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ÊTRE, philosophie

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Gottlob Frege

La « question sur l'être » traverse l'histoire de la philosophie. Pour certains, elle serait le motif même de cette histoire, les différences entre les philosophies découlant, au plus profond, de la diversité des réponses à la question sur l'être. Dans ces termes, l'histoire de la philosophie se confondrait avec l'histoire du sens de l'être ou, plus fortement encore, avec les modalités de la « dispensation » de l'être (Hegel, Heidegger).

Cependant, une autre approche cherche plutôt à élucider le sens de l'être et de l'existence. On dira alors que le travail du philosophe consiste à passer d'un usage général et relativement imprécis, voire tautologique (Parménide), du concept d'être à la détermination des « acceptions » de l'être (Aristote) et des conditions de la prédication de l'existence (Kant, Frege). Dans cette perspective, la logique de l'existence prend le pas sur la question sur l'être.

1.  L'être dans la pensée grecque

« Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle de notre corps [...]. On lui attribue encore les sentences suivantes : de tous les êtres, le plus ancien, c'est Dieu, car il n'a pas été engendré ; le plus beau, c'est le monde, car il est l'ouvrage de Dieu ; le plus grand, c'est l'espace, car il contient tout ; le plus rapide, c'est l'esprit, car il court partout ; le plus fort, c'est la nécessité, car elle vient à bout de tout ; le plus sage, c'est le temps, parce qu'il découvre tout. » Ainsi pensait Thalès de Milet, tel que rapporté par Diogène Laërce (Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, chap. I, paragr. 27 et 35, Paris, 1935).

Face à ce texte, cet autre : « Nous nommons le temps quand nous disons : chaque […]

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ADORNO THEODOR WIESENGRUND (1903-1969)

Écrit par :  Miguel ABENSOUR

Dans le chapitre "Le réel n'est plus le rationnel : la fin des grands systèmes"  : …  autant qu'elle abandonne son objet propre, à savoir la connaissance de la totalité de ce qui est. *L'adéquation de la pensée à l'être en tant que totalité s'est décomposée. Qu'il s'agisse de l'idéalisme classique ou des philosophies qui ont succédé, on observe la même crise de l'exigence philosophique de totalité. Abdiquer cette exigence implique… Lire la suite
ALQUIÉ FERDINAND (1906-1985)

Écrit par :  Jean BRUN

…  essentielles résultent de ce point de départ. Tout d'abord, il importe de ne pas confondre *l'Être avec l'objet et de ne pas réduire celui-là à celui-ci. L'Être est conçu mais non compris ; c'est pourquoi le mystère de l'existence ne saurait être ramené à un problème que la science ou un système dialectique prétendraient pouvoir résoudre. C… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "Heidegger et l'être-auprès-de"  : …  situait dans le vécu (Erlebnis) de ma chair, sera pour Martin Heidegger le « mourir ».* Heidegger récuse l'évidence du cogito et des données immédiates d'un sujet, au nom d'une ontologie de l'Être en tant que caché, transcendant. Pour accéder à la connaissance de l'être qui fonde le Dasein (« être-là ») humain, il faudra… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "La tradition antique et médiévale"  : …  dans un cadre strictement sémantique, tantôt dans une perspective rigoureusement théologique. *La formulation médiévale du concept d'analogie de l'être est un phénomène tardif qui a été préparé par une longue suite de médiations et de transferts. Son point de départ est la théorie porphyrienne de l'homonymie transmise par Boèce et les Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Conditions linguistiques"  : …  pas été pensable. Une autre particularité remarquable de la langue grecque est l'usage du verbe *être comme copule, c'est-à-dire comme mise en rapport d'un sujet S et d'un prédicat P dans une proposition attributive du type « S et P ». Les philosophes remarqueront assez vite que toute proposition… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Être quelconque et être suprême"  : …   proposait deux sortes de définition de la « science recherchée ». L'une la présente comme *la science de l'être en tant qu'être, c'est-à-dire de l'être envisagé par où (έe, qua) il est être et seulement être, et non « nombre, ligne ou feu » (Γ, 2, 1004 b 6). Une telle science est opposée d'emblée, dès les premières lignes… Lire la suite
ASÉITÉ

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

… *Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les… Lire la suite
AVICENNE, arabe IBN SINA (980-1037)

Écrit par :  Henry CORBIN

Dans le chapitre "L'exister : un accident nécessaire"  : …  à l'égard de la condition négative qui doit en maintenir à l'écart tout ce qui peut l'empêcher d'*être une idée générale, un des « universaux », de même qu'elle est neutre et indifférente à l'égard de la condition positive déterminant ce qu'il faut lui ajouter pour qu'elle soit réalisée dans un individu particulier. Or, parmi ces essences qui, de… Lire la suite
AVICENNISME LATIN

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Un bilan paradoxal"  : …  apports d'Avicenne aux philosophes et aux théologiens du Moyen Âge tardif sont des plus décisifs. *La définition du sujet de la « philosophie première », l'être en tant qu'être ; la théorie de l'être « accident de l'essence », ouvrant sur une version standard de la différence ontologique, que Thomas d'Aquin développera dans sa théorie de la « … Lire la suite
BADIOU ALAIN (1937- )

Écrit par :  Elie DURING

Dans le chapitre "Un « geste platonicien »"  : …  les textes exotériques de Badiou, bien que la seconde en constitue le préalable métaphysique. *L'Être et l'événement (1988) expose une doctrine de la vérité qui soit compatible avec la thèse ontologique de l'irréductible multiplicité de l'être en tant qu'être (« multiple pur », non totalisable). Logiques des mondes (2006) en… Lire la suite
BEAUFRET JEAN (1907-1982)

Écrit par :  Jean LAUXEROISClaude ROËLS

… *Le nom du philosophe Jean Beaufret demeure lié à celui de Martin Heidegger. La rencontre entre les deux hommes décida d'un dialogue lui-même décisif pour la pensée de notre temps. Jean Beaufret naquit à Auzances dans la Creuse. Après l'école communale et le lycée de Montluçon, il vint à Paris pour préparer le concours de l'École normale supérieure… Lire la suite
BOÈCE (480-524)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Les traités théologiques"  : …  Trinitas. Le traité III, qui aura un très grand succès au Moyen Âge, répond à la question : *« Comment les êtres créés peuvent-ils, en leur être même, être bons sans être eux-mêmes le Bien substantiel ? » Boèce répond que l'être des étants est bon dans la mesure où cet être est originellement identique à l'être de Dieu (selon un mode idéal d… Lire la suite
BRUNO GIORDANO (1548-1600)

Écrit par :  Jean SEIDENGART

Dans le chapitre "Les rapports entre Dieu et l'Univers"  : …  intimement en toutes choses que celles-ci ne sont intimes à elles-mêmes, et elle est principe de *l'être, source de toutes les espèces, Esprit [Mens], Dieu, Être [Ens], Un [Unum], Vrai, Destin [Fatum], Raison, Ordre [Ordo]. » Bruno veut simplement suggérer que Dieu est ce qui vivifie de l'intérieur les… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. *Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 b sqq.), amène à un entendement particulier de l'Être, car, en tant qu'associé à l'Un, l'Être n'est pas appréhendé comme l'opposé du Non-Être, mais, en tant… Lire la suite
CERCLE, symbolisme

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Le cercle est une figure qui exerce une réelle fascination sur l'imagination humaine. Ce fait ne peut être réduit à une simple dimension subjective ; il reflète tout autant une dimension objective, constituant ainsi l'un des archétypes les plus universels. C'est à travers la révélation de sa forme que Parménide a fondé la métaphysique occidentale,… Lire la suite
CHEMIN, symbolisme

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). De fait, que ce soit par la médiation des arts plastiques ou par celle de la… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Mise en question de l'idée de représentation"  : …  sur le fond de la thèse spéculative de la différence ontologique, c'est-à-dire de la différence de* l'être (Sein) et de l'étant (Seiende). La métaphysique est, pour Heidegger, l'entreprise historique (caractéristique de l'histoire de la philosophie occidentale depuis Platon et Aristote) qui se donne pour tâche la détermination de… Lire la suite
DERRIDA JACQUES (1930-2004)

Écrit par :  Catherine MALABOU

Dans le chapitre "La présence en question"  : …  n'ont pu être aperçus, ni a fortiori critiqués par lui. Ainsi en va-t-il de la détermination de *l'être comme présence, qui se manifeste essentiellement au sein du traitement classique de la question du langage ; la parole, gage de proximité de la pensée à elle-même, y reçoit un privilège exorbitant par rapport à l'écriture qui n'en serait que… Lire la suite
DIFFÉRENCE, philosophie

Écrit par :  Alfredo GOMEZ-MULLER

…  d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un *être auquel la pensée grecque accorde un statut ontologique supérieur : l'Identique, qui est une espèce du Même et se rattache à l'Un. Dans cette perspective, la différence, qui appartient au genre de l'Autre ou de l'altérité et fonde la pluralité ou… Lire la suite
ÉLÉATES (~VIe-~Ve s.)

Écrit par :  Henri Dominique SAFFREY Universalis

Dans le chapitre "Le monisme éléatique"  : …  ioniens. La signification ontologique du monisme éléate peut se formuler en deux propositions : *– Les êtres doivent se trouver au-delà des choses du monde sensible, qui sont livrées au devenir et à la corruption : l'être n'est donc pas dans les choses mais au-delà. – Par ailleurs, l'être se trouve en opposition au devenir, parce que le devenir… Lire la suite
EMPÉDOCLE (~490 env.-env. ~430)

Écrit par :  Jean BOLLACK

Dans le chapitre "La dialectique de l'Un et du multiple"  : …  destiné à rattacher le temps des choses à la forme sphérique, intemporelle et paradigmatique de *l'Être. Héritier de la dialectique de Parménide, opposant l'Être un au vivant multiple, Empédocle maintient l'antinomie, mais l'explication ne se réfère pas principalement à l'exclusion mutuelle des termes. L'Un se disperse et se retrouve… Lire la suite
ESSENCE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence). C'est aussi ce… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "La Grèce"  : …  À ce dualisme pythagoricien (et héraclitéen) du voiler et du dévoiler répond la doctrine éléate. * L'Être est lisse, sans partage ; il n'y a pas lieu de le scinder. Mais, si l'Être est un, comment – chez Parménide le premier – le poète pourra-t-il énoncer plus, et autre chose, que ce qui, précisément, est ? Comment admettre, après le chant de la… Lire la suite
ÉTHIQUE, livre de Baruch Spinoza

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Du désir à la joie"  : …  l'homme. » Ce que l'homme désire est bon, et ce n'est pas le bien qu'il désire qui définit le bien. *Persévérer dans son être (conatus) est son essence : tout ce qui accroît sa puissance d'être sera donc bon. La morale, ici, n'est en rien définie à partir d'un ordre transcendant à notre nature. Quant à la liberté, elle n'est qu'une illusion… Lire la suite
ÊTRE ET TEMPS, livre de Martin Heidegger

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  ne seront menées à bien et ne paraîtront que les deux premières sections de la première partie. *Dans cette thèse, Heidegger cherche à penser l'Être et sa structure temporelle à partir d'une analytique de l'être que nous sommes (Dasein). « Cet étant que nous sommes nous-mêmes et qui a entre autres la possibilité essentielle de… Lire la suite
ÉVÉNEMENT, philosophie

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "L'événement contre la métaphysique"  : …  et de la philosophie de l'histoire ; tôt ou tard, elle implique également une révision de l'idée de* l'être. À cet égard, Martin Heidegger a accompli une percée décisive, d'abord en montrant comment l'historicité est constitutive de l'être-au-monde humain. S'étirant entre deux événements également insaisissables, la naissance et la mort, l'… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Kierkegaard et son secret"  : …  la raison, mais ce scandale est la vie même de la foi. L'épreuve est une catégorie existentielle. *C'est ici qu'on peut voir les catégories kierkegaardiennes et, d'une façon plus générale, celle de la philosophie de l'existence. « Ma pensée tourne toujours autour de l'idée de l'être », dit Kierkegaard. Cet être se présente à lui sous la forme de l… Lire la suite
EXISTENTIAL

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Terme technique de l'ontologie professée par Martin Heidegger et exposée par lui dans L'Être et le Temps (Sein und Zeit, 1927). Depuis lors, ce terme a été repris par différentes écoles existentialistes, mais non par toutes. Il y a lieu de bien distinguer entre « existentiel » et « existential ». Est existentiel tout ce qui se… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  Alexis PHILONENKO Universalis

Dans le chapitre "L'acte libre du savoir"  : …   ». Toutefois si le savoir consiste à se pénétrer, il présuppose deux éléments qui s'unifient : *l'être et la liberté. Ce n'est que dans l'acte libre, qui consiste à penser et à savoir, à se saisir donc et à se pénétrer, que se réalise l'être-pour-soi absolu, essence du savoir. On retrouve là la première conception de Fichte d'une conscience qui… Lire la suite
GUILLAUME D'AUVERGNE (apr. 1180-1249)

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Sacré, en 1228 par Grégoire IX, évêque de Paris, où il avait été reçu magister theologiae en 1223, Guillaume d'Auvergne a été fortement influencé par les commentaires arabes d'Aristote et se présente à la fois comme le défenseur des ordres mendiants, alors en plein essor, et comme le tenant d'un aristotélisme réinterprété à la lumière de… Lire la suite
HEIDEGGER MARTIN (1889-1976)

Écrit par :  Jean BEAUFRETAlphonse DE WAELHENSClaude ROËLS

…  de la phénoménologie de Husserl, s'est porté phénoménologiquement au cœur de la question de l'*être comme question du sens de l'être. Cette question est la question de Être et Temps. « Le temps, tel qu'il est défini dans Être et Temps comme le sens de l'être, n'est là ni une réponse, ni une dernière étape… Lire la suite
HENRI DE GAND ou GOETHALS (1217?-1293)

Écrit par :  Charles BALADIER

… *Principalement connu par ses œuvres — une Summa theologica (inachevée), quinze Quodlibeta, des Questions sur la métaphysique, un commentaire de la Physique d'Aristote —, Henri de Gand (de Gandavo), maître séculier de l'université de Paris, enseigna la théologie de 1276 à 1292. Il fut mêlé à la… Lire la suite
HISTORICITÉ

Écrit par :  Hans Georg GADAMER

Dans le chapitre "L'herméneutique de Heidegger"  : …  mais, par une démarche inverse, il posa l'existence humaine comme base phénoménale de l'ontologie. *L'être-là (Dasein) est un étant qui se comprend en fonction de son être, c'est-à-dire qui est caractérisé par la compréhension de l'être. Cela n'est pas une détermination supplémentaire d'un étant en soi, du genre de la « substance », mais,… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La différence heideggérienne"  : …  les thèses et les thèmes que l'on vient de développer en un langage plus délibérément ontologique. *On parlera alors de la différence de l'être et de l'étant ou, plus simplement, du mouvement de la différence. On dira encore que l'être n'est pas sans les étants ni hors d'eux, comme les étants ne sont pas sans l'être mais en lui. L'être, et non plus… Lire la suite
HYLÉMORPHISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière (hylê : bois, matériau de construction) et la forme (morphê : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne… Lire la suite
IBN 'ARABI (1165-1241)

Écrit par :  Osman YAHIA

Dans le chapitre "Le livre des conquêtes spirituelles de La Mekke"  : …  partie doctrinale, qui est en quelque sorte le versant théorique de son système et sa vision de l'*Être, il en vient aux pratiques (mu‘āmalāt) que le pèlerin doit suivre pour son avancement spirituel et sa perfection personnelle. Puis il décrit les aḥwāl, c'est-à-dire les états par lesquels le ṣūfi doit passer, et les événements… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "La transcendance horizontale"  : …  (la réalité humaine, l'être dans le monde, l'existant) en termes de transcendance horizontale. *Certes, il y a chez Heidegger une sorte d'émergence de l'être hors du néant, mais cette émergence n'a plus rien de commun avec le mouvement classique vers les hauteurs (encore présent chez Nietzsche). C'est que le néant est plutôt la négativité, l'… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

Écrit par :  Christian JAMBETJean JOLIVET

Dans le chapitre "D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd"  : …  la noétique. Comme chez Fārābī, les êtres célestes procèdent par voie intellectuelle à partir d'un *Être premier, mais Ibn Sīnā attribue explicitement une âme à chacun des cieux, d'une façon plus nette donc que ne l'avait fait Fārābī. De même, il conserve comme celui-ci un tableau hiérarchique des intellects dérivé en dernière instance des… Lire la suite
LANGAGE PHILOSOPHIES DU

Écrit par :  Paul RICŒURJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Phénoménologie du langage"  : …  En même temps qu'il élargit son champ, Merleau-Ponty incorpore plusieurs thèmes heidéggeriens sur* l'être comme ouverture, sur le logos qui domine les actes des sujets parlants : le langage, dit Le Visible et l'Invisible, « continue un essai d'articulation qui est l'Être de tout être [...]. Il exprime une ontogenèse dont il fait partie… Lire la suite
LAVELLE LOUIS (1883-1951)

Écrit par :  Jean-Louis DUMAS

… *Métaphysicien français. Professeur à Strasbourg, puis à la Sorbonne (1932-1934), enfin au Collège de France. Louis Lavelle commence par la psychologie philosophique : La Perception visuelle de la profondeur et La Dialectique du monde sensible (Strasbourg, 1921). Son œuvre comprend en outre : La Dialectique de l'éternel présentLire la suite
LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "L'éthique comme philosophie première"  : …  . Une phrase de ces entretiens résume bien la tonalité fondamentale de cette période de maturité : *« Mais à vrai dire l'apparition, dans l'être, de ces „étrangetés éthiques“ – humanité de l'homme – est une rupture de l'être. Elle est signifiante, même si l'être se renoue et se reprend. » Les « étrangetés éthiques », qui marquent la singularité de… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le troisième discours : liberté et ontologie"  : …  qui excède aussi bien les traits descriptifs que la structure dialectique de la liberté humaine. *De ce renvoi le langage même est témoin. Acte, action, activité : ces mots disent plus que mouvement, geste, comportement, opération, effectuation, voire pratique ou praxis. Ou plutôt ils signalent, dans la conduite humaine, une épaisseur de sens que… Lire la suite
LULLE RAYMOND (1233 env.-1316)

Écrit par :  Louis SALA-MOLINS

Dans le chapitre "La doctrine lullienne"  : …   », l'« agir » –, dont elle est le point de convergence et qui constituent le nexus de *l'être ; il prétend ainsi subordonner à l'agir l'être lui-même et l'exister. L'être, n'ayant de statut qu'agissant, apparaît dans la philosophie lullienne comme discontinu ; et le non-être, sous l'apparence du non-faire, y sera doué d'une « réalité… Lire la suite
MAL

Écrit par :  Étienne BORNE

Dans le chapitre "Une source commune de la religion et de l'athéisme"  : …  d'un artifice et d'une apparence : quelles que soient les figures que l'esprit humain donne à* l'être et à la valeur dans la contingence des situations et des cultures, il ne peut jamais déposer cette double exigence qui le constitue comme esprit, qui lui fait attendre que l'être soit valeur et qui l'oblige inconditionnellement à tout faire… Lire la suite
MARXISME - Le matérialisme dialectique

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'être et la conscience"  : …  *Le deuxième énoncé du matérialisme consiste à affirmer le primat et l'indépendance du réel par rapport à sa connaissance, de l'être par rapport au pensé :  »Le matérialisme admet d'une façon générale que l'être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l'expérience humaine. Le matérialisme historique admet que… Lire la suite
MÉLISSUS ou MÉLISSOS (~Ve s.)

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Philosophe grec né à Samos, en Ionie. Mélissos commande la flotte saméenne lorsqu'elle l'emporte sur la flotte athénienne en ~ 442. Disciple de Parménide (Diogène Laërce, IX, 24), il s'est attaché comme Zénon, mais sans utiliser sa méthode paradoxale de réfutation, à défendre les thèses éléates contre les partisans d'une pluralité d'étants en… Lire la suite
MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "Le sujet, l'être et l'histoire"  : …  au-monde, substitué à la conscience, se trouve désormais investi d'une compréhension implicite de *l'être, en laquelle consiste ultimement l'humanité de l'expérience, et dont cet être-au-monde est le porteur originaire. Cela revient donc à destituer définitivement la pensée théorique du monopole, voire du primat, de cette compréhension. Il est… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La métaphysique d'Aristote"  : …  principes, soucis qu'on vient de rencontrer chez Platon, mais qui prennent ici une forme nouvelle. *Toutes les sciences portent sur un genre déterminé d'être, sur des objets spécifiés et considérés en leur particularité propre. Mais tous les objets étudiés par les sciences (y compris, aux yeux d'Aristote, les objets mathématiques) ont ceci de… Lire la suite
MÉTASTABILITÉ

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *« Ce qui se manifeste, c'est aussi, en premier et le plus souvent, l'apparente stabilité des choses visibles, leur extraordinaire entêtement à demeurer en leur état » (J. T. Desanti, Natura Rerum : ordre ou désordre ?). La stabilité désigne la condition de possibilité de la réalité phénoménale. Mais signifie-t-elle pour autant la… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "La promotion philosophique du moi"  : …  aussi pour un stoïcien ; la partie n'étant que par le tout, une affirmation inconditionnelle de *l'être ne peut porter que sur le tout ; si elle venait à porter efficacement sur la partie, celle-ci serait le tout (dans ce sens, le cogito serait le monde, il ferait le monde, il épuiserait et prescrirait la totalité de l'être : cogitoLire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "La mort en contestation"  : …  qu'elles débouchent sur un « chiffre silencieux » avec Jaspers ou sur une espérance avec Marcel. *Passant de l'existence à l'être, par un dessaisissement du temps, elles se recueillent en une zone plus dense. Par là, la phénoménologie se réfère à une métaphysique, et la transcendance, que des philosophes comme Heidegger et Sartre réduisent à un… Lire la suite
MOUVEMENT

Écrit par :  Françoise BALIBAR

Dans le chapitre "La conceptualisation du mouvement que ruinera Galilée"  : …  difficile à penser logiquement. Faire du mouvement une chose naturelle, en effet, c'est dire que *l'être n'est pas totalement être et qu'il participe donc de son contraire, le non-être. Comme le dit Maurice Clavelin (La Philosophie naturelle de Galilée), « un des grands mérites de la physique aristotélicienne est précisément d'avoir… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "« L'homme est l'être par qui le néant arrive au monde »"  : …  ouvrage L'Être et le Néant et dont la première partie porte sur « le problème du néant ». *En face de la massivité, de la matérialité de l'être des choses qui ne sont jamais que ce qu'elles sont et coïncident avec leur essence, l'homme ne prend conscience des choses et de lui-même que dans une non-coïncidence : « Il est ce qu'il n'est pas… Lire la suite
NÉO-PLATONISME

Écrit par :  Jean TROUILLARD

Dans le chapitre "Esquisse doctrinale"  : …  sa position et sa négation. Cette hypothèse est la thèse du Parménide historique : l'unité de l'*Être. Mais, pour l'envisager sous tous les points de vue, il faut diviser l'hypothèse en huit ou neuf branches. Damascios a résumé ainsi les cinq premières hypothèses, les plus décisives. « Telle est dans son unité la conclusion des cinq hypothèses.… Lire la suite
NIETZSCHE FRIEDRICH (1844-1900)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "L'idéalisme métaphysique"  : …  métaphysique. Cela signifie qu'elle s'efforce de fixer les prédicats qui doivent appartenir à l'*être identifié à l'Idéal ou au Bien. C'est en vertu de cette conception de l'être que l'ontologie reçoit la qualification d'idéalisme. Mais comme, d'autre part, cette conception de l'« être » implique le dépassement de la réalité… Lire la suite
NIHILISME

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "Nihilisme et oubli de l'être"  : …  monde intelligible. La méditation nietzschéenne reste ainsi inféodée au destin de la métaphysique,* qui requiert l'objectivation illimitée de l'« étant » afin de garantir à la subjectivité humaine et à sa « représentation » la domination absolue. Rien d'étonnant, alors, si cette subjectivité, encore cachée dans le thème platonicien de l'… Lire la suite
NON-ÊTRE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

« Ontologie » veut dire : doctrine ou théorie de l'*être. Cette simple définition, toute nominale d'ailleurs, propose une petite énigme de lexique : le mot « ontologie » est considérablement plus récent que la discipline qu'il désigne ; ce sont les Grecs qui ont inventé la question de l'être, mais ils… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "L'essence du panthéisme"  : …  d'ailleurs utilisé par aucun des philosophes de la Totalité), le problème essentiel réside dans les* rapports de l'Être à ses modalités finies. Bruno, Plotin ou Schelling n'hésitent pas à parler d'ombre et de simulacre à propos du monde sensible, ou même de chute (comme Schelling) ou d'aliénation (comme Hegel). Pour Spinoza, la partie n'est pas le… Lire la suite
PARMÉNIDE (~VIe-Ve s.)

Écrit par :  Clémence RAMNOUX

Dans le chapitre "Les Routes"  : …  démarche du discours : ici, une loi de construction de la phrase, et de l'enchaînement des phrases. *Il est permis de prononcer « est » avec un sujet positif : Ce qui est est, ou Il est. Ou, encore, l'équivalent double négatif : Ce qui n'est pas ou Non-être n'est pas. Il est défendu de mélanger un sujet positif… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "La phénoménologie après Husserl"  : …  porte au premier plan le souci ontologique qui animait déjà la phénoménologie husserlienne : * la tâche de la philosophie est de poser à nouveaux frais la question de l'être, de s'ouvrir l'accès au sens même de l'être, en tant que distinct des étants (les « choses » qui sont). Cette interrogation sur l'être passe par l'élucidation d'un étant… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "L'objet de la philosophie"  : …  du Corpus aristotélicien. Or, en des chapitres difficiles et qui n'ont pas cessé d'être discutés, *Aristote avait établi, distincte de la physique qui porte sur un certain genre d'être, une « philosophie première » portant sur l'être en tant qu'être. Le philosophe proprement dit ne peut plus être confondu avec les premiers penseurs de la nature (… Lire la suite
PHYSIS

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "La « physis » présocratique et sa postérité"  : …   : D'où viennent les choses ? Comment naissent-elles et croissent-elles ? En quel sens l'étant vient-il à l'*être ? Les réponses pourront diverger, et seuls certains présocratiques, comme les atomistes et Anaxagore, partageront la thèse d'Empédocle selon laquelle ce que l'on appelle naissance (ϕ́υσις) n'est qu'une composition nouvelle d'éléments… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Essences et Formes"  : …  ousia) s'opère donc comme un engendrement réciproque : en posant la question de ce que chaque *être est vraiment, la pensée pose des essences intelligibles accessibles à la pensée seule, à la condition qu'elle devienne intelligente. Comprendre ne se réduit en effet ni à énumérer des exemples ou des propriétés − comme l'établissent Lire la suite
POÈME, Parménide

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L'affirmation ontologique"  : …  pour conséquence fâcheuse de rendre caduque une telle cosmologie aux dires de Parménide lui-même. *Les vers du fragment 2 semblent légitimer l'opposition radicale entre ces deux voies : « Je vais te dire quelles sont les deux seules voies de recherche à concevoir : la première – comment il est et qu'il n'est pas possible qu'il ne soit pas – est le… Lire la suite
PORPHYRE (234 env.-310)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "La doctrine de l'acte d'être"  : …  néo-platoniciens arabes, de la doctrine de Marius Victorinus), que Porphyre a eu une doctrine de *l'être tout à fait originale. Ici encore, Porphyre transforme et déforme la pensée de son maître Plotin. Celui-ci avait posé au-delà de l'Esprit, Substance première, un principe absolument simple, sans substance, sans pensée, qu'il avait appelé l'« … Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le discours humain et la vérité de l'Être"  : …  mais comme exigence absolue, non dans un discours qui développe cette unité subjective-objective. *Parménide, qui a exercé une influence décisive sur Platon et, à travers lui, sur tout le développement de la philosophie, voit cette tension entre le discours humain et l'être de ce qui est vraiment, et il veut la dépasser : l'unité est indissoluble… Lire la suite
RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

…  : une réalité, c'est une chose qui est, la réalité, c'est l'ensemble des choses qui sont. *Or la notion d'être, ou d'existence (en ce qui concerne les choses, ces deux termes ne sont pas à distinguer), est une des notions fondamentales et premières de l'esprit : elle suppose une sorte d'expérience irréductible à toute autre, et donc… Lire la suite
RECHERCHES PHILOSOPHIQUES SUR L'ESSENCE DE LA LIBERTÉ HUMAINE, livre de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "La liberté et le mal"  : …  le mal, c'est encore par un acte qui lui est propre, et qui le constitue comme être intelligible. *La liberté constitue bien le fond de l'être : « En dernière et suprême instance, il n'y a pas d'autre être que le vouloir. Vouloir est l'être originaire, et c'est à lui seul que reviennent tous les prédicats de ce dernier : absence de fondement,… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  les catégories doivent elles-mêmes être considérées comme des déterminations réelles de *l'être. Ce sont les genres les plus généraux de l'être. À ce titre, elles constituent des notions irréductibles : on ne peut les définir les unes par les autres, et on ne peut les ramener à un genre unique suprême. La relation est l'une des dix catégories… Lire la suite
ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

Écrit par :  François EVAIN

… *Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. … Lire la suite
SADRA SHIRAZI (1572-1640)

Écrit par :  Jean-Pierre DUCASSÉ

Dans le chapitre "Une métaphysique de l'acte d'exister"  : …  de la métaphysique des essences héritée d'al-Fārābī et d'Avicenne, il pose une métaphysique de l'*être, à l'intérieur de laquelle aucune essence ne sera déterminée indépendamment de son acte d'exister. C'est cette primauté de l'acte d'exister sur la quiddité, sur l'essence, qui commande toute la structure du système. Déterminée par son acte d'… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "Pour-soi et en-soi"  : …  donc encore présente, mais le terme d'« ontologie », qui renvoie à la question heideggérienne de *l'Être, indique une nouvelle orientation de la pensée de Sartre – qui va de pair avec une certaine distance prise à l'égard de Husserl. Cette évolution, Sartre lui-même la formule explicitement dans le journal de guerre qu'il rédigeait… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Aristote : physique et métaphysique"  : …  part. La philosophie première, qu'on appellera plus tard la « métaphysique », désigne la science de* l'être en tant qu'être. Elle traite non pas de l'être en tant que « nombres, lignes ou feu », mais de l'être en tant que tel et de ses déterminations les plus générales. La philosophie seconde, qui correspond à la physique, est la science de la… Lire la suite
SOHRAWARDI ou SUHRAWARDI SHIHABODDIN YAHYA (1155-1191)

Écrit par :  Christian JAMBET

Dans le chapitre "La philosophie orientale"  : …  antagonistes : la ténèbre et la lumière, soit ce qu'il y a de plus manifeste, présence de l'*être à soi-même, vie et connaissance de soi ; cette lumière est l'Orient, c'est-à-dire l'origine de toute vie et le principe de toute liberté. Sohrawardī montre, en effet, que tout existant est nécessairement conscience de soi et que son… Lire la suite
SOPHISTIQUE

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGBarbara CASSIN

Dans le chapitre "L'effet sophistique"  : …  tous ces physiciens désignent par « nature » ce qui croît et vient ainsi à la présence : l'étant. *« Rien n'est ; si c'est, c'est inconnaissable ; si c'est et si c'est connaissable, c'est incommunicable. » Les trois thèses du traité se présentent à leur tour comme un renversement du Poème de Parménide, dont on a retenu, de Platon jusqu'à… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "La philosophie de Spinoza"  : …  son système, c'est-à-dire « se représenter l'image de la Nature », en commençant par « l'idée de *l'Être le plus parfait «  : l'esprit « doit produire toutes ses idées à partir de celle qui représente l'origine et la source de la Nature » (Réforme de l'entendement, §§ 49 et 42). L'Être le plus parfait n'est pas un Dieu personnel, c'est… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

…  philosophique poursuit sa recherche et son aventure à côté et au-delà des sciences positives. *Mieux : la philosophie n'hésite pas à reprendre sans cesse le problème fondamental de cette métaphysique dont on annonçait la mort et qui est le problème de l'être. Dans son rapport au vouloir-vivre, au temps, ou au néant, c'est toujours sur l'être… Lire la suite
THOMISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

Dans le chapitre "La philosophie"  : …  (potentiae) s'ajoutant au sujet créé pour la réalisation de son retour au *Principe, la métaphysique thomiste de l'être en tant qu'être culmine dans la fameuse doctrine qui est assez approximativement dite distinction de l'essence et de l'existence et qui comprend deux moments corrélatifs : d'une part, chez l'Être premier,… Lire la suite
UN PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean TROUILLARD

Dans le chapitre "Quelques modèles d'unité"  : …  absolu. Et l'absolu, délié de toutes les relations du langage et de la pensée, est nécessairement ineffable. *Telle est l'opposition de ce qu'on a appelé « les philosophies de l'Être » et « les philosophies de l'Un ». L'Être est une totalité infiniment sublimée. L'Un est le symbole de l'Ineffable et de la théologie négative… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  de la vérité, conçue à l'origine sur le mode du « non-voilement » (Unverbogenheit) de l'*Être même, que célèbre Heidegger à partir du Poème de Parménide d'Élée. D'après Heidegger, c'est en effet à un tel « changement intervenu », avec Platon, « dans l'essence de la vérité » (« La Doctrine de Platon sur la vérité », in Lire la suite
VIOLENCE

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "Les philosophies de la violence"  : …  *Les pensées qui reconnaissent dans l'Être des principes de contradiction ou de négativité admettent la réalité de la violence. Ainsi Héraclite d'Éphèse (fin du vie-début du ve siècle avant J.-C.) affirme la nature antagonique de l'Être, traversé et animé par le conflit (PolemosLire la suite
XUANXUE [HIUAN-HIUE]

Écrit par :  Kristofer SCHIPPER

… *Courant philosophique qui apparut en Chine vers la fin de l'Empire des Han (iie s.), le Xuanxue réagit contre la scolastique confucianiste qui était jusque-là la doctrine officielle. En cherchant à retrouver l'enseignement pur et fondamental des grands penseurs de l'Antiquité, ainsi qu'à répondre aux problèmes posés par l'… Lire la suite
ZHU XI [TCHOU HI] (1130-1200)

Écrit par :  Léon VANDERMEERSCH

Dans le chapitre "La philosophie de la raison"  : …  féminin (yin), assimilés respectivement à l'impair et au pair. La conception métaphysique de l'*être qui répond à cette théorie est celle d'une unité antérieure au pair et à l'impair, donc transcendant l'un phénoménal, et à laquelle est donné le nom de principe suprême (taiji). C'est à élever à un niveau inégalé de… Lire la suite

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