L'appel de Luther au retour à l'Évangile et à une réforme drastique de l'Église avait entraîné son excommunication et la rupture de la chrétienté latine. Pour beaucoup, l'urgence de la réforme de l'Église romaine demandait la convocation d'un concile général. Les réticences des papes, les guerres incessantes entre la France (François Ier) et le Saint Empire (Charles Quint) sont un obstacle à la réunion et à l'accord sur un lieu. Les colloques pour refaire l'unité ayant échoué, le pape Paul III se décide, avec l'accord de l'empereur, à la convocation du concile à Trente, ville impériale mais de culture italienne. Le concile s'ouvre enfin le 13 décembre 1545 et il arrivera à son terme dix-huit ans plus tard, le 5 décembre 1563. Il avait fallu s'y reprendre à trois reprises séparées par de longues interruptions : 1545-1547, 1551-1552 et 1562-1563. Si le concile a bien œuvré pour la réforme catholique, il était arrivé trop tard pour refaire l'unité de l'Église d'Occident.
Photographie
Concile de Trente Convoqué par Paul III à la demande de Charles Quint, le concile de Trente (1545-1563) a été le moteur de la Contre-Réforme catholique. Séance du concile dans la cathédrale de Trente. Gravure sur cuivre, 1565.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Jean-Urbain COMBY
Retour en haut



