BOWMAN JAMES (1941- )

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La voie avait été ouverte, dès la fin des années 1940, par Alfred Deller, qui tutoya d'emblée les sommets ; le premier, il a remis à l'honneur l'art délicat du falsetto et a apposé, sur un vaste répertoire profane et sacré, une marque personnelle qui devait servir de référence à tous ceux qui lui ont succédé. En n'utilisant que partiellement les possibilités des cordes vocales, cette technique de chant parvient à obtenir, au prix d'un volume sonore réduit et d'une moindre richesse de timbre, un aigu d'une pureté irréelle et des vocalises d'une légèreté divine. Grâce à Deller va émerger une première génération de falsettistes – pour lesquels les notes élevées n'appartiennent pas au registre habituel de leur organe – et de contre-ténors – leur voix naturelle est celle d'un ténor léger –, spécialités communément regroupées sous l'appellation de haute-contre. Avec Paul Esswood et René Jacobs, James Bowman s'impose comme l'une de ses plus brillantes incarnations.

James Thomas Bowman naît le 6 novembre 1941 à Oxford (Angleterre). Suivant en cela une séculaire tradition britannique, il fait partie du chœur d'enfants de la cathédrale de la Sainte et Indivisible Trinité d'Ely (Cambridgeshire). La mue étant venue, il entreprend des études d'histoire au New College d'Oxford ; il intègre le New College Choir et le Christ Church Cathedral Choir qui font la gloire de sa ville natale. Il commence à travailler sérieusement sa voix au début des années 1960, et découvre alors ses étonnantes aptitudes pour le falsetto. Irrésistiblement séduit par sa prestation lors d'une audition, Benjamin Britten l'engage dans son English Opera Group et lui offre d'interpréter au festival d'Aldeburgh de 1967 le rôle d'Oberon dans son opéra A Midsummer Night's Dream, rôle écrit à l'intention de Deller et créé par celui-ci en 1960. James Bowman r [...]

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Pierre BRETON, « BOWMAN JAMES (1941- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-bowman/