SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Nom officielRépublique démocratique de São Tomé-et-Príncipe (ST)
Chef de l'ÉtatEvaristo Carvalho (depuis le 3 septembre 2016)
Chef du gouvernementJorge Bom Jesus (depuis le 3 décembre 2018)
CapitaleSão Tomé
Langue officielleportugais
Unité monétairedobra (STD)
Population205 700 (estim. 2019)
Superficie (km2)1 001

Une empreinte portugaise durable

On pense que l'archipel était vide d'habitants lors de sa découverte le 21 décembre 1470, jour de la Saint-Thomas, par les navigateurs portugais João de Santarem et Pero Escobar (le nom de Príncipe a été donné en hommage au prince héritier Jean II). Peuplée à partir de 1493, São Tomé fut d'abord une terre de relégation, d'exil, de déportation et d'esclavage, accueillant repris de justice, jeunes juifs convertis au catholicisme (2 000), mais à la foi jugée vacillante. Jusqu'à la création du diocèse de Luanda (1596), celui de São Tomé, créé en 1534, s'étendait de la Côte-d'Ivoire au cap de Bonne-Espérance. À ses débuts, São Tomé fut la plate-forme idéale pour surveiller les comptoirs côtiers d'Afrique (jusqu'en 1961, date de sa « libération » par des étudiants venus en taxi de Cotonou, la petite enclave portugaise de Saint-Jean-Baptiste d'Ajuda, près de Ouidah, au Bénin, dépendait de São Tomé). Après la mise au pas par les Portugais du royaume du Kongo (milieu du xvie s.) et de son souverain qui refusait d'augmenter ses livraisons d'esclaves, les colons firent de l'archipel une escale vers les plantations du Brésil, tandis que leurs descendants métis obtenaient des droits voisins de ceux des expatriés.

Par la suite, la colonisation de l'Angola, le désintérêt de Lisbonne, le marronnage des esclaves et les raids des corsaires français, ainsi qu'un bref intermède hollandais (xviie s.), entraînèrent l'affaiblissement de l'archipel. Isolé, São Tomé connut un renouveau à partir de 1822 grâce au cacao, une culture faisant largement appel à l'esclavage ; celui-ci fut aboli en 1876. Pour remplacer cette main-d'œuvre affranchie, mais rebutée par une activité trop liée à la servitude, les Blancs et les métis firent venir des travailleurs angolais (près de 70 00 [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages



Médias de l’article

São Tomé-et-Príncipe : carte physique

São Tomé-et-Príncipe : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

São Tomé-et-Príncipe : drapeau

São Tomé-et-Príncipe : drapeau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

drapeau





Écrit par :

Classification


Autres références

«  SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE  » est également traité dans :

AFRIQUE (Histoire) - De l'entrée dans l'histoire à la période contemporaine

  • Écrit par 
  • Hubert DESCHAMPS, 
  • Jean DEVISSE, 
  • Henri MÉDARD
  •  • 9 664 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les Portugais »  : […] L'unité de leur royaume achevée, les Portugais se lancent à la conquête de territoires africains ; dès 1415, ils prennent Ceuta ; peu à peu, ils transforment l'économie marocaine, affaiblie sous des dynastes évanescents, en satellite de l'économie portugaise . Longeant les côtes vers le sud, ils reprennent des itinéraires que beaucoup d'autres ont jalonnés avant eux, Arabes, Catalans ou même Ital […] Lire la suite

GUINÉE ÉQUATORIALE

  • Écrit par 
  • René PELISSIER
  • , Universalis
  •  • 4 495 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  L'épitomé du paternalisme colonial »  : […] Du passé de cette Guinée, qui est mal connu, un élément ressort : le caractère tardif de l'influence européenne réelle. Entre 1469 et 1474, les navigateurs portugais Fernão do Pó et Lopo Gonçalves explorent la baie du Biafra, et le premier « découvre » Fernando Póo (Bioko). En 1471 ou 1472, l'îlot d' Annobón est aperçu par João de Santarem et Pêro de Escobar. Îles et rivages continentaux entrent […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

7 octobre 2018 • São Tomé-et-Príncipe • Élections législatives.

L’Action démocratique indépendante (centre droit) du Premier ministre Patrice Trovoada arrive en tête aux élections législatives, mais perd sa majorité absolue, avec 41,8 p. 100 des suffrages et 25 sièges sur 55. Le Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe – Parti social-démocrate (gauche) de Jorge Bom Jesus progresse avec 40,3 p. 100 des voix et 23 élus. Le taux de participation est de 80,7 p. 100.  [...] Lire la suite

7 août 2016 • São Tomé-et-Príncipe • Élection d’Evaristo Carvalho à la présidence.

L’ancien Premier ministre Evaristo Carvalho, candidat de l’Action démocratique indépendante au pouvoir, remporte le second tour de l’élection présidentielle à la suite de l’appel au boycottage du scrutin par son adversaire, le président sortant indépendant Manuel Pinto da Costa. Les résultats initiaux du premier tour, le 17 juillet, qui accordaient la victoire à Evaristo Carvalho, avaient été modi [...] Lire la suite

12 octobre 2014 • São Tomé-et-Príncipe • Élections législatives.

Le 12, lors des élections législatives, la formation d'opposition de l'Action démocratique indépendante progresse, en remportant 38 p. 100 des suffrages et 33 sièges sur 55. En recul, le Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe-Parti social-démocrate, proche du président Manuel Pinto da Costa, obtient 17,8 p. 100 des voix et a 16 élus. Le taux de participation est de 74,9 p. 100.  [...] Lire la suite

16-23 juillet 2003 • São Tomé-et-Príncipe • Échec d'un coup d'État.

Le 16, un groupe de militaires, dirigé par le major Fernando Pereira, prend le pouvoir sans violence et dissout les institutions, en l'absence du président Fradique de Menezes en visite au Nigeria. Ce coup de force intervient au moment où la perspective d'une prochaine exploitation des réserves pétrolières exacerbe les tensions dans l'archipel.Le 23, le président de Menezes regagne son pays et rep [...] Lire la suite

15-21 août 1995 • São Tomé-et-Príncipe • Coup d'État manqué.

Le 15, un groupe de militaires dirigé par cinq jeunes officiers s'empare sans effusion de sang des principaux édifices publics et arrête le président Miguel Trovoada ainsi que les ministres les plus importants. Au pouvoir depuis mars 1991, Miguel Trovoada est le premier président démocratiquement élu de l'archipel. Depuis les élections législatives d'octobre 1994, il cohabite avec une opposition f [...] Lire la suite

4-10 juin 1992 • Vatican - Angola • Visite du pape Jean-Paul II en Angola.

disputent les voix des catholiques, qui représentent 55 p. 100 de la population, Jean-Paul II plaide en faveur de la réconciliation, de l'unité et de la solidarité. Sur le chemin du retour, il fait une courte escale à São Tomé e Principe.  [...] Lire la suite

3 mars 1991 • São Tomé-et-Príncipe • Élection de Miguel Trovoada à la présidence.

Une élection présidentielle est organisée dans ces deux petites îles africaines du golfe de Guinée, anciennes colonies portugaises. Manuel Pinto da Costa, chef de l'État au pouvoir depuis l'indépendance, en 1975, ne se représente pas en raison de l'échec du régime marxiste qu'il avait fondé. C'est Miguel Trovoada qui remporte l'élection avec plus de 80 p. 100 des suffrages : Premier ministre de 19 [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Bernard NANTET, « SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sao-tome-et-principe/