BARBIZON ÉCOLE DE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Paysage avec massif d'arbres. Scène pastorale, C. Corot

Paysage avec massif d'arbres. Scène pastorale, C. Corot
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie

La Clairière, N. Diaz de la Peña

La Clairière, N. Diaz de la Peña
Crédits : AKG

photographie

Scène pastorale, C. Troyon

Scène pastorale, C. Troyon
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Moutons dans les Highlands, R. Bonheur

Moutons dans les Highlands, R. Bonheur
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Tous les médias


Une des innovations les plus remarquables de la peinture européenne du milieu du xixe siècle réside dans la dévotion presque exclusive de peintres de grand talent à l'art du paysage. C'est là un fait que la critique et le public averti avaient reconnu comme une des manifestations majeures de l'art vivant. En France, cette découverte s'identifie avec les efforts de plusieurs artistes ; on groupe les idées qu'ils ont défendues et les styles qu'ils ont définis sous l'étiquette d'« école de Barbizon ». En fait, Barbizon, petit village en lisière de la forêt de Fontainebleau, devint le centre géographique et spirituel d'une colonie de peintres paysagistes de 1825 jusqu'aux années 1860-1870, années qui consacrèrent l'impressionnisme, mouvement découlant en partie de l'exemple des peintres de Barbizon.

La peinture de paysage avant l'école de Barbizon

Vers 1800 déjà, l'attention pour la peinture de paysage prenait figure de découverte. Certes, les peintres des époques antérieures n'étaient pas restés insensibles au spectacle de la nature, sachant s'en imprégner et l'analyser en termes susceptibles d'évoquer une expérience picturale. Le « paysage » avait donc été intégré dans les divers genres de la peinture : peinture à « sujet », peinture d'« histoire » illustrant les sujets sacrés ou profanes, portrait, peinture de genre, ou autres catégories. Toutefois, le paysage « pur », où présence et action de l'homme sont négligeables ou seulement accessoires, n'avait presque jamais paru devoir retenir l'attention des peintres et devenir la matière et le sujet d'un tableau. Néanmoins, et de tout temps, les peintres adonnés aux « grands genres » – peinture d'histoire ou portrait – n'avaient pas manqué de noter les émotions suscitées par la nature. Leurs œuvres, dont certaines étaient exécutées sur le motif, restaient toutefois de petit format, et souvent réalisées selon des techniques jugées s [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages




Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Californie, Berkeley (États-Unis)

Classification


Autres références

«  BARBIZON ÉCOLE DE  » est également traité dans :

ATELIER, art

  • Écrit par 
  • Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
  •  • 5 926 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « L'atelier cénacle. Sanctuaire romantique et grand atelier de la nature »  : […] De l'atelier traditionnel, il ne reste, au xix e  siècle, que la fonction pédagogique exercée par quelques grands maîtres, mais la pédagogie se ressent aussi de l'idéologie romantique, et le rapport du maître à l'élève est tout à fait original. Ce qu'on apprend d'un maître est d'ordre purement formel. Les marchands de pinceaux, de couleurs, de to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atelier-art/#i_5114

COROT JEAN-BAPTISTE CAMILLE (1796-1875)

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ
  •  • 1 653 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Corot, chef d'école ? »  : […] Corot se distingue donc autant du néo-classicisme qui constituait sa culture de jeunesse que d'un romantisme, devenu style officiel à l'époque de sa maturité. Admiré par Delacroix et par Baudelaire, par Millet et par Zola, il s'affiche indifférent aux débats artistiques de son temps. Sans préoccupations politiques, il commence en 1830 à peindre la cathédrale de Chartres, achevée en 1872 (musée du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/camille-corot/#i_5114

DIAZ DE LA PEÑA NARCISSE VIRGILE (1807-1876)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre MOUILLESEAUX
  •  • 477 mots
  •  • 1 média

Fils d'un exilé espagnol, Narcisse Virgile Diaz de la Peña a une jeunesse errante : de Bordeaux, sa ville natale, à Paris en passant par l'Angleterre ou le Languedoc. Jeune apprenti dans une fabrique de porcelaines de Paris, il s'initie à l'emploi des couleurs et fait la connaissance des peintres Jules Dupré, Raffet, Troyon. En autodidacte, il essaie de peindre les environs immédiats de Paris avan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/narcisse-virgile-diaz-de-la-pena/#i_5114

DUPRÉ JULES (1811-1889)

  • Écrit par 
  • Bernard PUIG CASTAING
  •  • 937 mots

Fort apprécié pour ses paysages, considéré souvent comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme, Jules Dupré est issu de cette génération de peintres qui, à partir de 1830, formèrent autour de Théodore Rousseau l'école de Barbizon, l'une des tendances du courant réaliste. Le doyen des critiques réalistes, Théophile Thoré (Thoré-Bürger), ne concevait-il pas l'art comme une manifestation de l'amo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-dupre/#i_5114

FRANÇAIS FRANÇOIS LOUIS (1814-1897)

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN
  •  • 372 mots

Né à Plombières-les-Bains, François Louis Français arriva en 1825 à Paris, où il travailla chez un libraire. Au bout de cinq ans, il put vivre de ses dessins, exécuta des vignettes sur bois pour des éditions de luxe et se fit un nom dans la lithographie. Élève de Corot, il exposa au Salon de 1857 son premier paysage, Une chanson sous les saules , peint avec H. Baron. En 1855, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-louis-francais/#i_5114

LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU : UN ATELIER GRANDEUR NATURE (exposition)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 1 092 mots

Le musée d'Orsay, en consacrant au printemps de 2007 une importante exposition à la forêt de Fontainebleau et l'art du xix e  siècle, a apporté un élément important à l'histoire de la peinture de paysage. Non que l'on n'ait, depuis un siècle, compris l'importance du lieu dans le développement du genre, ne serait-ce que par le concept d'« école de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-foret-de-fontainebleau-un-atelier-grandeur-nature/#i_5114

MILLET JEAN-FRANÇOIS (1814-1875)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre MOUILLESEAUX
  •  • 968 mots
  •  • 2 médias

La peinture de Millet, longtemps très populaire, a été appréciée en vertu de critères d'ordre social ou moral, mais rarement en tant qu'œuvre plastique : c'est ce qu'a justement entrepris la critique récente. Par ses origines, comme par l'univers de toute son œuvre, Millet fait figure de personnalité à part, généralement estimée pour ses qualités de générosité et de probité. Né dans le Cotentin, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-millet/#i_5114

MOTIF, peinture

  • Écrit par 
  • Guy BELOUET
  •  • 687 mots

Dans le langage de métier, le motif désigne pour les peintres le sujet d'un tableau : « travailler sur le motif », c'est se placer en présence d'un modèle, la toile vierge devant en principe devenir le miroir, plus ou moins fidèle, du spectacle contrôlé par le peintre. « Les miroirs devraient apprendre à réfléchir avant de nous renvoyer notre image », disait Jean Cocteau. Boutade d'un « surréalisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motif-peinture/#i_5114

ROUSSEAU THÉODORE (1812-1867)

  • Écrit par 
  • Jeremy STRICK
  •  • 4 134 mots
  •  • 3 médias

Avec Corot, Théodore Rousseau domine la peinture de paysage française du milieu du xix e siècle . Figure symbolique de l' école de Barbizon tout comme Millet, son ami intime, il incarne la lutte de la génération de 1830 contre les conventions et les règles académiques. Malgré des appuis importants, sa carrière fut marquée, des années durant, par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodore-rousseau/#i_5114

TROYON CONSTANT (1810-1865)

  • Écrit par 
  • Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
  •  • 883 mots
  •  • 2 médias

Les parents de Constant Troyon travaillaient à la manufacture de Sèvres, son père comme peintre décorateur, sa mère comme brunisseuse. L'enfant fut encouragé dans le domaine des arts par Riocreux, conservateur du Musée céramique, qui lui fit peindre des fleurs et des paysages « classiques », sous la direction d'un professeur, mais l'élève se tourna vite vers les études et croquis d'après nature. I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constant-troyon/#i_5114

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques de CASO, « BARBIZON ÉCOLE DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-barbizon/