AMELIO GIANNI (1945- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

en Calabre en 1945, Gianni Amelio vient à Rome, attiré par le cinéma. Cinéphile passionné, il commence à réaliser des films pour la télévision en 1970. De nombreuses années de difficultés l'attendent avant qu'il ne soit reconnu, même si dès 1974 il est présent à Cannes avec La città del sole. Amelio aura été longtemps un créateur en proie au doute, ne parvenant pas à faire avancer ses projets les plus novateurs. Pendant cette période qui dure plus de dix ans et qui n'est que partiellement interrompue par Colpire al cuore (1982), le cinéaste accumule les expériences et les recherches. Il introduit aussi dans son œuvre un bagage culturel original, celui d'un homme du Sud hanté par le déracinement.

Dès son premier film, La fine del gioco, un moyen-métrage tourné en 16 mm, Gianni Amelio pose le problème des rapports entre le cinéma et son sujet – ici un jeune garçon accompagné par un éducateur vers un centre de redressement. Le second film, La città del sole, est apparemment très différent du premier. À la démarche documentaire succède la reconstitution historique et la tentative d'analyser, au travers d'une expérience passée, une problématique contemporaine. Œuvre métaphorique, le film s'interroge sur les liens qui existent entre l'utopie et l'action concrète. La città del sole s'inspire d'un ouvrage homonyme écrit au xvie siècle par le moine dominicain Tommaso Campanella. Dans ce livre, le philosophe calabrais décrit un État imaginaire où règne un communisme intégral.

En 1975, Gianni Amelio réalise un documentaire sur le tournage de Novecento de Bernardo Bertolucci, Bertolucci secondo il cinema : inoubliable ouverture, avec la musique de Johnny Guitar et Sterling Hayden découvert en paysan émilien fauchant l'herbe d'un pré. Amelio saisit les contradiction d'un tournage qui confronte autobiographie et distance critique, réalité et artifice, film militant et coproduction à gros budget, paysans de la basse vallée du Pô et stars internationales.

Choisissant de tourner avec une camér [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

Classification


Autres références

«  AMELIO GIANNI (1945- )  » est également traité dans :

ITALIE - Le cinéma

  • Écrit par 
  • Jean A. GILI
  •  • 7 718 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le temps présent, entre mémoire et oubli »  : […] Au cours des décennies de 1980 et 1990, le cinéma italien a connu une phase aiguë de déclin suivie d'une nette reprise à partir des années 2000. Peu à peu s'était installée l'idée d'une cinématographie affaiblie et dont le renouvellement ne se faisait pas. Il est vrai qu'au répertoire des auteurs incontestés on ne peut noter qu'une seule révélation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-le-cinema/#i_47959

Pour citer l’article

Jean A. GILI, « AMELIO GIANNI (1945- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gianni-amelio/