FLANDRE ORIENTALE

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La province belge de Flandre orientale (Oost-Vlaanderen en néerlandais) a pour chef-lieu Gand (Gent) et compte cinq autres arrondissements (Saint-Nicolas, Termonde, Alost, Audenarde et Eeklo). Elle a une superficie de 2 982 km2 et compte 1 477 340 hab. en 2015. Elle constitua, durant la période du rattachement de la Belgique à la France, le département de l'Escaut, qui correspondait à la partie orientale de l'ancien comté de Flandre, dont Gand était la capitale. Gand est le siège d'un évêché et d'une importante université.

Belgique : carte administrative

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Carte administrative de la Belgique. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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De faible altitude, le territoire de la province appartient pour l'essentiel à la Flandre intérieure, région de sables et d'argiles pléistocènes et tertiaires très intensément cultivés dès le Moyen Âge. L'influence de la marée dans l'Escaut se fait sentir jusqu'au sud de Gand, à 160 kilomètres de l'embouchure du fleuve. Au sud de la province, aux frontières du Hainaut, une ligne de collines tertiaires, protégées de l'érosion par des indurations ferrugineuses, atteint des altitudes de 141 et 157 mètres (au mont de l'Enclus et au Pottelberg). Des paysages de polders apparaissent à l'extrême nord de la province. La province est parcourue du sud au nord par l'Escaut, dans lequel la Lys conflue à Gand et la Dendre à Termonde. Un canal maritime, accessible aux navires de 80 000 tonnes, relie directement Gand à l'Escaut en territoire néerlandais, à Terneuzen : long de 31 kilomètres, dont 15 en territoire belge, il permet d'éviter le long détour du fleuve par Anvers. L'Escaut et la Lys sont tous deux canalisés au gabarit de 1 500 tonnes.

Cœur de la Flandre textile historique, où prédominait le travail à domicile, la Flandre orientale a lourdement subi la crise de cette industrie durant le xixe siècle, même si Gand fut un foyer précoce de la mécanisation du travail du coton, dès les premières années du xixe siècle. La reconversion de l'appareil industriel est-flandrien a été remarquable après la Seconde Guerre mondiale, pour une part sur la base des efforts du patronat local, pour une autre du fait d'investissements étrangers ; ainsi une sidérurgie maritime a été implantée en bordure du canal de Gand à Terneuzen.

La province est parcourue par deux axes autoroutiers majeurs, celui de Lille vers Anvers et les Pays-Bas et celui de Bruxelles vers la côte belge et le tunnel sous la Manche, qui se croisent aux abords de Gand.

—  Christian VANDERMOTTEN

Écrit par :

  • : docteur en sciences géographiques, professeur à l'Université libre de Bruxelles, membre de la classe des lettres de l'Académie royale de Belgique, président de la Société royale belge de géographie

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BELGIQUE - Géographie

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  • Christian VANDERMOTTEN
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Dans le chapitre «  Répartition de la population et armature urbaine »  : […] Capitale, l'aire fonctionnelle couvre les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand, sauf au nord-est la zone polarisée par Louvain, l'est de la Flandre orientale, de larges portions du nord du Hainaut et de la province de Namur. L'aire fonctionnelle d'Anvers s'étend sur les arrondissements d'Anvers et de Malines (Mechelen)– cette […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/belgique-geographie/#i_50024

Pour citer l’article

Christian VANDERMOTTEN, « FLANDRE ORIENTALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/flandre-orientale/