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DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

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4.  Intellect et volonté

La réflexion philosophique ne joue pas cependant le seul rôle d'une préparation naturelle à la foi (importante dans la mesure où Scot sépare soigneusement le « su » du « cru » et attache une importance primordiale à la vocation propre de l'intellect), ni même celui d'un simple auxiliaire utile à l'exposition systématique des vérités révélées requises pour le salut. En fait, même dans des perspectives laïcisées, le scotisme appartient à l'histoire de la pensée humaine de plusieurs manières, encore que le Docteur subtil n'ait traité qu'en passant (mais de façon souvent perspicace) des questions touchant le savoir scientifique ou la morale sociale, selon les exigences particulières de tel commentaire d'Aristote ou du Lombard. Il serait difficile ici d'insister sur sa doctrine des universaux, mais il faut souligner l'importance que joue chez lui l'activité constitutive de l'esprit. Que ce soit directement (intention première) ou indirectement (intention seconde), l'intellect vise toujours un étant ou les relations formelles de cet étant, par une « négociation » qui, par exemple, saisit d'un seul mouvement des réalités successives ou, par-delà l'indifférence foncière de l'être univoque à ses modalités, le considère, soit dans sa singularité unique (que les successeurs de Scot qualifieront d'« haeccéité »), soit dans sa forme spécifique ou générique. À cet effet, il n'a besoin d'aucune « illumination » de type augustinien ; mais (sauf dans le cas du miracle où Dieu se substitue à la chose), il n'agit, à titre de cause principale, que « synergiquement » avec ce que nous appellerions en langage moderne la présence objective du connu, et qui est ici une cause subordonnée ; car l'esprit est supérieur en dignité, sinon toujours à la chose elle-même, du moins à ce qu'il sait de cette chose. Ainsi la théorie scotiste de l'induction, tout en faisant une place remarquable à l'expérience (d'autant plus nécessaire que la liberté divine nous interdit une déduction […]

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AUGUSTINISME

Écrit par :  Michel MESLINJeannine QUILLET

Dans le chapitre "Les influences philosophiques"  : …  tradition illustrée par saint Anselme et l'école de Saint-Victor. C'est sans doute dans l'œuvre de *Jean Duns Scot (†  1308) que l'on trouve la synthèse la plus complète entre un augustinisme strict et un aristotélisme mêlé, par ses filières arabes, de néo-platonisme : il édifie une métaphysique subtile et profonde par laquelle il expose comment, à… Lire la suite
AVICENNE, arabe IBN SINA (980-1037)

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GODEFROID DE FONTAINES (av. 1250-apr. 1305)

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HENRY DE HARCLAY (1270 env.-1317)

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Dans le chapitre "Le divin infini"  : …  est signe d'imperfection, mesurant la distance entre la créature et Dieu, parfait et infini. Et *Duns Scot (1265-1308), partisan de l'univocité de l'être, suggère que la créature ressemble au Créateur plus que ne le pensaient les philosophes de l'analogie de l'être : elle lui ressemble dans l'homme, par la volonté qui « commande à l'entendement… Lire la suite
MODALITÉS, logique

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…  paradigme fut néanmoins contesté, à partir du xive siècle, en particulier par *Duns Scot, pour qui le domaine de la possibilité est un domaine infini de possibilités ou d'alternatives qui peuvent ou non être réalisées, c'est-à-dire d'états « compossibles » du monde (ou, en termes contemporains, de « mondes possibles »). Le… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

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Dans le chapitre "La morale et la métaphysique ockhamistes"  : …  « connotatif ». Loin de renvoyer à un « bien en soi », il se réfère aux libres décisions divines. *Duns Scot soulignait déjà le caractère contingent de la deuxième table du Décalogue (les commandements qui concernent les rapports entre les hommes) ; il admettait que les règles de la propriété et du mariage pussent varier ; Ockham étend cette… Lire la suite

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