SÉLÉNIUM

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Le sélénium a été découvert en 1817 par Jöns Jacob Berzelius dans les boues des chambres de plomb utilisées pour la préparation de l'acide sulfurique. C'est un élément rare, présent très souvent à l'état de traces dans les sulfures naturels où il se substitue au soufre. Les espèces minéralogiques qui en contiennent des quantités notables – dont les principales sont les séléniures de cuivre, d'argent, de thallium, de plomb et de mercure – sont trop peu abondantes pour constituer des minerais. Aussi le sélénium n'est qu'un sous-produit de l'affinage électrolytique du cuivre. Le sélénium est un non-métal de symbole Se, de numéro atomique Z = 34 et de masse atomique 78,96. Six isotopes existent à l'état naturel, de nombres de masse 74, 76, 77, 78, 80 et 82. Leurs abondances sont respectivement de 0,89 p. 100, 9,37 p. 100, 7,63 p. 100, 23,77 p. 100, 49,61 p. 100 et 8,73 p. 100. De plus, vingt-cinq isotopes radioactifs, de nombres de masse compris entre 64 et 94, ont été préparés par réactions nucléaires. L'isotope 79, émetteur β- de demi-vie 7,95 × 105 années, semblerait aussi exister à l'état naturel.

Jöns Jacob Berzelius

Jöns Jacob Berzelius

Photographie

Le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius (1779-1848). 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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De structure électronique à l'état fondamental 1 s2 ; 2 s2, 2 p6 ; 3 s2, 3 p6, 3 d10 ; 4 s2, 4 p4, il est situé dans la colonne VI b de la classification périodique, entre le soufre et le tellure. Il présente donc des analogies marquées avec ces éléments, surtout avec le tellure. Ses premier, deuxième et troisième potentiels d'ionisation sont de 9,75 eV, 21,3 eV et 33,9 eV, et son électronégativité est égale à 2,48 (échelle de Allred-Rochow). Les rayons atomique et covalent sont respectivement de 0,140 nm et 0,117 nm. Se2- a un rayon de 0,198 nm, Se4+ de 0,050 nm et Se6+ de 0,042 nm.

Les composés du sélénium sont généralement covalents. Dans quelques complexes anioniques, les électrons 4 s son [...]

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Écrit par :

  • : professeur de chimie physique et inorganique et de physico-chimie du solide à l'université de Limoges

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Pour citer l’article

Bernard GAUDREAU, « SÉLÉNIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/selenium/