JUPITER, planète

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les satellites

En 2008, on connaissait 63 satellites gravitant autour de Jupiter , mais la plupart sont de très petite taille. En fait, seize satellites, que l'on peut regrouper en trois catégories, ont été particulièrement étudiés :

Satellites de Jupiter

Tableau : Satellites de Jupiter

Les satellites. Les valeurs entre parenthèses comportent une incertitude supérieure à 10 %. tude supérieure à 10 %. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

– quatre petits satellites (diamètres ou dimensions voisins de 50 km) sont situés sur des orbites circulaires équatoriales très proches de la planète (demi-grands axes compris entre 1,79 et 3,11 rayons joviens) ;

– quatre « gros » satellites (diamètres voisins de 4 000 km), appelés satellites galiléens, gravitent également sur des orbites circulaires et équatoriales ; de Jupiter vers l'extérieur, ce sont Io, Europe, Ganymède et Callisto ; les trois premiers ont des périodes de révolution résonantes (la période sidérale de Ganymède est double de celle d'Europe et quadruple de celle de Io) ; les demi-grands axes des orbites sont compris entre 5,90 et 26,33 rayons joviens ;

Io: cartographie de la surface

Photographie : Io: cartographie de la surface

Cette «carte» en projection cylindrique présente la totalité de la surface du satellite galiléen Io. Elle a été établie à partir d'images obtenues par les sondes Voyager-1 et Galileo. 

Crédits : USGS/ JPL/ NASA

Afficher

Ganymède

Photographie : Ganymède

Cette image de Ganymède, un des quatre satellites galiléens, a été obtenue par la sonde Galileo le 26 juillet 1996. Les terrains sombres de Galileo Regio dominent la partie supérieure de l'image. Les terrains plus clairs sont parsemés de taches et de raies brillantes; on distingue en... 

Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

Afficher

– huit petits satellites externes (diamètres voisins de 20 km) possèdent des orbites fortement excentriques (excentricités comprises entre 0,15 et 0,4), directes ou rétrogrades, inclinées par rapport au plan équatorial de la planète (inclinaisons comprises entre 250 et 1650), et situées très loin de Jupiter (demi-grands axes compris entre 155 et 332 rayons joviens).

Tous ces satellites ont une période de révolution synchronisée avec leur période de rotation ; ils présentent donc toujours la même face vers Jupiter.

Les missions Voyager ont permis de survoler un petit satellite interne (Amalthée) et les quatre satellites galiléens. Les autres satellites ne sont connus que par des observations lointaines, depuis la Terre ou les sondes Voyager.

Les petits satellites

Le tableau 2 présente quelques caractéristiques des petits satellites. Les petits satellites internes sont de forme non sphérique et de couleur rouge. La couleur comme le spectre d'émission des petits satellites internes sont très différents de ceux des satellites externes et des astéroïdes. On pense que cette couleur et ces spectres sont dus à la contamination de leur surface par les poussières et les gaz volcaniques issus de Io.

Thébé, Amalthée et Métis

Photographie : Thébé, Amalthée et Métis

Ce montage de trois images obtenues en janvier 2000 par la sonde Galileo montre des petits satellites de Jupiter, Thébé, Amalthée et Métis (de gauche à droite), dont les dimensions relatives ont été respectées. Le nord est vers le haut de l'image, le Soleil éclaire les satellites depuis... 

Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

Afficher

Satellites galiléens : caractéristiques physiques

Tableau : Satellites galiléens : caractéristiques physiques

Principales caractéristiques physiques des satellites galiléens. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Satellites de Jupiter

Tableau : Satellites de Jupiter

Les satellites. Les valeurs entre parenthèses comportent une incertitude supérieure à 10 %. tude supérieure à 10 %. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Thébé, Amalthée, Adrastée et Métis

Photographie : Thébé, Amalthée, Adrastée et Métis

Ce montage d'images obtenues en 1998 par la sonde Galileo montre quatre petits satellites de Jupiter: Thébé, Amalthée, Adrastée et Métis (en haut, de gauche à droite); les dimensions relatives de ces objets ont été respectées. Les images du bas présentent les modèles des formes de ces... 

Crédits : JPL/ NASA

Afficher

Des huit satellites extérieurs, on ne connaît que les paramètres orbitaux, les diamètres approximatifs et les « couleurs » superficielles. Ils ont des diamètres voisins de 20 kilomètres et ils sont très sombres (albédos de 0,05) ; leurs spectres de réflexion sont semblables à ceux des astéroïdes. Ces propriétés spectrales et leurs caractéristiques orbitales indiquent que ce sont vraisemblablement des astéroïdes capturés.

Les satellites galiléens

Ces satellites (dont le tableau 3 présente les principales caractéristiques physiques) ont des tailles comparables à celles de la Lune et de Mercure. Pour le géologue, ce sont des « planètes » à part entière, qui circulent sur des orbites équatoriales et circulaires, de périodes commensurables pour les trois premières : la période sidérale de Io est de 1,77 jour, celle d'Europe de 1,77 × 2 jours, celle de Ganymède de 1,77 × 4 jours. Ces satellites ne sont vus que comme des taches lumineuses dans les meilleurs télescopes. Ils constituaient un des objectifs majeurs des missions Voyager et l'un des buts principaux de la mission Galileo. « »Aucun de ces satellites ne possède d'atmosphère dense ; les températures de surface sont voisines de — 150 0C.

Système de Jupiter

Photographie : Système de Jupiter

Ce montage d'images obtenues par la sonde spatiale Voyager-1 lors de son survol de Jupiter, au début de mars 1979, présente la planète géante et ses quatre plus gros satellites, les satellites galiléens, dans les positions qu'ils occupaient à l'époque du survol; les dimensions relatives ne... 

Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

Afficher

Satellites galiléens

Photographie : Satellites galiléens

Ce montage d'images présente, à une échelle commune, Jupiter et les quatre satellites galiléens: Io, Europe, Ganymède et Callisto (de haut en bas, dans l'ordre de distance croissante à Jupiter). Le diamètre d'Europe, le plus petit des quatre, est légèrement inférieur à celui de la... 

Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

Afficher

Satellites galiléens

Photographie : Satellites galiléens

Ce montage d'images acquises par la sonde New Horizons les 27 et 28 février 2007 présente, à une échelle commune, Jupiter et les quatre satellites galiléens: Io, Europe, Ganymède et Callisto (de gauche à droite, dans l'ordre de distance croissante à Jupiter). Le diamètre d'Europe, le... 

Crédits : JHUAPL/ NASA

Afficher

Structures internes et compositions

On ne possède aucune donnée directe sur la structure interne ou sur la composition de ces quatre satellites, mais trois sources d'informations différentes nous apportent des renseignements sur la composition chimique globale :

– les températures d'accrétion de ces corps peuvent être déduites des modèles de formation du système solaire ;

– la composition chimique de surface est connue grâce aux études de couleur, d'albédo et de spectre de réflexion effectuées depuis la Terre ;

– la densité globale est connue avec précision grâce à l'étude des trajectoires des sondes Voyager.

Dans cette région du système solaire, les modèles de formation des planètes et des satellites indiquent que les poussières qui sont à l'origine des corps importants étaient principalement constituées de silicates, de glace d'eau et d'une très faible fraction de glaces d'autres corps volatils (ammoniac NH3, méthane CH4, etc.).

L'observation des couleurs de surface, des albédos et des spectres indique que :

– la surface de Callisto est constituée [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 17 pages

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Médias

Jupiter : structure de la haute atmosphère

Jupiter : structure de la haute atmosphère
Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

photographie

Voyager

Voyager
Crédits : Encyclopædia Universalis France

vidéo

Jupiter

Jupiter
Crédits : Encyclopædia Universalis France

vidéo

Planètes géantes

Planètes géantes
Crédits : Courtesy NASA / Jet Propulsion Laboratory

photographie

Afficher les 60 médias de l'article

Écrit par :

  • : astronome titulaire à l'Observatoire de la Côte d'Azur
  • : professeur de classe exceptionnelle à l'université de Paris-VII-Denis-Diderot
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., astronome à l'Observatoire de Meudon
  • : docteur ès sciences, directeur de recherche au C.N.R.S.
  • : professeur de géologie à l'École normale supérieure de Lyon

Classification

Autres références

«  JUPITER, planète  » est également traité dans :

EXPLORATION DES PLANÈTES GÉANTES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 867 mots

Janvier 1610 Galilée découvre les quatre plus gros satellites de Jupiter, qu'il nomme « astres médicéens », et que nous appelons aujourd'hui satellites galiléens : il s'agit de Io, Europe, Ganymède et Callisto.1656 Christiaa […] Lire la suite

SURVOL DE JUPITER PAR LES SONDES VOYAGER

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 208 mots
  •  • 1 média

Lancées en 1977, les deux sondes spatiales Voyager de la N.A.S.A. survolent Jupiter en 1979 : Voyager-1 le 5 mars, Voyager-2 le 9 juillet, à des distances minimales de 206 700 kilomètres et 570 000 kilomètres du sommet des nuages, respectivement. Mettant à profit le champ gravitationnel de la planète géante, les sondes se dirigeront ensuite vers […] Lire la suite

ASTÉROÏDES

  • Écrit par 
  • Christiane FROESCHLÉ, 
  • Claude FROESCHLÉ, 
  • Patrick MICHEL
  •  • 10 663 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre «  Origine des astéroïdes »  : […] En ce qui concerne l'origine des astéroïdes, on doit tenir compte, d'une part, du fait que la masse concentrée dans la ceinture principale est très faible et bien inférieure à celle de toutes les planètes, d'autre part, que, grâce à la configuration de leurs orbites, les astéroïdes peuvent subir des collisions destructives, transformant graduellement la population de la ceinture principale en pou […] Lire la suite

ASTROLOGIE

  • Écrit par 
  • Jacques HALBRONN
  •  • 13 309 mots

Dans le chapitre « Le rapport planète-signe avant Ptolémée »  : […] Les luminaires ont certainement constitué le noyau d'un premier stade astrologique. Ce n'est que dans un deuxième temps qu'on a élaboré une astrologie incluant des astres moins présents. Or il nous apparaît que, dans l'arsenal astrologique, cette dualité n'a jamais tout à fait disparu, et que la Lune fait parfois double emploi avec Vénus, ou le Soleil avec Jupiter. Le dispositif de domiciles plané […] Lire la suite

COMÈTES

  • Écrit par 
  • Myriam DÉTRUY
  •  • 4 339 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Histoire et dénomination »  : […] Sur les quelque 5 400 comètes détectées jusqu'à aujourd'hui, celle de Halley restera sans doute la plus marquante de l'histoire. Recensée pour la première fois dans des chroniques chinoises en l'an 239 avant J.-C., elle apparut de nouveau en 1066, ce qui fut interprété par Guillaume le Conquérant comme un bon présage pour envahir l'Angleterre. Elle est d'ailleurs représentée sur la tapisserie de […] Lire la suite

ÉCLIPSES

  • Écrit par 
  • Bruno MORANDO
  •  • 2 370 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Intérêt astronomique des éclipses »  : […] Les éclipses de Soleil et de Lune ont joué un rôle important en astronomie. Aujourd'hui, seules les éclipses de Soleil présentent un intérêt pour les astronomes, car elles permettent d'étudier la couronne solaire. Cependant, des éclipses d'autres corps du système solaire présentent toujours de l'intérêt. Ainsi, les quatre gros satellites de Jupiter découverts par Galilée en 1610 s'éclipsent quand […] Lire la suite

ESPACE (CONQUÊTE DE L') - Des pionniers à la fin de la guerre froide

  • Écrit par 
  • Jacques VILLAIN
  •  • 14 624 mots
  •  • 43 médias

Dans le chapitre « Les planètes géantes »  : […] L'exploration des planètes géantes Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune est d'abord confiée à Pioneer-10 et Pioneer-11, lancées respectivement en 1972 et 1973 ; elles sont suivies, à partir de 1977, par Voyager-1 et Voyager-2, engagées dans un périple dénommé « Grand Tour ». Voyager-1 survole Jupiter en 1979, à la distance minimale de 206 700 kilomètres, et découvre des anneaux trop minces pour êt […] Lire la suite

ESPACE (CONQUÊTE DE L') - Succès et désillusions

  • Écrit par 
  • Jacques VILLAIN
  •  • 9 887 mots
  •  • 32 médias

Dans le chapitre « L'espace au service de la connaissance de l'Univers »  : […] Les activités spatiales ont permis de faire dans la connaissance de l'Univers un bond de géant que n'auraient pas permis les seuls télescopes terrestres : cette connaissance a en effet accompli plus de progrès au cours des cinquante premières années de l'ère spatiale qu'au cours des siècles précédents. Près de 200 sondes sont parties en direction de toutes les planètes du système solaire. Certain […] Lire la suite

EXOBIOLOGIE

  • Écrit par 
  • François RAULIN
  •  • 6 924 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « De Mars aux planètes extérieures »  : […] Malgré ses dimensions (son diamètre est la moitié environ de celui de la Terre) et son atmosphère très ténue, Mars a souvent été et est encore considérée comme le meilleur site dans le système solaire pour la recherche d'une vie extraterrestre. Dans les années 1860 et 1870, plusieurs astronomes, tels le Britannique William Rutter Dawes et les Italiens Pietro Angelo Secchi et Giovanni Schiaparelli […] Lire la suite

EXPLORATION DU SYSTÈME SOLAIRE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 3 518 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Jupiter »  : […] Survolée à plusieurs reprises dans les années 1970, la plus grosse planète du système solaire a été la cible de la sonde Galileo, lancée en 1989. En décembre 1995, le module principal fut placé sur son orbite tandis que la sonde d’exploration faisait son entrée dans l’atmosphère jovienne : elle a pénétré jusqu’à 200 kilomètres et transmis des informations pendant 59 minutes avant que l’énorme pres […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

18 octobre 1989 États-Unis. Lancement de la sonde spatiale Galileo

Celle-ci doit atteindre Jupiter en juillet 1995 et transmettre de précieuses informations sur l'atmosphère de la planète géante – au-dessus de laquelle elle larguera une mini-sonde – et sur ses satellites.  […] Lire la suite

25 août 1989 États-Unis. Survol de Neptune par la sonde Voyager-2

La sonde américaine Voyager-2, lancée en août 1977, et qui a déjà survolé Jupiter en 1979, Saturne en 1981 et Uranus en 1986, parvient, au terme d'un voyage de 4,5 milliards de kilomètres, à moins de cinq mille kilomètres de Neptune, la plus lointaine et la plus mystérieuse planète du système solaire. C'est l'occasion, pour plusieurs centaines de scientifiques du monde entier réunis au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena en Californie, d'observer « en direct » les premières images précises jamais prises de cet astre. […] Lire la suite

24 janvier 1986 États-Unis. Transmission par la sonde Voyager-2 d'une multitude d'informations sur Uranus

La sonde américaine Voyager-2, partie de la Terre le 20 août 1977, passe à 80 000 kilomètres de la planète Uranus, distante de la Terre de 3 milliards de kilomètres, après avoir visité Jupiter en juillet 1979 et Saturne en août 1981, et avant d'atteindre Neptune en août 1989. La moisson d'informations qu'elle transmet aux chercheurs de Pasadena (Calif. […] Lire la suite

Pour citer l’article

André BOISCHOT, André BRAHIC, Daniel GAUTIER, Guy ISRAËL, Pierre THOMAS, « JUPITER, planète », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 septembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jupiter-planete/