DÉBRIS SPATIAUX

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Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 

Évolution du nombre d’objets artificiels dans l’espace 
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)

Distribution des objets artificiels en orbite (taille supérieure à 10 cm)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Radar Graves  

Radar Graves  
Crédits : Stephane Muratet/ ONERA

photographie

Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 

Satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) 
Crédits : NASA

photographie

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Depuis 1957, début de l’exploitation spatiale, de nombreux objets s’accumulent dans l’espace. En orbite autour de la Terre, cette population d’objets, dite population orbitale, s’accroît d’année en année. Quelque 18 000 gros objets sont recensés à ce jour. Parmi eux, seuls 6 p. 100 de ces éléments sont des satellites en activité. Le reste constitue ce que l’on appelle des débris spatiaux, ou débris orbitaux (expression totalement synonyme), c’est-à-dire des objets artificiels en orbite mais ne servant plus à rien.

Ces débris spatiaux constituent une menace pour les populations au sol puisqu'ils retombent, de façon aléatoire, à la surface de la Terre. Ils génèrent également un risque de collision en orbite, pouvant mettre hors d’usage un satellite actif, ou encore produire un plus grand nombre de débris à la suite de ces chocs à forte énergie. L’encombrement à long terme des orbites les plus utiles pourrait venir perturber l’exploitation de l’espace. Un ensemble de règles internationales ont été mises en place pour limiter cette pollution mais elles sont mal respectées, et des scénarios de nettoyage orbital à adopter en dernier recours voient le jour.

Origine et nature des débris orbitaux

Le lancement de la fusée soviétique R-7 Semiorka le 4 octobre 1957, plaçant en orbite Spoutnik, cette petite boule de 84 kilogrammes constituant le premier satellite artificiel, a marqué le début de la conquête spatiale, mais également celui de la pollution de l’espace. En effet, sur la même orbite que ce satellite, mais derrière lui, se trouvait le dernier étage de la fusée (assemblage de réservoirs et moteurs de 6,5 tonnes), devenu inutile dès la séparation du satellite et dangereux, tant par les risques de collision avec Spoutnik que par le risque d’explosion engendré par les ergols résiduels. Sur cette même orbite se trouvait également une petite coiffe conique (d’une centaine de kilogrammes), protégeant Spoutnik pendant la traversée de l’atmosphère et larguée devant le satellite une fois celui-ci en orbite.

Spoutnik lui-même a émis son f [...]


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Écrit par :

  • : ingénieur expert senior à la direction des lanceurs du Centre national d'études spatiales (CNES), président de la commission débris spatiaux de l'Académie internationale d'astronautique

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KESSLER SYNDROME DE

  • Écrit par 
  • Christophe BONNAL
  •  • 981 mots
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Dans un article publié le 1 er  juin 1978 dans la revue scientifique américaine Journal of Geophysical Research , les auteurs Donald J. Kessler et Burton G. Cour-Palais, deux experts de la NASA, identifiaient le risque d’une multiplication exponentielle du nombr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syndrome-de-kessler/#i_36426

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Pour citer l’article

Christophe BONNAL, « DÉBRIS SPATIAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/debris-spatiaux/