PHYTOCHROME

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Lampourde : contrôle de la floraison

Lampourde : contrôle de la floraison
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Phytochrome : chromophore

Phytochrome : chromophore
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Spectres d'absorption

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Phénomènes contrôlés par le phytochrome

La germination des semences à photosensibilité positive représente une réaction photomorphogénétique type. Tant qu'elle n'a pas été éclairée, la semence est incapable de germer, même dans des conditions par ailleurs favorables (humidité, aération, température), alors que, après une exposition suffisante à la lumière (5 min pour la laitue, 1 min pour le tabac, 24 h pour l'épilobe), la germination peut se poursuivre même à l'obscurité. Ce temps minimal d'exposition correspond à l'apparition d'une quantité suffisante de Pfr à partir du phytochrome Pr situé dans l'embryon.

La sensibilité des semences à la lumière pour débuter leur germination ainsi que de nombreuses autres réactions de croissance et de développement révèlent diverses modalités d'action du phytochrome. On les distingue en mesurant l'énergie lumineuse requise et en observant la solidité de la réversibilité Pr/Pfr. Il s'agit des réponses à de très faibles énergies (VLFR, very low fluence responses), à des énergies faibles (LFR, low fluence responses) et des énergies plus élevées (HIR, high irradiation responses). Les VLFR, comme la germination de semences, dépendent essentiellement de PhyA et nécessitent des éclairements inférieurs à 0,1 micromol/m2/s et ne montrent pas de réversibilité typique. On attribuait naguère ces réponses à un pigment autre que le phytochrome, absorbant comme lui dans le rouge ; nous savons maintenant que ce sont des réactions requérant un certain équilibre Pfr/Pr, dont nous avons vu plus haut l'origine et qu'elles sont essentiellement contrôlées par les phytochromes de type I.

Les LFR telles, à nouveau, la germination et aussi la floraison, font appel aux autres phytochromes PhyB, C, D et E avec des éclairements compris entre 0,1 et 100 micromol/m2/s et présentent une réversibilité très nette. Les phytochromes jouent, en effet, un rôle essentiel lors de la floraison permettant la reproduction sexuée de la plante. Les cycles de développement des plantes montrent que celles-ci fleurissent à une période préc [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie
  • : laboratoire de physiologie cellulaire et moléculaire des plantes, U.M.R. 7180, C.N.R.S., université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie
  • : professeur honoraire de physiologie végétale à l'université de Paris-VII, membre de l'Académie d'agriculture

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Voir aussi

RYTHMES CIRCADIENS    FLORAISON    NASTIES    SEMENCE

Pour citer l’article

Émile MIGINIAC, Jean-Pierre BOULY, René HELLER, « PHYTOCHROME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phytochrome/