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MOUVEMENT

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Certes, la conceptualisation du mouvement ne date pas des débuts de la science moderne. Force est de constater, cependant, que la physique moderne est née à propos de la question du mouvement et en réaction, sur ce point précis, contre la tradition de la science antique et médiévale. L'œuvre de Galilée marque à cet égard plus qu'un renouveau : une manière de commencement. L'importance du concept de mouvement dans la constitution de la science moderne est d'ailleurs telle que, pendant longtemps, on identifiera tout simplement l'étude de la nature (la physique au sens étymologique du mot) à la science du mouvement.

Aussi convient-il, dans une étude portant sur la notion de mouvement, d'établir au préalable ce contre quoi s'est édifiée la forme post-galiléenne du concept. Il ne s'agit évidemment pas, dans un espace aussi restreint, d'effectuer une analyse de la science aristotélicienne du mouvement (et de ses prolongements médiévaux à Paris et Oxford), mais bien plutôt de dégager les traits essentiels d'un mode de conceptualisation que la science galiléenne a rendu caduc en s'y opposant.

Une fois ces jalons posés, il sera possible de décrire en quoi consiste la nouvelle conception, celle qui est encore la nôtre aujourd'hui, à des modifications de détail près. On insistera sur le rôle fondamental que joue dans ce changement le principe de relativité énoncé par Galilée – première occurrence d'un principe d'invariance dans la physique moderne. On montrera comment ce principe, en rendant pensable et possible une description du mouvement en tant que tel (indépendamment de ses causes et des objets matériels qui y sont soumis), est à l'origine de la mathématisation du mouvement. Galilée introduit, entre la géométrie (science de l'espace) et la dynamique (étude des causes du mouvement) de la tradition antique, une « nouvelle science » : la cinématique, qui se donne pour objectif l'étude du mouvement pour lui-même.

Mais la cinématique ne peut constituer à elle seule la science du mouvement, dans la mesure précisément  […]

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ABU L-HUDHAYL AL-'ALLAF (752-842)

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya, qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'… Lire la suite
ACTION & RÉACTION, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Le principe de moindre action"  : …  la mécanique de Newton peut se déduire d'un « principe variationnel ». L'idée en est la suivante :* on considère pour un mobile toutes les trajectoires concevables entre deux points ; à chacune d'elles, on associe une certaine grandeur, calculée (par intégration le long de la trajectoire) à partir des vitesses et positions du corps. La quantité… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Bref historique de la philosophie antique"  : …  donner la réplique à Parménide par un philosophe non moins exemplaire, Héraclite (env. 540-460). *À la contestation parménidienne de la réalité ontologique du mouvement, on oppose volontiers la théorie héraclitéenne de la mobilité universelle, qui fait que nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve ou, comme renchérira son… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Être et essence"  : …  première, ni par conséquent ne tente une explication du monde à partir d'un principe unique*. La pluralité des sens de l'être apparaît comme une scission produite dans l'être autre que divin par le phénomène universel du mouvement. Mais, contrairement à Parménide qui nie la réalité du mouvement pour sauver l'univocité de l'être, Aristote… Lire la suite
ARISTOTÉLISME

Écrit par :  Hervé BARREAU

Dans le chapitre "La physique, la biologie"  : …  Aristote fait de la nature elle-même le *principe du mouvement, que ce soit dans le ciel (où le mouvement des astres est circulaire et uniforme) ou sur la Terre (où ont lieu le changement substantiel, et le changement selon le lieu, la qualité ou la quantité). D'où les deux compartiments de la nature : le ciel, dont les mouvements sont éternels et… Lire la suite
ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "L'« aristotélisme commun » et la représentation de la nature"  : …  la détermination de l'objet de la physique : la nature (définie comme « le principe et la cause du *mouvement et du repos des choses en lesquelles elle réside immédiatement, par essence et non par accident », 192 b 21-23) et, par conséquent aussi, le mouvement (puisqu'on ne saurait connaître ce qu'est la nature sans savoir d'abord ce qu'est le… Lire la suite
BALISTIQUE

Écrit par :  Jean GARNIER

Dans le chapitre "Balistique extérieure"  : …  *La balistique extérieure peut être considérée comme une branche de la mécanique rationnelle. À ce titre, elle cherche à mettre sous forme d'équation le mouvement d'un projectile tiré par une bouche à feu ou celle d'un missile autopropulsé. L'étude comporte le mouvement du centre de gravité du projectile et son mouvement autour de son centre de… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  les ambitions ; et, du côté des sciences, clarifier les principes et instituer des expériences. *Donnons quelques exemples. Les Grecs distinguaient deux sortes de mouvements – le changement qualitatif (par exemple, la genèse et la corruption des vivants) et le déplacement (par exemple des astres) ; on se limite, en astronomie et en mécanique, au… Lire la suite
CINÉMATIQUE

Écrit par :  Michel CAZINJeanine MOREL

Dans le chapitre "Composition des mouvements"  : …  L'*étude systématique des relations entre les trajectoires et les vecteurs cinématiques d'un même point M (et notamment d'un même point MS) relativement à deux (ou à plus de deux) repères conduit à la théorie de la composition des mouvements. On considère deux repères mobiles l'un par rapport à l'autre au cours du temps ; on connaît donc… Lire la suite
CINÉTIQUE DES FLUIDES THÉORIE

Écrit par :  Jean-Loup DELCROIX

Dans le chapitre "Collision binaire élastique"  : …  *Pour décrire une collision binaire élastique, on peut tout d'abord utiliser les méthodes de la mécanique classique, non relativiste. On assimile les deux particules qui entrent en collision à des masses ponctuelles qui interagissent par l'intermédiaire d'une force centrale dérivant d'un potentiel Φ(r) ; celui-ci ne dépend que de… Lire la suite
DESCARTES RENÉ (1596-1650)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La physique"  : …  réduit l'essence du monde à celle d'un espace homogène, offert à un savoir proprement géométrique. *Des trois espèces de mouvement que distinguait Aristote, il ne retient que le mouvement spatial, défini par le changement de lieu. C'est ce mouvement, mathématiquement exprimable, qui se répand dans la nature entière, selon les lois du choc que l'on… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication causale"  : …  actions, et à ce titre comparables à celles que nous exerçons quand nous donnons une impulsion de *mouvement à un corps. Elles correspondent même à l'expérience immédiate que nous avons de l'impulsion que notre volonté transmet à nos membres. Mais on a souvent remarqué, depuis Malebranche et Hume, que le processus par où nous mouvons nos membres… Lire la suite
DIODORE CRONOS (mort en ~296)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Philosophe de l'école de Mégare, sur l'enseignement duquel nous ne possédons que des témoignages fragmentaires. Comme les autres mégariques, Diodore se situe dans la tradition éléate et cherche, comme Zénon d'Élée, à nier dialectiquement l'existence du mouvement (cf. Sextus Empiricus, Adversus mathematicos, X, 85) : si l'on admet l'… Lire la suite
DURÉE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles.… Lire la suite
DYNAMIQUE

Écrit par :  Michel CAZINJeanine MOREL

Dans le chapitre "Relation entre théorèmes généraux et équations de Lagrange"  : …  aux lignes coordonnées. Le théorème de l'énergie-puissance n'est pas indépendant des équations de *mouvement obtenues par les méthodes équivalentes des théorèmes généraux ou des équations de Lagrange mais peut être obtenu à partir de ces équations. L'équation donnée par ce théorème pourra donc remplacer une des équations de mouvement mais ne donne… Lire la suite
EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Mouvement moléculaire"  : …  Einstein s'aperçut que les fluctuations pourraient trouver une application dans les propriétés* du mouvement brownien, mouvement aléatoire de nature macroscopique affectant de petits corps en suspension dans un fluide, qui résulte de l'agitation thermique des molécules. Élargissant la notion de pression osmotique des molécules des corps… Lire la suite
ESPACE-TEMPS

Écrit par :  Jean-Pierre PROVOSTMarie-Antoinette TONNELAT Universalis

Dans le chapitre "Espace, temps et mouvement"  : …  est un corps dont les coordonnées dans le référentiel varient. La notion d'espace, comme celle de *mouvement, est donc relative à un référentiel spatial (il n'y a qu'un cas où on est en droit de confondre les espaces relatifs à différents référentiels : celui où tout corps ponctuel au repos pour l'un l'est aussi pour les autres). Croire en un… Lire la suite
FLUIDES MÉCANIQUE DES

Écrit par :  Jean-François DEVILLERSClaude FRANÇOISBernard LE FUR

Dans le chapitre "Cinématique des fluides"  : …  c'est-à-dire telle que chacun de ses points soit animé de la même vitesse locale que le fluide. *Le mouvement de cette particule peut se décomposer en un mouvement de translation dont la vitesse est celle du centre d'inertie du fluide contenu dans la surface fermée et en un mouvement de rotation dont le vecteur vitesse de rotation est : Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Logique transcendantale et mécanique rationnelle"  : …  de l'intériorité substantielle de la matière doit être abandonnée. La mécanique doit décrire le *mouvement comme manifestation spatio-temporelle de la matière. Comme nature et existence, la matière possède certes une intériorité substantielle. Mais celle-ci est inaccessible en tant que telle. Elle est nouménale. Elle s'extériorise, s'externalise… Lire la suite
FROTTEMENT

Écrit par :  Jacques-Jean CAUBETJean POLTI

Dans le chapitre "Typologie des frottements"  : …  *Le cas le plus général est celui du « frottement de glissement ». Si l'on désigne par F la force, parallèle au plan tangent commun aux corps A et B, nécessaire pour obtenir le glissement de A par rapport à B, le coefficient global de frottement de glissement est égal à F/N ( a) ; c'est un scalaire. Il y a frottement de pivotement lorsqu'… Lire la suite
GÉOCENTRISME

Écrit par :  Jean-Pierre VERDET

Dans le chapitre "Cosmologie et physique"  : …  chose, qui n'était pas, commencerait d'être. Autant dire que la physique est science sans objet. Le* mouvement, dont Aristote ne fera qu'une catégorie du changement, n'est pas possible non plus ! Les paradoxes de Zénon d'Élée (ve siècle av. J.-C.) ne sont pas plus facilement contournables que ceux de Parménide : le coureur ne… Lire la suite
GESTALTISME

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Les précurseurs"  : …  il baptisa « stroboscope ». Plateau et Stampfer avaient découvert la possibilité de produire un *mouvement apparent, c'est-à-dire un procédé procurant une impression continue de mouvement à partir de la combinaison temporelle d'images immobiles. Cette découverte ne fut pas seulement à l'origine de l'invention capitale du cinématographe par… Lire la suite
HOBBES THOMAS (1588-1679)

Écrit par :  Raymond POLIN

Dans le chapitre "Un mécanisme strict"  : …   of First Principles, il conçoit le monde dans les termes d'un mécanisme strict, en termes de *mouvements caractérisant des corps définis par leur étendue et par leur forme. Tout mouvement consiste dans le passage continu d'un lieu à un autre. Tout corps est en mouvement ou en repos. Quand un corps est en mouvement, il se meut éternellement à… Lire la suite
HYLÉMORPHISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière (hylê : bois, matériau de construction) et la forme (morphê : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne… Lire la suite
LÉONARD DE VINCI (1452-1519)

Écrit par :  André CHASTEL

Dans le chapitre "Le savoir"  : …  rendre compte de l'agitation diffuse dans la nature : le vent, les eaux, la chute des corps, etc., *il procède à l'analyse méthodique du mouvement et de ses lois, et il apparaît ainsi engagé dans la voie de Galilée, mais sans déboucher sur la physique abstraite de l'étendue. Tout mouvement est dû pour lui au fait que chacun des quatre éléments… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le langage de l'action"  : …  dans un autre univers du discours : c'est le langage qui exprime l'action dans les termes des *mouvements qu'on observe dans la nature. Le langage de l'action n'est pas le langage du mouvement : un mouvement est quelque chose qui arrive et que l'on constate ; une action est quelque chose qu'on fait arriver et que l'on sait faire. Considérons… Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

Dans le chapitre "Le déclin du pur « cogito »"  : …  tient que c'est notre expérience de la capacité des êtres à provoquer ou à simplement recevoir du *mouvement qui est à l'origine de la croyance dualiste : « Notre idée d'un corps est celle d'une substance solide, étendue, capable de communiquer le mouvement par impulsion ; notre idée de l'âme comme substance immatérielle est celle d'une substance… Lire la suite
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE (M.H.D.)

Écrit par :  Jean-Loup DELCROIX

*La magnétohydrodynamique (M.H.D.) est une branche de la physique consacrée à l'étude des mouvements des fluides conducteurs de l'électricité en présence de champs magnétiques. Elle s'applique aux métaux liquides (mercure, métaux alcalins fondus), aux gaz faiblement ionisés et aux plasmas. Lorsqu'un… Lire la suite
MARXISME - Le matérialisme dialectique

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Métaphysique et dialectique"  : …  lieu, se présente comme inséparable de l'affirmation du caractère dialectique de la matière. *La propriété essentielle de la matière est le mouvement : elle n'est elle-même qu'en se transformant, en s'altérant. Cela signifie que la matière n'est pas une substance, la « Nature » comme totalité achevée et éternelle, mais un processus : « La… Lire la suite
MASSE (notions de base)

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "La masse inerte et la masse grave"  : …  Kepler semble avoir été le premier à développer la notion d'inertie liée à l'idée d'opposition au *mouvement et à la vitesse acquise par un corps céleste soumis à une force ; il associait ce concept d'inertie à la quantité de matière contenue dans un volume donné, entretenant la confusion entre masse et densité. Le concept sera défini clairement… Lire la suite
MASSE, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLONDBernard PIRE

Dans le chapitre "Masse et inertie"  : …  d'un corps à partir de son comportement dynamique. L'expérience courante l'indique aussi bien : *plus la masse (quantité de matière) d'un objet est grande, plus il est difficile de le mettre en mouvement ou de l'arrêter, autrement dit, de modifier son état de mouvement. Le principe de l'inertie, ébauché par Galilée, puis par Descartes, et énoncé… Lire la suite
MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "La balistique"  : …  On n'a pas attendu les couleuvrines pour s'intéresser au modèle significatif que constitue le *mouvement des projectiles, c'est-à-dire à ce mélange de « naturel et de violent » (les deux catégories fondamentales de la tradition aristotélicienne) que réalise le lancer. Ici encore, la spéculation a été active dès le Moyen Âge et à la distinction… Lire la suite
MÉCANIQUE - Mécanique analytique

Écrit par :  Francis HALBWACHSJean-Marie SOURIAU

… 1744), dans un certain isolement par rapport aux autres branches de la mécanique et de la physique. *Le point de départ en est le « principe de moindre action », qui permet de déterminer le mouvement d'un point matériel dans un champ de forces. Si on considère le mouvement le long d'un arc de trajectoire AB et que l'on évalue l'intégrale curviligne… Lire la suite
MÉCANIQUE - Liaisons mécaniques

Écrit par :  Armand GIET

Dans le chapitre "Liaisons partielles et guidages"  : …  *On ne peut communiquer à un corps quelconque un mouvement déterminé qu'en limitant ses degrés de liberté par d'autres corps. On dit alors qu'il existe, entre les corps, des liaisons partielles. L'assemblage qui permet certaines libertés de mouvement et en empêche d'autres s'appelle guidage. Une barre cylindrique n'ayant aucune liaison avec d'autres… Lire la suite
MÉCANIQUE - Mécanismes

Écrit par :  Robert LE BORZEC

Dans le chapitre "Classification des mécanismes"  : …  Ainsi *définis, les mécanismes peuvent être classés d'après la nature des mouvements « moteurs » et « utilisateurs ». Un mouvement est caractérisé par la trajectoire, la course, la vitesse et l'accélération en chaque point. Les mouvements moteurs le plus souvent utilisés sont la rotation continue uniforme et la translation alternative de course… Lire la suite
MÉCANIQUE CÉLESTE

Écrit par :  Bruno MORANDO

Dans le chapitre "Le mouvement des deux corps"  : …  Le point B étant soumis à une force centrale constamment dirigée vers A, le *mouvement se fait dans un plan passant par A et par le vecteur vitesse initiale V⃗0 ayant pour origine la position initiale B0. Ce mouvement se fait suivant la loi des aires, c'est-à-dire que le rayon AB balaie au cours du mouvement des aires… Lire la suite
MÉCANIQUE SPATIALE

Écrit par :  Jean-Pierre CARROU

Dans le chapitre "Les lois fondamentales"  : …  universelle (G = 6 672 . 10—14 m3 . s—2 . kg—1). L'*utilisation simultanée de l'équation fondamentale de la dynamique et de la loi de l'attraction newtonienne permet d'écrire l'équation du mouvement, qui est une conique. On retrouve ainsi, pour les relations liées aux ellipses, les lois de Kepler,… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "La pensée et le mouvement"  : …  on pouvait décrire rationnellement ce processus en l'inscrivant dans la conceptualité générale du *mouvement, en faisant de la pensée un mouvement, une altération certes distincte de l'altération au sens habituel de « changement vers une disposition privative » impliquant une destruction, mais une altération tout de même relevant de cet… Lire la suite
NAZZAM AL- (775-846)

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Théologien mu‘tazilite. Disciple d'Abū l-Hudhayl al-‘ Allāf, Naẓẓām est remarquable par l'étendue de ses connaissances en matières religieuses et philosophiques. Comme son maître, il combat les dualistes et les « physiciens » matérialistes (dahriyya). Reprenant une distinction d'Abū l-Hudhayl entre les actes des membres et les actes du cœur… Lire la suite
NEWTON ISAAC (1642-1727)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La gravitation universelle et les « Principia »"  : …  carré des distances pour sa force dès ses « années merveilleuses », quand il s'intéressait déjà aux *mouvements curvilignes et au problème de la Lune, il ne donna cependant tout leur développement à ses conceptions que dans la période décisive qui va de 1679 à 1684, sous la stimulation de Hooke, de Flamsteed, de Halley. Il entreprit en 1684 la… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'objet scientifique irréductible à l'objet perçu"  : …  radicalement comme scientifique. L'exemple classique est celui de la mécanique, théorie du *mouvement. C'est en effet seulement lorsqu'un concept de mouvement a été formé par abandon des notions richement intuitives de changements qualitatifs, de naissance, de corruption qu'ont pu être formulés des axiomes simples et appliqués des… Lire la suite
ORESME NICOLE D' (1325-1382)

Écrit par :  Francis RUELLO

… *Né en Normandie, Oresme suit à Paris, à la faculté des arts, les cours de Jean Buridan dont il est le disciple et l'ami. Maître ès art en 1362, il est nommé évêque de Lisieux en 1377. En philosophie de la nature, Oresme expose avec prédilection sa théorie de la rotation de la Terre et la défend contre des objections tirées de l'expérience et de la… Lire la suite
PENDULES & MOUVEMENTS PENDULAIRES

Écrit par :  Michel CAZIN

Dans le chapitre "Mouvement pendulaire relatif à un repère galiléen"  : …  *Étudions d'abord le mouvement d'un seul solide relativement à un repère de référence galiléen (g) et supposons que l'axe du rotoïde soit Ogzg = …]… Lire la suite
PERPÉTUEL MOUVEMENT

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Le vocabulaire et le thème du *mouvement perpétuel appartiennent essentiellement à l'histoire des sciences, et, plus précisément, en Europe, à l'époque qui va du début du xvie à la fin du xviiie siècle. Le rôle important qu'ils ont tenu dans l'élaboration de la science… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "La question du savoir"  : …  en son contraire : et c'est Héraclite, alors, qui a raison. On peut raffiner la thèse, concevoir le *mouvement non plus comme un principe d'altération et de changement, mais comme le principe de multiples genèses, de relations instantanées dont les termes sont de simples corrélatifs que rien ne relie vraiment ni entre eux ni à eux-mêmes. Une… Lire la suite
RELATIVITÉ - Relativité restreinte

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "Dilatation du temps et contraction des longueurs"  : …  Les *équations de Lorentz impliquent que le mouvement a pour effet de dilater les intervalles d'un facteur γ. Cela ne signifie pas qu'un voyageur dans une fusée se sent vieillir moins vite lorsque son véhicule a une vitesse élevée par rapport à la Terre, ni que des horloges en mouvement retardent comme si leur mécanisme était grippé par un effet dû… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La dérive pragmatique de la science"  : …  Galilée et Newton. Avec ces derniers, on gagne bien en précision dans la description du *mouvement des corps matériels, en éliminant le recours aux forces occultes, mais on perd de vue la cause du mouvement. La science devient descriptive, et cesse d'être explicative. Newton décrit mathématiquement, avec la loi de la gravitation… Lire la suite
STABILITÉ

Écrit par :  Michel CAZIN

…  les εi(t) restent petits dans le déroulement évolutif des phénomènes. *S'il en est ainsi, on dira que le mouvement de (D), prévu et caractérisé par qi = fi(t), avec i = 1, ..., n, est stable. Il y a lieu de préciser les locutions : « modifier un… Lire la suite
VIBRATIONS MÉCANIQUES

Écrit par :  Michel CAZIN

*On dit qu'un ensemble mécanique est le siège de vibrations s'il est animé de petits mouvements au voisinage d'une position d'équilibre. Une vibration est définie à l'aide de une ou de plusieurs fréquences ; elle est également caractérisée par son amplitude. La vibration la plus… Lire la suite
ZÉNON D'ÉLÉE (~Ve s.)

Écrit par :  Hervé BARREAU

…  Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le *mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon imagina une série d'arguments qui devaient montrer que les positions de ces détracteurs étaient, plus que toute autre,… Lire la suite

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