MIME ET PANTOMIME

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Charles Deburau en Pierrot, Nadar

Charles Deburau en Pierrot, Nadar
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Scaramouche, affiche, 1890

Scaramouche, affiche, 1890
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Le mime Marceau, vers 1970

Le mime Marceau, vers 1970
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La pantomime, la mime sont des formes d'expression par gestes sans recours à la parole ; par extension, au théâtre, la pantomime elle-même constitue l'argument interprété par l'acteur – le pantomime ou, par contraction, le mime –, en fonction d'une histoire dramatique de composition (le mimodrame) ou d'un ensemble de situations comiques, sans intrigue et sans dénouement, animées par la verve de l'interprète (la pantomime sautante ou acrobatique, l'arlequinade). Si haut que cette forme remonte dans les lointains de l'humanité, elle n'a pris identité que dans la Grèce du ve siècle avant J.-C., d'où elle gagna Rome pour s'épanouir en Occident, non qu'elle se limite à ce continent, comme en témoignent les études consacrées au théâtre d'Afrique et d'Asie.

Origines antiques

Au cours des siècles, l'art de la pantomime ne s'est pas figé ; il a changé de contenu selon les époques et les circonstances. Bien qu'on attribue l'invention de cette forme théâtrale au poète grec Sophron de Syracuse (ve s.), on peut soutenir qu'elle existait bien avant lui. De tout temps, l'acteur placé dans un cadre de grande dimension doit multiplier ses gestes pour être compris ; il recourait parfois à un masque accusant ses traits, à un costume traditionnel caractérisant son personnage. Les mimes grecs, dans des scènes réduites à quelques types sociaux, animaient des parodies, ridiculisaient les travers de leurs contemporains. Ces imitations, servies par des mimes de plus en plus nombreux mais de moins en moins capables, passèrent de la caricature plaisante à la parodie si grossière que les auteurs de pantomimes comprirent la nécessité d'en relever l'esprit par la comédie de mœurs et de situations, ainsi que par des sujets touchant à la tragédie et à la religion. On y parlait peu, mais on y parlait encore.

À Rome, sous la République, la parodie des personnages appartenant à la classe dominante s'étendit à l'expression des sentiments sous les traits du niais, de l'amoureux, de l'avare, et à la raillerie de types populaires : belluaire, a [...]


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celles qui sont proposées par son rival, le chorégraphe Jean-Georges Noverre. Apôtre du ballet-pantomime, Angiolini défend la possibilité pour la danse de tout dire par elle-même et prône une pantomime chorégraphiée dite « mesurée », alors que Noverre promeut une pantomime « marchée » juxtaposée à une « danse d'expression ». En dépit de leurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gasparo-angiolini/#i_2910

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Dans le chapitre « L'âge tendre (1789-1814) »  : […] de Loaisel de Tréogate. Dès 1792, on pratiquait dans ce théâtre un genre paradoxal : la pantomime parlée. Ces pantomimes étaient à grand spectacle : elles comprenaient de nombreux décors, des costumes, de la musique, des ballets, des intermèdes acrobatiques ; on y voyait des mimes et des comédiens ; on y riait, on y pleurait. Elles donnèrent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-de-boulevard/#i_2910

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  • Jean-Paul MOURLON
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Tristan RÉMY, « MIME ET PANTOMIME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mime-et-pantomime/