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«Huit et demi», F. Fellini

«Huit et demi», F. Fellini
Crédits : Embassy Pictures Corporation

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Le cinéaste Ettore Scola

Le cinéaste Ettore Scola
Crédits : R. Petrosino/ Mondadori Portfolio via Getty

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Paolo Sorrentino

Paolo Sorrentino
Crédits : Cinemafestival/ Shutterstock

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véritablement en 1905, avec le tournage du premier film de fiction, La Prise de Rome, le cinéma italien a connu l'une des histoires les plus riches de la production mondiale. Il figure encore aujourd'hui, après l'éclat de la période muette, le triomphe international du néo-réalisme, l'épanouissement des années 1960, parmi les pôles qui résistent le mieux à la mondialisation hollywoodienne.

Grandeur et décadence du cinéma muet italien (1896-1929)

Les débuts du cinéma en Italie se font, comme dans la plupart des pays européens, avec le Cinématographe des frères Lumière. Dès 1896, des opérateurs de la maison lyonnaise sillonnent la péninsule, prennent des « vues » et ramènent leurs sujets pour les présenter aux spectateurs. Alexandre Promio, par exemple, séjourne à Venise et filme le Grand Canal et la place Saint-Marc : ses vues prises d'un vaporetto constituent les premiers travellings – les catalogues de l'époque parlent de « panoramas » – de l'histoire du cinéma. D'autres opérateurs enregistrent des bandes à Gênes, Turin, Milan, Naples, Rome. À l'instar des frères Lumière, Filoteo Alberini (1865-1937) a bien fait breveter en novembre 1895 un appareil pour l'enregistrement, le tirage et la projection des images, mais il semble que cet appareil, le Kinetographe, soit demeuré à l'état de plan et ne connut même pas le stade du prototype.

En Italie, les salles fixes exclusivement consacrées au spectacle cinématographique apparaissent de façon précoce : dès 1897, des salles à Rome, Naples, Venise accordent une large place aux présentations de films. Filoteo Alberini inaugure à Florence en 1899 une salle réservée aux projections de vues fixes et d'images animées. Parti à Rome, il ouvre dans cette ville en 1904 un des premiers cinémas du monde – au sens contemporain du terme –, le Moderno. Conscient de la nécessité de lancer une production nationale, Alberini s'associe avec Dante Santoni pour créer en 1905 – dix ans après les Français – la première société de pr [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Jean A. GILI, « ITALIE - Le cinéma », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-le-cinema/