DÉBRIS SPATIAUX

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Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 

Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)

Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Radar Graves  

Radar Graves  
Crédits : Stephane Muratet/ ONERA

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Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 

Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 
Crédits : NASA

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Les paramètres influençant l’évolution de la pollution orbitale

L’évolution dans le temps du nombre de débris orbitaux est complexe à analyser, étant fonction de très nombreux facteurs difficiles à appréhender.

La modélisation de l’atmosphère est complexe, car la densité de cette dernière dépend fortement de l’activité solaire, qui est relativement imprévisible à long terme. Or cette densité a une influence très forte sur le freinage des objets orbitaux, donc sur leur durée de vie en orbite. Cette durée de vie est également fonction de la masse et de la forme des débris, ainsi bien sûr que de leur altitude. Quelle que soit l’altitude, l’atmosphère résiduelle suffit à freiner légèrement le satellite, entraînant à terme sa retombée sur la Terre. Cependant, la densité de l’air diminue très vite avec l’altitude : ainsi, à 300 kilomètres par exemple, elle n’est plus que d’un cent millième de pascal. Le nettoyage naturel est rapide pour des orbites très basses (périgées inférieurs à 400 km) mais devient excessivement faible au-delà de 700 kilomètres d’altitude. Un satellite Spot, par exemple, sur une orbite circulaire de près de 800 kilomètres d’altitude, peut raisonnablement espérer y rester pendant deux siècles. En revanche, la durée de vie d’un satellite en orbite géostationnaire se compte au moins en centaines de millénaires.

La probabilité de collision entre les objets et l’effet de ces chocs sont également difficiles à modéliser. Il est clair que deux collisions entre mêmes objets peuvent avoir des conséquences très différentes suivant qu’il s’agisse d’une collision de plein fouet ou sur le côté d’un objet, puis suivant qu’un de ces objets explose ou non sous l’impact. Les débris générés lors de cet événement doivent être caractérisés en termes de taille, masse, vitesse et direction d’éjection afin que l’on puisse les prendre en compte dans les calculs de risques de collisions ultérieures permettant de simuler la variation de la population orbitale à long terme.

Plusieurs modèles d’évolution dans le temps du nombre de débris orbitaux existent au sein des principales [...]

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Écrit par :

  • : ingénieur expert senior à la direction des lanceurs du Centre national d'études spatiales (CNES), président de la commission débris spatiaux de l'Académie internationale d'astronautique

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«  DÉBRIS SPATIAUX  » est également traité dans :

KESSLER SYNDROME DE

  • Écrit par 
  • Christophe BONNAL
  •  • 981 mots
  •  • 1 média

Dans un article publié le 1 er  juin 1978 dans la revue scientifique américaine Journal of Geophysical Research , les auteurs Donald J. Kessler et Burton G. Cour-Palais, deux experts de la NASA, identifiaient le risque d’une multiplication exponentielle du nombr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syndrome-de-kessler/#i_36426

Pour citer l’article

Christophe BONNAL, « DÉBRIS SPATIAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/debris-spatiaux/