DIAZ DE LA PEÑA NARCISSE VIRGILE (1807-1876)

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Fils d'un exilé espagnol, Narcisse Virgile Diaz de la Peña a une jeunesse errante : de Bordeaux, sa ville natale, à Paris en passant par l'Angleterre ou le Languedoc. Jeune apprenti dans une fabrique de porcelaines de Paris, il s'initie à l'emploi des couleurs et fait la connaissance des peintres Jules Dupré, Raffet, Troyon. En autodidacte, il essaie de peindre les environs immédiats de Paris avant d'étudier au Louvre les luministes : Corrège, Rembrandt, Prud'hon. De 1831, date de son premier envoi au Salon, jusqu'à sa mort, il connaît un succès relativement rapide auprès des collectionneurs et auprès des artistes qui vont devenir ses amis : Théodore Rousseau, Corot, Millet et Daumier. À cause d'une infirmité, le paysagiste ne vivra pas l'aventure des voyages, et cet admirateur de Hugo et de Delacroix ne verra que l'Orient de Decamps. En 1836 (année de sa rencontre avec Rousseau), il devient amoureux de la forêt de Fontainebleau où il trouve l'essentiel de ses motifs, choisis avec grand soin. Bientôt viennent se grouper autour de Rousseau, installé dans le village de Barbizon, des peintres qui vont faire éclater le cadre étriqué du paysage académique. Il s'agit d'une libération qui conserve l'exaltation dramatique des romantiques en lui alliant un sens très profond de la réalité. Le spectacle d'une clairière ou d'un sous-bois est tendu par une passion plus forte que l'anecdote visuelle. En même temps que Rousseau ou que Daubigny, Diaz a contribué à ôter au paysage le pittoresque théâtral des grands panoramas du romantisme ; plus originale encore est son intelligence de l'effet proprement pictural. Il connaît les ressources de la matière qu'il manie d'un pinceau fébrile. Comme un feu qui couve, la lumière rousse se glisse entre les masses de verdures à l'ombre épaisse et ardente. C'est toute la toile qui vit d'une lumière mystérieuse, aux « éblouissantes joailleries solaires » (Focillon). À partir de 1844, sa palette est faite de tons purs, appliqués par petites touches fl [...]

La Clairière, N. Diaz de la Peña

La Clairière, N. Diaz de la Peña

Photographie

Narcisse Virgile Diaz de la Peña, «La Clairière», 1870. Huile sur toile, 84 cm × 65,5 cm. Collection Marion et Hans-Peter Bühler. 

Crédits : AKG

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Écrit par :

  • : historien de l'art, chargé de mission à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites

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Dans le chapitre « Théodore Rousseau : le « paysage pur » »  : […] Si l'on voulait définir l'art des peintres de Barbizon en fonction de leur dévotion à la nature, celle où présence et action de l'homme sont exclues, Théodore Rousseau (1812-1867) s'imposerait comme le représentant le plus complet du groupe. Beaucoup plus attaché que ses camarades à Fontainebleau et à Barbizon où il passa régulièrement ses étés, R […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-barbizon/#i_5118

Pour citer l’article

Jean-Pierre MOUILLESEAUX, « DIAZ DE LA PEÑA NARCISSE VIRGILE - (1807-1876) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/narcisse-virgile-diaz-de-la-pena/