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NELSON HORATIO NELSON vicomte (1758-1805) amiral anglais

Entré dans la marine à l'âge de douze ans, Horatio Nelson prend part à la guerre d'Amérique, puis il est affecté en 1793 à l'escadre de l'amiral Hood engagée contre la France en Méditerranée. C'est là, lors du siège et de la prise de Calvi, qu'il perd l'œil droit. Trois ans plus tard, à la bataille du cap Saint-Vincent, Nelson, qui commande le Captain sous les ordres de Jervi, prend à l'abordage deux vaisseaux espagnols et gagne ses galons de contre-amiral. Puis, c'est, en juillet 1797, l'échec devant Santa Cruz de Tenerife, où Nelson a le bras droit emporté. En 1798, Nelson est chargé de couper la route à la flottille française qui emmène Bonaparte en Égypte. Mais partout elle lui échappe : à Malte, à Candie, à Alexandrie même. Enfin, le 1er août, en rade d'Aboukir, Nelson attaque et détruit la flotte française ; l'amiral Brueys, qui le commande, est tué. Il vient d'enlever à la République sa dernière escadre et de couper à Bonaparte le chemin du retour. De là, Nelson se rend à Naples en proie aux révolutionnaires qui veulent renverser le roi Ferdinand IV. On lui reproche beaucoup la répression féroce pour rétablir la monarchie, permise par la reine Marie-Caroline, et sa favorite, lady Hamilton, avec laquelle il noue une liaison.

Horatio Nelson

Horatio Nelson

Bataille d'Aboukir

Bataille d'Aboukir

Rappelé par le gouvernement anglais, il conduit, en qualité de vice-amiral, la flotte britannique devant Copenhague où il anéantit la flotte danoise. Puis il reprend la lutte contre la France. C'est lui qui barre la route de la Manche à Napoléon qui, de Boulogne, voulait débarquer en Angleterre pour trancher le nœud de la coalition.

Bataille de Trafalgar

Bataille de Trafalgar

C'est lui qui poursuit en Méditerranée l'escadre commandée par l'amiral de Villeneuve. Indécis, persuadé de son infériorité, celui-ci se laisse bloquer dans le port de Cadix avec une escadre espagnole. Malgré les ordres de l'Empereur, Villeneuve sort pour affronter l'ennemi. Le 21 octobre 1805, au large du cap de Trafalgar, Nelson rencontre les deux flottes française et espagnole, toutes deux mal armées, mal encadrées et peu manœuvrières. Après avoir galvanisé ses équipages (« L'Angleterre compte que chacun fera son devoir ! »), l'amiral fonce sur l'ennemi en deux colonnes, fort de ses sept vaisseaux à trois ponts contre quatre. Grièvement blessé sur le pont du Victory, Nelson apprend, avant de mourir, que sa patrie est victorieuse. Les trente-trois vaisseaux de l'escadre franco-espagnole sont capturés ou en fuite. Villeneuve est prisonnier. La France n'a plus de marine et la patrie de Nelson demeure vraiment maîtresse des mers.

— Pierre GOBERT

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Écrit par

  • : ancien élève de l'École polytechnique, général

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Horatio Nelson

Horatio Nelson

Bataille d'Aboukir

Bataille d'Aboukir

Bataille de Trafalgar

Bataille de Trafalgar

Autres références

  • ABOUKIR BATAILLE D' (1er août 1798)

    • Écrit par Universalis
    • 504 mots
    • 1 média

    Appelée bataille du Nil par les Anglais, cette bataille est l'une des grandes victoires de l'amiral Nelson. Elle oppose le 1er août 1798 les flottes française et britannique dans la rade d'Aboukir, à proximité d'Alexandrie, en Égypte.

    En février 1798, le général Bonaparte,...

  • BATAILLES NAVALES (âge de la voile) - (repères chronologiques)

    • Écrit par Michèle BATTESTI
    • 1 040 mots

    31 juillet-8 août 1588 La Armada Grande (l'Invincible Armada), forte de 130 vaisseaux (dont 60 galions et caraques de guerre) et 30 000 hommes, est envoyée en mai par Philippe II pour envahir l'Angleterre. Harcelée depuis Plymouth par les Anglais, désorganisée par des brûlots, elle livre bataille...

  • GUILLAUME IV (1762-1837) roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et roi de Hanovre (1830-1837)

    • Écrit par Universalis
    • 511 mots

    Roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et roi de Hanovre (1830-1837), né le 21 août 1765 à Londres, mort le 20 juin 1837 au château de Windsor.

    Troisième fils du roi George III, le prince Guillaume Henri, duc de Clarence, surnommé par la suite le Roi marin, s'engage dans la Royal...

  • NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

    • Écrit par Universalis, Jacques GODECHOT
    • 8 337 mots
    • 18 médias
    ...bientôt envahi. Le 1er août, cependant, l'escadre française fut totalement détruite dans la rade d'Aboukir par la flotte de l'amiral Horatio Nelson. Bonaparte, qui se retrouvait prisonnier de la terre qu'il avait conquise, entreprit de doter le pays d'institutions politiques occidentales,...

Voir aussi