BOUTIQUECONTACTASSISTANCE
Zone de recherche

AltasAuteursRecherche thématiqueDictionnaire

MOI

Pour Pascal, le moi était haïssable : formule de moraliste, qui estime que le moi est « injuste », « tyrannique », qu'il se fait « centre du tout ». Loin du texte, près des réalités, Paul Valéry commente : « Le moi est haïssable..., mais c'est celui des autres. »

Pour nos contemporains, pour les prophètes de la « mort de l'homme », le moi n'est pas seulement détestable ; il est suspect, il est décevant, il est frelaté, il est inconsistant : simple « effet de surface ». Ce n'est plus une formule de moraliste ; c'est une formule d'analyste. Le moi cède, non sous la pression de la bienséance et de l'ascèse (selon les équations pascaliennes : politesse = moi « couvert », « non ôté » ; piété = moi « anéanti »), mais sous les coups de l'épistémologie. C'est que nos contemporains ont lu Marx, Freud, Nietzsche. Ils ont appris que la vérité du moi n'est pas dans le moi, qu'elle est dans l'infrastructure économique, dans l'inconscient, dans le rapport de la force à la force comme affirmation de la vie. Mieux encore : ils ont appris du linguiste, du logicien, du biologiste, en général de la nouvelle science de l'homme, pourquoi et en quoi il importe de substituer à la notion humaniste de l'homme un objet d'étude anthropologique qui n'a plus rien d'anthropomorphique, qui n'est qu'une variante entre beaucoup d'autres d'un thème organisateur partout répandu (dans le social comme dans le vital, dans l'animé comme dans l'inanimé, car la science n'atteint que du cosmique au sens grec : du rangé, du disposé, du distribué, du déjà réparti). C'est pourquoi ce théâtre d'ombres qu'est la conscience ne les intéresse plus. Le mirage se dissipe. Le moi disparaît avec l'émoi. Là où étaient l'agitation, la prétention, et aussi l'insatisfaction, ont pris place l'ordre, la syntaxe, la structure.

Sur quoi on pourrait opiner que l'effacement du « sujet » prépare de belles revanches et que, déjà, sous nos yeux, s'amorce la réaction, le mouvement compensateur : éloge de la différence, de la singularité, élo […]

1 2 3 4 5

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur  18 pages…

Pour citer cet article

Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY, « MOI  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/

Classification thématique de cet article :

 

Offre essai 7 jours

« MOI » est également traité dans :

AGRESSIVITÉ

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

…  En fait, cependant, cette double série de problèmes s'est révélée dépendante de l'analyse du *moi, dont la phylogenèse renvoie au « meurtre du chef de horde » et dont l'inhérence narcissique impose au développement de la cure son obstacle majeur. On ne s'étonnera pas, en conséquence, que ce soit autour du statut du moi qu'aient pris forme,… Lire la suite
ALTRUISME

Écrit par :  Guy PETITDEMANGE

Dans le chapitre "Autrui : l'obligation et la trace"  : …  *Autrui comme autre que moi, qui se refuse originellement à l'identification, qui pourtant me lie à lui jusqu'à fissurer mon moi, et m'ouvre sans tristesse sur l'abîme des commencements et l'indistinction de la fin, telle pourrait être, simplifiée à l'extrême, la thèse d'Emmanuel Levinas, le penseur le plus radical de l'altérité. Éthique ? Non, si l… Lire la suite
ÂME

Écrit par :  Pierre CLAIRHenri Dominique SAFFREY

Dans le chapitre "L'influence du chamanisme"  : …   : ils enseignent, et ils montrent par leurs activités chamanistiques, qu'il y a en l'homme une âme *ou un « moi » d'origine divine, qui peut par des techniques appropriées quitter le corps, que ce « moi » existait avant le corps et durera après lui. Les activités de cette âme et celles du corps sont directement inverses, corps et âme sont mis en… Lire la suite
ANALYSE TRANSACTIONNELLE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Théorie de la personnalité et pratique thérapeutique permettant de rendre compte et de modifier les relations inter-individuelles, l'analyse transactionnelle (A.T.) fut développée par le psychiatre et psychanalyste américain Eric Berne (1910-1970), qui fut l'élève de Paul Federn et d'Erik Erikson. L'analyse transactionnelle gagna rapidement les… Lire la suite
ANGOISSE

Écrit par :  Jean BRUN

Dans le chapitre "Angoisse et névrose"  : …  ont évolué. Après avoir vu dans l'angoisse la manifestation de la libido refoulée par le *moi, Freud a pensé que l'angoisse manifestait surtout la présence du surmoi et qu'elle provoquait le refoulement, bien loin que ce soit le refoulement qui fasse surgir l'angoisse. Freud ne s'arrête guère aux explications par le traumatisme de la… Lire la suite
AUTOBIOGRAPHIE

Écrit par :  Daniel OSTER

Dans le chapitre "Une rhétorique du moi"  : …  pas la réalité » (Bertolt Brecht, Sur le cinéma). Si l'autobiographie en position classique* ne doute pas de ce moi, qu'elle prend pour origine alors qu'il n'est peut-être que son produit, c'est parce que cette forme perverse du « discours vrai » (Foucault) est d'abord un personnalisme. Naturel, sincérité, intimité, singularité,… Lire la suite
AUTOFICTION

Écrit par :  Jacques LECARME

Dans le chapitre "Le jeu avec le « je »"  : …  en une énigme féconde. En mai 2002, le Magazine littéraire consacra un numéro spécial* aux « écritures du moi », qu'on aurait pu qualifier d'« autobiographiques » si le terme n'était pas porteur de connotations littérairement négatives. Le sous-titre de ce numéro est symptomatique : De l'autobiographie à l'autofiction. Il… Lire la suite
AUTRE, psychanalyse

Écrit par :  Alexandre ABENSOUR

…  d'un certain nombre de figures rencontrées pendant l'enfance. La deuxième topique de Freud* (ça-moi-surmoi), élaborée à partir de 1920, met justement en place un système d'instances qui constituent des précipités de ces figures. C'est particulièrement le cas du surmoi qui est, au sens premier, l'image du parent interdicteur et qui prend… Lire la suite
BERGSON HENRI (1859-1941)

Écrit par :  Camille PERNOT

Dans le chapitre "Un nouveau spiritualisme"  : …  Pour résoudre le problème difficile que soulève cette forme du rapport de l'un et du multiple, *Bergson recourt à une distinction, devenue célèbre, entre deux moi (le « moi superficiel » et le « moi profond »), qui correspond moins à la désignation de deux entités différentes qu'à celle de deux niveaux de la vie psychologique. Le premier, le… Lire la suite
ÇA, psychanalyse

Écrit par :  Anne-Marie LERICHE

… *Le pronom neutre allemand substantivé Es, que l'on traduit par « ça », a été emprunté par Freud à Groddeck (Le Livre du ça), en lui donnant toutefois une signification différente ; alors que, pour Groddeck, le ça englobe tout (conscient, inconscient, système végétatif) et a un sens métaphysique, Freud réserve ce terme à l'instance… Lire la suite
CONDILLAC ÉTIENNE BONNOT DE (1714-1780)

Écrit par :  Pierre TROTIGNON

Dans le chapitre "La sensation universellement explicative"  : …  terme ultime est la volonté. On aperçoit sans peine les conséquences radicales de cette théorie. Le *moi n'est que la suite des sensations et de leurs transformations. Le moi n'est pas une substance pensante, consciente de soi, mais un effet de la combinaison des sensations et de l'expression de leurs transformations dans le langage. On comprend… Lire la suite
CONSCIENCE

Écrit par :  Henri EY

Dans le chapitre "Ambiguïté de la thèse freudienne"  : …  les relations œdipiennes (identification au père ou à la mère, avoir ou être un phallus, etc.) ; *et enfin le moi lui-même, car, étant investi par la libido narcissique (Ichbesetzung, ego-cathexis), il n'est et ne naît que des exigences de la sphère inconsciente et ne constitue pas une formation entièrement consciente. De telle sorte que… Lire la suite
CULPABILITÉ

Écrit par :  Charles BALADIER

Dans le chapitre "La genèse du sentiment de culpabilité"  : …  Freud explique le sentiment de culpabilité comme l'expression et le résultat d'une tension entre le *moi et le surmoi. Cette dernière instance psychique dérive à la fois du narcissisme primitif et du complexe d'Œdipe à la suite d'une identification au parent rival, jaloux interdicteur (des caractères essentiels de la personne introjectée, elle a… Lire la suite
DÉFENSE MÉCANISMES DE

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Expression usitée en psychanalyse pour désigner plusieurs types d'opérations psychiques destinées à « protéger » le moi. La notion de défense est présente chez Freud dès le début de ses recherches ; ainsi, dans ses Études sur l'hystérie (1895) : « Une condition indispensable à l'apparition de l'hystérie est qu'il y ait incompatibilité… Lire la suite
DESCARTES (R.)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La première des certitudes"  : …  Au reste, le doute a pour conséquence immédiate la découverte de la première des vérités : celle du *moi pensant. De négation, il devient alors affirmation, affirmation de la pensée qui doute. Car au moment où je doute de tout, et du fait que je doute de tout, je suis assuré de l'existence de la pensée qui doute. C'est le fameux : « je pense donc je… Lire la suite
LA DESTINATION DE L'HOMME, livre de Johann Gottlieb Fichte

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Du doute à la croyance"  : …  *Doute », « Savoir », « Croyance » (Zweifel, Wissen, Glauben), titres des trois livres composant l'ouvrage, marquent autant d'étapes progressives sur la voie de la libération du Moi. Le Moi qui s'exprime à la première personne n'est pas seulement celui de l'auteur, mais celui que nous sommes tous. En donnant à lire les crises successives qu… Lire la suite
DEUIL

Écrit par :  Sylvie METAIS

… *Dans le langage courant, le mot « deuil » renvoie à deux significations. Est appelé deuil l'état affectif douloureux provoqué par la mort d'un être aimé. Mais deuil signifie tout autant la période de douleurs et de chagrins qui suit cette disparition. Le deuil est donc constitutif d'une perte d'objet, au sens psychanalytique d'objet d'amour. Freud… Lire la suite
DOUBLE

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

… *La question de l'existence d'un double insaisissable, en tout point semblable à son modèle « vrai et vivant », se présente chaque fois que la conscience se voit surprise à manquer au contrôle sévère qu'elle doit exercer en permanence sur la faculté d'attention. C'est ainsi que les rêves ou les états extatiques semblent nous échapper pour se laisser… Lire la suite
ENGAGEMENT

Écrit par :  Jean LADRIÈREJacques LECARMEChristiane MOATTI

Dans le chapitre "L'unité existentielle du moi"  : …  partir de ses propres initiatives. L'engagement est évidemment du côté de la modalité unificatrice. *En assumant son être futur, le moi qui se décide convoque dans l'instant de la décision tout ce qu'il est déjà devenu, toutes les puissances dont il dispose, et place d'avance sous l'empire de sa décision ce qu'il deviendra, les possibilités qu'il… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La subjectivité de l'expérience"  : …  en disant que les expériences sont subjectives, c'est-à-dire semblent indissociables d'un je ou* d'un moi qui en est le sujet. Le caractère propre de l'expérience consciente en général est ce que l'on peut appeler l'égocentricité : le fait que cette expérience n'est accessible qu'à partir d'un point de vue personnel irréductible. Selon l'… Lire la suite
FÉNELON FRANÇOIS DE SALIGNAC DE LA MOTHE- (1651-1715)

Écrit par :  Jeanne-Lydie GORÉ-CARACCIO

Dans le chapitre "Le mystique"  : …  de la notion d'être et s'est efforcée, en une hantise pathétique d'anéantissement, de *dépasser la limite du « moi », mettant ainsi en cause le concept même d'« individu ». Relativement peu centrée sur le mystère de l'incarnation, cette spiritualité, tout en maintenant le dualisme du créateur et de la créature, propose formellement à l'homme comme… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  Alexis PHILONENKO Universalis

Dans le chapitre "Le moment principiel de la philosophie première"  : …  de la conscience à l'autre, c'est-à-dire au monde, et enfin à autrui. Il s'agissait donc d'une *doctrine de la conscience. Mais, en second lieu, il convenait d'établir les conditions du savoir, c'est-à-dire d'élaborer une philosophie de la connaissance scientifique. L'ambiguïté est dissimulée par le fait que la question de l'intersubjectivité… Lire la suite
FRAGMENT, littérature et musique

Écrit par :  Daniel CHARLESDaniel OSTER

Dans le chapitre "Littérature"  : …  émerge une sorte de fantôme avide et acide, d'avance dressé hors du cénotaphe des Cahiers. *Écrire un journal intime, c'est toujours entrer dans une sorte de mimésis de la fragmentation du moi en ses parcelles de sensations, sentiments, idées inachevées, auxquels on ne donne pas suite. Au mieux, un journal intime assidu, comme l'est celui… Lire la suite
FREUD ANNA (1895-1982)

Écrit par :  Pamela TYTELL

Dans le chapitre "« Orthodoxie » freudienne et ego psychology"  : …  dans la personnalité et en infléchissant les théories de son père dans le sens d'une psychologie du *moi. Dans son ouvrage célèbre, Le Moi et les mécanismes de défense, elle explique que « le traitement analytique a de tout temps eu pour objet le moi et ses troubles, l'étude du ça et de ses modes d'action ne constituant qu'un moyen d'… Lire la suite
FRUSTRATION

Écrit par :  Jacques NASSIF

Dans le chapitre "L'usage du concept"  : …  le plus englobant. » Un pareil texte est loin d'apporter de l'eau au moulin des psychologues du *moi et de l'adaptation ; d'autre part, sous peine d'attribuer à ce terme de « réalité » un sens plein et univoque à connotation normative, c'est plutôt sur le mode de relation du moi à cette réalité qu'il faut faire porter la frustration, celle-ci se… Lire la suite
HARTMANN HEINZ (1894-1970)

Écrit par :  Pamela TYTELL

… *Fils d'un professeur d'histoire de l'université de Vienne, Heinz Hartmann fit ses études de médecine et travailla sous la direction du pharmacologue Hans Horst Mayer et du sociologue Max Weber. En 1927, alors qu'il était en psychanalyse avec Sandor Rado, il publia Die Grundlagen der Psychoanalyse (Les Fondements de la psychanalyseLire la suite
HUME DAVID (1711-1776)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Scepticisme et naturalisme"  : …  mauvaise. Ici encore, nous affirmons ce qu'en réalité nous ignorons. Connaissons-nous au moins le *moi, ce sujet sur lequel, on l'a vu, Hume fait reposer l'ensemble des relations elles-mêmes ? Point du tout. Car le moi, supposé comme étant le sujet de toutes les impressions, n'est lui-même donné par aucune impression. Nous ne rencontrons, en nous… Lire la suite
HUMOUR

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

… *Le concept d'humour, dont le champ d'application s'est considérablement élargi depuis son utilisation dans la littérature anglaise des xviie et xviiie siècles, n'a pas pour autant subi de multiples variations sémantiques ni cessé de se rattacher implicitement à son étymologie latine : humor (Lire la suite
IDÉAL DU MOI, psychanalyse

Écrit par :  Sylvie METAIS

… *Expression utilisée en psychanalyse pour désigner une instance psychique. C'est en 1923 que Freud, dans l'article Le Moi et le Ça, présente une organisation de l'appareil psychique qui se divise en trois instances : le ça, le moi et le surmoi. Ce dernier comprend l'idéal du moi. Dans cet article, Freud n'établit pas de nette distinction… Lire la suite
IDENTIFICATION

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

…  celle qu'a dégagée, en rupture avec la tradition cartésienne, la critique de la substantialité du *moi. « Le soi (Self), écrit Locke, est cette chose pensante consciente (de quelle substance elle est formée, spirituelle ou matérielle, simple ou composée, il n'importe) qui est sensible au plaisir et à la peine ou en est consciente, capable… Lire la suite
IMAGINAIRE ET IMAGINATION

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Sédimentation sociale de l'imaginaire"  : …  d'un fil directeur. Partons en effet du rêve. Il se caractérise par la suspension de la position de *l'ego, sujet de l'énonciation, et par son éclatement en une multiplicité d'acteurs imaginaires qui sont les protagonistes du rêve. La même raison qui fait que sont convertis en inscriptions plastiques les signifiants dont est tissée la parole vigile… Lire la suite
INCONSCIENT

Écrit par :  Christian DEROUESNEHélène OPPENHEIM-GLUCKMANFrançois ROUSTANG

Dans le chapitre "La logique de l'inconscient"  : …  de condensation et de déplacement, des psychanalystes, en particulier Anna Freud dans Le *Moi et les mécanismes de défense, tendent à pervertir la découverte freudienne par le simple fait qu'ils nomment ces processus des mécanismes de défense, singulièrement de défense du moi. C'est ce dernier qui serait à l'origine de… Lire la suite
INFÉRIORITÉ SENTIMENT D'

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Expression qui fut surtout employée par Alfred Adler (Minderwertigkeitsgefühl) et qu'on pourrait rapprocher de celle de « sentiments d'incomplétude » de Pierre Janet. Pour Adler, le sentiment d'infériorité est fondé sur la réalité : la personne qui l'éprouve est effectivement dans une situation d'infériorité organique ou fonctionnelle.… Lire la suite
INTÉRÊT, sciences humaines

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

… originellement étrangers à l'individu. Le problème serait donc de caractériser d'abord le statut du *moi en chacune de ces positions, selon qu'on se préoccupe de sa conservation et de son amplification, ou de son accomplissement dans la distribution sélective des éventualités. Telle a été, en effet, la contribution majeure de notre temps de faire… Lire la suite
INVESTISSEMENT, psychanalyse

Écrit par :  Anne-Marie LERICHE

… *La notion d'investissement, ainsi que celles qui lui sont liées (désinvestissement et contre-investissement), tient une place de première importance dans l'œuvre de Freud. Elle vient du mot allemand besetzen, qui peut désigner l'occupation militaire d'une place ou, dans le langage financier, le placement d'un capital dans une entreprise… Lire la suite
JUNG CARL GUSTAV (1875-1961)

Écrit par :  Étienne PERROT

Dans le chapitre "La structure de la psyché"  : …  de l'évolution des espèces. En lui le monde devient conscient de lui-même par la formation d'un *moi. Mais le renforcement unilatéral de ce dernier ne doit pas dépasser une certaine limite. Au-delà, le moi tend à oublier son lien avec l'océan d'où il sort, l'arbre se sépare de ses racines, se dessèche ou produit des fruits monstrueux. Sur le… Lire la suite
LACAN JACQUES (1901-1981)

Écrit par :  Patrick GUYOMARD

Dans le chapitre "La structure"  : …  désir. Elle est le prototype de toute identification imaginaire, avec son versant d'ambivalence. Le *moi, comme instance, est cette image, objet narcissique où réapparaissent les pièges, les leurres et les illusions d'une psychologie à la recherche d'une instance supérieure fondatrice d'une synthèse de la personnalité. Cette fonction, prétendue… Lire la suite
LATENCE PHASE DE

Écrit par :  Anne-Marie LERICHE

… *Période du développement de l'enfant pendant laquelle les pulsions paraissent ne plus se manifester. On préfère à ce sujet utiliser la notion de phase ou de période plutôt que celle de stade, qui implique l'idée d'une nouvelle organisation pulsionnelle de la personnalité. Cette phase est définie par Freud comme un arrêt, ou une régression, dans l'… Lire la suite
LIBIDO

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Vers une typologie des variations individuelles"  : …  les organes pourrait correspondre une modification parallèle de l'investissement de libido dans le *moi ». Tel sera, au regard de l'article « Pour introduire le problème du narcissisme », le fondement d'une première distinction des types, selon l'opposition, quant à l'investissement amoureux, du narcissisme et de la dépendance (AnlehnungLire la suite
MAHLER MARGARET (1897-1985)

Écrit par :  Universalis

… *Psychanalyste américaine d'origine autrichienne, Margaret Mahler compte parmi les plus grands théoriciens du développement du très jeune enfant. Née à Sopron (actuellement en Hongrie), elle s'installa comme pédiatre à Vienne, où elle poursuivit son analyse avec Helen Deutsch et fréquenta le cercle des disciples et des proches de Freud. Lors de l'… Lire la suite
MAINE DE BIRAN (1766-1824)

Écrit par :  Henri GOUHIER

Dans le chapitre "La philosophie de Maine de Biran"  : …  ne peut rendre compte à partir des sensations passives liées au monde des objets. La conscience du *moi relève d'un « sens intime » qui s'éveille avec le « sentiment de l'effort moteur volontaire » ; ainsi, je veux lever le bras : l'initiative vient de moi (volonté) et elle provoque un mouvement dans mon corps (motricité). De là, deux « vies » : la… Lire la suite
MAQUILLAGE

Écrit par :  Dominique PAQUET

Dans le chapitre " Mise en signe et mise en scène"  : …  ne masque. En outre, le maquillage participe à une construction du visage qui est en relation avec *le moi. Comme le souligne Didier Anzieu, le moi se constitue à partir de la projection des stimulations cutanées sur la surface psychique. C'est pourquoi toute trace peinte sur la peau autorise la métamorphose. Devant le miroir, le sujet se reconnaît… Lire la suite
MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Un exposé de la « philosophie première »"  : …   humain, et qu'il est plus aisé à connaître que le corps), « je suis », puisque je doute. *« Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. » L'expérience que j'ai des corps (décrite ici à travers l'exemple du morceau de cire) est en dernière analyse expérience de l'entendement, non de la sensation ni de l'imagination. Ne possédant… Lire la suite
MÉLANCOLIE

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie"  : …  De cette façon, la perte de l'objet s'était transformée en une perte du moi et le conflit entre le *moi et la personne aimée en une scission entre la critique du moi et le moi modifié par identification. » La partie féroce que se joueront dès lors la critique du moi et le moi (Idéal du moi et moi de la seconde topique) déterminera, selon l'issue,… Lire la suite
MÉTAPSYCHOLOGIE

Écrit par :  Michèle BOMPARD-PORTE

Dans le chapitre "Explicitations"  : …  et représente l'instance psychique immédiatement liée au corps et qui en reçoit les pulsions. Le* moi inclut le conscient, mais comporte des processus inconscients comme les mécanismes de défense. Enfin, le surmoi, pour la plupart inconscient, procède des identifications effectuées pendant l'enfance à l'endroit des adultes proches ; il génère la… Lire la suite
MOI PSYCHOLOGIE DU

Écrit par :  Daniel WIDLÖCHER

… *Expression qui définit une théorie générale de la personnalité, édifiée à partir des données de la psychanalyse, par un groupe de psychanalystes d'origine viennoise émigrés aux États-Unis, notamment Heinz Hartmann (1894-1970), Ernst Kris (1900-1957), Rudolf Loewenstein. Cette théorie prend appui sur la distinction qui, proposée par Freud au début… Lire la suite
MONTAIGNE MICHEL EYQUEM DE (1533-1592)

Écrit par :  Fausta GARAVINI

Dans le chapitre "Le sujet en questions"  : …  les recherches actuelles sur l'écriture. Les Essais disent le malaise d'un *moi placé entre l'exigence de se fixer dans le livre et l'impossibilité, sanctionnée en refus, de se constituer en être stable. Ce que Montaigne se propose en effet n'est pas de représenter l'« être » mais de décrire « le passage [...] de jour en… Lire la suite
MOTIVATION

Écrit par :  Gaston RICHARDBaldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Glissements de sens propres à la notion"  : …  jusqu'à réduction de la tension, mais ce facteur spécifique qui prédispose l'individu à accomplir certains buts. Or c'est bien sur les deux sens du terme, cette *fois, que jouera la deuxième topique freudienne, puisque le motif sera conçu en dernier ressort comme un « trouble-fête », à l'élimination duquel toute l'activité humaine se verra consacrée… Lire la suite
NARCISSISME

Écrit par :  Michèle MONTRELAY

…  doit varier avec celle de cet objet. C'est pourquoi Freud, à mesure qu'il précise la fonction du *moi, aborde différemment le narcissisme. À l'heure actuelle, l'acception du concept varie selon qu'on le rapporte à tel moment de la pensée freudienne ou qu'au contraire on tient compte de ses lignes et de son mouvement d'ensemble. On montrera d'… Lire la suite
NÉDONCELLE MAURICE (1905-1976)

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Universitaire et prêtre français, philosophe et historien de la pensée religieuse, Nédoncelle a ouvert une voie originale entre l'idéalisme universitaire français des années vingt et un personnalisme philosophiquement fondé. Il part, en 1926, d'une « Esquisse d'un volontarisme idéaliste » (publiée en 1970 dans les Explorations personnalistesLire la suite
NÉVROSE INFANTILE

Écrit par :  Anne-Marie LERICHE

… *Les particularités spécifiques des névroses infantiles ont été isolées relativement tard dans l'évolution de la psychiatrie. Au début de la psychanalyse, la névrose infantile est considérée comme ayant la même symptomatologie que celle de l'adulte, mais aussi comme étant son prototype et son modèle ; elle est alors rétrospectivement analysée à… Lire la suite
NOSTALGIE

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

Dans le chapitre "Nostalgie et renoncement"  : …  le seul développement libidinal intéressant la nostalgie et de lui associer le développement du *moi dans la mesure où ce dernier participerait au travail de maîtrise de la pulsion réprimée quant à son but ? Peut-être d'ailleurs Freud donne-t-il déjà la réponse en insistant sur la nostalgie par privation que le sujet éprouve sans pour autant qu'… Lire la suite
OMBRE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Pour la connaissance symbolique, l'ombre apparaît comme une réalité lourde de toutes les angoisses humaines. Le pays de la mort est éprouvé comme le royaume des ombres. Sans être confondue avec l'âme, l'ombre lui est liée. Aussi, dans de nombreuses cultures des interdits entourent ce phénomène : ne pas marcher sur l'ombre d'autrui, ne pas jouer… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "Fichte"  : …  sur laquelle se construit le système de Fichte est celle qui sépare les deux « principes » du *moi (Ich) et du non-moi (Nicht-Ich). Forgée de toutes pièces par Fichte, elle fait partie, à côté des trois précédentes que nous avons repérées sous la plume de Kant en 1763, des six « oppositions » utilisée par Freud en 1915 dans… Lire la suite
PERSONNALISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Dans le chapitre "La constitution d'une catégorie"  : …  courants et précisé leur unité, qui est la présence de soi à soi avec son incommensurable valeur.* Il y a le moi selon Montaigne et Pascal, choyé par l'un, haï par l'autre ; le je selon Descartes, dont toute la nature est de penser (au sens étroit) qu'il pense (au sens large), et le roseau pascalien qui sait qu'il meurt, surpassant ainsi l'… Lire la suite
PERVERSIONS

Écrit par :  Jean CLAVREUL

Dans le chapitre "Perversion et psychanalyse"  : …  mêmes normatives, pour ne pas dire moralisatrices, en préconisant nécessairement le renforcement du *Moi et du Surmoi. Cela conduit le psychanalyste à adopter une position fort peu conforme à celle qui fut introduite par Freud et qui vise à desserrer les contraintes d'un Surmoi aveugle. Aussi les auteurs ayant défendu une telle interprétation des… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "L'« épochè » phénoménologique"  : …  au moins deux champs de problèmes spécifiques, qui retiendront longuement l'attention de Husserl. *Tout d'abord, la conscience transcendantale n'est pas anonyme ; tout vécu est vécu d'un moi pur qui vit en lui et, par lui, se dirige vers tel objet : le moi représente donc une forme de transcendance dans l'immanence du flux de conscience. Une… Lire la suite
PHOBIE

Écrit par :  François PERRIER

Dans le chapitre "L'angoisse"  : …  du refoulement de la libido ; elle précède celui-ci ; elle est en fait un signal d'alarme du *moi en danger. À la prévalence accordée d'abord au point de vue quantitatif (énergie libidinale non fixée) succède donc une conception qui remet au premier plan le rôle inducteur du sens et de la symbolique des situations qui menacent le moi. C'… Lire la suite
PSYCHANALYSE

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Phénoménologie et logique"  : …  narcissisme et de l'autoérotisme primordial – sur la nature de la libido affectée au *moi (le moi étant défini par son opposition au soi, la libido narcissique est-elle issue du moi ou du soi ?) –, sur la nature du moi lui-même tel que le définit la doctrine, sur la valeur économique même des symptômes qui fondent le plus… Lire la suite
PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La polarité du jugement"  : …  Une étape préliminaire est représentée, « au début de la vie psychique », par le narcissisme. « Le *moi-sujet [qualifié comme moi-réalité du début] coïncide avec ce qui est plaisant, le monde extérieur avec ce qui est indifférent. » Le moi n'est à ce niveau qu'une monade narcissique, une boule de plaisir, pour laquelle n'existe pas encore la… Lire la suite
RATIONALISATION, psychanalyse

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Terme introduit en psychanalyse par Ernest Jones en 1908 (La Rationalisation dans la vie quotidienne), et utilisé pour désigner un procédé qui, comme tel, apparaît dans un champ très étendu allant de la pensée normale à la pensée délirante. La rationalisation permet au sujet de tolérer des attitudes émotives et des expériences… Lire la suite
ROMANTISME

Écrit par :  Henri PEYREHenri ZERNER

Dans le chapitre "Art"  : …  philosophique en fut dégagé par Fichte, dont toute la pensée est fondée sur l'opposition du *moi au non-moi. Tous les rapports entre l'individu et le monde extérieur sont ainsi mis en cause et envisagés de façon toute neuve par rapport à la philosophie kantienne. Dans cette difficulté à isoler le moi d'une réalité extérieure dont il prend… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "L'intentionnalité"  : …  constitués touchant l'existence du monde, et donc de tout jugement concernant celle-ci – le « *moi » psycho-physique, n'ait pas compris que le « je » devait lui aussi être soumis à une telle tréduction ; il soutient qu'il est superflu de donner à la conscience ranscendantale la figure personnelle du je, et que les Ideen, parce qu'… Lire la suite
SCHELLING FRIEDRICH WILHELM JOSEPH VON (1775-1854)

Écrit par :  Jean-François MARQUET

Dans le chapitre "La recherche d'une philosophie (1794-1801)"  : …   forme de la philosophie (Über die Möglichkeit einer Form der Philosophie) et Du *moi comme principe de la philosophie (Vom Ich als Prinzip der Philosophie), où il tente de transformer en « philosophie », en savoir, ce « savoir du savoir » qu'était modestement la Wissenschaftslehre fichtéenne. Dans cette… Lire la suite
SEXUALITÉ, psychanalyse

Écrit par :  Claude CONTÉMoustapha SAFOUAN

Dans le chapitre "Des pulsions partielles au concept de castration"  : …  américaine, s'appuie, pour soutenir la fusion des pulsions partielles, sur des fonctions d'un *moi autonome, non conflictuel, capable de synthèse ; mais on peut y dénoncer un contre-sens de départ, puisque justement l'existence de l'inconscient ne permet de situer le moi que comme une formation imaginaire, lieu même de la méconnaissance et… Lire la suite
SOI, psychologie

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *« L'endroit où le soi, le non-moi psychologique, est endormi est l'endroit le plus banal du monde — une gare, un théâtre, la famille, la situation professionnelle. » La psychologie des profondeurs telle que l'a théorisée Carl Gustav Jung repose sur une distinction entre deux instances psychiques : le moi, « la personnalité empirique et consciente… Lire la suite
SOUFFRANCE

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Certitude de la souffrance physique"  : …  mourir ? Tandis que le principe de la vie et le principe dolorifère viennent à se recouvrir, le* moi accomplit, dans l'expérience biologique de la souffrance, l'apprentissage du dessaisissement réitéré de son pouvoir d'autodétermination : c'est à un élément vivant étranger au sujet qu'il appartient de faire principe. Comment alors caractériser… Lire la suite
SPALTUNG, psychanalyse

Écrit par :  Charles BALADIER

… *Traduit en français, suivant les usages qu'on en fait, par « séparation », « clivage » ou « dissociation », le terme allemand Spaltung n'est lui-même que la traduction par Freud d'une expression fréquente dans la psychiatrie française du xixe siècle, celle de « double conscience », utilisée en particulier par Pierre… Lire la suite
SPÉCULAIRE & SPECTACULAIRE, littérature et psychanalyse

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

… *En minéralogie, on qualifie de spéculaires les pierres qui réfléchissent la lumière. Encore appelées « miroirs d'âme » par les Anciens, qui en usaient pour garnir les croisées des maisons ou les bords des litières, elles ont donné naissance à la science spéculaire, celle qui enseigne à faire des miroirs (specularis de speculum :… Lire la suite
STIRNER MAX (1806-1856)

Écrit par :  Henri ARVON

Dans le chapitre "Critique de l'idéalisme"  : …  de la transcendance, il élève sur le pavois « mon esprit » qui vit dans un monde concret. *« La différence, précise Stirner, réside en ce que tu (c'est-à-dire toi qui crois en l'Esprit) rapportes tout à l'Esprit, alors que lui (c'est-à-dire l'égoïste) rapporte tout à lui-même ; en d'autres termes : tu scindes ton Moi et ériges ton Moi… Lire la suite
SUBLIMATION, psychanalyse

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "La sublimation, vérité de l'expérience amoureuse"  : …  son essai Le Moi et le Ça (1923), Freud décrit, en effet, la sublimation comme l'œuvre du *moi soulageant le ça de ses premiers investissements d'objets. Rappelons que le ça représente ici le rôle de l'hérédité, et l'ensemble de ce que l'être apporte en naissant, tandis que le moi est déterminé par ce qu'il a lui-même vécu. L'objet des… Lire la suite
SUICIDE

Écrit par :  René ARLABOSSEJean-Pierre BLANADETBaldine SAINT GIRONS Universalis

Dans le chapitre "Le problème psychopathologique"  : …  Ludwig Binswanger, il convient d'évoquer ici les conceptions de Jung et d'Adler. Pour le premier, *le moi n'est que le centre de la partie consciente de la personnalité. C'est du soi, lequel, plus profond, assure le contact entre l'individu et le cosmos, qu'émane le sens de la vie. Celui-ci ne peut être perçu lorsque le moi est pris dans la… Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le sujet psychanalytique"  : …  ou encore l'idée d'un inconditionné ne pouvant être pensée sans contradiction. « Par ce *« moi », par cet « il », ou par ce « ça » (la Chose) qui pense, on ne représente rien de plus qu'un sujet transcendantal des pensées : X. Et ce n'est que par ces pensées qui sont des prédicats que nous connaissons le sujet. » Formule qu'on pourrait croire… Lire la suite
SURMOI

Écrit par :  Jean-Michel VAPPEREAU

Dans le chapitre "Morale et « Idéal du moi »"  : …  la manière dont Freud y fut conduit. On reprendra cette question avec l'introduction de l'Idéal du *moi dans l'ensemble de la construction freudienne, mais en s'efforçant d'y lire un problème et d'en proposer les solutions. Avec son étude Pour introduire le narcissisme (1914), Freud essaie de rendre compte d'une distinction entre l'énergie… Lire la suite
TAYLOR CHARLES (1931- )

Écrit par :  Ruth ABBEY

Dans le chapitre "L'identité moderne"  : …  allemand continue d'être pertinente pour la philosophie politique et sociale contemporaine.* Avec Sources of the Self : The Making of the Modern Identity (1989, Les Sources du moi : la formation de l'identité moderne), il explore la multiplicité du moi, c'est-à-dire du sujet humain, dans le monde moderne occidental. En s'… Lire la suite
TOPIQUE, psychanalyse

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Dans la théorie psychanalytique de Freud, on distingue couramment deux topiques successives ou conceptions des lieux psychiques. La première topique, élaborée à partir de 1900, distingue métaphoriquement dans l'appareil psychique : l'inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde, qui date de 1923, distingue le ça, le moi et le surmoi.… Lire la suite
ZEN

Écrit par :  Claude GRÉGORY

Dans le chapitre "Le pointillé épistémologique"  : …  *La projection objectivante du moi inlassablement opérée par dévolution aux skandha d'une unité substantielle qui en serait le ciment, et dont la réflexion spéculaire représente un cas flagrant, est considérée par le Mahāyāna dans toutes les activités de la personne. La voie d'élection de cette projection est la perception, dont fait aussi… Lire la suite

Afficher la liste complète (77 références)

 

Dictionnaire

Définition du mot "MOI"

Accueil - Contact - Mentions légales
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis
© 2014, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média