MANSART FRANÇOIS (1598-1666)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Formation et œuvres de jeunesse

C'est à Paris, dans l'atelier de son père qui était charpentier, que Mansart fit son premier apprentissage, et ensuite auprès de son beau-frère le sculpteur Germain Gaultier ; son dernier maître fut un de ses oncles, Marcel Le Roy, qui était maître maçon et entrepreneur. Pour autant qu'on le sache, il ne voyagea jamais hors de France et il ne reçut aucune éducation formelle. Sa première commande dont il reste trace fut pour la façade de l'église des Feuillants, rue Saint-Honoré à Paris (1623), mais rien ne permet encore d'expliquer avec certitude comment il lui arriva d'être choisi pour ce travail important qui fut réalisé sous patronage royal.

Durant les années 1620 et le début des années 1630, Mansart réalisa un certain nombre de commandes d'importance médiocre, transformant quelques châteaux déjà existants (Berny, Coulommiers et Plessis-Belleville) et en construisant un (Balleroy, en Normandie) ; à Paris, il fit des travaux dans un hôtel particulier (l'hôtel de l'Aubépine) et dessina deux retables (pour Saint-Martin-des-Champs et Notre-Dame) ainsi qu'une petite église (celle de la Visitation, rue Saint-Antoine). Il ne reste de ces édifices que le château de Balleroy et l'église de la Visitation, mais ils révèlent la maîtrise des formes que possédait Mansart dès le début de sa carrière ; certains documents montrent que ses autres ouvrages n'étaient pas moins hardis et originaux. Dans tous les domaines, Mansart prouva sa capacité de repenser le type de monument qui se faisait à son époque et d'apporter des solutions neuves, sinon radicalement différentes. Il rejeta également une grande partie de la décoration affectée et trop recherchée que voulait la tradition, en faveur d'un style plus pur et plus classique.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages





Écrit par :

Classification


Autres références

«  MANSART FRANÇOIS (1598-1666)  » est également traité dans :

FRANÇOIS MANSART. LE GÉNIE DE L'ARCHITECTURE (dir. J.-P. Babelon et C. Mignot)

  • Écrit par 
  • Bruno TOLLON
  •  • 1 191 mots

Alors que jusqu'ici aucun livre de référence n'existait sur François Mansart (mis à part celui de Allan Braham et Peter Smith publié en 1973 en langue anglaise, depuis longtemps épuisé et jamais traduit). La célébration du quatrième centenaire de la naissance de l'architecte a mobilisé historiens et jeunes chercheurs et les a réunis autour de Jean-P […] Lire la suite

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - L'architecte

  • Écrit par 
  • Florent CHAMPY, 
  • Carol HEITZ, 
  • Roland MARTIN, 
  • Raymonde MOULIN, 
  • Daniel RABREAU
  •  • 16 573 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'évolution du statut de l'architecte en France »  : […] Le mot architecte figure dans le Dictionnaire français-latin de Robert Estienne (1549). À l'époque où certains souverains, comme Catherine de Médicis, se piquent de connaissances en architecture et où de savants gentilshommes, issus comme Pierre Lescot d'une famille de hauts fonctionnaires, font une brillante carrière d'architecte, les termes courants, « maître-niveleur », « mathématicien et géom […] Lire la suite

BLOIS CHÂTEAU DE

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 1 221 mots
  •  • 1 média

Résidence princière, puis royale, notamment sous les Valois, le château de Blois, resté à ce titre dans les mémoires pour divers épisodes majeurs de l'histoire de France comme l'assassinat du duc de Guise en 1588, est aussi l'un des monuments où se traduit le mieux l'évolution des différents styles architecturaux du Moyen Âge au xix e  siècle. Aussi fait-il partie des tout premiers édifices protég […] Lire la suite

BLONDEL JACQUES-FRANÇOIS (1705-1774)

  • Écrit par 
  • Michel GALLET
  •  • 3 043 mots

Dans le chapitre « Un professeur »  : […] Le Traité d'architecture connaît le succès, mais l'auteur ne sollicite pas pour autant la clientèle de ses riches lecteurs, il s'oriente vers un professorat qui préservera mieux son indépendance. Malgré les réticences de l'Académie royale d'architecture, jalouse de son propre enseignement, il ouvre en 1743, rue de la Harpe, une « École des arts ». Le cycle des études y est très complet. Blondel p […] Lire la suite

CIVILE CLASSIQUE FRANÇAISE ARCHITECTURE

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER
  •  • 1 119 mots
  •  • 1 média

Alors que l'architecture religieuse de la France du xvii e siècle suit, dans l'ensemble, les leçons que lui donnent les églises baroques d'outre-monts, l'architecture civile s'engage dans des voies différentes qui aboutissent à l'une des créations majeures de l'histoire de l'art : une architecture classique qui satisfait à deux programmes à peu près étrangers à l'Italie : le château et l'hôtel ur […] Lire la suite

CLASSIQUE ARCHITECTURE

  • Écrit par 
  • Claude MIGNOT
  •  • 4 854 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Du bon usage d'un mot : langage classique et grand style »  : […] Pour sortir de cet imbroglio sémantique, il convient sans doute d'exclure les appellations trop vagues où les deux termes sont en concurrence et se chevauchent sans contenu précis (âge classique, âge baroque, France classique, France baroque). On peut sans doute au contraire continuer d'utiliser le terme de classique au sens large, qui correspond à un phénomène culturel précis : « est classique un […] Lire la suite

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Portée européenne »  : […] L'ouvrage de Wölfflin L'Art classique porte en sous-titre : Initiation au génie de la Renaissance italienne , de sorte que l'art classique se trouve étroitement limité quant au temps et quant aux lieux. Mais ici l'autorité de Wölfflin n'a pas prévalu. Car le sens du mot « Renaissance », quasi-synonyme du xvi e  siècle, était beaucoup trop établi pour qu'on lui en substituât un autre. D'autre part […] Lire la suite

MAISONS-LAFFITTE

  • Écrit par 
  • Sophie CUEILLE, 
  • Claude MIGNOT
  •  • 2 984 mots

Dans le chapitre « Le château de Monsieur de Longueil »  : […] Issu d'une vieille famille parlementaire parisienne et veuf de son épouse Madeleine Boulenc de Crévecœur qui lui apporte par un faisceau d'héritages une fortune considérable, René de Longueil (1596-1677) se voit en position de rebâtir magnifiquement le manoir familial, dans l'espoir courtisan de retenir le souverain sur la route du château royal de Saint-Germain-en-Laye. Il s'adresse à François Ma […] Lire la suite

ORDRES, architecture

  • Écrit par 
  • Bernard HOLTZMANN, 
  • Claude MIGNOT, 
  • Éliane VERGNOLLE
  •  • 13 398 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Le langage des ordres : rhétorique et symbolique »  : […] Outil plastique, à la fois structural et ornemental, l'ordre est redevenu l'un des fondements du langage architectural. Certaines ordonnances dérivent directement des ordonnances antiques : portiques à la manière des frontispices de temples comme le Panthéon (chapelle de la villa Maser, villas Rotonda et Malcontenta, façade sur cour de la chapelle de la Sorbonne), ou ordres adossés à des arcades […] Lire la suite

Pour citer l’article

William Peter Jackson SMITH, « MANSART FRANÇOIS - (1598-1666) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-mansart/