HYPOPHYSE ou GLANDE PITUITAIRE

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Syndromes posthypophysaires

Syndrome par défaut d'ADH

On ne connaît pas de tableaux cliniques précis imputables à un défaut ou à un excès d'ocytocine. En revanche, le défaut d'hormone antidiurétique (ADH), réalise le syndrome connu sous le nom de diabète insipide. Les tubes rénaux ayant perdu le pouvoir de réabsorber la majeure partie de l'eau filtrée en très grande abondance par les glomérules, il en résulte une émission intense d'urine (polyurie) entraînant une soif excessive (polydipsie) compensatrice. Les malades urinent cinq à dix litres et plus par vingt-quatre heures et, pour survivre, doivent ingérer des quantités égales d'eau. Tourmentés sans cesse par la soif, ils sont obligés de se lever plusieurs fois par nuit pour boire et uriner. Si l'on réduit leurs boissons à un volume normal, ils perdent rapidement du poids, se déshydratent, surtout aux dépens du secteur intracellulaire de leur organisme, et pourraient mourir si l'on prolongeait trop l'épreuve. On constate objectivement une augmentation de la concentration du sodium dans le sang, et l'impossibilité de concentrer l'urine, dont la densité reste basse (inférieure à 1,005), et dont l'osmolarité demeure toujours inférieure à celle du sang, ce qui traduit une « clearance de l'eau libre » constamment positive quelle que soit la sévérité de la restriction hydrique.

Cette épreuve de la soif, limitée à douze ou vingt-quatre heures, est nécessaire pour distinguer le diabète insipide vrai, par carence permanente d'hormone antidiurétique, de certaines vésanies de la soif qualifiées de potomanies, le plus souvent de cause psychique, et où le fait primitif n'est pas la polyurie, mais la polydipsie.

Diverses épreuves permettent encore de différencier les deux états, ce qui n'est pas toujours facile. Dans le diabète insipide vrai, contrairement à ce que l'on observe chez les sujets normaux et chez les potomanes, la polyurie provoquée expérimentalement par l'ingestion d'une assez grande quantité d'eau n'est réduite ni par l'injection intraveineuse de nicotine (épreuve de Cates et Ga [...]

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Système endocrinien

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Axe hypothalamo-hypophysaire

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Système hypothalamo-hypophysaire du chat

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  • : professeur honoraire de clinique endocrinologique à la faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie nationale de médecine

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Pour citer l’article

Jacques DECOURT, « HYPOPHYSE ou GLANDE PITUITAIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/hypophyse-glande-pituitaire/