THALLIUM

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Du grec thallos, verdure.

Symbole chimique : Tl

Numéro atomique : 81

Masse atomique : 204,37 g

Point de fusion : 303,5 0C

Point d'ébullition : 1 457 0C

Densité (à 20 0C) : 11,85

Métal mou, facilement fusible, facilement oxydable dans l'air, découvert, grâce à sa raie spectrale verte, par sir William Crookes (1861) ; le thallium est isolé l'année suivante (1862) par le même Crookes et son collaborateur Claude-Auguste Lamy. Il cristallise sous forme hexagonale compacte au-dessous de 230 0C et sous forme cubique centrée au-dessus de cette température.

William Crookes

William Crookes

photographie

Le chimiste et physicien anglais William Crookes (1832-1919), vers 1905. Il est l'inventeur du tube de Crookes, le premier accélérateur de particules. 

Crédits : Hulton Getty

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Le thallium est principalement monovalent, ses composés trivalents se réduisant facilement à l'état monovalent. Le métal se dissout facilement dans l'acide nitrique, mais beaucoup plus lentement dans l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique.

Le thallium est préparé comme sous-produit du rubidium par électrolyse.

Le métal lui-même n'a pas beaucoup d'utilisations commerciales ou industrielles. Ses halogénures servent à la fabrication de lentilles, de prismes et de fenêtres pour appareils optiques utilisés dans l'infrarouge. Le sulfure est employé à la fabrication des cellules photo-électriques sensibles. On utilise aussi ses sels pour doper les cristaux d'halogénures alcalins servant à la construction des compteurs à scintillations. Une solution saturée de formiate et de malonate de thallium de densité 4,324 est utilisée en laboratoire pour la séparation des minéraux par flottation.

—  Georges KAYAS

Écrit par :

  • : maître de recherche au C.N.R.S., physique corpusculaire

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Pour citer l’article

Georges KAYAS, « THALLIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/thallium/