ÉPILEPSIE

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Crise tonico-clonique : enregistrement polygraphique

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Crise tonico-clonique : enregistrement électro-encéphalographique

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John Jackson

John Jackson
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Traitement

La survenue inopinée de crises et le risque imprévisible d'accident expliquent le retentissement de l'épilepsie sur la vie psycho-affective et l'activité sociale, même si Jules César ou Dostoïevski sont des exemples a contrario.

Jusqu'au xixe siècle, des plantes, telles que le gaillet blanc, étaient prescrites comme remède. Avec le développement de l'industrie chimique, on utilisera successivement le bromure de potassium, puissant sédatif, puis les barbituriques, ensuite la phénytoïne (1937), dont la mise au point expérimentale a ouvert la voie à la pharmacologie moderne ; enfin dans les années 1960, la carbamazépine et le valproate de sodium.

Antiépileptiques

Les antiépileptiques actuels (AE), en nombre croissant, sont de mieux en mieux adaptés aux facteurs impliqués dans l'épileptogenèse (principalement renforcement de l'action du GABA via son métabolisme ou ses récepteurs, ou du rôle des canaux ioniques, principalement les canaux sodiques), mais ils le sont encore insuffisamment pour un ciblage vraiment spécifique.

En pratique courante, pour le moment, le choix du médicament repose sur la variété clinique des crises : pour s'en tenir aux « anciens » AE, le valproate de sodium est prescrit dans les crises généralisées, la carbamazépine dans les crises partielles, du moins en première intention ; en cas d'échec, un autre AE lui est substitué ou ajouté (bithérapie) ; quant au « petit mal », il requiert un médicament tout à fait spécifique, comme l'éthosuximide, qui agit sur des canaux calciques particuliers de type T.

Le choix doit tenir également compte, d'une part, des effets secondaires délétères du médicament, tels le risque tératogène ou la répercussion négative sur le psychisme et la vigilance, qui ne sont pas identiques pour tous les AE ; d'autre part, des interactions médicamenteuses : c'était le cas des AE des premières générations (à l'exclusion du valproate) vis-à-vis de la pilule contraceptive dont ils réduisaient v [...]

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Écrit par :

  • : chef de service honoraire de neurologie à la fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild
  • : professeur de neurophysiologie clinique à la faculté de médecine de Marseille

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Pour citer l’article

François MIKOL, Henri GASTAUT, « ÉPILEPSIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/epilepsie/