SATIRE

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Satire et naturel

Il suffit de peu de chose pour que les voies du comique (monologue, dialogue, autres procédés repris des Anciens et des Italiens) deviennent les voies du naturel. Comme les autres genres, la satire classique se propose d'« imiter les actions humaines ». Comme les autres genres, mais avec plus de simplicité : chez l'Arioste et chez Régnier, chez Furetière et chez Boileau, le vraisemblable se trouve saisi au niveau de la réalité quotidienne, et l'œuvre a un parfum d'authenticité vécue. Si paradoxal que cela paraisse, la modération n'a jamais fait trop mauvais ménage avec la satire. Déjà les « satyriques » du baroque français avaient, en peu d'années, bien tempéré leurs insanités pour en venir à la description, à peine rehaussée de quelque bouffonnerie, du cadre tout réaliste de l'existence courante. À l'idéal moral d'une certaine conformité correspondit l'âge d'or de la satire littéraire : entre 1660 et 1730, en France et en Angleterre.

L'« honnête homme », féru de conversation élégante, avait appris de Montaigne à cultiver le détachement d'un apparent nonchaloir, tout en suivant fort bien la pointe de son sujet. D'où la souplesse, la « bizarrerie » que Régnier emprunte des Essais. C'était la tradition horatienne : d'une part, la satura, c'est-à-dire le « mélange », portait sur une variété de détails illustrant un thème traité sur le mode de l'entretien à bâtons rompus ; d'autre part, la satire était proche parente de l'épître. Horace appelait ces compositions des sermones, des conversations, ou plutôt l'écho privilégié d'un des interlocuteurs, l'extrait choisi d'une conversation aimable. Le xviie siècle, qui assistait, d'autre part, à l'épanouissement d'une littérature épistolaire en prose, n'était pas mal placé pour apprécier ces intentions. Déjà l'Arioste, prenant le ton de la confidence, avait développé dans ses Satires une méditation morale sur sa vie, ses goûts et sa [...]



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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-X-Nanterre Nanterre

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ABRAHAM A SANCTA CLARA JOHANN ULRICH MEGERLE dit (1644-1709)

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Prédicateur populaire de l'Autriche baroque, Abraham a Sancta Clara fut aussi un grand moraliste. Apprécié pour son éloquence et sa verve caustique, il est resté célèbre pour ses effets de style. Son vrai nom est Johann Ulrich Megerle. Né en 1644 à Kreeheinstetten dans le pays de Bade, il mourut à Vienne en 1709. D'origine modeste, il fit une carrière brillante et accéda aux plus hautes dignités e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-a-sancta-clara/#i_992

ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Littérature

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ARBUTHNOT JOHN (1667-1735)

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Mathématicien et médecin écossais né en avril 1667 à Inverbervie (Écosse), mort le 27 février 1735 à Londres. Écrivain à ses heures, John Arbuthnot est l’ami de Jonathan Swift, Alexander Pope et John Gay, avec lesquels il fonde le célèbre Scriblerus Club. Ce cercle a pour objectif de tourner en ridicule la littérature de peu d’intérêt et la mauvaise érudition. John Arbuthnot obtient son doctorat d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-arbuthnot/#i_992

ARÉTIN L' (1492-1556)

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ARISTOPHANE (445-380 av. J.-C.)

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BÉROALDE DE VERVILLE FRANÇOIS BROUARD dit (1556-env. 1629)

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  • Bernard CROQUETTE
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Connu surtout comme l'auteur présumé d'un livre qui a obtenu un succès durable, le Moyen de parvenir , Béroalde de Verville a par ailleurs publié des ouvrages nombreux et variés, injustement méprisés. Il est successivement « un étudiant humaniste ; un poète famélique en quête de mécène » ; puis, après avoir abjuré le protestantisme, « un soldat poète dans le goût de [...] d'Aubigné ; un chanoine c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beroalde-de-verville/#i_992

BUTLER SAMUEL (1612-1680)

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Fils d'un fermier prospère et très dévot, Butler naquit à Strensham (Worcester) en 1612 et n'aurait sans doute pas fréquenté l'Université. Après avoir travaillé auprès de la comtesse de Kent qui lui ouvrit sa bibliothèque, il serait passé au service de Samuel Luke, presbytérien sévère, colonel d'un régiment de dragons, dont la personne et l'entourage (des puritains fanatiques) lui auraient inspiré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-butler/#i_992

CANARD ENCHAÎNÉ LE, hebdomadaire

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  • Christine LETEINTURIER
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Principal hebdomadaire satirique français, Le Canard enchaîné , a été créé le 10 septembre 1915 par Maurice et Jeanne Maréchal, en riposte à la censure de la presse et à la propagande imposées par la guerre et ses difficultés. Le titre fait écho à L'Homme libre de Clemenceau, victime de la censure en septembre 1914 et rebaptisé L'Homme enchaîné en octobre. Mais il ne démarre vraiment que le 5 ju […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-canard-enchaine-hebdomadaire/#i_992

CARAGIALE ION LUCA (1852-1912)

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  • Alain GUILLERMOU
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Dans le chapitre « La satire des politiciens »  : […] Après la satire du prêchi-prêcha quarante-huitard et socialisant, vient celle des petites combinaisons des politiciens corrompus qui sont prêts à toutes les ignominies pour se faire élire, à commencer par le chantage. Scrisoarea pierdutǎ, ( La Lettre perdue ), le chef-d'œuvre de Caragiale, raconte les mésaventures d'une femme de « comitard », laquelle, en pleine période électorale, a perdu une let […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ion-luca-caragiale/#i_992

CENTON

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
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Dans le chapitre « Du poème de Proba au centon polémique »  : […] Le poème de Proba a connu un succès durable ; elle a eu des émules immédiats dans le monde latin. Le centon chrétien fleurit aussi dans l'Orient grec. Un drame sur la Passion du Christ , écrit au iv e  siècle peut-être par Apollinaire de Laodicée, combine des citations d'Euripide, d'Eschyle et de Lycophron. Au v e  siècle, une autre grande dame, l'impératrice Eudocie, femme de Théodose II, compose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/centon/#i_992

CHANSON

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET, 
  • Guy ERISMANN, 
  • Jean-Claude KLEIN
  •  • 7 139 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Polyphonie »  : […] Une découverte de grande importance devait bouleverser l'évolution de la chanson comme elle bouleversa toutes les disciplines de la pensée : l'imprimerie. Dès lors, la chanson, qui était à la merci de la tradition orale, pourra être transmise par le truchement des recueils et par le colportage. Il est toutefois permis de supposer que ce sont les chansons urbaines qui bénéficieront de ce nouveau mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chanson/#i_992

CHARLIE HEBDO

  • Écrit par 
  • Yves FRÉMION
  •  • 1 001 mots
  •  • 5 médias

Le journal Charlie Hebdo est né de l’interdiction de la publication de Hara-Kiri Hebdo en 1970. À la suite des événements de Mai-68, le monde du dessin de presse subit un changement radical. Le dessin d'humour était jusqu’à lors dominé par des publications familiales, à l'esprit conservateur, auquel, malgré leur talent, les dessinateurs devaient se conformer. Après Mai-68, cet humour va être ba […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charlie-hebdo/#i_992

CHÉNIER ANDRÉ (1762-1794)

  • Écrit par 
  • Édouard GUITTON
  •  • 1 560 mots

Dans le chapitre « Imitation et invention »  : […] À vingt ans, Chénier sait ce qu'il ne veut pas être : un Dorat. Il sait moins bien ce qu'il sera : impulsif, velléitaire, il cède à la dispersion et à la procrastination (voir l' Épître sur ses ouvrages). Il commence à écrire en plein âge d'or de la poésie descriptive  : si la terminologie est discutée, l'idéal, lui, ne fait plus question. La poésie peut et doit égaler la philosophie, il y a ving […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-chenier/#i_992

CHIKAMATSU MONZAEMON (1653-1724)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 2 860 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La satire sociale »  : […] Il était interdit, disions-nous, de porter à la scène les événements politiques contemporains. Chikamatsu cependant tourna souvent cette interdiction, en introduisant des allusions au présent dans une histoire du passé : ces allusions prennent parfois l'allure d'une véritable satire, lorsque tel personnage par exemple fait l'éloge de la bêche et l'oppose au sabre stérile, ou que tel autre stigmat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chikamatsu-monzaemon/#i_992

COE JONATHAN (1961- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 176 mots

Dans le chapitre « Une satire sociale et politique  »  : […] Lors de sa publication, Testament à l'anglaise est unanimement salué par la critique et les lecteurs pour son entrelacement subtil de plusieurs trames narratives, ses allers et retours dans le temps, sa multiplicité de perspectives, de voix et de genres littéraires. Ce roman est aussi une impitoyable satire sociale et politique de la Grande-Bretagne « thatchérienne » marquée par les débordements […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jonathan-coe/#i_992

COMÉDIE

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED
  •  • 5 416 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La comédie antique »  : […] La comédie européenne est née en Grèce, dans le cadre des fêtes traditionnelles en l'honneur de Dionysos. Au milieu des réjouissances populaires qui suivaient les cérémonies religieuses, un cortège burlesque se formait dans une explosion de plaisanteries et de chansons : ce théâtre quasi spontané engendra dès le vi e siècle avant J.-C., dans les pays doriens, puis à Mégare et en Sicile, des repré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie/#i_992

COURTELINE GEORGES MOINAUX dit (1858-1929)

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 759 mots

Après s'être essayé à plusieurs genres littéraires, c'est en tant qu'auteur de petites comédies gaies que Georges Courteline a connu le plus de succès et qu'il a dominé le théâtre comique des années 1900. Il doit peut-être à son père, le chroniqueur humoriste de La Gazette des tribunaux , Jules Moinaux, ses dons innés pour l'observation et la caricature. Très tôt, en 1881, Courteline fonde une rev […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/courteline/#i_992

DONNE JOHN (1572-1631)

  • Écrit par 
  • Robert ELLRODT
  •  • 1 424 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'originalité de Donne »  : […] Novateur, il conduit la révolte virile de sa génération contre les conventions pétrarquistes, les « sonnets sucrés », le vers mélodieux. Il lance de nouveaux genres, un nouveau style. Il ne prend modèle ni sur les poètes du continent ni sur les Anciens, mais ses satires, ses épîtres d'inspiration stoïcienne l'apparentent à Horace et à Perse. La veine satirique s'infiltre dans les élégies érotique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-donne/#i_992

DRYDEN JOHN (1631-1700)

  • Écrit par 
  • Jacques BLONDEL
  •  • 1 642 mots

Dans le chapitre « L'auteur satirique »  : […] L'agitation whig, provoquée par les prétentions des catholiques de mettre Jacques, duc d'York, frère du roi, sur le trône, ouvre à Dryden une carrière d'auteur satirique, où il va exceller. Charles II ne voulait pas croire à un « complot papiste », en 1678, contre sa personne, tandis que son ministre whig, le comte de Shaftesbury, réprimait brutalement les auteurs présumés du complot. La potence e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-dryden/#i_992

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 629 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La comédie des humeurs »  : […] Alors que la comédie romanesque va briller de tout son éclat avec Shakespeare, un autre genre comique, nourri de réalités plus terre à terre, d'observation impitoyable et plus soucieuse de fustiger que d'amuser, s'installe solidement sur la scène grâce à la plume précise et mordante de Ben Jonson. Ce fils de maçon est le grand rival de Shakespeare par l'ampleur et la diversité de son œuvre, la fo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-elisabethain/#i_992

FARCE

  • Écrit par 
  • Cedric E. PICKFORD
  •  • 1 160 mots

On appelle farces les pièces de théâtre comiques composées du xiii e  jusqu'au xvi e  siècle. On ne les nomme pas comédies parce que, selon les Arts poétiques du Moyen Âge, ce terme s'applique aux poèmes dont le début est triste et la fin plutôt joyeuse. On trouve le terme de farce qualifiant une pièce de théâtre à partir de 1398. Vers la fin du Moyen Âge, nombreuses sont les pièces intitulées f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/farce/#i_992

FESCENNINS CHANTS

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 226 mots

Les Fescennini versus , ou encore carmina Fescennina , étaient des dialogues satiriques en vers latins appartenant à l'ancien fonds italique. Ils étaient chantés par des danseurs masqués lors des vendanges, des moissons et probablement à l'occasion d'autres fêtes rustiques. Ils ressemblaient aux chansons grivoises des cérémonies nuptiales. Il ressort clairement d'allusions littéraires de Catulle, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chants-fescennins/#i_992

LE FESTIN NU, William Burroughs - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel FABRE
  •  • 942 mots

Le Festin nu fut composé en 1957 à Tanger par William Burroughs (1914-1997) à partir de son manuscrit Interzone , réorganisé par son ami Allen Ginsberg. Le titre fut suggéré par Jack Kerouac. Selon Burroughs, il « a exactement le sens de ses termes : le festin NU – cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette ». Publié par Olympia Press à Paris e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-festin-nu/#i_992

FIELDING HENRY (1707-1754)

  • Écrit par 
  • Alexandre MAUROCORDATO
  •  • 2 016 mots

Dans le chapitre « Portrait littéraire »  : […] Il est d'usage de tracer un parallèle entre Fielding et Smollett, de rapprocher l'un de Thackeray, l'autre de Dickens ; de peser sur une balance, au scrupule près, les mérites de chacun, de se demander si le réalisme un peu cru de celui-là compense la sentimentalité un peu trop appuyée de celui-ci, s'il faut préférer la vigueur aux nuances, le périple britannique d' Humphrey Clinker aux itinérair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-fielding/#i_992

FOLENGO TEOFILO (1491-1544)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 473 mots

Connu sous les divers pseudonymes de Merlino Coccajo, Merlin Coccaie, par lequel le désigne Rabelais, ou Limerno Pitocco, c'est-à-dire « le Gueux », Folengo est une des figures les plus représentatives et l'un des écrivains les mieux doués de son époque. Né à Mantoue, bénédictin à vingt ans, Teofilo jette son froc aux orties en 1524. Sur les raisons de ce geste, les commentateurs ne sont pas d'acc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/teofilo-folengo/#i_992

FONVIZINE DENIS IVANOVITCH (1745-1792)

  • Écrit par 
  • Alexandre BOURMEYSTER
  •  • 137 mots

Descendant de chevaliers livoniens russifiés, après d'excellentes études à Moscou, Denis Fonvizine entre aux Affaires étrangères sous les ordres du comte Panine. Il traduit Voltaire, Terrasson, publie des satires dans la revue Le Causeur et compose une comédie, Le Brigadier ( Brigadir , 1769), satire de la gallomanie en Russie. Il voyage en Europe, écrit des Lettres de France . En 1782, il achèv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denis-ivanovitch-fonvizine/#i_992

FRESSOZ ROGER, dit ANDRÉ RIBAUD (1921-1999)

  • Écrit par 
  • Christine LETEINTURIER
  •  • 773 mots

Roger Fressoz, aussi connu sous son nom de plume, André Ribaud, est décédé le 25 mars 1999, sept ans après avoir quitté la direction du Canard enchaîné , véritable institution critique et satirique de la presse française. Né le 30 octobre 1921, dans une famille de commerçants savoyards, il monte à Paris après ses études secondaires à Grenoble. Titulaire d'une licence ès lettres, il devient en 194 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fressoz-roger-dit-alain-ribaud/#i_992

GARGANTUA, François Rabelais - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean VIGNES
  •  • 920 mots
  •  • 1 média

Ancien moine devenu médecin à l'hôtel-Dieu de Lyon, l'humaniste François Rabelais (1483 ?-1553) publie anonymement en 1534 ou 1535 son Gargantua . Le sous-titre, La Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par l'Abstracteur de quinte essence , suggère le désir de l'auteur d'exploiter le succès de son premier roman, Pantagruel (1532), et d'un opuscule anonyme paru à L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gargantua/#i_992

GILBERT NICOLAS JOSEPH FLORENT (1750-1780)

  • Écrit par 
  • Bernard VISSE
  •  • 789 mots

Poète lorrain, Nicolas Gilbert doit une certaine réputation à la légende ou, plutôt, au mythe romantique du poète incompris, victime d'une société égoïste, tel que le représente Vigny dans Stello  : on a fait de lui une sorte de Chatterton français. S'il est vrai qu'il est mort jeune, à vingt-neuf ans, il ne faut plus pour autant s'abuser aujourd'hui. Gilbert naît à Fontenoy-le-Château (Vosges), o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-joseph-florent-gilbert/#i_992

GOLIARDS

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 386 mots

Mot d'étymologie incertaine (Goliath, l'adversaire de David ?) désignant un prétendu groupe social qui, issu des milieux cléricaux, se serait signalé, au Moyen Âge, et plus particulièrement au xiii e siècle, par son attitude subversive. Et il est exact qu'à plusieurs reprises, notamment au concile de Trèves (1227) et au concile de Rouen (1241), l'Église fulmine contre l'inconduite de « clercs rib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/goliards/#i_992

GRABBE CHRISTIAN DIETRICH (1801-1836)

  • Écrit par 
  • Marie-Claude DESHAYES
  •  • 459 mots

Mort à trente-cinq ans, le dramaturge allemand Grabbe est le type même du génie théâtral. Fils d'un directeur de prison, son premier souvenir est d'avoir tenu compagnie à un condamné à mort. Son théâtre est celui de la démesure, du grotesque et du satirique. À vingt et un ans, il écrit Herzog Theodor von Gothland , une pièce échevelée qui dépasse le Sturm und Drang et annonce l'expressionnisme. Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-dietrich-grabbe/#i_992

GRIBOÏEDOV ALEXANDRE SERGUEÏEVITCH (1794-1829)

  • Écrit par 
  • Jean BONAMOUR, 
  • Universalis
  •  • 1 485 mots

Dans le chapitre « « Le Malheur d'avoir de l'esprit » »  : […] Griboïedov est l'homme d'un livre, mais ce livre a été le plus grand succès de la littérature russe, diffusé à quarante mille exemplaires manuscrits (à cause de la censure, qui n'en autorisa que des extraits). Comédie, tragédie, pamphlet, Le Malheur d'avoir de l'esprit est tout cela, et plus encore, un « poème scénique » (Griboïedov). Le héros, le jeune Tchatski, revient à Moscou après une absen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-sergueievitch-griboiedov/#i_992

HALE EDWARD EVERETT (1822-1909)

  • Écrit par 
  • Marc BLOCH
  •  • 439 mots

Né dans le Massachusetts, à Boston, au cœur de la Nouvelle-Angleterre, Edward Everett Hale appartient à une vieille famille du Nouveau Monde, puisqu'il est le petit-neveu de Nathan Hale, héros de la révolution américaine. Il fait ses études à Harvard, se spécialise en théologie et devient pasteur en 1846. Il se passionne pour les réformes sociales et est très actif au sein de nombreuses œuvres phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-everett-hale/#i_992

HAŠEK JAROSLAV (1883-1923)

  • Écrit par 
  • Jeanne BEM
  •  • 1 441 mots

Dans le chapitre « Le petit monde du brave soldat Švejk »  : […] Historiquement, l'univers de Švejk est le monde cruel et burlesque d'une des autocraties du xix e  siècle finissant. Contemporain du monde de Kafka, il en est le revers : comme si les « messieurs » tombaient en poussière au contact du rire de Joseph K. Ce sain optimisme, Hašek le doit à ses principes, à l'entrain aussi du petit peuple des faubourgs pragois, au folklore tchèque que domine la figure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jaroslav-hasek/#i_992

HISTOIRE AMOUREUSE DES GAULES, Roger de Bussy-Rabutin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 098 mots

Dans le chapitre « Un monde dissolu »  : […] Ce qui semble avoir choqué, par-delà les manœuvres et les possibles ajouts donnant au texte des allures de libelle – on ne saura jamais si la version dont nous disposons est bien l'original –, c'est certainement, d'une part, l'effet de publicité et, d'autre part, l'accumulation des « cas » montrant à quel point la nouvelle société de cour est corrompue et dissolue. Isolément, on pouvait bien écrir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-amoureuse-des-gaules/#i_992

ILF ILIA ARNOLDOVITCH FAINZILBERG dit (1897-1937) & PETROV EVGUENI PETROVITCH KATAÏEV dit (1903-1942)

  • Écrit par 
  • Alexis BERELOWITCH
  •  • 302 mots

Humoristes soviétiques qui ont écrit en commun romans et récits. Tous deux sont originaires d'Odessa, comme Babel et Olecha. Ils se rencontrent en 1925 à Moscou, à la rédaction du célèbre Goudok , où travaillent aussi Boulgakov, Olecha, Valentin Kataïev, le frère aîné de Petrov. Sur ses conseils, ils écrivent ensemble un roman satirique de type picaresque Les Douze Chaises ( Dvenadcat' stul'ev , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ilf-et-petrov/#i_992

ISKANDER FAZIL (1929-2016)

  • Écrit par 
  • Hélène MÉLAT
  •  • 864 mots

Fazil Iskander occupe une position originale dans la littérature soviétique : d’une part, bien qu’étant abkhaze (il est né à Soukhoumi le 6 mars 1929), il écrit en russe, d’autre part, il a choisi le genre de la satire, ce qui constitue un défi et un exploit dans un pays totalitaire qui, de par sa nature, tolère mal les textes subversifs. Iskander, à l’instar du Kirghize Tchinguiz Aïtmatov, du Tc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fazil-iskander/#i_992

JEU, genre dramatique

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 2 002 mots

Dans le chapitre « Le jeu de la feuillée »  : […] Le Jeu de la feuillée a été composé et représenté à Arras en 1276 ou 1277. Le titre de cette pièce fait sans doute allusion à la loge de feuillage sous laquelle la châsse de Notre-Dame était exposée le jour de la Pentecôte à Arras ; en effet, à la fin de la pièce, les acteurs quittent la scène pour aller « baiser la châsse de Notre-Dame et allumer un cierge devant elle ». On a suggéré aussi qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeu-genre-dramatique/#i_992

JOHN BULL

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 303 mots

Dans la littérature et la caricature anglaises, John Bull représente l'Anglais « typique » ; on trouve pour la première fois le personnage dans La loi est un puits sans fond... ( Law is a Bottomless - Pit ..., 1712), l'une des cinq satires politiques connexes écrites par John Arbuthnot et qui furent à nouveau publiées par Swift et Pope sous le titre Le Procès sans fin ( The History of John Bull […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-bull-personnage/#i_992

JONSON BENJAMIN dit BEN (1572-1637)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 875 mots

À côté de Shakespeare, son émule et son rival, Ben Jonson est le plus important dramaturge de la Renaissance anglaise. Il naquit à Westminster School, sous la férule de l'humaniste Camden (1551-1623). Sa mère s'étant remariée à un maçon, il exerça ce métier quelque temps, puis partit guerroyer dans les Flandres (1591-1592 ?). À son retour à Londres, il se mêle au monde des théâtres, et travaille p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jonson-benjamin-dit-ben/#i_992

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature

  • Écrit par 
  • Pierre GRIMAL
  •  • 8 570 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d'une poésie »  : […] La première période de la littérature latine, essentiellement tournée vers la poésie, s'étend du iii e au i er siècle avant J.-C. La plupart des littératures commencent par la poésie, parce qu'un « énoncé mémorable » (supposant un emploi littéraire du langage, par opposition au parler quotidien) demande appui aux rythmes, assonances, qui créent une beauté des mots et assurent leur durée dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature/#i_992

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - Le théâtre

  • Écrit par 
  • Jacques LACARRIÈRE
  •  • 1 869 mots

Dans le chapitre « Origines et genres »  : […] Le théâtre romain n'a jamais été, comme on le pense trop souvent, un simple décalque du théâtre grec. Le fond italique de la civilisation romaine lui fournit un cadre et des techniques propres, qui ne doivent rien, dans leur essence, à celles du théâtre grec et qui permirent – particulièrement aux auteurs comiques – de s'inspirer des pièces grecques, sans être assujettis pour autant aux techniques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-le-theatre/#i_992

LEIBER FRITZ (1910-1992)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 448 mots

L' écrivain américain Fritz Leiber est surtout connu pour ses récits de science-fiction innovants, qu'ils mêlent aventures et sorcellerie médiévales, ancrent l'épouvante dans le monde contemporain ou empruntent à la veine satirique. Fritz Reuter Leiber Junior naît le 24 décembre 1910 à Chicago. Fils de comédiens, il étudie à l'université de sa ville natale, où il obtient une licence de philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fritz-leiber/#i_992

LES VOYAGES DE GULLIVER, Jonathan Swift - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Nathalie ZIMPFER
  •  • 1 019 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des Lilliputiens aux Houyhnhnms »  : […] Empruntant aussi bien à Homère et Lucien qu'aux Mille et Une Nuits et à Rabelais, sans oublier les voyages philosophiques du temps, l'ouvrage se compose de quatre parties qui sont autant de découvertes de contrées fantastiques, chaque partie étant construite de manière semblable : hasards et revers de fortune conduisent Lemuel Gulliver, chirurgien de formation et marin de vocation, dans une île j […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-voyages-de-gulliver/#i_992

LES LETTRES PERSANES (Montesquieu) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 1 016 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le regard extérieur »  : […] La satire de la société contemporaine par un témoin qui arrive de l'extérieur et se trouve donc étranger aux valeurs françaises avait déjà été pratiquée par Gian Paolo Marana dans L'Espion du Grand Seigneur (1684-1689), qui relatait avec ironie les événements survenus en France depuis un demi-siècle. La forme épistolaire s'était déjà imposée avec la traduction de la correspondance d'Héloïse et d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-lettres-persanes/#i_992

LEWIS SINCLAIR (1885-1951)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 667 mots
  •  • 1 média

Romancier américain né le 7 février 1885 à Sauk Centre, dans le Minnesota. Sinclair Lewis s'est rendu célèbre par son art de la satire sociale et la façon dont il s'en est pris, dans des romans brossés à larges traits, à la bonne conscience américaine. Il fut, en 1930, le premier écrivain américain à obtenir le prix Nobel de littérature . De son nom complet Harry Sinclair Lewis, il sortit de Yale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sinclair-lewis/#i_992

L'INGÉNU (Voltaire) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 150 mots

Dans le chapitre «  « J'ai été changé de brute en homme » »  : […] Si le conte philosophique voltairien est un genre fondamentalement composite, L'Ingénu pousse très loin cette caractéristique. On y retrouve bien sûr la parodie du conte traditionnel, avec la fantaisie et les invraisemblances (soulignées facétieusement par l'antiphrase du sous-titre : « histoire véritable ») d'un récit mené au galop, jusqu'au coup de théâtre final. La satire est également bien pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-ingenu/#i_992

LODGE DAVID (1935- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 100 mots

Dans le chapitre « Un écrivain caméléon »  : […] Romancier accompli, dramaturge, scénariste et critique littéraire, David Lodge commence sa carrière en publiant des romans de facture réaliste tels que The Picturegoers (1960), Ginger, You're Barmy (1962) – inédits en France – et Hors de l'abri (1970), qui évoquent la Grande-Bretagne de la Seconde Guerre mondiale, le quotidien de la vie militaire mais aussi les milieux traditionnels catholiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-lodge/#i_992

PAMPHLET

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 786 mots

Au sens strict, le mot « pamphlet » désigne une brochure brève et incisive, une œuvre d'actualité, de combat et de passion attaquant le plus souvent violemment un personnage connu, un parti ou une institution. Bien que la brièveté (cent pages au maximum, souvent moins, « une feuille ou deux », écrit P.-L. Courier) soit l'une des règles générales du pamphlet, certains textes, par leur nature, leur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pamphlet/#i_992

LUCIEN DE SAMOSATE (120 env.-apr. 180)

  • Écrit par 
  • Panayotis MOULLAS
  •  • 1 373 mots

Dans le chapitre « Un Barbare devenu grec »  : […] On ne connaît la vie de Lucien que par un petit nombre de renseignements contenu çà et là, dans ses écrits. D'humble famille, né à Samosate en Syrie, ce grand styliste de la langue attique parla d'abord syrien. Destiné tout jeune à un travail manuel chez son oncle, fabricant de statuettes, il s'enfuit de l'atelier, dès le premier jour de son apprentissage, châtié rudement pour une maladresse. La m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucien-de-samosate/#i_992

MALAPARTE CURZIO (1898-1957)

  • Écrit par 
  • Giovanni JOPPOLO
  •  • 1 769 mots

Dans le chapitre « Le roman essai  »  : […] On retrouve constamment dans les expériences littéraires de Malaparte une attirance pour la satire politique, le besoin d'aborder l'actualité la plus brûlante par le biais d'un style capable d'allier le journalisme à la littérature. En effet, l'écriture de Malaparte fait éclater les genres. Dès son premier essai, Viva Caporetto ! , qu'il écrit et publie à son compte en 1921, les observations sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/curzio-malaparte/#i_992

MARVELL ANDREW (1621-1678)

  • Écrit par 
  • Robert ELLRODT
  •  • 1 416 mots

Dans le chapitre « Au service de la patrie »  : […] Andrew Marvell naquit à Winestead (Yorkshire) d'un père « facétieux et pourtant calviniste », élu prédicateur par les négociants de Hull. Dès 1633, boursier à Trinity College, qui tenait alors à Cambridge le juste milieu entre le puritanisme et le ritualisme, il entend prêcher Whichcote, théologien rationaliste et platonisant, mais son père doit l'arracher à la séduction des jésuites. Quand la gue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrew-marvell/#i_992

MINNESANG

  • Écrit par 
  • Georges ZINK
  •  • 2 970 mots

Dans le chapitre « De la courtoisie à la parodie »  : […] Sans doute Walther songeait-il, en évoquant les chants « venus des paysans », à Neidhart. Un peu plus jeune que Walther – ses poésies ont été composées entre 1210 et 1240 environ –, ce chevalier bavarois, artiste consommé qui dispose en virtuose de toutes les ressources du minnesang traditionnel, a eu l'idée originale d'en transposer les motifs et la phraséologie dans un milieu rustique. Le thème […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/minnesang/#i_992

MOLIÈRE

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM, 
  • Alfred SIMON
  •  • 8 499 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des débuts aux « Précieuses ridicules » »  : […] Quand Molière arriva à Paris, la troupe des Comédiens du roi et celle du Marais jouaient des comédies qui s'inspiraient, soit de la commedia sostenuta de l'Italie, soit de la comedia de capa y espada des Espagnols. Ces comédies étaient en cinq actes et en vers. On appelait ce genre de pièces « la grande comédie », ou encore « la grande et belle comédie ». C'étaient des intrigues ingénieuses et le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere/#i_992

MONTESQUIEU CHARLES DE (1689-1755)

  • Écrit par 
  • Georges BENREKASSA
  •  • 7 177 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Destins des « Lettres persanes » »  : […] Nous avons notre lecture, justifiable, des Lettres persanes , roman secret du pouvoir et de l'impuissance, de l'éloignement et de l'implication d'un spectateur – Usbek – qui croit possible de vivre quelques années dans la jouissance paisible, mais toujours provisoire, de la distance et de la parenthèse. Distance de nature variable (il y a les variations d'Usbek, celles de Rica et les autres) dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-de-montesquieu/#i_992

MORALITÉ, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 108 mots

Genre théâtral du xv e siècle, caractérisé par son propos moralisateur et par la forme allégorique de ses personnages. La moralité met en scène, de manière satirique, les dangers et les conséquences du vice, ou la récompense d'une vie vertueuse et chrétienne. Dans Métiers et Marchandises, le Temps qui court , (1440), on voit l'apparition symbolique d'abstractions comme le Temps, le Métier, la Mar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralite-genre-litteraire/#i_992

MOYEN ÂGE - La littérature latine savante

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 268 mots

Dans le chapitre « Splendeur créatrice de la latinité romane (XIe-XIIe s.) »  : […] Une fois passées les angoisses du ix e et du x e siècle, voici que s'affirme la renaissance romane. Elle avait été préparée par des savants d'esprit encyclopédique, comme le pape Gerbert d'Aurillac (Sylvestre II, 950-1003). On assiste alors à un admirable effort pour l'édition et le commentaire des textes antiques. Parallèlement, l'épanouissement de la poésie latine se poursuit. Il avait commenc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-litterature-latine-savante/#i_992

NASHE THOMAS (1567-env. 1601)

  • Écrit par 
  • Éliane CUVELIER
  •  • 696 mots

Écrivain anglais, né à Lowestoft (Suffolk). Fils d'un ministre de l'Église anglicane, Thomas Nashe reçoit sa formation à Saint John's College (Cambridge), qui lui confère le grade de Bachelor of Arts en 1586. Un an plus tard, il devient à Londres un des membres les plus en vue des university wits (parmi lesquels John Lyly, Christopher Marlowe, Robert Greene, Thomas Lodge et George Peele), premièr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-nashe/#i_992

NESIN AZIZ (1915-1995)

  • Écrit par 
  • Gayé PETEK-SALOM
  •  • 333 mots

Originaire d'Istanbul, Aziz Nesin se lance en 1944 dans le journalisme avec la revue politico-humoristique Marko Pacha , qui est plusieurs fois interdite, mais qui à chaque fois reparaît sous d'autres titres. Quand il n'est pas en prison pour raisons des politiques, et même quand il y est, Aziz Nesin poursuit des activités de chroniqueur satirique dans divers journaux et magazines, et il compose a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aziz-nesin/#i_992

NESTROY JOHANN NEPOMUK (1801-1862)

  • Écrit par 
  • Marie-Claude DESHAYES
  •  • 494 mots

Surnommé l'« Aristophane viennois », maître de la parodie et du théâtre populaire, Johann Nestroy a rendu l'accès de son théâtre difficile par l'utilisation fréquente du dialecte. Ses tendances plébéiennes, son réalisme critique l'ont longtemps fait écarter de la littérature officielle. Il s'attaque aux parvenus et aux aristocrates dégénérés. Héritier génial du théâtre populaire viennois, il est a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-nepomuk-nestroy/#i_992

LE NEVEU DE RAMEAU, Denis Diderot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 962 mots
  •  • 1 média

Le texte qui est sans doute devenu le plus célèbre de Diderot (1713-1784) est resté ignoré de ses contemporains. Il manque aux Œuvres complètes éditées par Naigeon en 1798. Il n'a été publié pour la première fois qu'en 1805, plus de vingt ans après la mort de l'auteur, dans une traduction allemande de Goethe, et l'on n'en a connu que des versions françaises approximatives jusqu'à la découverte d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-neveu-de-rameau/#i_992

OFFENBACH JACQUES

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 1 799 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le père de l'opérette »  : […] Dans l'histoire de la musique, Offenbach est un cas. Né pour divertir, il adapte les formes de la musique à ses objectifs. Après quelques essais baptisés vaudeville, pantomime, anthropophagie ou bouffonnerie musicale, le mot opérette apparaît en 1855, pour qualifier une forme lyrique dérivée de l'opéra, courte, gaie et entrecoupée de dialogues. C'est l'époque de la création des Bouffes-Parisiens  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-offenbach/#i_992

PARINI GIUSEPPE (1729-1799)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 1 512 mots

Dans le chapitre « Entre l'Arcadie et les Lumières »  : […] Patriote et homme de bien, Parini n'a rien d'un révolutionnaire ni même d'un novateur. C'est un provincial, produit régional exemplaire d'une Italie politiquement et linguistiquement divisée, dont l'élite était loin d'avoir atteint la maturité de la bourgeoisie française. Ce cadre étroit, certains de ses contemporains surent le dépasser ou le briser, soit en recourant aux dialectes, soit en forçan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-parini/#i_992

PARODIE, littérature

  • Écrit par 
  • Daniel SANGSUE
  •  • 5 268 mots
  •  • 2 médias

Dans un sens restreint, la parodie désigne une œuvre littéraire ou artistique qui transforme une œuvre préexistante de façon comique, ludique ou satirique. Mais l'usage populaire, ainsi que les définitions des poéticiens et des parodistes ont donné à la parodie des acceptions plus larges, souvent aussi plus confuses. Retracer l'histoire de la notion de parodie et présenter quelques manifestations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parodie-litterature/#i_992

QUEVEDO Y VILLEGAS FRANCISCO GÓMEZ DE (1580-1645)

  • Écrit par 
  • Michèle GENDREAU-MASSALOUX
  •  • 1 299 mots

Dans le chapitre « Politique des hommes, politique de Dieu »  : […] Sous ce jeu se vit un drame, celui de la ruine de tout un pays, et Quevedo, patriote, ose être aussi témoin à charge. Transposant dans le burlesque la réalité qui l'entoure, il la traduit aussi dans ses œuvres en vers, de façon à la fois littéraire et significative. Il ridiculise les défauts, moraux et physiques, et présente à chacun un miroir déformant : les personnages les plus graves deviennen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quevedo-y-villegas-francisco-gomez-de/#i_992

RENAISSANCE DE HARLEM

  • Écrit par 
  • George HUTCHINSON
  • , Universalis
  •  • 8 930 mots

Dans le chapitre « La fiction »  : […] Les œuvres de fiction produites par les auteurs de la Renaissance de Harlem se distinguent par leur focalisation sur la vie contemporaine et par leur goût des formes instables – en d'autres termes par leur modernité. Devancés par des précurseurs tels que James Weldon Johnson dans The Autobiography of an Ex-Colored Man (« Autobiographie d'un ci-devant homme de couleur », publié anonymement en 1912 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renaissance-de-harlem/#i_992

RÉVOLUTION FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
  •  • 29 477 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  La caricature, une arme politique »  : […] L'image satirique de l'époque révolutionnaire a été étudiée, dès 1792, par Boyer de Nîmes, à la fois juge et partie – il était éditeur d'un journal et monarchiste – dans son Histoire des caricatures de la révolte des Français , peu de temps avant de monter sur l'échafaud ; puis Arsène Alexandre lui a accordé une place dans son Histoire de la caricature (1892) ; enfin, André Blum publia La Carica […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_992

RIRE LE (1894-1940)

  • Écrit par 
  • Marc THIVOLET
  •  • 692 mots

La publication de l'hebdomadaire Le Rire , où la place des illustrations en noir et en couleurs l'emporte sur celle des textes, marque, dans l'histoire du journalisme humoristique, le passage définitif du stade artisanal au stade industriel. Les fondateurs savent utiliser toutes les ressources de la photogravure pour donner à leur journal une présentation attrayante et variée. La facilité avec laq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-rire/#i_992

ROMAN DE FAUVEL

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 333 mots

Le Roman de Fauvel est un long poème satirique constitué par deux livres écrits entre 1310 et 1314. Gervais du Bus (Gervés du Bus, Gervès du Bus) est le seul auteur avéré de ce poème, qui constitue un violent réquisitoire contre la corruption et les abus des pouvoirs laïque et religieux dans la France de Philippe le Bel. Fauvel est un âne roux chargé de tous les défauts ; son nom est un acrostich […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-fauvel/#i_992

ROMAN DE LA ROSE

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 1 559 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La réflexion critique de Jean de Meun »  : […] Jean de Meun, qui traduisit Boèce, Végèce, les épîtres d'Héloïse et Abélard, semble d'abord apporter une consolation philosophique à l'amoureux désespéré. Amplifiant le schéma ébauché par Guillaume, il fait réapparaître ses personnages, leur prêtant de plus longs discours. Dans la mise en scène élargie de cette Psychomachia , la disputatio l'emporte sur la narratio . Cependant, avec l'aide de nou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-la-rose/#i_992

LE ROMAN DE RENART (anonyme) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 1 051 mots

Dans le chapitre « Du conte à la parodie de roman courtois »  : […] L'origine des plus anciennes branches est très débattue. Il faut aussi bien supposer des sources orales, folkloriques, mettant en scène des animaux, que des sources savantes comme les fables ésopiques (dont il existe au Moyen Âge des traductions en français), ou encore l' Ysengrimus , poème latin centré sur le loup et composé vers 1150. Mais les auteurs des différentes branches sont aussi de très […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-roman-de-renart/#i_992

ROMAN DE RENART

  • Écrit par 
  • Jean DUFOURNET
  •  • 2 082 mots

Dans le chapitre « Animalité et féodalité »  : […] Ce qui fait le charme et explique le succès de cette épopée animale, c'est que, dans un habile et humoristique entrelacement de psychologie animale et de féodalité, cette œuvre, qui est une parodie et une satire du monde chevaleresque et courtois, est fondée sur une observation attentive de la réalité – de la vie féodale avec ses conflits et ses pratiques judiciaires, de la vie rurale avec son pay […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-renart/#i_992

ROSENPLÜT HANS (1400/1405 env.-env. 1470)

  • Écrit par 
  • Claude LECOUTEUX
  •  • 486 mots

Grâce aux archives, la vie de Hans Rosenplüt, surnommé « Le Bavard » ( Schnepperer ), se laisse à peu près reconstituer. Il naît entre 1400 et 1405, sans doute à Nuremberg ; en 1426, il devient citoyen régulier de cette ville libre où il exerce, dès 1427, le métier de maître sellier. En 1431 il participe à la guerre contre les Hussites et, vers 1440, il reçoit une charge d'inspecteur de l'artiller […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-rosenplut/#i_992

RUSSIE (Arts et culture) - La littérature

  • Écrit par 
  • Michel AUCOUTURIER, 
  • Marie-Christine AUTANT-MATHIEU, 
  • Hélène HENRY, 
  • Hélène MÉLAT, 
  • Georges NIVAT
  •  • 25 103 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La littérature européenne en Russie (1730-1825) »  : […] L'introduction en Russie de la culture laïque et cosmopolite de l'Europe des Lumières est l'un des objectifs des réformes de Pierre le Grand. Le développement de l'imprimerie, freiné au xvii e  siècle par les autorités religieuses qui en détiennent le monopole, s'accélère sous la direction de l'État et contribue, par la désacralisation du livre, à la laïcisation de la culture. L'instruction s'éman […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/russie-arts-et-culture-la-litterature/#i_992

RUZANTE (1502 env.-1542)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 1 445 mots

Dans le chapitre « Convention et naturel »  : […] Le fait que Ruzante, en apparence, respecte et utilise toutes les formes de comédie en usage à son époque : la règle classique des trois unités, la division en cinq actes et un ou plusieurs prologues, le mélange des langues (italien littéraire pour les nobles bergers, padouan pour le vilain, bergamasque pour le soldat, vénète pour le médecin), a pu créer un malentendu. En outre, il renoue avec la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruzante/#i_992

SALTYKOV-CHTCHÉDRINE MIKHAÏL EVGRAFOVIČ (1826-1889)

  • Écrit par 
  • Michel CADOT
  •  • 1 683 mots

Dans le chapitre « Les grandes œuvres »  : […] Ainsi rendu à la littérature, Saltykov publia dans les Annales de la Patrie plusieurs contes ésopiques, c'est-à-dire assez allégoriques pour que la censure ne s'abattît pas aussitôt sur la revue : les plus célèbres sont Comment un paysan réussit à nourrir deux généraux ( Povest' o tom, kak odin mužik dvukh generalov pokormil ) et Les Enfants gâtés ( Isporčennye deti ), où le jeune Gricha préfig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mikhail-evgrafovic-saltykov-chtchedrine/#i_992

SATIRE MÉNIPPÉE

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 683 mots

« Tous ceux qui sont nourris aux lettres savent bien que le mot de satire ne signifie pas seulement un poème de médisance pour reprendre les vices publics ou particuliers de quelqu'un, comme celles de Lucilius, Horace, Juvénal et Perse, mais aussi toute sorte d'écrits remplis de diverses choses et de divers arguments, mêlés de proses et de vers entrelardés, comme entremets de langues de bœuf salé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/satire-menippee/#i_992

SELF WILL (1961- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 054 mots
  •  • 1 média

William Woodard Self est né à Londres en 1961. Écrivain et journaliste prolifique, il a la réputation d'être l'enfant terrible de la scène littéraire londonienne . Lecteur avide et précoce, éduqué dans une famille de la classe moyenne lettrée (son père enseignait à la London School of Economics, sa mère travaillait dans l'édition), il suit des études de philosophie, de politique et d'économie à l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/will-self/#i_992

SHAW GEORGE BERNARD (1856-1950)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude AMALRIC
  •  • 1 880 mots

Dans le chapitre « L'auteur dramatique »  : […] Depuis 1892, Shaw est attiré par un nouveau mode d'expression où il va exceller : le théâtre. De 1892 à 1950, il écrit plus de cinquante pièces, dont une trentaine d'au moins trois actes. Les sept premières sont publiées en 1898 sous le titre Pièces plaisantes et déplaisantes ( Plays, Pleasant and Unpleasant ). L'Argent n'a pas d'odeur ( Widower's Houses , 1892), L'Homme aimé des femmes ( The P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-bernard-shaw/#i_992

SOTTIE ou SOTIE

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 205 mots

Au xv e siècle, courte pièce satirique interprétée par une compagnie locale d'amateurs, les Sots, qui arboraient leur costume traditionnel : un pourpoint court, mi-vert, mi-jaune, des chausses collantes, et sur la tête un bonnet d'âne. Les sotties étaient souvent des parades improvisées, précédant la représentation des moralités et des farces. Les acteurs, qui tenaient en main la marotte des fous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sottie-sotie/#i_992

SWIFT JONATHAN (1667-1745)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 5 405 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le pasteur pamphlétaire »  : […] Mais l'expérience acquise à Moor Park n'est pas seulement culturelle ou littéraire. Déjà sir William a envoyé Swift en mission auprès du roi, lui a fait des relations auprès des hommes politiques et, bien qu'il n'ait encore rien publié à l'aube du siècle, sa réputation de pamphlétaire est déjà faite lorsque paraît, sous un anonymat transparent, Le Conte du tonneau (1704). L'Angleterre, avec l'avè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jonathan-swift/#i_992

THACKERAY WILLIAM MAKEPEACE (1811-1863)

  • Écrit par 
  • Raymond LAS VERGNAS
  •  • 1 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une ironie désabusée »  : […] L'ensemble de l'œuvre de Thackeray est à l'image de sa personnalité amèrement tourmentée. Trop victorien et trop intimement divisé pour ne pas se résigner aux compromis, il s'est surtout attaché à faire ressortir l'origine individuelle du mauvais fonctionnement de la société. Que les déshérités, chassant les castes dirigeantes, aient pris le pouvoir ne lui eût apporté que faible satisfaction. Car […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-makepeace-thackeray/#i_992

TILL L'ESPIÈGLE (XVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre SERVANT
  •  • 1 060 mots

À l'origine des nombreuses versions de Till Eulenspiegel , on trouve un personnage historique, attesté en Basse-Saxe au xiv e  siècle et mort de la peste à Mölln en 1350. Les anecdotes que transmet à son sujet la tradition orale sont recueillies un siècle après sa mort à Brunswick et constituent un premier ensemble de quarante-six histoires, rédigé en bas allemand et imprimé à Lübeck vers 1478 ; u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/till-l-espiegle/#i_992

VONNEGUT KURT (1922-2007)

  • Écrit par 
  • André BLEIKASTEN
  •  • 1 468 mots

Dans le chapitre « Un humoriste noir »  : […] Vonnegut eut tout au long de sa carrière ses dévots et ses détracteurs. Pendant vingt ans, il passa pour un vulgaire auteur de science-fiction. Ce n'est qu'après la publication d 'Abattoir-5 que la critique commença à le prendre au sérieux. On le compta alors parmi les « humoristes noirs » et, comme Joseph Heller, Terry Southern, John Barth, Donald Barthelme, Richard Brautigan et Thomas Pynchon, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kurt-vonnegut/#i_992

WAUGH EVELYN (1903-1966)

  • Écrit par 
  • André TOPIA
  •  • 822 mots

Si Evelyn Waugh commence sa carrière littéraire comme un chroniqueur caustique du Londres mondain de l'entre-deux-guerres, il s'oriente, après sa conversion au catholicisme (1930), vers des œuvres plus sérieuses, reflets d'un conservatisme politique qui fait de lui un défenseur de la tradition catholique et des valeurs éternelles de la vieille Angleterre. Né en 1903, il est élève à la célèbre pub […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evelyn-waugh/#i_992

WEERTH GEORG (1822-1856)

  • Écrit par 
  • Marie-Claude DESHAYES
  •  • 230 mots

Né à Detmold, mort à Cuba, Georg Weerth est, selon Engels, le premier et le plus important des poètes du prolétariat allemand. Ami de Marx et d'Engels, apprécié de Heine et influencé par lui sur le plan littéraire, Weerth a d'abord vécu en Allemagne et en Angleterre ainsi qu'en Belgique. Ses premiers vers réalistes et joyeux sont encore appréciés aujourd'hui. Mais il a excellé surtout dans les poè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-weerth/#i_992

WYCHERLEY WILLIAM (1640-1716)

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 954 mots

Dès l'âge de quinze ans, Wycherley fut envoyé en France, où la duchesse de Montausier (Julie de Rambouillet, la célèbre Julie d'Angennes) le reçut dans la brillante société qu'elle rassemblait dans son hôtel. Rentré en Angleterre, il fit un court séjour à Queen's College (Oxford) puis s'inscrivit au Inner Temple à Londres, où il mena la vie frivole de la bonne société. Bien qu'il ait prétendu avoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-wycherley/#i_992

ZOCHTCHENKO MIKHAÏL MIKHAÏLOVITCH (1895-1958)

  • Écrit par 
  • André RADIGUET
  •  • 488 mots

Né dans une famille noble cultivée d'Ukraine, Zochtchenko, engagé volontaire de la Première Guerre mondiale, blessé et gazé, connut la guerre civile, qu'il fit dans l'Armée rouge, puis une période de multiples activités et professions. Il fit ses débuts littéraires à Pétrograd en 1921, dans le cadre du groupe des Frères Sérapion. Prosateur comme la plupart des autres Sérapion, il se singularise ta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mikhail-mikhailovitch-zochtchenko/#i_992

Voir aussi

Pour citer l’article

Roger ZUBER, « SATIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/satire/