SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE

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São Tomé-et-Príncipe : carte physique

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

São Tomé-et-Príncipe : drapeau

São Tomé-et-Príncipe : drapeau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

drapeau


Nom officielRépublique démocratique de São Tomé-et-Príncipe (ST)
Chef de l'ÉtatEvaristo Carvalho (depuis le 3 septembre 2016)
Chef du gouvernementJorge Bom Jesus (depuis le 3 décembre 2018)
CapitaleSão Tomé
Langue officielleportugais
Unité monétairedobra (STD)
Population208 400 (estim. 2018)
Superficie (km2)1 001

São Tomé indépendant

Le 26 novembre 1974, à Alger, le M.L.S.T.P. signa avec le représentant du Portugal un accord prévoyant l'indépendance, qui fut proclamée le 12 juillet 1975. Pinto da Costa accéda à la présidence et Trovoada au poste de Premier ministre. L'orientation marxiste du régime et la planification de l'économie (nationalisation et regroupement des propriétés de plus de 200 hectares) suscitèrent des divergences. Le Premier ministre, accusé d'être un « agent de l'Occident », fut incarcéré en 1979, puis exilé en France (1981). La formation d'un gouvernement de tendance libérale en 1987 précéda l'instauration du multipartisme (1990). En 1991, des élections législatives, puis une élection présidentielle remportée par Miguel Trovoada (avec plus de 80 p. 100 des suffrages) consacrèrent cette nouvelle orientation politique et économique. L'année suivante, la diminution du pouvoir d'achat entraînait un virage à gauche et, en 1995, un putsch de quelques officiers était jugulé sous la pression internationale. Une nouvelle tentative de soulèvement militaire en 2003 n'a pas empêché, d'élections en élections, l'enracinement de la démocratie. La vie politique se caractérise par la difficulté des rapports entre la présidence et les Premiers ministres successifs : les résultats des différents scrutins législatifs ont souvent débouché sur des périodes de cohabitation, donc de tension, entre les deux pôles de l'exécutif. Le tournant de 1990 a favorisé l'ouverture internationale vers les pays occidentaux, et plus particulièrement vers l'Union européenne, sans que, pour autant, les liens ne se relâchent avec le monde lusophone.

Pays pauvre, São Tomé-et-Príncipe est largement dépendant de l'aide internationale. Le strict suivi des recommandations émises par le F.M.I. a néanmoins conduit les bailleurs internationaux à annuler une grande partie de la dette en 2007.

Pêche et agriculture constituent les principales ressources, en dépit de leurs faibles performances. Représentant 90 p. 100 des exportations du pays à elle seule, la production de cacao ne s'élève qu'à 3 500 à 4 000  [...]


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Pour citer l’article

Bernard NANTET, « SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sao-tome-et-principe/