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«Huit et demi», F. Fellini

«Huit et demi», F. Fellini
Crédits : Embassy Pictures Corporation

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Le cinéaste Ettore Scola

Le cinéaste Ettore Scola
Crédits : R. Petrosino/ Mondadori Portfolio via Getty

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Paolo Sorrentino

Paolo Sorrentino
Crédits : Cinemafestival/ Shutterstock

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Le temps présent, entre mémoire et oubli

Au cours des décennies de 1980 et 1990, le cinéma italien a connu une phase aiguë de déclin suivie d'une nette reprise à partir des années 2000. Peu à peu s'était installée l'idée d'une cinématographie affaiblie et dont le renouvellement ne se faisait pas. Il est vrai qu'au répertoire des auteurs incontestés on ne peut noter qu'une seule révélation, celle de Nanni Moretti à partir de 1976, avec la surprise que constitua Io sono un autarchico (Je suis un autarcique), film à tout petit budget tourné en super-8. Moretti allait par la suite confirmer l'originalité de son talent (Palombella rossa, 1989 ; Caro diario [Journal intime], 1994), remportant la palme d'or au festival de Cannes en 2001 avec La stanza del figlio (La Chambre du fils) et devenant une figure emblématique de la résistance au berlusconisme (Il caimano [Le Caïman], 2006). À ses côtés, Gianni Amelio apparaît comme l'autre figure dominante du cinéma italien (Così ridevano [Mon frère] – Lion d'or à Venise –, 1998 ; Le chiavi di casa [Les Clefs de la maison], 2004 ; La stella che non c'è [L'Étoile imaginaire], 2006 ; Le Premier Homme, 2011).

Du point de vue quantitatif, le cinéma italien ne s'est jamais effondré. Si jusqu'en 1976 il se tournait plus de deux cents films par an, la baisse n'a pas dépassé le seuil d'une centaine de films. Depuis le début des années 2000, on assiste à une consolidation économique et à une reprise qualitative qui se traduit par la confirmation d'anciens talents (Ermanno Olmi, Marco Bellocchio) et par l'émergence de jeunes cinéastes qui n'hésitent pas à affronter les maux de la société italienne. Signe tangible de cette nouvelle vigueur, les prix du jury remportés au festival de Cannes en 2008 par Matteo Garrone (Gomorra, d'après le livre de Roberto Saviano) et Paolo Sorrentino (Il divo, portra[...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Jean A. GILI, « ITALIE - Le cinéma », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-le-cinema/