MEILHAC HENRI (1831-1897)

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Après des études à Louis-le-Grand, Henri Meilhac est employé dans une librairie. Il acquiert vite une réputation d'humoriste doué d'un esprit caustique et d'une imagination quelque peu fantasque, grâce à des dessins et articles parus au Journal pour rire où il collabore de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Talin. En 1855, il débute au théâtre en faisant représenter au Palais-Royal deux vaudevilles, Garde-toi, je me garde et Satania, qui obtiennent peu de succès, mais qui attirent l'attention des critiques par leur façon bien parisienne. Il fait jouer ensuite de nombreuses comédies boulevardières, parmi lesquelles La Sarabande du cardinal (1856), L'Autographe (1858), Le Petit-Fils de Mascarille (1859), Ce qui plaît aux hommes (1860), écrite en collaboration avec Ludovic Halévy, La Vertu de Célimène (1861), œuvre remplie de combinaisons invraisemblables, L'Attaché d'ambassade (1861), Les Bourguignonnes (1861), livret d'opéra, et Le Menuet de Danaé (1861), de nouveau en association avec Halévy. À partir de ce moment, il compose presque toutes ses pièces avec ce dernier et ces deux auteurs remportent autant de succès qu'ils font jouer de pièces. Grâce à son sens de la réalité, Halévy atténue les tendances de Meilhac à tomber soit dans le précieux, soit dans un grotesque exagéré. Ils offrent des sujets au musicien Jacques Offenbach, opéras bouffes à mi-chemin entre le vaudeville et l'opérette : La Belle Hélène (1864), parodie bouffonne et anachronique de l'Antiquité, La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gerolstein (1867), La Périchole (1868). Charles Lecocq leur doit Le Petit Duc (1878), son opéra-comique le plus célèbre. Ils écrivent aussi des comédies légères et cocasses, notamment Fanny Lear (1868), Froufrou (1869), Tricoche et Cacolet (1872), L'Été de la Saint-Martin (1873), La Boule (1874), Le Mari de la débutante (1879).

Meilhac participe encore avec quelques écrivains à des livrets d'opéras-comiques : Manon de Massenet, Rip de Planquette entre autres. Par ailleurs, il collabore à La Vie parisienne et publie « Les Païens », morceau dramatique en vers publié dans La Revue de Paris. En 1888, il est élu au fauteuil de Labiche à l'Académie française.

—  Hélène LACAS

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Pour citer l’article

Hélène LACAS, « MEILHAC HENRI - (1831-1897) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-meilhac/