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CLASSIFICATION DU VIVANT

Les espèces vivantes se comptent par millions, entre 8 et 12 selon les estimations. C'est ce que l'on appelle la biodiversité. Pour l'heure, seulement 1,8 million d'entre elles sont identifiées et classées. Ce sont à 60 p. 100 des espèces animales, principalement des invertébrés. Parmi les quelque 46 000 espèces connues de vertébrés, on compte, par exemple, plus de 9 600 espèces d'oiseaux et plus de 4 300 espèces de mammifères. Or chaque année sont décrites de nouvelles espèces appartenant à ces deux groupes, pourtant très en vue et réputés bien inventoriés.

Ces chiffres sont trompeurs. D'abord parce qu'ils laissent entendre que la communauté scientifique a depuis toujours admis la réalité de l'espèce. Or la question de savoir si elle représente une entité naturelle ou, au contraire, une abstraction sans existence objective, est récurrente dans l'histoire des sciences du vivant. Ensuite, lorsque les biologistes défendent la réalité de l'espèce, tous n'en ont pas la même définition, celle-ci pouvant être biologique, morphologique, phylogénétique, écologique, etc.

L' espèce n'en est pas moins le pivot de toute classification du vivant, c'est-à-dire de la subdivision de ce dernier en sous-unités ou taxons. Là encore, il y a débat entre les biologistes : les uns sont convaincus de l'existence de réelles discontinuités dans la nature ou que la parenté est une réalité historique (praticiens de la systématique, de la taxinomie, de la phylogénétique) ; les autres, les continuistes (praticiens de la biologie générale), défendent, au contraire, la plénitude de la nature et pensent que toute classification est arbitraire et que la phylogénie (généalogie) est difficilement connaissable. D'où la multiplicité des approches développées pour ordonner la formidable diversité du vivant.

Cette classification n'est pas une entreprise simple. Hier – jusqu'au début du XIXe siècle, au temps du créationnisme et du fixisme – comme aujourd'hui – dans le cadre évolutionniste instauré par Charl [...]

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Pour citer cet article

DURIS, TASSY, « CLASSIFICATION DU VIVANT  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/classification-du-vivant/

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« CLASSIFICATION DU VIVANT » est également traité dans :

CLADISTIQUE

Écrit par :  Pascal TASSY

La cladistique, ou cladisme, est une méthode de classification biologique qui exprime la phylogénie, c'est-à-dire les relations de parenté existant entre les êtres vivants. Elle repose sur le partage de caractères hérités d'une ascendance commune (ancêtre commun). Élaborée au cours du xxe siècle, la… Lire la suite
HISTOIRE DE LA CLADISTIQUE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Philippe JANVIERMichel LAURIN

1950 L'entomologiste allemand Willi Hennig (1913-1976) publie Grundzüge einer Theorie der Phylogenetischen Systematik, ouvrage dans lequel il propose une nouvelle méthode de reconstruction des relations de parenté entre les espèces fondée exclusivement sur les états apomorphes (évolués ou particuliers)… Lire la suite
SYSTEMA NATURAE (C. von Linné)

Écrit par :  Pascal DURIS

Publié en 1735 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), Systema naturae renferme la première classification vraiment scientifique des mondes minéral, végétal et animal . Si la classification des minéraux conçue par Linné a été vite oubliée, celle des végétaux et des animaux a en revanche connu un grand succès,… Lire la suite
SYSTÉMATIQUE PHYLOGÉNÉTIQUE

Écrit par :  Philippe JANVIER

En 1950, l'entomologiste allemand Willi Hennig (1913-1976) publie son Grundzüge einer Theorie der Phylogenetischen Systematik, ouvrage dans lequel il expose sa méthode d'utilisation des caractères morphologiques afin d'élucider les relations de parenté entre les espèces ou les groupes d'espèces (taxons). Il propose que les… Lire la suite
ADANSON MICHEL (1727-1806)

Écrit par :  Lucien PLANTEFOL

qui l'ont précédé et particulièrement à Linné, il recherche une méthode naturelle pour la classification. Linné a créé le système sexuel, artificiel parce qu'il ne tient compte que d'une partie de chaque plante : or une méthode naturelle doit considérer l'ensemble de toutes les parties du végétal. Dans Familles des plantes, qui… Lire la suite
ALGUES

Écrit par :  Bruno DE REVIERS

Dans le chapitre "Le paradoxe d'organismes photosynthétiques non apparentés entre eux "  : …  précédentes qui ont prévalu jusque vers le milieu du xxe siècle. On classait alors généralement les organismes en bactéries, végétaux et animaux (cf. tableau), trois règnes auxquels s'ajoutaient parfois les champignons et les protistes. Ces classifications ne prenaient pas en compte l'histoire… Lire la suite
ANGIOSPERMES

Écrit par :  Sophie NADOTHervé SAUQUET

Dans le chapitre "Classification et phylogénie"  : …  De très nombreux systèmes de classification des Angiospermes ont été proposés depuis la naissance de la botanique et plus particulièrement depuis le système de Linné (Species Plantarum, 1753). Celui qui est adopté aujourd’hui par la plupart des botanistes est le système… Lire la suite
ANIMAL

Écrit par :  Valérie CHANSIGAUD

Dans le chapitre "L'usage du mot « animal » s'impose à la Renaissance"  : …  plantes et des animaux, en métropole comme dans les colonies, afin de rationaliser l'exploration et l'exploitation économique des ressources naturelles. Il est donc nécessaire de disposer d'un vocabulaire spécifique permettant l'identification claire des espèces recherchées pour leur valeur agricole, médicamenteuse, tinctoriale...… Lire la suite
BACTÉRIES

Écrit par :  Jean-Michel ALONSOJacques BEJOTPatrick FORTERRE

Dans le chapitre "Classification des bactéries"  : …  Pendant longtemps, les bactéries étaient essentiellement distinguées par la coloration de Gram entre Gram + et Gram —, les Cyanobactéries (anciennement algues bleues) étant souvent classées à part. Cette classification rudimentaire a été bouleversée par l'application des méthodes de la phylogénie moléculaire :… Lire la suite
BOIS

Écrit par :  Marie Elisabeth BORREDONÉdouard BOUREAUXavier DÉGLISECarlos VACA-GARCIA

Dans le chapitre "Perspectives"  : …  La classification des espèces feuillues est fondée sur la fleur. Or les divisions créées avec cette partie de la plante ne correspondent pas toujours à celles que le bois permet d'établir. Pour déterminer les plans ligneux vivants ou fossiles avec rigueur, il faut donc étendre les comparaisons à la totalité des bois déjà… Lire la suite
BOTANIQUE

Écrit par :  Sophie NADOTHervé SAUQUET

Dans le chapitre "Botanique et systématique"  : …  espèces végétales deviennent rapidement une tâche impossible si l'on ne dispose pas d'un système de classification hiérarchique permettant de rassembler des organismes semblables ou ayant des propriétés communes dans des groupes auxquels on puisse se référer par un nom. De tels groupes sont appelés taxons et la branche de la systématique qui s'… Lire la suite
BOTANIQUE (HISTOIRE DE LA)

Écrit par :  Lucien PLANTEFOLHervé SAUQUET

Dans le chapitre "De Linné à Darwin"  : …  espèces de plantes connues au monde, environ huit mille à cette époque, ainsi que d'un système de classification original, fondé presque exclusivement sur les caractères sexuels des plantes. À l'inverse de son système de nomenclature binominale, le système de classification de Linné a été peu suivi. Dans ce domaine, ce sont les Jussieu qui ont… Lire la suite
BRONGNIART ADOLPHE THÉODORE (1801-1876)

Écrit par :  Didier LAVERGNE

Botaniste français et principal fondateur de la paléobotanique. Né à Paris, il est le fils du minéralogiste Alexandre Brongniart… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Les classifications"  : …  Catégories et classifications s'enracinent dans la phylogenèse. Les animaux classent leur milieu en fonction de ce qui est nourriture ou non, en fonction de leurs ennemis, de leurs partenaires sexuels, de leurs proies (E. Mayr, Principles of Systematic Zoology, 1969) et « il ne fait aucun doute que les animaux soient capables de… Lire la suite
CESALPINO ANDREA (1519-1603)

Écrit par :  E.U.

et théorique qui contribue à faire de la botanique une science indépendante. Les 15 autres volumes décrivent et répertorient plus de 1 500 plantes, selon un système de classification fondé sur des principes unifiés et cohérents plutôt que sur l'ordre alphabétique et les propriétés médicinales des plantes. Cesalpino anticipe… Lire la suite
CHAMPIGNONS

Écrit par :  Jacques GUINBERTEAUPatrick JOLYJacqueline NICOTJean Marc OLIVIER

Dans le chapitre " Les structures reproductrices et la classification générale des champignons"  : …  de leur rôle, gamétique ou non, on a pris l'habitude de distinguer les propagules des champignons selon qu'elles sont nues et mobiles grâce à un ou deux flagelles (zoïdes) ou au contraire munies d'une paroi et non mobiles (spores). En réalité, cette distinction n'a peut-être pas l'importance qu'on lui accorde, car il n'est pas rare que les zoïdes… Lire la suite
CRUSTACÉS

Écrit par :  Jacques FOREST

Dans le chapitre "Classification"  : …  En 1758, dans le Systema naturae, Linné place la plus grande partie des crustacés connus à côté des arachnides, parmi les Insecta Aptera, et les rattache à trois genres, dont l'un, Cancer, comprend principalement des décapodes : crevettes, crabes, homard, pagures. Les LepasLire la suite
CUVIER GEORGES (1769-1832)

Écrit par :  Jean PIVETEAU

Dans le chapitre "L'anatomie comparée comme science"  : …  La loi de subordination des caractères permet d'établir une classification naturelle. Le système nerveux, « qui est au fond tout l'animal », donne les embranchements ; les organes de la respiration et de la circulation donnent les classes ; des organes de plus en plus subordonnés donneront successivement les ordres, les familles, les tribus, les… Lire la suite
DAGOGNET FRANÇOIS (1924-2015)

Écrit par :  Jean GAYON

se soldent par un florilège d’ouvrages épistémologiques, sur la question de la classification, en chimie et dans les sciences biologiques et médicales (Tableaux et langages de la chimie, 1969 ; Le Catalogue de la vie, 1970), puis sur les sciences géographiques et géologiques (Une épistémologie de l’espace concret, 1977 ; Faces, Lire la suite
DODO

Écrit par :  Eric BUFFETAUT

Dans le chapitre "Découverte, extinction et redécouverte"  : …  disponibles ont été décrits et interprétés. La position de cet oiseau au sein de la classification a alors fait l'objet de vives discussions. Après avoir étudié un crâne conservé à Copenhague, le zoologue danois Johannes Theodor Reinhardt a conclu en 1842 que le dronte appartenait au groupe des pigeons, opinion partagée par… Lire la suite
ESPÈCE, biologie

Écrit par :  Jean GAYON

Dans le chapitre "Une distinction indispensable : taxons et catégories"  : …  Les systématiciens contemporains distinguent soigneusement les taxons et les catégories taxinomiques. Un taxon est un groupe réel d'organismes, désigné par un nom propre. Homo sapiens (l'homme) et Mus musculus (la souris domestique) sont des taxons. En l'occurrence, ici ce sont deux espèces. Remarquons au… Lire la suite
ÉVOLUTION

Écrit par :  Armand de RICQLÈSStéphane SCHMITT

Dans le chapitre "La phylogénétique cladistique"  : …  en compte toutes les conséquences pratiques de l'adage darwinien selon lequel « les classifications deviendront des généalogies ». Le triomphe actuel de la reconstitution de « l'arbre du vivant » risque pourtant d'être partiellement remis en cause, car tout l'édifice arborescent de la systématique est fondé sur la prémisse d'une transmission… Lire la suite
FAMILLE DES PLANTES, Michel Adanson

Écrit par :  Jean-Marc DROUIN

Sur le second point, la manière de classer les plantes, Adanson reproche à Linné de se contenter d'un « système », c'est-à-dire d'une classification artificielle fondée sur un seul et unique critère : le nombre des organes sexuels (étamines et parties visibles du pistil) présents dans la fleur. Pour sa part, Adanson entend développer la « méthode… Lire la suite
FIXISME

Écrit par :  Hervé LE GUYADER

se rendre compte qu'elles sont en fait des approximations plus ou moins grossières d'une unique classification, la classification naturelle, qui refléterait l'ordre de la nature. À cette époque, l'unicité de celle-ci allait de soi, car on la rapportait à l'unicité de la création divine. Le travail des botanistes va alors s'orienter vers la mise au… Lire la suite
FLORE, ouvrage botanique

Écrit par :  Gérard AYMONIN

Dans le chapitre " La période moderne"  : …  – les Flores, qui doivent être conçues pour permettre l'identification de tous les taxons (familles, genres, espèces et unités inférieures) du territoire analysé. Dans ce dernier type de publications, chacun des niveaux hiérarchiques doit faire l'objet de clés, conduisant, au fur et à mesure de la démarche, à la détermination d'unités de plus en… Lire la suite
GESSNER CONRAD (1516-1565)

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

trolual…), signalés par les auteurs anciens et qu’il n’a certainement pas observés. On note, en zoologie comme en botanique, un début de classification des êtres vivants, certes rudimentaire mais manifeste dans les titres des traités successifs. En ce qui concerne les animaux, elle est fondée sur les modes de vie (air et eau), de locomotion (… Lire la suite
GYMNOSPERMES

Écrit par :  Sophie NADOTHervé SAUQUET

Les Gymnospermes actuelles (appelées Acrogymnospermes, en latin Acrogymnospermae) ne constituent qu’une partie de ce groupe dont de nombreux taxons (sous-groupes) sont uniquement connus à l’état fossile. Ses représentants actuels sont pratiquement tous des plantes ligneuses arborescentes ou arbustives. Certaines espèces sont réduites à deux… Lire la suite
HENNIG WILLI (1913-1976)

Écrit par :  Pascal TASSY

e siècle la pratique de la classification biologique en jetant les bases de ce que l’on appellera la cladistique, ou cladisme. Cette nouvelle méthode de classification repose sur les relations de parenté entre les êtres vivants et non plus sur leurs simples ressemblances (classification classique… Lire la suite
HERBIER

Écrit par :  Gérard AYMONIN

Dans le chapitre "La formation d'un herbier"  : …  L'identification d'un spécimen est un processus souvent long, requérant l'examen par des spécialistes de tel ou tel groupe de plantes afin de parvenir à définir la famille, le genre et parfois l'espèce. Elle se fait par étapes, en tentant de placer le spécimen étudié aux niveaux hiérarchiques les plus précis de la classification. Lorsqu'un… Lire la suite
HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

Écrit par :  Denis LAMY

Dans le chapitre "La rénovation de l’herbier national"  : …  angiospermes (plantes du groupe des phanérogames, groupe qui aujourd’hui n’a plus de signification), sur la classification phylogénétique APG III (Angiosperm Phylogeny Group) de 2009, reflétant ainsi l’état actuel de la recherche ; la promotion de l’informatisation complète des données attachées aux spécimens numérisés. Ce dernier point… Lire la suite
HEXAPODES

Écrit par :  René LAFONT

Les reconstructions phylogénétiques traitant des relations de parenté entre les grands groupes d'Insectes sont fondées sur des observations morpho-anatomiques, auxquelles s'ajoutent de plus en plus de résultats de phylogénie moléculaire. Il est évident que de nouvelles données sont sans cesse obtenues par les différents… Lire la suite
HISTOIRE NATURELLE

Écrit par :  Sophie SPITZ

La constitution d'une histoire naturelle à la fin du xviie siècle et au début du xviiie est fondée sur le souci de substituer à l'explication de la nature sa description intégrale, considérée alors comme seul moyen de préserver la… Lire la suite
INDE (Arts et culture) - Les sciences

Écrit par :  Francis ZIMMERMANN

Dans le chapitre "Structure d'un traité de médecine"  : …  maladies et des remèdes. Une taxinomie, précisément, est un ensemble de principes de la classification des formes vivantes. Par le biais des maladies et des remèdes, c'est l'ensemble de la flore, de la faune et des minéraux qui est inventorié. Ce que nous appelons aujourd'hui l'écologie et la géographie humaine est inclus dans le tableau d'… Lire la suite
JARDINS BOTANIQUES

Écrit par :  Gérard AYMONIN

Dans le chapitre " Le Jardin royal des plantes médicinales de Paris"  : …  agrandissements et aménagements obtenus par Buffon entre 1739 et 1788. Vers 1775, la nomenclature binominale de Linné est adoptée pour l'étiquetage des spécimens, tandis que B. de Jussieu, à Trianon, ordonne déjà les végétaux selon une « classification naturelle » que développera, à Paris, puis publiera en 1789, son neveu, A. L. de Jussieu… Lire la suite
LINNÉ (C. von)

Écrit par :  Georges GUSDORF

Dans le chapitre "La systématique"  : …  à fixer des points exclusifs de ressemblance et de dissemblance susceptibles de permettre l'ordonnancement du domaine végétal dans son ensemble. Ray pensait qu'il fallait s'en tenir aux caractères des fleurs et des fruits ; Tournefort estimait qu'on devait y ajouter des caractères relatifs aux diverses parties de la plante. Ainsi les premières… Lire la suite
LINNÉ (C. von) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pascal DURIS

1735 Il part en Hollande pour y obtenir le titre de docteur en médecine. C'est lors de son séjour dans ce pays qu'il publie quelques-uns de ses ouvrages les plus célèbres : Systema naturae (1735), Fundamenta botanica (1736), Genera plantarum (1737), etc. Il fait un… Lire la suite
MAGNOL PIERRE (1638-1715)

Écrit par :  Pascal DURIS

Jusqu’à la fin du xvie siècle, les plantes étaient le plus souvent rangées suivant leurs vertus médicinales. Mais le flot croissant de plantes nouvelles arrivant en Europe au siècle suivant conduit les botanistes à imaginer des manières plus opératoires de les classer. Les uns, à l’image de l’Allemand… Lire la suite
MALACOSTRACÉS

Écrit par :  Jacques FOREST

Dans le chapitre "Classification"  : …  Depuis son établissement, le groupe des malacostracés a toujours été reconnu comme une division naturelle des crustacés… Lire la suite
MAMMIFÈRES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULTRobert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉMichel TRANIER

Dans le chapitre " Problèmes définitionnels"  : …  L'apparition progressive du « patron structural » des Mammifères au sein de la lignée reptilienne Synapside rend difficile l'estimation d'une « frontière » entre animaux de grade reptilien et Mammifères. Ce problème est lié au caractère paraphylétique du taxon Reptiles (cf. reptiles). D'où les… Lire la suite
MATTHIAS DE L'OBEL (1538-1616)

Écrit par :  Denis LAMY

Botaniste flamand, Matthias (ou Mathias) de L’Obel (ou de Lobel), en latin Matthaeus Lobelius, proposa un mode de classement des plantes reconnu par ses contemporains comme l’un des meilleurs de cette époque… Lire la suite
MOUSSES

Écrit par :  Catherine LENNE

Dans le chapitre "Classification des mousses"  : …  Dans la classification phylogénétique, qui classe les êtres vivants selon leurs liens de parenté et reconstitue leur histoire évolutive, les mousses sont réparties en trois lignées distinctes : les vraies mousses ou mousses au sens strict (Bryophytes), les hépatiques (Marchantiophytes) et les anthocérotes (Anthocérotophytes). Chacune de ces lignées… Lire la suite
NOMENCLATURE BOTANIQUE RÈGLES INTERNATIONALES DE

Écrit par :  Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN

Dans le chapitre "Noms d'espèces et de taxons infraspécifiques"  : …  Toutes ces règles concernant les rangs et noms de taxons permettent, d'une part de classer chaque organisme dans la hiérarchie des rangs de taxons, d'autre part de dresser la classification des genres et des espèces d'un taxon de rang élevé. Toutefois, les… Lire la suite
ONGULÉS

Écrit par :  Robert MANARANCHEMichel TRANIER

dans le langage zoologique courant, il ne faut pas se dissimuler que les animaux ainsi désignés forment un ensemble hétérogène : autrefois considérés comme un super-ordre, les Ongulés n'ont plus aujourd'hui aucune signification du point de vue de la classification, les limites de cet ancien super-ordre ayant évolué avec l'exploration phylogénétique… Lire la suite
PALÉONTOLOGIE

Écrit par :  Édouard BOUREAUPatrick DE WEVERJean PIVETEAU

Dans le chapitre "Les systèmes de la nature"  : …  Depuis Aristote, un des buts de la science de la nature a été de ranger les êtres vivants en groupes hiérarchisés, inclus les uns dans les autres. Une telle tendance et un tel besoin de l'esprit se manifestent, au xviiie siècle, dans l'œuvre des botanistes, en particulier de Carl vonLire la suite
PALÉOZOÏQUE ou ÈRE PRIMAIRE

Écrit par :  Alain BLIECK

Dans le chapitre "Foisonnement des organismes fossiles"  : …  études de phylogénie morphologique et moléculaire menées depuis les années 1970, il est devenu classique de diviser le monde vivant en trois groupes de rang supérieur (« domaines ») : les eubactéries (Eubacteria) ; les archées (Archaea) ; et les eucaryotes (Eucarya), parmi lesquels on distingue quatre « règnes » : les protistes ou protoctistes… Lire la suite
PCR (polymerase chain reaction) ou AMPLIFICATION EN CHAÎNE PAR POLYMÉRASE

Écrit par :  Véronique BARRIEL

Dans le chapitre "La PCR en systématique et dans la biodiversité"  : …  entiers est à l'origine des phylogénies moléculaires qui prévalent actuellement dans la classification. Elles permettent de retracer les parentés entre espèces sur la base de la divergence de leurs séquences d'ADN. À ce titre, la PCR intervient comme une étape clé à deux niveaux. Le premier concerne l'isolement des gènes homologues dans plusieurs… Lire la suite
PHYLOGÉNIE ANIMALE

Écrit par :  Michaël MANUEL

pour les biologistes, comprendre l'évolution animale est capital afin de disposer d'une classification qui reflète le mieux possible les relations de parenté (classification dite phylogénétique). Une telle classification se trouve au fondement de toute la biologie animale comparative. La phylogénie – histoire des espèces et des lignées évolutives… Lire la suite
PHYLOGÉNOMIQUE

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

Les naturalistes sont passés progressivement de la classification des êtres vivants à la recherche des relations de filiation entre les groupes, proposant des schémas temporels de l'évolution des espèces. L'interprétation de la classification en termes d'évolution épissée aux données de la paléontologieLire la suite
POISSONS

Écrit par :  Yves FRANÇOISPierre-Antoine SAINT-ANDRÉ

Dans le chapitre "Stade agnathe"  : …  Jusqu'à la « révolution » cladiste, les Poissons étaient divisés en deux grands ensembles : les Agnathes et les Gnathostomes. Si ces derniers représentent un groupe monophylétique, il n'en va pas de même des Agnathes ; caractérisés par l'absence de mâchoires et différents autres traits primitifs, ils ne sont représentés dans la nature actuelle que… Lire la suite
RAY ou WRAY JOHN (1627-1705)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

Naturaliste anglais, surnommé le « Pline anglais », John Ray (ou Wray, en latin Raius) donne un souffle nouveau à la zoologie. Après avoir étudié à Cambridge, il enseigne à vingt-trois ans le grec et les mathématiques. Attiré par la botanique, il publie, en 1660, Catalogus plantarum circa Cantabrigium nascentium. Prêtre de l'… Lire la suite
HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX SANS VERTÈBRES (J.-B. de Monet de Lamarck)

Écrit par :  Laurent LOISON

Dans le chapitre "Expliquer la complexité des animaux"  : …  un temps très long, qui a permis la genèse progressive des différentes formes animales. Voilà la clé pour mettre de l’ordre dans la classification des animaux : les ranger selon leur degré de complexité organique, depuis les plus élaborés (l’homme) jusqu’aux ébauches de l’animalité, masses gélatineuses dépourvues d’organes et qui ne sont visibles… Lire la suite
SPERMATOPHYTES

Écrit par :  Sophie NADOTHervé SAUQUET

Dans le chapitre "Classification et phylogénie des Spermatophytes"  : …  Les Spermatophytes actuels sont formés de deux groupes monophylétiques : les Acrogymnospermes (Gymnospermes actuelles) et les Angiospermes. Le premier ne comprend que très peu d’espèces (environ 1 000, classées en douze familles), tandis que le second est remarquablement diversifié (250 000 à 300 000 espèces, classées en plus de 400 familles). À… Lire la suite
TAXINOMIE ou TAXONOMIE NUMÉRIQUE

Écrit par :  Jean RAYNAL

Michel Adanson (1727-1806) a été le précurseur génial de la taxinomie numérique. Incompris en son siècle, réfractaire aux axiomes linnéens, Adanson manifesta déjà le besoin d'évaluer quantitativement, de façon précise, reproductible, les différences ou les ressemblances, et de substituer à des évaluations demeurées floues et… Lire la suite
TOURNEFORT JOSEPH PITTON DE (1656-1708)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

Dans ses Éléments de botanique, admirablement écrits et décrits, il a classé les plantes selon leurs différentes parties, en examinant les fleurs, les feuilles, les racines, les tiges et la saveur. Il faut, dit-il, « ramasser comme par bouquets les plantes qui se ressemblent, et les séparer d'avec celles qui ne se ressemblent… Lire la suite
VERTÉBRÉS

Écrit par :  Charles DEVILLERSPhilippe JANVIER

Dans le chapitre "Morphologie"  : …  Jadis, et jusque dans les années 1960, les classifications étaient fondées sur la ressemblance globale, et beaucoup de groupes zoologiques dits primitifs étaient constitués sur la base de caractères généraux présents également dans d'autres groupes, mais sous une forme modifiée. Puis un arbre évolutif était construit à partir de cette… Lire la suite
WOESE CARL (1928-    )

Écrit par :  Antony G. CRAINE E.U.

Avant 1977, date de parution de son article révolutionnaire dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), nombre de biologistes pensent que toutes les espèces vivant sur Terre appartiennent à l'une des deux lignées primaires : celle des eucaryotes (animaux, végétaux, champignons,… Lire la suite
XYLOTHÈQUE DU C.I.R.A.D.-FORÊTS

Écrit par :  Alain MARIAUX

de la fleur, du fruit et, secondairement, des feuilles, de la ramification, du port, etc. Les arbres sont classés dans une famille au sein de laquelle ils appartiennent à un genre et à une espèce. La valeur scientifique d'un échantillon de bois tient donc à la récolte sur le même arbre d'un bon « herbier » aussi complet que possible, à sa bonne… Lire la suite
ZOOLOGIE (HISTOIRE DE LA)

Écrit par :  Valérie CHANSIGAUD

Dans le chapitre "De la classification linnéenne à l'anatomie comparée"  : …  La zoologie est profondément marquée par le système de classification des plantes mis au point par le Suédois Carl von Linné (1707-1778). Cette méthode est jugée très vite révolutionnaire, car elle permet de caractériser facilement n'importe quel organisme grâce à quelques critères parfaitement définis. Selon le naturaliste… Lire la suite

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