OFFENBACH JACQUES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Des Bouffes-Parisiens à l'Opéra-Comique

L'occasion se présente en 1855 lors de l'Exposition universelle : Offenbach obtient, sur les Champs-Élysées, à côté du palais de l'Industrie, la concession d'un petit théâtre, qu'il baptise Bouffes-Parisiens. D'emblée, la bouffonnerie du compositeur enivre un public affamé de plaisir. Au mois de décembre, les Bouffes s'installent dans le théâtre du passage Choiseul. Une autorisation ministérielle permet à Offenbach de diriger les nouveaux Bouffes-Parisiens pendant cinq ans. Ses pièces ne doivent compter qu'un acte et quatre personnages au maximum. Il présente Der Schauspieldirektor de Mozart et organise un concours d'opérette remporté ex aequo par Georges Bizet et Charles Lecocq, tous deux auteurs d'un Docteur Miracle.

Mais les contraintes de la censure l'étouffent. Croquefer (1857) lui permet de tourner la difficulté en faisant intervenir un cinquième personnage, muet, qui s'exprime en brandissant des pancartes ! Rapidement, Offenbach se voit délivré de cette réglementation absurde et vole vers des ouvrages à grand spectacle. Le succès d'Orphée aux enfers (1858) arrive à point nommé pour l'arracher à des créanciers embarrassants, car sa gestion est assez catastrophique. Son vieux rêve resurgit alors ; il sollicite à nouveau les directeurs des théâtres impériaux et, cette fois, obtient satisfaction : en 1860, l'Opéra présente son ballet Le Papillon, que danse Emma Livry, et l'Opéra-Comique monte Barkouf ; deux échecs qui ne le guérissent pas. En 1864, à l'Opéra de Vienne, il donne Die Rheinnixen, opéra romantique en trois actes (où figure le thème qui deviendra celui de la barcarolle des Contes d'Hoffmann), et, à nouveau, s'égare hors de son domaine...

La Belle Hélène (1864) le ramène à la réalité : il continue d'exploiter la veine mythologique et construit un rôle sur mesure pour Hortense Schneider. Cette grande actrice, qu'il a engagée pour la première fois en 1855 dans Le Violoneux, devient sa [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France

Classification


Autres références

«  OFFENBACH JACQUES (1819-1880)  » est également traité dans :

OFFENBACH JACQUES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Timothée PICARD
  •  • 932 mots
  •  • 7 médias

20 juin 1819 Jakob Offenbach naît à Cologne, en Allemagne. Son père, Isaac Juda Eberst, avait adopté comme patronyme le nom de sa ville natale, Offenbach-sur-le-Main.1833 Isaac Offenbach envoie le jeune Jakob à Paris, espérant que son fils aura en France une meilleure carrière que celle que l'Allemagne réserve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/offenbach-reperes-chronologiques/

LA BELLE HÉLÈNE (J. Offenbach)

  • Écrit par 
  • Timothée PICARD
  •  • 298 mots

Celle que l'on considère comme la reine des opérettes françaises – bien qu'il s'agisse en réalité d'un opéra bouffe – est créée le 17 décembre 1864 au Théâtre des Variétés, à Paris. Offenbach a profité de la liberté des théâtres – un décret de Napoléon III du 6 janvier 1864 délivre les scènes parisiennes du poids des privilèges et de la contrainte des genres – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-belle-helene/#i_4877

FELSENSTEIN WALTER (1901-1975)

  • Écrit par 
  • Claude VAUGIER
  •  • 2 245 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le répertoire de la Komische Oper »  : […] Le metteur en scène est parvenu à maturité en 1947 et le répertoire de la Komische Oper est révélateur de ses goûts véritables. À l'évidence, Felsenstein préfère laisser à ses collaborateurs le soin de monter des ouvrages contemporains, même s'il met en scène Die Kluge de Carl Orff (1948), et L'Amour des trois oranges de Prokofiev (1968). Pour sa part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walter-felsenstein/#i_4877

MEILHAC HENRI (1831-1897)

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 408 mots

Après des études à Louis-le-Grand, Henri Meilhac est employé dans une librairie. Il acquiert vite une réputation d'humoriste doué d'un esprit caustique et d'une imagination quelque peu fantasque, grâce à des dessins et articles parus au Journal pour rire où il collabore de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Talin. En 1855, il débute au théâtre en faisant représenter au Palais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-meilhac/#i_4877

OPÉRETTE

  • Écrit par 
  • Sylvie FÉVRIER
  •  • 2 978 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'opérette classique »  : […] La meilleure définition de l'opérette pourrait être celle qu'en donnait Claude Terrasse : « L'opéra-comique est une comédie en musique, tandis que l'opérette est une pièce musicalement comique. » Au xix e siècle, enfin, on laisse s'ouvrir petit à petit quelques théâtres populaires, sévèrement surveillés par les gouvernements successifs, qui crai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/operette/#i_4877

Orphée aux enfers, OFFENBACH (Jacques)

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 544 mots

Dans le chapitre « Auteur »  : […] Le nom d'Offenbach demeure attaché à Paris et aux festivités du second Empire. En 1855, cet Allemand d'origine mais Français d'adoption et de cœur prend la direction d'un théâtre, qu'il baptise Bouffes-Parisiens. C'est là qu'il va connaître la consécration avec une série d'opérettes et d'opéras bouffes. Mais il subit le contrecoup de la guerre de 1870, et, piètre gestionnaire, se ruine à monter se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orphee-aux-enfers-offenbach-jacques/#i_4877

Voir aussi

Pour citer l’article

Alain PÂRIS, « OFFENBACH JACQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-offenbach/