CODEX MAYAS

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Codex de Dresde

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Codex de Paris

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Codex de Madrid

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Codex Grolier

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Le codex de Dresde

Le codex de Dresde (ou Codex Dresdensis) se trouve à la Sächsische Landesbibliothek de Dresde depuis son acquisition en 1739 par le directeur de la Dresdener Bibliothek, Johann Christian Götze. Il se compose de 39 feuilles de 20,4 × 9 centimètres chacune, soit 78 pages dont 4 vierges. Sa longueur totale atteint 3,56 mètres. Son histoire antérieure reste inconnue, même si l’on peut supposer qu’il est parvenu en Autriche peu de temps après la conquête. La chambre forte où il était conservé fut inondée en 1945, lors du bombardement de Dresde pendant la Seconde Guerre mondiale, lui causant quelques dommages.

Codex de Dresde

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On estime que le codex de Dresde provient de la cité maya de Chichén-Itzá. La divination et l'astronomie en constituent les parties principales, avec un catalogue des fêtes rituelles et des divinités qui y président. Bibliothèque nationale et universitaire de Saxe. 

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À une époque indéterminée, le manuscrit a été divisé en trois morceaux, ce qui a entraîné quelques problèmes de pagination, résolus par les chercheurs qui l’ont étudié, d’Ernst W. Förstemann à John Eric S. Thompson. Le texte qui se trouvait dans la partie supérieure de chacune de ses feuilles a été effacé par l’eau ou l’humidité. Malgré ces détériorations, le Dresdensis est le plus beau des codex mayas et le mieux conservé. C’est aussi le moins coloré, certaines pages ne jouant que sur deux tons.

Thompson estime, d’après des différences stylistiques et le jeu des couleurs, qu’il est l’œuvre de huit scribes différents. Il avance une provenance de la cité de Chichén-Itzá et propose une datation du xiiie siècle pour son élaboration. Une origine peu probable compte tenu des récentes révisions de la chronologie de Chichén-Itzá, qui situent la décadence de la cité entre 1000 et 1100 de notre ère. Le codex de Dresde est avant tout un traité de divination et d’astronomie. On y trouve en particulier des tables des cycles de Vénus et de la Lune, un catalogue des cérémonies du calendrier rituel de 260 jours et des fêtes agricoles, sous le patronage de leurs divinités respectives. C’est par l’étude de ce manuscrit que Förstemann est parvenu à déterminer la date d’origine du compte long des inscriptio [...]

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Éric TALADOIRE, « CODEX MAYAS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/codex-mayas/