CONSCIENCE

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Les structures de l'être conscient

Un être en devenir

Il s'agit de décrire l'articulation des phénomènes qui engendrent l'ordre selon lequel se déroulent la pensée et l'action dont le sujet dispose. Car les perceptions du sujet, ses souvenirs, ses idées, son langage, ses prévisions et ses fins deviennent des réalités dont il est conscient, à la seule condition que tous ils se conforment à sa propre loi. Et ainsi, d'emblée, les phénomènes qui se succèdent ou s'impliquent dans la conscience ne sauraient être seulement envisagés comme le fameux stream of consciousness de W. James, mais plus exactement comme une organisation structurale, comme un ordre auquel le sujet se soumet pour progresser dans son autonomie. C'est dire que la description de ces structures ne peut se faire comme s'il était question de partes extra partes ou de figures de l'espace géométrique, ou encore d'une mosaïque fonctionnelle. Il s'agit plutôt de saisir le mouvement même de l'organisation de l'être conscient, pour autant que cette organisation constitue une architectonie de niveaux, de formes et de perspectives qui permettent au sujet d'avoir conscience de l'expérience actuellement vécue, c'est-à-dire d'en contrôler les catégories de réalité dans le champ de son actualité – et, au travers des champs successifs de son expérience, d'être conscient de son identité et de sa constance, c'est-à-dire d'être quelqu'un. Cette double structure synchronique (le champ de la conscience) et diachronique (le moi ou la personnalité) constituent les deux coordonnées temporelles en fonction desquelles se développe, se construit et s'affirme l'être conscient. À chacune de ces deux dimensions complémentaires de la « conscience » correspondent une organisation structurale et une dialectique propres, toutes les deux ayant en commun d'assumer ce que les béhavioristes appellent l'intégration du comportement ou ce qui, plus exactement, représente pour le sujet la subordination de ces moyens, que sont les forces de la vie, à ses fins, que sont les formes idéales de son existence.

Da [...]


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Écrit par :

  • : ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, médecin chef à l'hôpital psychiatrique de Bonneval

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CERVEAU HUMAIN

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COMA

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CONFUSION MENTALE

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Le trouble profond de la conscience qui caractérise l'état confusionnel se manifeste en clinique par un syndrome global qui traduit l'altération des fonctions perceptives et des synthèses mentales et qui comporte les traits suivants : obnubilation de la conscience à des degrés divers, qui vont de la simple obtusion à l'état stuporeux ; disparition des repères permettant de s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confusion-mentale/#i_2260

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
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CONSCIENCE PRISE DE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 1 594 mots

Le paradoxe aurait dû s'imposer depuis Freud : la prise de conscience ne rend pas conscient ce qui ne l'est pas ; elle n'admet (et ne garde) à la conscience claire que ce qui la sert sans la gêner, sans l'humilier, sans la troubler. Si quelque chose l'ennuie, elle le chasse ou s'y efforce. Si quelque chose l'offusque, l'irrite, elle ne l'affronte guère, ou elle ne l'affronte que le jour où elle es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prise-de-conscience/#i_2260

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
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Dans le chapitre « Philosophie, morale, littérature »  : […] L'intérêt traditionnel des philosophes pour la littérature s'est pour sa part intensifié mais aussi déplacé vers une saisie plus radicale de la connaissance à l'œuvre dans les textes littéraires. Jean-Louis Chrétien poursuit ainsi ses recherches sur l'intériorité humaine – qui l'ont conduit dans une perspective phénoménologique à de belles analyses de la voix et de la proue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_2260

DÉFENSE, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Odile BOMBARDE
  •  • 1 294 mots

Dans le chapitre « La protection du moi contre la pulsion »  : […] La défense témoigne donc de l'unité du psychisme. En effet, c'est bien lui qui est à l'origine de la tentative d'isolation que constitue la séparation entre la représentation perturbante et l'affect qui lui était originellement lié. Or l'oubli de l'événement traumatique avait été jusqu'alors compris comme un « clivage de conscience », primaire selon Pierre Janet, acquis selon Joseph Breuer. La dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/defense-psychanalyse/#i_2260

DÉLIRE

  • Écrit par 
  • Gabriel DESHAIES
  •  • 2 910 mots

Dans le chapitre « Les structures délirantes »  : […] Parler de structures délirantes ne veut pas dire qu'une espèce de forme sui generis habite ou parasite la personnalité, comme un ver le fruit. Cela signifie que la personnalité elle-même, en particulier le moi, se trouve submergée par une certaine dynamique affective, et elle tend à s'organiser ou à se réorganiser selon une structuration nouvelle, en l'occurrence délirante, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/delire/#i_2260

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
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Dans le chapitre « L'explication causale »  : […] Elle n'est pas absolument disjointe de l'explication spatiale, puisque le changement de place d'une qualité ou d'un principe plus ou moins immatériel est la première représentation qu'on a donnée de la causalité transitive. Réciproquement, la notion d'espace implique celle de localisation des objets (par exemple des particules) ; faute de celle-ci, la possibilité de suivre par continuité la trajec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_2260

EDELMAN GERALD MAURICE (1929-2014)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 932 mots
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Dans le chapitre « Edelman et la neurobiologie »  : […] Après les anticorps, Edelman s’intéresse aux interactions entre cellules, domaine neuf en 1970, et particulièrement aux molécules qui permettent aux cellules de se reconnaître entre elles et de se diriger vers leur cible finale dans l’organisme. On entrevoit à cette époque leur rôle dans le fonctionnement du système immunitaire et au cours du développement embryonnaire. L’organisme se construit a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerald-maurice-edelman/#i_2260

ÉPILEPSIE

  • Écrit par 
  • Henri GASTAUT, 
  • François MIKOL
  •  • 6 179 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Crises partielles à séméiologie élaborée »  : […] Les crises partielles à séméiologie élaborée sont provoquées par une décharge neuronique occupant une des vastes aires associatives frontales et temporales dévolues à des fonctions d'intégration responsables de l'élaboration du psychisme. On s'explique ainsi la complexité de la séméiologie clinique et l'étendue de la décharge électro-encéphalographique de ces crises ; on peut les classer en : –  c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epilepsie/#i_2260

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 768 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conscience comme relation »  : […] D'emblée, Sartre reprend un problème fondamental de la philosophie : les rapports entre la conscience et le monde, entre le « pour-soi » et l'« en-soi ». Il renvoie dos à dos les solutions idéaliste et réaliste et cherche, à partir de la phénoménologie husserlienne et sa théorie de l'intentionnalité, une nouvelle élaboration de leurs rapports. Le Heidegger d' Être et Temps v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-etre-et-le-neant/#i_2260

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La subjectivité de l'expérience »  : […] On s'accorde en général pour attribuer aux états mentaux que nous appelons des expériences les caractères suivants. En premier lieu, elles sont immédiates, au sens où les données qu'elles nous présentent appartiennent à une conscience actuelle (ici et maintenant) et paraissent primitives, c'est-à-dire ne requérir la médiation d'aucune connaissance conceptuelle ou propositionnelle. Elles relèvent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_2260

FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

  • Écrit par 
  • Alexis PHILONENKO
  • , Universalis
  •  • 8 846 mots

Dans le chapitre « Une histoire pragmatique de l'esprit humain »  : […] Dès lors la véritable Doctrine de la science peut commencer ! Le non-moi exerce un choc sur l'activité du moi – la déduction dialectique autorise cette supposition. Dans la seconde partie du paragraphe 4 de la Doctrine de la science , Fichte montre comment, à partir de ce choc, le moi vivant s'élève à ce que l'analyse dialectique avait découvert : la co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-gottlieb-fichte/#i_2260

FINALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond RUYER
  •  • 6 602 mots

Dans le chapitre « La conscience »  : […] Toute action finaliste postule l'existence de la conscience. Cette conscience peut être très vague, mais elle doit être présente au moins en quelques phases de l'action. La conscience du but, et surtout l'image du but manquent souvent. L'image du but demande un système nerveux perfectionné. Mais l'effort persistant, le besoin, la recherche d'information, le choix des moyens, tout cela est évidemme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finalite/#i_2260

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Phénoménologie, gestalt-théorie et écologisme »  : […] Nombre d'auteurs ont remarqué que la déréalisation du phénomène par réduction phénoménologique soulève d'inextricables difficultés lorsqu'il s'agit pour Husserl d'en revenir à la réalité physique. La reprise de l'ontologie aristotélicienne dans un cadre post-galiléen aboutit à une incompréhension radicale des sciences naturelles objectives. Entre les deux constitutions transcendantales, l'une d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_2260

HARTMANN EDUARD VON (1842-1906)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 545 mots

En réaction contre le positivisme en vogue à la fin du xix e siècle, la philosophie pessimiste d'Eduard von Hartmann postule l'existence d'un principe absolu du monde, l'inconscient, qui tient à la fois de la volonté selon Schopenhauer et de l'idée selon le système hégélien. Né à Berlin, officier de l'armée prussienne, Hartmann quitte l'armée pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eduard-von-hartmann/#i_2260

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 11 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée, concret ultime »  : […] Hegel situe lui-même sa philosophie dans la tradition idéaliste, en assimilant habilement à celle-ci, ou en récupérant à son profit, tout ce qui dans l'histoire de la pensée a fait mine de s'en séparer ou de la contrarier : matérialisme, « réalisme », empirisme, « naturalisme », etc. Tout ce qui a pu croire échapper illusoirement à l'idéalisme s'y retrouve heureusement après avoir parcouru des éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_2260

HISTORICITÉ

  • Écrit par 
  • Hans Georg GADAMER
  •  • 6 441 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Existence et finitude »  : […] C'est d'abord dans sa Psychologie des conceptions du monde ( Psychologie der Weltanschauungen , 1919) que Karl Jaspers a exposé sa doctrine des situations limites ; il l'a plus tard développée, en lui donnant une signification fondamentale, dans son ouvrage Philosophie . Mais, plus radicalement que lui, Heidegger a élevé la questio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/historicite/#i_2260

IDÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Joseph GABEL
  •  • 6 770 mots

Dans le chapitre « La typologie de Karl Mannheim »  : […] On peut enfin – simplifiant quelque peu la typologie de Karl Mannheim – distinguer le concept partiel et particulier (polémique) de l'idéologie, de son concept total et général (structurel). Le premier assume consciemment l'égocentrisme normal de la vie politique : l'idéologie, c'est la pensée politique de l'autre . De plus, il re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideologie/#i_2260

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
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Dans le chapitre « La transcendance horizontale »  : […] Mais transascendance ou transdescendance ressortissent encore à « l'imagination en hauteur » dont parlait Brunschvicg, et le tout-autre de Jaspers comme le tout-autre d'Emmanuel Lévinas se situent également à la verticale de l'homme. C'est avec l'existentialisme athée de Heidegger et de Sartre qu'on aperçoit une nouvelle forme de la transcendance, tout à la fois intérieure à ce monde-ci et distin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_2260

INCONSCIENT

  • Écrit par 
  • Christian DEROUESNE, 
  • Hélène OPPENHEIM-GLUCKMAN, 
  • François ROUSTANG
  •  • 8 260 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Moyens d'investigation de l'inconscient »  : […] Découvert dans le traitement des névroses, l'inconscient allait se révéler non seulement comme déterminant la genèse des maladies mentales, mais comme partie intégrante du psychisme humain. Tant qu'on identifie conscience et psychisme, tout ce qui échappe à la conscience ne retient pas l'attention et on y voit seulement un effet du hasard ou un raté inévitable de processus qui par ailleurs sont d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inconscient/#i_2260

INDIVIDUATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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Sur le plan philosophique, et d'une façon très générale, l'individuation désigne le processus d'organisation qui détermine la réalisation d'une forme individuelle complète et achevée. Qu'il y ait une réalité individuelle est une énigme métaphysique. Elle se constate. Comment la comprendre ? Derrière toute émergence d'une forme individuelle, comprise comme passage de la puissance à l'acte, Aristote […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individuation/#i_2260

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 073 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « De l’intelligence artificielle à l’informatique animiste »  : […] À partir de la fin des années 1990, on couple l’intelligence artificielle à la robotique et aux interfaces homme-machine, de façon à produire des agents intelligents. Ces derniers, qui sont des entités autonomes capables de percevoir leur environnement et d’interagir avec celui-ci, suscitent la projection d’une entité imaginaire. Ainsi un robot chien suggère-t-il la présence d’un chien avec ses a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence-artificielle-ia/#i_2260

INTENTIONNALITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
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Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet de connaissance, l'intentio était dite formelle. S'agissant d'un objet voulu, l'intentio était dite volitive. C'est grâce à s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intentionnalite-philosophie/#i_2260

INTERPRÉTATION

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 6 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La présentation à la conscience et l'effet de ressemblance »  : […] L'art d'interpréter consiste, pour l'analyste, à dévoiler à la conscience du patient son complexe inconscient tel qu'il se laisse indiquer et comprendre à partir des éléments (rêves, fantasmes, souvenirs) fournis par le sujet. En ce sens, l'interprétation se distingue déjà d'un acte de compréhension : elle est inséparable d'une communication verbale entre l'analyste et le patient et se définit co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation/#i_2260

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
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Dans le chapitre « Vers une intuition non catégorielle de la vie et du sens »  : […] L'intuitionnisme contemporain est, en effet, la recherche d'un au-delà de la logique. Au lieu que l'idéalisme kantien et post-kantien ne voulait concevoir l'objet que comme une médiation du concret par le formel, il s'annonce comme un retour au concret et veut mettre la conscience dans un rapport direct avec la réalité. Il se dessine dans un certain climat implicite du phénoménisme anglais et expl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_2260

JUNG CARL GUSTAV (1875-1961)

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Dans le chapitre « La structure de la psyché »  : […] Les Types psychologiques composés au sortir de cette gestation (1921) décrivent une structure quaternaire de la psyché (le quatre, la croix traduisant une totalité). Mais les quatre fonctions psychologiques : pensée, intuition, sentiment et sensation, dont l'importance respective caractérise les différents types humains, forment un instrument que l'homme doit manier pour évo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carl-gustav-jung/#i_2260

LACAN JACQUES (1901-1981)

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Dans le chapitre « La structure »  : […] Ce retour aux fondements ne vise à rien de moins qu'à une restauration du concept de l'inconscient. Lacan s'en était donné les prémisses dès 1936 dans sa communication reprise en 1949 sous le titre « Le Stade du miroir comme formateur de la fonction du Je ». Sans qu'y apparaisse une définition de la structure au sens strict, on y trouve un des éléments majeurs de la critique de la psychanalyse am […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-lacan/#i_2260

LE CERVEAU INTIME (M. Jeannerod) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre-Marie LLEDO
  •  • 1 019 mots

Siège de nos sens, de notre mémoire et de notre pensée, à ce titre, enjeu d'une longue convoitise théologique, philosophique et scientifique, le cerveau n'a encore livré qu'une infime partie de ses secrets. Marc Jeannerod (1935-2011) s’est s'attaché pendant plus de trente ans à en décrypter le fonctionnement. Professeur à l'université Claude-Bernard-Lyon I et directeur de l'Institut des sciences c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cerveau-intime/#i_2260

LIBERTÉ DE CONSCIENCE

  • Écrit par 
  • Valentine ZUBER
  •  • 1 468 mots

Dans le chapitre « Ce qu'est – et ce que n'est pas – la liberté de conscience »  : […] Si l'on admet que la liberté est le droit que possède l'homme d'agir selon son gré et non sous la pression d'une contrainte extérieure et que la conscience se définit comme le sentiment que l'homme a de lui-même ou de son existence, la liberté de conscience pourrait alors se caractériser par la faculté laissée à chacun d'adopter librement les doctrines religieuses ou philosophiques qu'il juge bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-de-conscience/#i_2260

MARX KARL (1818-1883)

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 533 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La préparation du « Capital » »  : […] « Marx vit dans un grand isolement [...]. Lorsqu'on lui rend visite, on est accueilli non par des salutations, mais par des catégories économiques » (Pieper à Engels, janv. 1851). Il poursuit des travaux théoriques acharnés, notamment à la salle de lecture du British Museum, qui portent surtout sur l'économie politique, mais également sur la philosophie, sur l'histoire, sur les sciences naturelles […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-marx/#i_2260

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'être et la conscience »  : […] Le deuxième énoncé du matérialisme consiste à affirmer le primat et l'indépendance du réel par rapport à sa connaissance, de l'être par rapport au pensé :  »Le matérialisme admet d'une façon générale que l'être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l'expérience humaine. Le matérialisme historique admet que l'existence sociale est indépendante de la consci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_2260

MARXISME - La réification

  • Écrit par 
  • Jacques LEENHARDT
  •  • 3 898 mots

Dans le chapitre « La conscience réifiée »  : […] Marx, le premier, avait relevé les conséquences que les processus définis plus haut engendrent soit sur le plan religieux, soit sur le plan philosophique. Ce n'est cependant qu'avec Lukács que cette analyse prend tout son développement sous le nom de réification ( Verdinglichung ), plus propre que l'expression « fétichisme de la marchandise » à caractériser un phénomène situé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-la-reification/#i_2260

MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 977 mots

Dans le chapitre « De l'« ego » transcendantal à l'intersubjectivité »  : […] Définissant les Méditations de Descartes comme le « prototype du retour philosophique sur soi-même », Husserl fait sienne la « nécessité d'un recommencement radical en philosophie ». Cette nécessité entraîne au-delà de son illustre modèle : Descartes n'a pas suffisamment mis en cause l'idéal géométrique d'un « fondement axiomatique », car la science géométrique elle-même a b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-cartesiennes/#i_2260

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conscience et le langage »  : […] La critique non pas de notre savoir mais de notre réflexion actuelle relative au comportement tient, elle aussi, en une phrase : le comportement n'est ni une chose, ni une idée. Positivement, il est une forme et, en tant que forme, il est aussi sens. Cela ne veut pas dire, sans plus, que toute forme est un sens. La Structure du comportement distingue et analyse divers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_2260

MÉTACOGNITION

  • Écrit par 
  • Joëlle PROUST
  •  • 1 924 mots

Dans le chapitre « Les sentiments métacognitifs  »  : […] Les sentiments qui dictent ces décisions – appelés « métacognitifs » ou « noétiques » (du grec νoεῖν, connaître) – prédisent ou évaluent l'incertitude liée à la tâche cognitive en cours. Certains sont prédictifs, comme le « sentiment de facilité » ou d'effort lié à la tâche à exécuter, le « sentiment de savoir » (c'est-à-dire de pouvoir retrouver un élément mémorisé antérieurement dans un temps r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metacognition/#i_2260

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Pour Pascal, le moi était haïssable : formule de moraliste, qui estime que le moi est « injuste », « tyrannique », qu'il se fait « centre du tout ». Loin du texte, près des réalités, Paul Valéry commente : « Le moi est haïssable..., mais c'est celui des autres. » Pour nos contemporains, pour les prophètes de la « mort de l'homme », le moi n'est pas seulement détestable ; il est suspect, il est déc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_2260

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de l'information »  : […] Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xix e  siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des représentants de la biol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_2260

ORDRE SYMBOLIQUE

  • Écrit par 
  • Alexandre ABENSOUR
  •  • 1 396 mots

Dans le chapitre « L'ordre de la conscience »  : […] On peut retracer les grandes étapes de l'élaboration de cette conception en observant le passage d'un symbolisme fondé sur la conscience à une théorie de l'ordre symbolique déterminant le sujet selon les lois de l'inconscient. Dans la Philosophie des formes symboliques (1923-1929), le philosophe allemand Ernst Cassirer élabore une vaste analyse de la culture selon les bases […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordre-symbolique/#i_2260

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Qu'appelle-t-on penser ?  »  : […] Le verbe « penser » et le substantif correspondant « pensée » recouvrent une grande variété d'activités, d'événements, de phénomènes ou d'états mentaux. On peut cependant distinguer deux sens principaux de ces termes. Au sens le plus large, une pensée est un certain état mental, dont le contenu représente un certain état de choses. « Il est tombé par terre parce qu'il pensait qu'il y avait une cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_2260

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « La notion de phénoménologie »  : […] Le mot de phénoménologie, sans doute créé par J. H. Lambert ( Neues Organon , 1764), signifie théorie de l'apparence. La conclusion de Lambert est que le monde des corps ne se montre à nous que comme une apparence. La formule précédait de dix-sept ans la première édition de la Critique de la raison pure . Par quel retournement la phénoménologie devait-e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_2260

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « L'« épochè » phénoménologique »  : […] Dès les Recherches logiques , le sens philosophique de la phénoménologie est clairement établi : il réside dans l'idée d'une corrélation a priori et universelle entre l'objet transcendant et ses modes subjectifs de donnée. Autrement dit, la phénoménologie a pour projet de préserver la transcendance du réel tout en respectant sa relativité à la conscience, ce qui revient à en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_2260

PHÉNOMÉNOLOGIE DE L'ESPRIT, Georg Wilhelm Friedrich Hegel - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 796 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'Absolu comme sujet »  : […] Hegel part des difficultés que, selon lui, la philosophie critique de Kant n'a pu résoudre : sujet et objet demeurent irrémédiablement séparés, si bien que le sujet reste simplement à l'extérieur de l'être. Réconcilier savoir et absolu, telle est la tâche qu'il se donne. Il faut donc dépasser le strict point de vue de la représentation afin de penser, de façon organique, les rapports entre pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie-de-l-esprit/#i_2260

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie »  : […] C’est le successeur de Leibniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754), qui introduira le terme « psychologie » dans la littérature pour désigner la science de l’ âme et qui établira une distinction fondamentale entre une « psychologie empirique » (1732) et une « psychologie rationnelle » (1734). Selon lui, la psychologie empirique (expérimentale) tire de l’observation et de l’expérien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_2260

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
  •  • 4 733 mots

Dans le chapitre « Directions de recherche en psychologie cognitive »  : […] Les limites du présent article ne permettent pas de passer en revue la variété des modèles qui ont été proposés dans les différents secteurs de la psychologie cognitive. On rappellera au moins la controverse qui occupa longtemps les psychologues sur la question de la nature des représentations mentales. Pour les uns, en effet, les représentations conservent la trace de la modalité sensorielle à pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-cognitive/#i_2260

PSYCHOPATHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Martial VAN DER LINDEN
  •  • 2 365 mots

Dans le chapitre « Les croyances dysfonctionnelles  »  : […] Les croyances dysfonctionnelles sont constituées d’un ensemble complexe d’associations entre concepts, stockées en mémoire à long terme et qui influencent le fonctionnement cognitif, affectif et relationnel. Par exemple, en raison d’expériences précoces et de facteurs de personnalité, les personnes ayant reçu un diagnostic d’anxiété sociale ont développé des croyances problématiques sur elles-mêm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychopathologie-cognitive/#i_2260

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Les thèses métaphysiques du réalisme »  : […] Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_2260

RECHERCHES LOGIQUES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 955 mots

Dans le chapitre « De l'intentionnalité de la conscience à « l'intuition catégoriale » »  : […] Les quatre premières Recherches s'efforcent de dégager la possibilité d'une phénoménologie des vécus théoriques (signification, expression, tout et parties, grammaire pure) en fournissant, dans l'extraordinaire détail de leurs analyses et de leur abstraction, les bases d'une théorie de la connaissance. Les Recherches  V et VI marquent un « retour au con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherches-logiques/#i_2260

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « La preuve par la force ; la sagesse et la liberté »  : […] Le sage ressemble au prophète en ce qu'il pense le « politique » au plus profond. Car le politique est fondé sur des preuves par le pouvoir ; et tout pouvoir se sert de preuve à lui-même à l'aide de sa propre force. Quand le sage observe donc les idoles du langage qui, jusqu'au cœur des théories scientifiques, font reposer la sagesse sur des déités verbales appelées principes, il observe que les s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_2260

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'intentionnalité »  : […] C'est de cette doxa qu'il faut se défaire, pour tenter de restituer à la fraîcheur de son invention la pensée de Sartre . De quelle « subjectivité » s'agit-il de faire la philosophie ? La première « obédience » de Sartre fut husserlienne, mais se révéla d'emblée contestataire et déviante. De la phénoménologie, Sartre a retenu, avec un émerveillement jamais démenti, la notio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_2260

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et phénoménologie »  : […] Husserl est beaucoup moins optimiste. La science moderne traverse aujourd'hui, selon lui, une « crise », qui n'est pas tant théorique que morale. Après avoir été synonyme de progrès, elle suscite de plus en plus souvent la défiance, voire l'hostilité. « Dans la détresse de notre vie [...], cette science n'a rien à nous dire. Les questions qu'elle exclut par principe sont précisément les plus brûla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_2260

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 550 mots

Dans le chapitre « Qu'est-ce qu'un sentiment ? »  : […] En fait, le mot « sentiment » connote des sens très divers, et les auteurs ne retiennent le plus souvent que l'un d'eux au détriment des autres. Ainsi, pour Malebranche, le sentiment est la perception confuse des choses et de soi-même ; les moralistes anglais du xviii e  siècle l'identifient avec la bienveillance, la sympathie spontanée ; Théodul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sentiment/#i_2260

SOI (psychologie)

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 321 mots
  •  • 1 média

« L'endroit où le soi, le non-moi psychologique, est endormi est l'endroit le plus banal du monde — une gare, un théâtre, la famille, la situation professionnelle. » La psychologie des profondeurs telle que l'a théorisée Carl Gustav Jung repose sur une distinction entre deux instances psychiques : le moi, « la personnalité empirique et consciente », et le soi, « [...] concept limite, exprimant un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/soi-psychologie/#i_2260

SOUFFRANCE

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 420 mots

Dans le chapitre « Statut métaphysique de la souffrance »  : […] Si la souffrance se développe d'abord dans la direction d'une compréhension des indices qu'elle dégage et dans celle d'une recherche de sa causalité ultime, on pourrait la définir comme l'expression du mouvement d'individuation en tant qu'il a pour corollaire un processus d'exclusion. De fait, tout se passe comme si l'irruption de l'autre dans notre vie psychique – ou l'absence de cette irruption […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/souffrance/#i_2260

SPALTUNG, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 717 mots

Traduit en français, suivant les usages qu'on en fait, par « séparation », « clivage » ou « dissociation », le terme allemand Spaltung n'est lui-même que la traduction par Freud d'une expression fréquente dans la psychiatrie française du xix e siècle, celle de « double conscience », utilisée en particulier par Pierre Janet. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spaltung-psychanalyse/#i_2260

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme libre et la joie »  : […] Souvenons-nous d'abord de la nature de la servitude : elle ne consiste pas dans la causalité stricte qui lie les idées aux idées et les événements matériels (ou corporels) aux événements matériels. Le déterminisme de la nature (si fortement affirmé par Spinoza) n'est jamais posé comme servitude : celle-ci n'est au contraire que l'ignorance des déterminismes et la soumission à des déterminations e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_2260

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mise à jour d'un ordre du symbolique »  : […] Le symbolique n'est pas seulement structuré, ce qui conduirait à chercher l'origine ou le fondement de sa structuration dans une démarche historique ou génétique, mais structurant, ce qui amène à questionner sa logique et à décrire les lieux de son efficace.  La reconnaissance d'un tel « ordre » oriente dans des directions variées la critique philosophique de la notion de représentation, qui infor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_2260

TEMPORALITÉ

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 315 mots

Terme abstrait, mais qui se veut concret. La temporalité est le temps vécu par la conscience, celui dont elle fait l'expérience et qui déploie, à partir du présent (seul moment que saisisse une attention opérante), un passé qui est fait de rétentions utilisées comme acquis et comme appoint pour l'action (mais c'est le présent qui somme et interprète ce qui fut actuel et ne l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temporalite/#i_2260

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Bergson »  : […] La conception bergsonienne du temps était, il y a peu, familière à tous les Français qui avaient suivi un cours de philosophie. Le grand mérite de son auteur est de n'en avoir pas proposé des versions foncièrement différentes, pendant le demi-siècle où il domina la philosophie française. Il s'agit toujours d'opposer la durée pure, qui est le temps vécu, à la variable numérique t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_2260

TEMPS / MÉMOIRE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 720 mots

Dans le chapitre « La conscience du temps  »  : […] Incapable de trouver dans aucune des trois dimensions du temps une quelconque réalité, une première conclusion s’impose à Augustin : ce n’est que par un acte de la conscience que le temps peut exister. On s’exprimerait fort mal en évoquant le passé, le présent et l’avenir. Ce qu’on devrait affirmer, c’est qu’il existe trois dimensions, qui sont « le passé-présent », « le présent-présent », et « l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps-memoire-notions-de-base/#i_2260

TOPIQUE, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 052 mots

Dans la théorie psychanalytique de Freud, on distingue couramment deux topiques successives ou conceptions des lieux psychiques. La première topique, élaborée à partir de 1900, distingue métaphoriquement dans l'appareil psychique : l'inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde, qui date de 1923, distingue le ça, le moi et le surmoi. Chacun de ces lieux ou chacune de ces instances psy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/topique-psychanalyse/#i_2260

TULVING ENDEL (1927- )

  • Écrit par 
  • Francis EUSTACHE
  •  • 407 mots

Endel Tulving, spécialiste de la mémoire humaine, est né en Estonie en 1927 et est professeur émérite à l’université de Toronto. Il est l’auteur de plus de deux cents publications et a reçu des prix prestigieux, comme le Wilhelm Wundt-William Jam es Award . Les contributions d’Endel Tulving associent des avanc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/endel-tulving/#i_2260

VALÉRY PAUL (1871-1945)

  • Écrit par 
  • Michel JARRETY
  •  • 7 585 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La maturité poétique »  : […] Sur les instances d'André Gide et de Gaston Gallimard, Valéry relut vers 1912 ses poèmes de jeunesse et entreprit de leur apporter les retouches que lui semblait exiger l'éventualité d'une publication aux jeunes éditions de la N.R.F. D'avoir ainsi renoué avec l'expérience poétique lui donna le désir d'une autre œuvre, qui n'excéderait pas quarante vers et sur quoi s'achèvera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valery-paul-1871-1945/#i_2260

VERTU

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 480 mots

Dans le chapitre « Le mythe vertuiste »  : […] « La vertu antique (αρετ̀η), écrit Hegel, avait une signification précise et sûre, car elle avait son contenu solide dans la substance du peuple, et elle se proposait comme but un bien effectivement réel, un bien déjà existant. » Comment contester l'exigence d'αρετ̀η, quand celle-ci est conçue, suivant les termes de Gorgias, comme « la chose donnant à qui la possède la liberté pour lui-même et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertu/#i_2260

VISION - Perception visuelle et conscience

  • Écrit par 
  • Sylvie CHOKRON, 
  • Christian MARENDAZ
  •  • 4 532 mots
  •  • 3 médias

L'approche scientifique de la conscience, du fait de sa nature subjective, a été très tardive. Elle a essentiellement concerné la perception visuelle car, outre qu'elle est la modalité sensorielle dominante chez les primates, elle se prête particulièrement bien à une approche expérimentale intégrée couplant état-conditionnement psychologique et activité du système nerveux central. Ce n'est que tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vision-perception-visuelle-et-conscience/#i_2260

VOIE, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 963 mots

Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est . Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à la sagesse, la connaissance de la réa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voie-symbolique/#i_2260

WANG YANGMING (1479-1529)

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 1 510 mots

Dans le chapitre « La philosophie de la conscience »  : […] La révélation qui a touché Wang Yangming en 1508, c'est que le saint doit tirer le vrai savoir de lui-même, et non le quérir dans le monde extérieur. Les contrariétés de la fortune ont manifesté que la vertu de lumière, pour reprendre les termes de l'antique Grande Étude ( Daxue ), seule capable d'éclairer la Voie, se trouve tout entière dans la « consc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-yangming/#i_2260

ZHU XI [TCHOU HI] (1130-1200)

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 1 777 mots

Dans le chapitre « La philosophie de la raison »  : […] La science divinatoire avait abouti très tôt, en Chine, à la formalisation de tous les phénomènes, physiques ou moraux, naturels ou historiques, selon les figures canoniques exposées dans le Livre des mutations ( Yi jing ), à savoir les soixante-quatre hexagrammes engendrés par toutes les combinaisons possibles deux à deux des huit trigrammes, eux-mêmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhu-xi-tchou-hi/#i_2260

Voir aussi

Pour citer l’article

Henri EY, « CONSCIENCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience/