ROSSINI GIOACCHINO

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Le réformateur de l'opéra italien

Créateur avant tout, Rossini, déjà, brise la forme traditionnelle de l'opéra bouffe ; il orne ses mélodies, anime ensembles et finales, emploie des rythmes inusités, redonne à l'orchestre son importance et met le chanteur au service de la musique. Déjà, Le Barbier pointe sous La Cambiale. En 1812, Rossini écrit encore un oratorio : Ciro in Babilonia.

Grâce à l'intervention de la Marcolini, une cantatrice qui s'intéressait à lui, Rossini écrit pour la Scala de Milan La Pietra del paragone (La Pierre de touche, 1812), sorte de pierre de touche, en effet, de son génie naissant et qui le révéla, seulement âgé de vingt ans, à l'échelon national. Inlassable, il écrit encore L'occasione fa il ladro (L'occasion fait le larron), tandis que la famille Mombelli organise la première représentation de Demetrio e Polibio. Six ouvrages en une année ; qui oserait évoquer sa paresse légendaire ?

Sept ouvrages lyriques, quelques cantates, la fréquentation des milieux du théâtre et de la musique, les femmes, la vie facile ont donné à Rossini, ce pudique malicieux, une profonde connaissance de son métier et affiné son goût de la vie. Soucieux d'originalité, il est mûr pour les ouvrages majeurs. La voix n'a plus de secret pour lui ; le théâtre et les cantatrices non plus. Aussi les conceptions scéniques de l'époque le font-elles sourire. Venise, la ville la plus raffinée d'Italie, va lui offrir une vraie gloire avec Tancredi (1813) ; il réforme entièrement le vieil opera seria : il supprime les longues tirades de récitatifs et les remplace par des passages de déclamation lyrique ; il relie les mélodies vocales par un ornement orchestral, composant une authentique partition dramatique. L'œuvre enthousiasme les Vénitiens. La réussite de L'Italiana in Algeri (1813) lui succède. Dans le genre léger, Rossini réformait encore. Ces deux succès lui ouvrent en grand les portes de la Scala de Milan. Avec Aureliano in Palmira (1814), le compositeur affirme son autorité vis-à-vis des chanteurs : il décide d'imposer et d [...]

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Dans le chapitre « Rossini ou la renaissance belcantiste »  : […] Avec Mozart et contre Gluck, le compositeur de Tancredi , féru de chant, proclame l'assujettissement des mots à la musique et le refus de paraphraser de manière imitative les sentiments du texte théâtral, posant du même coup le principe d'un chant expressif, dédaigneux des effets extérieurs de l'émotion mais attaché à la susciter chez l'auditeur. L'ambition dépasse celle de l'opéra baroque, dont […] Lire la suite

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Dans le chapitre « Auteur »  : […] Enfant prodige - à vingt ans, il a déjà écrit sept ouvrages lyriques -, Rossini s'impose véritablement dans tous les genres de l'opéra à partir de Tancrède (1813). Jusqu'à l'âge de trente-sept ans, il accumule les succès : L'Italienne à Alger (1813), Elizabeth, reine d'Angleterre (1815), Le Barbier de Séville (1816), La Cenerentola (1817), Sémiramis (1823), Le Comte Ory (1828), notamment. M […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Jean-Louis CAUSSOU, Alain PÂRIS, « ROSSINI GIOACCHINO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/gioacchino-rossini/