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OCÉAN ET MERS (Eaux marines) Propriétés

La planète Terre est assez mal nommée, puisqu'elle est couverte, pour 71 p. 100 environ, par l' océan mondial, dont la surface est de l'ordre de 361 millions de kilomètres carrés, pour un volume qui a été évalué à 1 370 × 106 kilomètres cubes. La profondeur moyenne par rapport au niveau marin dépasse 3 800 mètres, alors que l'altitude moyenne des terres émergées est à peine de 800 mètres.

Dans cet océan mondial, dont la plus grande partie se trouve dans l'hémisphère austral, on distingue les océans proprement dits et les mers. Les premiers sont caractérisés par l'importance de leur superficie et de leur profondeur moyenne, la largeur de leurs communications, tant en surface qu'en profondeur, enfin par le fait que leurs rivages appartiennent à des continents différents. On distingue cinq océans. Les trois plus vastes – l' océan Pacifique, l' océan Atlantique, l' océan Indien – ont des surfaces respectives de 180,106 et 75 millions de kilomètres carrés. L'océan Antarctique se caractérise par la présence d'une discontinuité thermique accusée des eaux de surface, qui dessine une ligne sinueuse autour du globe entre le 38e et le 40e parallèle sud, conduisant les océanographes à considérer la portion de l'océan planétaire située au sud de ce front comme une entité hydrologique ; cet océan Austral, qui ceinture le continent antarctique, a une surface de l'ordre de 30 millions de kilomètres carrés. Enfin, l'océan Arctique, d'une superficie plus restreinte (14 millions de km2) joue un rôle moteur important dans la circulation thermohaline globale et donc dans l'équilibre climatologique de la planète.

Composition

Eaux de surface : salinité

Eaux de surface : salinité

L' eau de mer est une solution complexe dans laquelle on retrouve, au moins à l'état de traces, tous les éléments chimiques connus. La teneur globale en sels est, en moyenne, de 35 grammes par litre ; elle est plus faible (de 30 à 33 g/l) dans les mers polaires et surtout dans celles des mers intérieures où débouchent de grands fleuves (mer Baltique, mer Noire) ; elle est plus forte dans les mers soumises à une évaporation intense (de 38 à 39 g/l en Méditerranée, plus de 40 g/l en mer Rouge). Dans les grands océans, on observe toujours, en liaison avec l'abondance des précipitations, un léger minimum de la teneur en sels au voisinage de l'équateur (fig. 1).

Constituants primaires et secondaires

Parmi les sels dissous dans l'eau de mer, on distingue les constituants primaires et les constituants secondaires. Les constituants primaires, appelés aussi constituants « conservatifs », sont ceux dont les proportions par rapport à l'ensemble sont constantes, quelle que soit la valeur absolue de cette teneur globale. Les deux ions les plus importants sont évidemment ceux qui entrent dans la composition du chlorure de sodium : le chlore (18,98 g/l) et le sodium (10,56 g/l) ; viennent ensuite, dans l'ordre d'importance décroissante : le magnésium, le soufre (essentiellement sous forme de sulfates), le calcium, le potassium, le brome, le carbone (sous forme de gaz carbonique [dioxyde de carbone], carbonates, bicarbonates), le strontium, le bore, etc. Cette constance de chaque ion pris séparément par rapport à l'ion « chlore » permet, en dosant les chlorures (confondus d'ailleurs avec les autres halogénures), d'obtenir la teneur totale de l'eau en constituants primaires, c'est-à-dire ce qu'on appelle la salinité.

Les constituants secondaires, ou « non conservatifs », qui n'existent qu'à de faibles concentrations, sont ceux dont la teneur varie dans le temps et dans l'espace, essentiellement d'ailleurs parce qu'ils sont impliqués dans des processus biologiques. Au premier rang de ceux-ci, il faut mentionner les composés minéraux azotés (nitrites, nitrates, sels ammoniacaux)[...]

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Écrit par

  • : membre de l'Institut de France, commandeur de la Légion d'honneur, professeur émérite de l'université de la méditerranée Aix-Marseille-II

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Eaux de surface : salinité

Eaux de surface : salinité

Distribution de l'oxygène dissous

Distribution de l'oxygène dissous

Eaux de surface : température

Eaux de surface : température

Autres références

  • ACCUMULATIONS (géologie) - Accumulations marines

    • Écrit par Jean-Pierre PINOT
    • 7 916 mots
    • 26 médias

    Les accumulations marines résultent soit de la sédimentation, soit de la construction biologique (cf. récifs).

    La sédimentation est l'abandon de matériaux meubles en cours de transport. L'agent de transport, s'il s’exerce de manière temporaire, donne lieu à des accumulations...

  • ACIDIFICATION DES OCÉANS

    • Écrit par Paul TRÉGUER
    • 2 201 mots
    • 5 médias

    Par sa capacité à dissoudre les gaz atmosphériques responsables de l'effet de serre, l'océan joue un rôle essentiel dans la régulation du climat. Toutefois, l'absorption de l'excès de dioxyde de carbone (CO2) rejeté par les activités humaines (anthropiques) depuis 1850...

  • ADRIATIQUE MER

    • Écrit par Universalis
    • 692 mots

    La mer Adriatique est un bras de la mer Méditerranée situé entre les péninsules italienne et balkanique. À son extrémité sud-est, le canal d'Otrante la relie à la mer Ionienne. Elle mesure environ 800 kilomètres de longueur, avec une largeur moyenne de 160 kilomètres, une profondeur maximale de...

  • AMÉRIQUE (Structure et milieu) - Géologie

    • Écrit par Jean AUBOUIN, René BLANCHET, Jacques BOURGOIS, Jean-Louis MANSY, Bernard MERCIER DE LÉPINAY, Jean-François STEPHAN, Marc TARDY, Jean-Claude VICENTE
    • 24 158 mots
    • 23 médias
    Les plaines côtières de l'Atlantique et du golfe du Mexique se suivent du New Jersey au Yucatán. Leur genèse est étroitement liée à l'évolution de l'Atlantique et aux transgressions et régressions marines qui se sont succédé depuis le Jurassique.
  • Afficher les 129 références

Voir aussi