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MAGIE

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Sorcellerie

Étymologiquement, la magie désigne l'art des mages, caste sacerdotale des Mèdes, qui cultivaient l'astrologie et autres sciences ésotériques. Mais le mot a pris un sens plus vaste pour désigner les croyances et les pratiques qui ne rentrent pas dans les rites des cultes organisés et qui supposent la croyance en une force surnaturelle immanente à la nature. Cette définition, assez ambiguë, explique pourquoi certains auteurs, comme James George Frazer, font de la magie une pré-science (il existe un déterminisme magique, sur lequel s'appuie la manipulation du magicien), et pourquoi d'autres, comme Marcel Mauss, la considèrent comme un phénomène religieux (est magique pour lui tout rite qui ne fait pas partie d'un culte organisé, rite privé, secret, mystérieux et tendant à la limite vers le rite prohibé), la différence essentielle étant que la magie agit à l'aide de forces immanentes à la nature, tandis que la religion suppose la transcendance du sacré.

On distingue une magie cérémonielle, ou indirecte, qui agit sur les esprits (autres que l'homme) par le moyen d'un rituel, et une magie naturelle, ou directe, qui agit sur la nature à travers une technique sui generis, reposant le plus souvent sur les lois de ressemblance (magie imitative) et de contiguïté (magie contagieuse) ; de même, l'on distingue une magie préventive (surtout à travers les charmes et les talismans) et une magie active (à travers un cérémonial stéréotypé) ; enfin, suivant ses finalités, pour le bien ou pour le mal, on a soit la magie blanche (ou de la main droite), soit la magie noire (ou de la main gauche). Cependant on a tendance en France à réserver, de plus en plus, le terme de magie à la magie blanche, et à appeler plutôt sorcellerie la magie noire ; dans les ouvrages anglo-saxons, cette opposition correspond, grosso modo, à l'opposition chaman (magie curative) et sorcier (fauteur des maladies, de la folie et de la mort), bien que l'on reconnaisse que souvent le chaman travaille de la main gauche et que le sorcier peut être appelé à défaire ce qu'il a fait, rendant la santé aux mala […]

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ALCHIMIE

Écrit par :  René ALLEAU Universalis

Dans le chapitre "Ses structures"  : …  philosophique, ni mystique. On peut la nommer « magique », à condition d'admettre qu'il existe une *magie « naturelle » et qu'elle ne présente pas de rapports avec la sorcellerie. La source arabe la plus proche de cette tradition secrète est l'œuvre de Ya'kub ibn Ishāk ibn Sabbāh al-Kindi, le Liber de radiis stellicis, traité dans lequel… Lire la suite
AMÉRINDIENS - Amérique centrale

Écrit par :  Georgette SOUSTELLE Universalis

Dans le chapitre "Maladie et sorcellerie"  : …  bénignes qu'ils soignent essentiellement au moyen d'herbes médicinales, ils attribuent des causes *magiques à toutes les maladies graves. Ces causes sont multiples : une substance étrangère peut être introduite dans le corps du malade par des moyens magiques, soit par un sorcier ennemi du malade, soit par un sorcier pour le compte d'un client. Un… Lire la suite
AMÉRIQUE LATINE - Les religions afro-américaines

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "Variété des cultes"  : …  le culte consiste en sacrifices, chants et danses qui se terminent par des crises de possession. La *magie est entre les mains des obiaman, qui peuvent faire le bien comme le mal (confection de charmes). Les sorciers (wisiman) transforment les âmes des morts en esclaves soumis à leur volonté et les font travailler pour répandre la… Lire la suite
ANIMISME

Écrit par :  Mircea ELIADENicole SINDZINGRE

Dans le chapitre "Le « néo-tylorianisme »"  : …  L'anthropologie contemporaine continue de s'interroger sur la nature de la « religion » et de la « *magie », le débat étant loin d'être clos. Avec l'animisme, Tylor voulait montrer la rationalité des « religions primitives », une rationalité fondée sur des observations et des déductions logiques, même si celles-ci paraissent erronées au regard de… Lire la suite
APULÉE (125-env. 180)

Écrit par :  Simone VIARRE

Dans le chapitre "L'« Apologia »"  : …  je voudrais bien mériter ! » Mais surtout, il se justifie en profondeur au lieu de limiter le débat.* La seconde partie du discours, directement consacrée à l'accusation de magie, en constitue le moment essentiel. Apulée définit la magie comme un « art agréable aux dieux immortels » et, si c'est autre chose, se félicite d'être accusé parmi tant d'… Lire la suite
ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION

Écrit par :  René LARGEMENT

Dans le chapitre "La magie"  : …  *Il ne suffit pas de prévoir, il faut empêcher la réalisation des présages mauvais et lutter contre le mal s'il survient. Seuls les dieux peuvent revenir sur la décision qu'ils ont prise ; aussi le mage n'intervient-il que comme représentant des dieux. Pour obtenir ce résultat, il utilise l'exorcisme. Celui-ci est constitué de deux éléments,… Lire la suite
ATHARVA-VEDA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *La dernière des quatre grandes divisions du Veda. Elle occupe une place à part : alors que les trois autres ne sont désignées que par référence à leur contenu (le Sāma-Veda, par exemple, est « cette partie du Veda qui concerne le chant liturgique — saman »), l'Atharva-Veda (Atharvaveda) doit son nom à une famille (d'ailleurs… Lire la suite
BANTOU

Écrit par :  Luc de HEUSCH

Dans le chapitre "Systèmes magico-religieux"  : …  Une* racine bantoue commune (-dog) désigne le sorcier malfaisant ou son action nocive, socialement condamnée, qu'elle s'exerce inconsciemment ou consciemment, par envie ou par haine. Partout dans le monde bantou, un homme se dresse pour enrayer ces maléfices : le terme qui le désigne remonte à une autre racine bantoue commune : n-gangaLire la suite
CIVILISATION

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "Facteurs intellectuels et moraux"  : …  elle se charge de valeurs morales au fur et à mesure qu'elle devient plus « civilisée ». Quoique la *magie ait servi de stimulant à la connaissance scientifique dans ses débuts et qu'elle ait, ainsi que le note Gurvitch, joué bien souvent un rôle dynamique dans l'évolution sociale, il faut néanmoins reconnaître qu'elle tend de plus en plus à s'… Lire la suite
DOBU

Écrit par :  Joël DUSUZEAU

… *Peuple mélanésien habitant quelques îles volcaniques de l'archipel d'Entrecasteaux, situé au large de la pointe sud-est de la Nouvelle-Guinée et au sud de la région connue sous le nom de Massim. Les familles conjugales, appartenant à des unités villageoises exogames et pratiquant la culture des ignames sur brûlis forestier, résident habituellement… Lire la suite
ÉGYPTE ANTIQUE (Civilisation) - La religion

Écrit par :  Jean VERCOUTTER

Dans le chapitre "Magie et morale"  : …  La religion, culte des dieux ou religion funéraire, est tout imprégnée de *magie. C'est ainsi que les Égyptiens attribuent une puissance profonde au nom : connaître le nom d'un dieu ou d'un ennemi, c'est avoir pouvoir sur lui. Prêtres et particuliers ne se privent pas d'utiliser la magie. Les Textes des pyramides, entre autres,… Lire la suite
ÉGYPTE ANTIQUE (Civilisation) - L'écriture

Écrit par :  Jean VERCOUTTER

Dans le chapitre "Valeur magique et symbolisme"  : …  *L'écriture monumentale, représentant des êtres animés et des objets, possède virtuellement toute la puissance magique que la mentalité égyptienne attribue à l'image. C'est pourquoi, si les signes hiéroglyphiques ont la possibilité de créer ou recréer à volonté les biens de ce monde, grâce aux inscriptions gravées ou peintes sur les parois des… Lire la suite
ETHNOLOGIE - Ethnologie générale

Écrit par :  Raymond William FIRTH

Dans le chapitre "Relations rituelles"  : …  Beaucoup d'auteurs ont cherché à appliquer la distinction, valable en Occident, entre religion et *magie, J. G. Frazer suggérait d'appeler religion la prière adressée à une puissance individualisée, magie l'ordre donné à une force impersonnelle. Durkheim assimilait la religion aux rites publics et obligatoires, la magie aux rites privés et… Lire la suite
ETHNOLOGIE - Ethnologie religieuse

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "La recherche des informateurs"  : …  Une autre difficulté se présente : faut-il inclure dans l'enquête religieuse le domaine de la *magie, et plus particulièrement celui de la sorcellerie ? En général, les indigènes distinguent bien le religieux du magique. Il n'en reste pas moins que ces deux phénomènes constituent les deux pôles, sinistres et lumineux, du sacré, et que la… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "Figures historiques de la finalité"  : …  *La finalité magique consiste à voir en toutes choses des vertus actives, s'exprimant par des signes, en des correspondances formant des systèmes. Les choses sont vivantes et conscientes, même quand elles sont immobiles comme les miroirs ou les pierres précieuses. Les croissances et les décroissances, les maladies et les accidents, sans avoir… Lire la suite
FRAZER JAMES GEORGE (1854-1941)

Écrit par :  Nicole BELMONT

Dans le chapitre "La théorie de la magie"  : …  La* notion de magie sympathique est, quant à elle, susceptible d'une application plus large puisque, aux yeux de Frazer, la pensée magique anime l'un des stades traversés par l'humanité, les deux autres étant caractérisés par la pensée religieuse et par la pensée scientifique. Il ne s'agit pas d'un évolutionnisme rigide. C'est ainsi que des… Lire la suite
FREYJA

Écrit par :  Régis BOYER

… *Dans la mythologie du Nord, la déesse Freyja occupe une place centrale, mais il est difficile de cerner exactement sa personnalité : son caractère licencieux explique que les commentateurs du Moyen Âge, qui constituent nos sources principales et qui étaient chrétiens, se soient montrés discrets. De plus, pour des raisons philologiques évidentes,… Lire la suite
GLYPTIQUE

Écrit par :  Mathilde AVISSEAUJosèphe JACQUIOT

Dans le chapitre "Les pierres gravées du Moyen Âge au XIXe siècle"  : …  Les gemmes antiques, notamment les pierres gnostiques, furent considérées au Moyen Âge comme des *amulettes douées d'un pouvoir magique. Portées au cou, sur la poitrine, au bras ou montées en bague, elles étaient supposées guérir tous les maux. Ces remèdes trouvèrent crédit chez des auteurs comme Gerbert, Avicenne, Albert le Grand, et même chez… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La religion grecque

Écrit par :  André-Jean FESTUGIÈREPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "Spéculations sur la sympathie universelle"  : …  par des Grecs qui leur ont donné une forme plus philosophique. L'hermétisme débouche donc sur la *magie, à laquelle il donne un support spéculatif. Certes la magie n'était pas inconnue de la Grèce classique et Platon dans les Lois vouait à la mort tous ceux qui pratiquent ses nœuds et ses enchantements. Mais les contacts avec l'Orient où… Lire la suite
HERMÉTISME

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "Les traités magiques"  : …  Tenu pour le père de la *magie, Hermès est naturellement mentionné dans certaines recettes magiques retrouvées dans les papyrus, tandis que d'autres empruntent directement ou indirectement au Corpus Hermeticum. Nous possédons sous son nom un important ouvrage de magie médicale, les Kyranides (Κυρανίδες), réunion de deux traités… Lire la suite
INITIATION

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "Les initiations magiques"  : …  L'initiation *magique vise à compléter (au cas où le futur sorcier aurait déjà manifesté au préalable ses aptitudes par des névroses ou des comportements bizarres) ou bien à provoquer (s'il s'agit d'un individu apparemment normal) une personnalité aberrante, non point soumise à la condition humaine, mais au contraire s'en échappant pour obtenir des… Lire la suite
JEU - Ethnologie du jeu

Écrit par :  Geza de ROHAN-CSERMAK

Dans le chapitre "Aspects matériels"  : …  géant) dans le bassin de l'Amour. La plupart des jeux zoomimétiques des peuples agriculteurs ont un* but magique ; par exemple, la provocation par des jeux cérémoniels d'une pluie abondante ou d'autres conditions favorables pour le semis, fait partie intégrante de leurs travaux saisonniers. Une grande partie de leurs jeux sous des masques ou en… Lire la suite
KONGO ROYAUME DU

Écrit par :  Georges BALANDIER

Dans le chapitre "Les savoirs"  : …  la condition nécessaire à l'apprentissage d'une fonction spécialisée : celle des « devins et* magiciens », selon la formule des anciens auteurs. Ces derniers, « qui ont leurs écoles », sont désignés par le terme nganga qui implique une forme de connaissance et la maîtrise des techniques la mettant en application. La plupart de leurs… Lire la suite
L'IMAGE DE L'ARTISTE. LÉGENDE, MYTHE ET MAGIE, livre de Ernst Kris et Otto Kurz

Écrit par :  François-René MARTIN

Dans le chapitre "Héros et magiciens"  : …  *Le problème de la magie est au cœur de l'essai d'Ernst Kris et d'Otto Kurz. D'Aby Warburg, qui en avait mesuré toute l'importance à Julius von Schlosser qui, dans son Histoire du portrait de cire, voyait dans la désagrégation de la pensée magique un puissant principe régulateur de la demande de ressemblance mimétique, la question irrigue… Lire la suite
MALADIE, anthropologie

Écrit par :  Marc AUGÉ

Dans le chapitre "L'étude des étiologies"  : …  un secteur considéré comme virtuellement rationnel et un secteur considéré comme irréductiblement* magique, on se condamne à ignorer les relations effectives, à créer des types en ignorant le système. En outre, on tend à projeter cette coupure dans la pensée locale, comme si les acteurs sociaux se résignaient à la magie quand leur science se… Lire la suite
MANA

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

… *Le terme polynésien mana désigne une force surnaturelle dont l'Anglais R. R. Marett (1866-1943) et le Français Marcel Mauss (1872-1950) ont tenté, dans le contexte de l'ethnologie religieuse, d'évaluer les propriétés : « Ce mot, précise le second, subsume une foule d'idées que nous désignerions par les mots de : pouvoir de sorcier, qualité… Lire la suite
MANDRAGORE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Les constituants de la mandragore (Mandragora officinarum L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, atropine, hyoscyamine, hyoscine, auxquels s'adjoignent diverses autres substances, surtout dans la racine.… Lire la suite
MANTRA

Écrit par :  André PADOUX

Dans le chapitre "L'hindouisme"  : …  est un édifice construit avec des mantras. Ces derniers ont, enfin, un rôle essentiel dans la *magie, bénéfique ou maléfique, car c'est leur puissance qui y opère. Il y a là un domaine considérable, même aujourd'hui, car la croyance en l'efficacité des mantras reste vivace. On les utilise dans les rites, en incantations, charmes ou amulettes (… Lire la suite
PHALLUS

Écrit par :  Claude CONTÉMaurice OLENDERMoustapha SAFOUAN

Dans le chapitre "Objets magiques et simulacres"  : …  phallus, mais aussi l'effigie de la vulve féminine, se trouvent prises alors dans des tactiques de *magie apotropaïque. Ovide signalait déjà le fameux geste de la fica, qui vise à éloigner le mauvais œil en plaçant l'extrémité du pouce entre l'index et le médius, et les amulettes phalliques romaines l'illustrent. L'historien observe ici… Lire la suite
PIC DE LA MIRANDOLE (1463-1494)

Écrit par :  Jean-Claude MARGOLIN

Dans le chapitre "Philosophie naturelle et critique de l'astrologie"  : …  Dieu, ou qui émane de Dieu, et qui se confond avec la vérité. Nul besoin dès lors de recourir à la *magie ou au surnaturel – comme on l'a parfois reproché à Pic –, ou plutôt, les deux idées de magie et de surnaturel doivent être soigneusement séparées : la magie n'est pas pour lui l'utilisation de forces obscures, démoniaques, et indépendantes des… Lire la suite
POSSESSION

Écrit par :  Michel de CERTEAUAndré PAULNicole SINDZINGRE

Dans le chapitre "Le christianisme et les possédés"  : …  épitimân), « se taire » (phimoun), « adjurer » (orkidzein), appartenant* au langage des pratiques magiques familières au monde hellénistique de l'époque, attestées par des papyri. Le premier de ces termes, « menacer » (épitimân), renvoie – à travers une longue filière de récits bibliques qui monnaient à leur… Lire la suite
PRÉHISTORIQUE ART

Écrit par :  Laurence DENÈSJean-Loïc LE QUELLECMichel ORLIACMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSDenis VIALOU

Dans le chapitre "Interprétations de l'art paléolithique"  : …  et écologiques, mais elle introduisit alors l'idée que l'art préhistorique était magique ou que la *magie était à son origine. Les statuettes féminines, avec leurs ventres énormes et leurs seins pendants, évoquaient à ces interprètes une magie de la « fécondité » orientée vers un culte de la « déesse mère », le moindre abdomen ballonné de… Lire la suite
PROPHYLACTIQUES IMAGES

Écrit par :  Michel MELOT

… *Dans les civilisations qui considèrent qu'une image est le support ou le substitut matériel d'une idée, la possession d'une représentation figurée prend le sens magique, conféré aux amulettes, de garantie et de protection (la représentation d'un œil prophylactique au fond d'une coupe ou sur l'étrave d'un navire, dans la céramique grecque, l'… Lire la suite
RELIGION - L'anthropologie religieuse

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "Situation du fait religieux dans les faits sociaux"  : …  des mass media. Il est évident qu'avec les progrès de la science et de la technologie, la *magie – qui a été une première manipulation de la nature par l'homme – est devenue « redondante », mais que, dans le même temps, l'urbanisation, qui a détaché l'homme des « groupes communiels » où il trouvait sa sécurité pour le jeter dans le jeu des… Lire la suite
RITES

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "La magie"  : …  À l'opposé de ces coutumes qui tendent à préserver l'humanité de tout contact avec le numineux, la* magie est, dans l'ensemble, une technique rituelle permettant à certains individus de se saisir de cette puissance surnaturelle, mais au prix d'un abandon de la condition humaine normale. Qu'ils soient sorciers ou chasseurs de sorciers, les… Lire la suite
RITUEL

Écrit par :  Nicole SINDZINGRE

Dans le chapitre "L'approche fonctionnaliste"  : …  piaculaires », tels que les rites de deuil) mène, comme le note E. Leach, à des contradictions,* en particulier à propos de la magie, « classée » dans la sphère du profane, malgré son caractère évident de « système de croyances et de rites », à la suite de la distinction établie par Frazer entre magie, science et religion. A. Van Gennep a fait… Lire la suite
ROBERT-HOUDIN JEAN EUGÈNE (1805-1871)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

… *Prestidigitateur considéré comme le père de la magie moderne en raison de ses innovations et des améliorations qu'il apporte aux instruments et aux procédés de la magie. Il établit en outre une classification systématique de tous les tours de magie connus de son temps. Premier prestidigitateur à utiliser l'électricité, il améliore également la… Lire la suite
ROI DIVIN, anthropologie

Écrit par :  Claude TARDITS

Dans le chapitre "La construction de Frazer"  : …  Frazer, qui distingue radicalement la *magie de la religion (Le Roi magicien, I), fait d'abord passer l'humanité par un âge de la magie ; plus tard, après avoir découvert la fausseté intrinsèque de la magie, les hommes sont conduits à la pratique de la religion, en tentant de se concilier les puissances supérieures. Au premier stade de son… Lire la suite
SACRÉ

Écrit par :  Dominique CASAJUSAndré DUMAS Universalis

Dans le chapitre "La double définition de Durkheim"  : …  seconde définition du sacré emprunte explicitement à un travail antérieur de Hubert et Mauss sur la *magie, publié en 1904. Ces deux auteurs, à la recherche d'une notion-souche qui rendrait compte des faits magiques, estiment l'avoir trouvée dans ce que les Maoris appellent le mana, réalité qu'ils jugent voisine de notions apparaissant dans… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "Le fonctionnement de la raison magique"  : …   ? Ce sera la confusion que fait le cerveau ordinaire entre les faits et leur prétendu sens. *La raison piégée mélange si bien le monde réel avec les signifiants magiques qu'elle projette sur lui par le relais du langage qu'elle en vient à les confondre – et c'est ainsi qu'elle produit de l'ignorance en forme de savoir. Les signifiants, en… Lire la suite
SORCELLERIE

Écrit par :  Denise PAULMEBernard VALADE

…  dissocié de ce qui le sous-tend, la sorcellerie est mise en œuvre de croyances, de techniques et* d'arts magiques, dont la faible plasticité et la reproduction inchangée depuis des siècles attestent la permanence de certaines modalités du fonctionnement de l'esprit humain. Européenne ou exotique, elle se laisse analyser, à partir de situations… Lire la suite
SUPERSTITION

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "De la Renaissance aux Lumières"  : …  de ces effets ni dans l'exercice de ces pratiques, mais dans l'ignorance de leurs mécanismes réels. *Avant lui, Marsile Ficin, le chef de file du néoplatonisme, qui lui aussi se réfère à Thomas d'Aquin, avait non seulement développé une théorie rationnelle de la magie fondée sur les pouvoirs du spiritus et des démons ou esprits planétaires… Lire la suite
TABOU

Écrit par :  Daniel de COPPET

Dans le chapitre "Tabou et religion"  : …  et souverain. » Et il ajoute : « La première sorte [de tabous] appartient à la superstition et à la *magie – forme la plus stérile des aberrations de l'imagination primitive. Elle trouve son fondement dans la peur, et fait obstacle au progrès et à la libre utilisation de la nature par le travail de l'homme. » Pareille mise en perspective a pour… Lire la suite
TANTRISME

Écrit par :  André PADOUX

Dans le chapitre "Rites et pratiques ; la « kuṇḍalinī »"  : …  à la joie ou à la fécondité cosmique est sans doute plus important que l'élément transgressif. *On est, dans ces cas extrêmes, à la limite du magique et du religieux, deux éléments – si on peut les distinguer – que le tantrisme associe toujours plus ou moins. Il faut citer à cet égard les « six actions [magiques] » (ṣaṭkarmāṇi) :… Lire la suite
VAJRAYANA

Écrit par :  Corrado PENSA

Dans le chapitre "Magie et sotériologie"  : …  mais le maître, du moins tant que le disciple n'a pas lui-même acquis la qualité d'un maître. *Des deux niveaux du Vajrayāna, le niveau magique et utilitaire et le niveau sotériologique, le premier est moins caractéristique ; il repose en fait sur un répertoire de magie servant à toutes sortes de causes, telles que la victoire sur les ennemis… Lire la suite
VODOU ou VAUDOU

Écrit par :  Marc AUGÉLaënnec HURBON Universalis

Dans le chapitre "Un langage de survie. Originalité d'un système culturel"  : …  de la vie quotidienne. On a voulu voir dans ce culte une simple religion utilitaire où la *magie est maîtresse. Dans la réalité, si celle-ci fait partie intégrante du vodou, cela ne fait que souligner davantage qu'il fonctionne à la manière de toute religion. Ceux qu'on peut désigner comme les administrateurs du sacré vodou, à savoir le « … Lire la suite

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