SWEELINCK JAN PIETERSZOON (1562-1621)

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Né à Deventer, fils d'organiste, Sweelinck suit son père à Amsterdam quand celui-ci est nommé titulaire du grand orgue de l'Oude Kerk et lui succède sans doute en 1577 à cette charge, qu'il conservera jusqu'à sa mort. À peine en poste, il voit son statut se modifier du fait de l'adoption par la ville d'Amsterdam de la religion calviniste. N'ayant pratiquement plus aucun rôle durant le service religieux, il donne presque quotidiennement dans son église des concerts publics qui feront beaucoup pour établir sa renommée de compositeur, de virtuose et d'improvisateur. Il y gagne aussi de nombreux élèves originaires des Pays-Bas et d'Allemagne, parmi lesquels Jakob Praetorius et surtout Samuel Scheidt ; par eux, son influence s'étendra sur toute l'école du nord de l'Allemagne, jusqu'à Buxtehude et même Bach. Il meurt à Amsterdam, n'ayant jamais quitté son pays dont il reste le compositeur le plus marquant. Il connaît fort bien la musique tant française (chansons et psaumes) qu'italienne (madrigaux et tablatures) et il est lié d'amitié avec l'Anglais John Bull. D'où, dans son œuvre, trois aspects essentiels. Il est, d'une part, un continuateur des polyphonistes français et italiens en s'orientant de préférence, comme son aîné Lassus par exemple (sauf dans le recueil de Rimes françaises et italiennes de 1612), vers un effectif choral de plus de quatre voix. De cette optique relèvent notamment trois recueils de Chansons (1592, 1593 et 1594) et aussi les cent cinquante-trois Psaumes français du psautier de l'Église réformée, qu'il revêt d'une musique de quatre à huit voix (quatre livres parus en 1604, 1613, 1614 et 1621). Il se montre, d'autre part, plus novateur encore dans ses Cantiones sacrae de 1619, trente-sept motets latins à cinq voix auxquels il adjoint une basse continue à l'instar des Italiens. Enfin et surtout, il est un véritable pionnier du clavier (clavecin et surtout orgue), domaine pour lequel sa produc [...]


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Pour citer l’article

Marc VIGNAL, « SWEELINCK JAN PIETERSZOON - (1562-1621) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-pieterszoon-sweelinck/