LAPIN

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Mammifère, sauvage ou domestique, répandu dans le monde entier et adapté à tous les biotopes. Classe : Mammifères. Ordre : Lagomorphes. Famille : Léporidés.

Bien qu'il « ronge » tout ce qu'il trouve, le lapin n'est pas un rongeur ; il s'en différencie notamment par sa denture. Il possède un corps arrondi et des pattes robustes. Parfois confondu avec le lièvre, qui appartient à la même famille, il s'en distingue morphologiquement par des oreilles plus courtes et moins mobiles, et surtout par des membres postérieurs moins longs. De ce fait, le lapin a une vitesse de course inférieure à celle du lièvre (40 km/h pour le premier, 70 km/h pour le second). Ses yeux sont placés très latéralement, ce qui lui permet d'avoir un très grand champ visuel. Son épaisse fourrure est de couleur uniforme (brun, chamois ou gris) chez les espèces sauvages, bicolore ou tricolore chez les races domestiques. Le lapin est généralement plus petit que le lièvre : sa taille varie de 30 à 50 centimètres et son poids de 300 grammes à 2 kilogrammes (pour les espèces sauvages). Son espérance de vie peut atteindre dix ans.

Contrairement aux lièvres, les lapins creusent des terriers, réseaux de galeries et de « chambres » où ils se réfugient durant la journée. Ils sont généralement plus sociaux et forment souvent de grandes colonies.

Herbivores nocturnes, ils se nourrissent de matières riches en cellulose (herbe, feuilles, racines...). Ces aliments, peu digestes, demandent pour être entièrement assimilés plus d'un cycle de digestion. Ainsi, les lapins, comme tous les lagomorphes, pratiquent la cæcotrophie : après une première digestion, ils excrètent, à la fin de la nuit, de petites billes rondes et molles, les cæcotrophes, qu'ils réingèrent, ce qui permet à ces animaux de récupérer les protéines et les vitamines qu'ils n'ont pu assimiler lors du premier cycle de digestion. Les excréments issus de la seconde digestion (boulettes rondes et du [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages



Écrit par :

Classification


Autres références

«  LAPIN  » est également traité dans :

CATASTROPHES

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 7 339 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'analyse des catastrophes »  : […] Si les failles dans les systèmes évoquées plus haut se retrouvent systématiquement à la lecture des faits, il s'agit le plus généralement d'une succession de ces erreurs. C'est ce que les spécialistes du risque (risk managers, cindyniciens...) appellent l'arbre des événements ou arbre des défaillances. Le retour d'expérience consiste à recenser l'ensemble des erreurs possibles, à étudier leurs en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophes/#i_7062

COCCIDIES

  • Écrit par 
  • Robert GAUMONT
  •  • 3 136 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Cycles évolutifs »  : […] Le cycle évolutif comporte toujours les trois phases caractéristiques des Sporozoaires : schizogonie, gamogonie, sporogonie. On les étudiera chez Eimeria . Eimeria perforans et E. Stiedae sont deux espèces très voisines, parfois même confondues, qui provoquent chez le lapin la coccidiose intestinale ou hépatique. La première espèc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coccidies/#i_7062

FENNER FRANK JOHN (1914-2010)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 650 mots
  •  • 1 média

Le nom de l’Australien Frank Fenner est associé à deux événements majeurs en virologie médicale  : d’une part le contrôle de la prolifération des lapins en Australie grâce au virus de la myxomatose au début des années 1950, d’autre part l’éradication de la variole en 1980. Frank John Fenner est né le 21 décembre 1914 à Ballarat, ville minière de l’État de Victoria. Il grandit à Adélaïde (Australie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frank-john-fenner/#i_7062

MYXOMATOSE

  • Écrit par 
  • Louis JOUBERT
  •  • 1 124 mots

La myxomatose est une maladie inoculable d'une extrême contagiosité, presque toujours mortelle, autrement dit létale, étroitement spécifique du lapin domestique et du lapin sauvage ( Oryctolagus cuniculus ), non transmissible aux autres espèces et à l'homme. Elle est due à la propagation le plus souvent vectorielle (puces, simulies, moustiques) d'un pox-virus ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/myxomatose/#i_7062

RONGEURS ET LAGOMORPHES

  • Écrit par 
  • Robert MANARANCHE, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ
  •  • 2 880 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Les Lagomorphes »  : […] Le pelage des animaux de cet ordre ( lièvres, lapins, pikas...) est constitué d'une fourrure abondante, faisant pour diverses espèces l'objet d'une exploitation pour la pelleterie. L'élevage a permis de sélectionner chez les lapins des races particulièrement intéressantes de ce point de vue. Certaines espèces de lièvres, dit variables, ont une robe blanche en hiver, fauve en été. Des expériences […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rongeurs-et-lagomorphes/#i_7062

TUMEURS ANIMALES

  • Écrit par 
  • Jean-Charles FRIEDMANN, 
  • Rémi GÉRARD-MARCHANT, 
  • Charles GOSSE
  • , Universalis
  •  • 5 582 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Fibrome et papillome de Shope du lapin »  : […] Le fibrome est une tumeur sous-cutanée du lapin domestique et du lapin sauvage. Cette tumeur, d'étiologie virale, est bénigne, et elle régresse en dix ou quinze jours. Le papillome est une tumeur cutanée du lapin Cottontail ( Sylvilagus floridanus ). D'origine virale, elle évolue vers la malignité dans 25 p. 100 des cas. Il faut souligner que la myxomatose du lapin n'est pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tumeurs-animales/#i_7062

Pour citer l’article

Marie-Claude BOMSEL, « LAPIN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lapin/