RAP, musique

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Le cas Eminem

Aux États-Unis, un pays qui a toujours aimé les paradoxes, on retiendra que, durant les années 2000, le meilleur golfeur était noir (Tiger Woods) et le meilleur rappeur blanc : Eminem, acronyme phonétique des prénom et nom de naissance de Marshall Mathers (M & M). Révélé en 1999 par The Slim Shady LP, une version augmentée d’un EP sorti au départ sur un label indépendant, cet artiste originaire de Detroit se distingue par un flow d’une grande technicité et des paroles puissantes, entre fiction teintée d’humour noir et flash-backs sur sa vie de Blanc pauvre fasciné par le hip-hop. Drogue, violence, sadisme, attaques ad hominem des stars de la pop : aucune provocation n’échappe à Eminem ou plutôt à son alter ego Slim Shady, qui endosse tous les excès narrés dans des textes comme « 97 Bonnie & Clyde » ou « Guilty Conscience ». C’est Dr. Dre qui a imposé Eminem et produit la plupart de ses premiers titres. Leur collaboration la plus fructueuse est l’album The Marshall Mathers LP (2000).

Après avoir annoncé qu’il arrêtait le rap en 2004, l’année de sortie de son album Encore, Eminem subit une cure de désintoxication et enregistre finalement Relapse en 2009, suivi en 2010 par Recovery, dont le succès renouvelé témoigne d’une longévité rare dans le milieu du rap américain. En référence à son magnum opus, il propose en 2013 The Marshall Mathers LP 2 ou MMLP2, la « suite » de son album le plus populaire.

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Ghost Dog, J. Jarmusch

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The Roots au « Tonight Show Starring Jimmy Fallon », 2016

The Roots au « Tonight Show Starring Jimmy Fallon », 2016
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Dave Chappelle’s Block Party, de M. Gondry

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Olivier CACHIN, « RAP, musique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/rap/