DÉBRIS SPATIAUX

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Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 

Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)

Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Radar Graves  

Radar Graves  
Crédits : Stephane Muratet/ ONERA

photographie

Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 

Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 
Crédits : NASA

photographie

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Détection des débris spatiaux et catalogage

La détection des débris orbitaux est très problématique. En effet, suivre un objet d’une taille d’une dizaine de centimètres à plusieurs milliers de kilomètres de distance est une tâche ardue.

Deux techniques complémentaires sont utilisées. D’une part, les télescopes permettent de suivre les objets qui ne bougent pas trop par rapport au capteur, donc essentiellement les objets situés au voisinage de l’orbite géostationnaire. Ces instruments peuvent alors avoir un temps de pose relativement long, ce qui permet de soustraire de l’image les étoiles présentes dans le fond et d’isoler les débris. La France, par exemple, dispose de trois télescopes dédiés à cette observation couvrant une grande partie de l’orbite géostationnaire. Ces « télescopes à action rapide pour les objets transitoires » (TAROT) sont implantés sur le plateau de Calern (Observatoire de la Côte d’Azur), en France, à La Silla (Observatoire européen austral), au Chili, et sur l’île de La Réunion. D’autre part, les radars, par leur principe même, peuvent détecter des objets qui se déplacent rapidement, à condition que ceux-ci ne soient pas trop éloignés. La France est équipée d’un radar nommé Graves (Grand réseau adapté à la veille spatiale) dont l’émetteur est installé près de Dijon et le récepteur sur le plateau d’Albion. Graves a été mis en service en 2005 pour surveiller les objets spatiaux orbitant au-dessus du territoire national, jusqu’à une altitude d’environ 1 500 kilomètres.

Radar Graves  

Radar Graves  

Photographie

Conçu par l’ONERA (Office national d’études et de recherches aéronautiques),  sous contrat avec la Direction générale de l’armement, le radar Graves (Grand réseau adapté à la veille spatiale) est un système de veille spatiale permettant de surveiller les satellites en orbite basse... 

Crédits : Stephane Muratet/ ONERA

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De nombreux pays utilisent ainsi télescopes et radars et fonctionnent de façon cohérente afin d’établir un réseau international de données. Le système le plus performant reste cependant, de loin, le réseau militaire américain SSN (Space Situational Network) qui alimente le catalogue Space-Track avec des TLE (two line elements), c’est-à-dire des éléments d’orbitographie décrits sur deux lignes pour chaque objet. Ainsi, dans ce catalogue, qui est actualisé plusieurs fois par jour, chacun des objets est id [...]


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Écrit par :

  • : ingénieur expert senior à la direction des lanceurs du Centre national d'études spatiales (CNES), président de la commission débris spatiaux de l'Académie internationale d'astronautique

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«  DÉBRIS SPATIAUX  » est également traité dans :

KESSLER SYNDROME DE

  • Écrit par 
  • Christophe BONNAL
  •  • 981 mots
  •  • 1 média

Dans un article publié le 1 er  juin 1978 dans la revue scientifique américaine Journal of Geophysical Research , les auteurs Donald J. Kessler et Burton G. Cour-Palais, deux experts de la NASA, identifiaient le risque d’une multiplication exponentielle du nombr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syndrome-de-kessler/#i_36426

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Pour citer l’article

Christophe BONNAL, « DÉBRIS SPATIAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/debris-spatiaux/