier au Soudan orie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hafiz-ibrahim/#i_0

MADANĪ AḤMAD TAWFIQ AL- (1899-1983)

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  •  • 553 mots

Historien et homme d'État algérien, né en Tunisie ; il a fait ses études supérieures à al-Zaytūna de 1913 à 1915. Al-Madanī prend part au mouvement nationaliste tunisien à ses débuts et compte parmi les fondateurs du parti du Destour. Exilé en Algérie en 1924, il milite avec les ulémas algériens. Rédacteur politique de la revue Al-Shihāb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ahmad-tawfiq-al-madani/#i_0

MADJNŪN (VIIe-VIIIe s.)

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  •  • 421 mots

Personnage semi-légendaire, surnommé le Madjnūn parce qu'il devient « fou » d'amour, Qays b. Mulawwaḥ appartient à la tribu de Banū ‘Amīr. Il est le type du poète ‘uḏrî qui meurt à cause de son amour malheureux, d'où sa célébrité dans le monde islamique. Son histoire est simple : il aime une femme de sa tribu, Laylā, et en est aimé. Il lui consacre plusieurs poèmes et demande s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madjnun/#i_0

MESSADI MAḤMŪD (1911-2004)

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  •  • 236 mots

Tunisien, agrégé d'arabe, rédacteur en chef de la revue Al-Mabāḥith (1944-1947), secrétaire général de l'Union générale des travailleurs tunisiens (1948-1953), ministre de l'Éducation nationale (1958), Maḥmūd Māṣadī (Messadi) est ensuite devenu inspecteur général de l'enseignement.Māṣadī publia en 1955 une pièce écrite quinze ans auparavant, Le Barrage ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mahmud-messadi/#i_0

NU‘AYMA MIKHA‘IL (1894-1988)

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  •  • 347 mots

Après des études ecclésiastiques au séminaire russe de Nazareth, puis à Poltava (1906), le Libanais chrétien Mikhā‘īl Nu‘ayma se rend aux États-Unis (1911), où il se fixe jusqu'en 1931, y devenant un des brillants représentants de l'émigration arabe en Amérique. Rentré au Liban en 1932, il publie une œuvre littéraire, philosophique et religieuse. Comme son maître Jubrān Khalīl Jubrān, Nu‘ayma voud […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mikha-il-nu-ayma/#i_0

NŪRĪ ‘ABD AL-MALIK (1921- )

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 645 mots

Essayiste et nouvelliste irakien, ‘Abd al-Malik Nūrī, fervent admirateur de Joyce, de Tchekhov et de Dostoïevski, publie plusieurs recueils de nouvelles durant les années 1950 : La Dernière Lanterne, Omar Beg, La Serveuse, la Souris et le Printemps, Le Mur muet (1953), Le Petit Homme (1953) et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abd-al-malik-nuri/#i_0

SHARQĀWĪ ‘ABD AL-RAḤMĀN AL- (1920-1987)

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  •  • 459 mots

Représentant de l'école réaliste égyptienne, ‘Abd al-Raḥmān al-Sharqāwī a publié en 1951 un vibrant poème, Message d'un père égyptien au président Truman, où il exprime son angoisse devant les dangers qu'encourt l'humanité en entassant les bombes atomiques. En 1954, il publie un roman, La Terre (al-Ardh), qui a été traduit dans plusieurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abd-al-rahman-al-sharqawi/#i_0

TAHA HUSSEIN (1889-1973)

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  •  • 1 434 mots

Taha Hussein est sans doute l'un des plus grands écrivains arabes contemporains. Créateur d'une langue et d'idées nouvelles, celui qu'on appelait le « doyen des lettres arabes » fut l'une des figures les plus originales et les plus puissantes de la pensée et de la littérature arabo-islamique. Lu et commenté dans tout le monde arabe, étudié dans les lycées et les universités, admiré partout où l'on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taha-hussein/#i_0

TAYMŪR LES

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 384 mots

Le célèbre philologue Aḥmad Pasha Taymūr veilla sur l'éducation de ses deux fils, Muḥammad Taymūr (1892-1921) et Maḥmūd Taymūr (1894-1973), dirigeant minutieusement leurs premières lectures, leur révélant en particulier la littérature arabe classique. Pour le reste, il leur laissa la plus grande liberté. Les deux frères passaient une partie de l'année à la campagne, dans les domaines de leur père. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-taymur/#i_0

TEKERLĪ ou TAKIRLĪ FU'ĀD AL- (1927- )

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  •  • 292 mots

Nouvelliste iraquien. Comme son ami Nūrī ‘Abd al-Malik, Fu'ād al-Takirlī (Tekerlī) fit ses études à l'université américaine de Beyrouth avant de faire carrière dans la magistrature. Ses écrivains favoris sont Sartre, Dostoïevski et Tchekhov. Au cours des années 1950, il se révéla en publiant des nouvelles dominées par les problèmes d'actualité politique et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tekerli-takirli/#i_0

THÉÂTRES DU MONDE - Le théâtre dans le monde arabe

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 4 294 mots

À ses débuts, le théâtre arabe apparaît comme un art d'importation étrangère ; il a dû lutter longtemps avant d'être admis par la société bien qu'il ait parfois bénéficié de l'aide des pouvoirs publics. Au départ, les auteurs essaient d'acclimater ce genre nouveau en y incorporant les arts traditionnels et en s'inspirant de la maqāma. Ces apports, tant populaires que littéraire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatres-du-monde-le-theatre-dans-le-monde-arabe/#i_0

UMAYYA IBN ABĪ Ṣ-ṢALT (mort en 630 ou 632)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 206 mots

Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans le présentent comme un esprit anxie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/umayya-ibn-abi-s-salt/#i_0

ZAHĀWĪ DJAMĪL AL- (1863-1936)

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  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 211 mots

Poète et homme politique irakien, Djamīl Ṣidqī al-Zahāwī, possédant à fond l'arabe, le turc et le persan, est, tour à tour, professeur d'arabe à la faculté de droit d'Istanbul, directeur de l'imprimerie officielle de Bagdad, journaliste et traducteur. En 1908, il devient député de l'Irak au Parlement turc. Il défend et gag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djamil-al-zahawi/#i_0