PÔLES DÉRIVE DES

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Dérive du pôle Nord magnétique

Dérive du pôle Nord magnétique
Crédits : Medi@terre-IPGP

photographie

Panache magnétique terrestre

Panache magnétique terrestre
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin


Les pôles magnétiques de la Terre, définis comme les points où le champ magnétique terrestre est exactement vertical, dérivent à une vitesse pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres par an. Cette dérive est causée par les mouvements de convection à l'intérieur du noyau terrestre, constitué à 90 p. 100 de fer à l'état liquide, qui sont à l'origine du champ magnétique terrestre. Au cours des années 1990, la vitesse du pôle Nord magnétique est brutalement passée de 15 à 60 kilomètres par an, après plus d'un siècle et demi de dérive beaucoup plus lente. Des travaux récents ont montré que ce phénomène était dû à une expulsion de flux magnétique à la surface du noyau, possiblement causée par la remontée d'un panache de fluide depuis la base du noyau.

Les pôles magnétiques

Les pôles magnétiques sont les points à la surface de la Terre où le champ magnétique terrestre est exactement vertical, c'est-à-dire où une boussole n'indique aucune direction dans le plan horizontal. Actuellement, le pôle Nord magnétique est situé dans l'Arctique canadien, tandis que le pôle Sud magnétique est situé au large de la terre Adélie, en Antarctique. Il s'agit en fait d'appellations conventionnelles faisant référence à la géographie et non à l'orientation du champ : au pôle Nord, le champ est dirigé vers le bas, selon une polarité magnétique « sud ».

En raison de la variation dite « séculaire » du champ magnétique terrestre, les pôles magnétiques dérivent lentement, à une vitesse de l'ordre de quelques dizaines de kilomètres par an. La variation séculaire se traduit en France par une évolution lente mais significative de la déclinaison magnétique, c'est-à-dire de l'angle entre la direction du champ et le pôle Nord géographique. Ainsi, à Paris, la déclinaison est passée de 220 vers l'ouest à l'époque napoléonienne à moins de 10 aujourd'hui. La variation séculaire trouve son origine dans le noyau terrestre, situé à 2 900 kilomètres de profondeur et composé de métal (90 p. 100 de fer) à l'état liq [...]


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Écrit par :

  • : physicien à l'Institut de physique du globe de Paris et à l'université du Colorado, Boulder, États-Unis

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«  PÔLES DÉRIVE DES  » est également traité dans :

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Pour citer l’article

Arnaud CHULLIAT, « PÔLES DÉRIVE DES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/derive-des-poles/