GLUCK CHRISTOPH WILLIBALD VON

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Christoph Willibald von Gluck

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Christoph Willibald von Gluck

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Gluck au Burgtheater (1755-1770)

À la fin de 1752, Gluck s'installa dans la capitale autrichienne. Quelle que fût la nécessité de régénérer la musique dramatique dans la Vienne de Marie-Thérèse, c'est une raison politique qui en fit un haut lieu de l'opéra dans les années 1760. Un renversement des alliances favorable à la France fut en effet accompagné d'un changement d'orientation dans les spectacles de la ville, et le chancelier Kaunitz donna d'importantes responsabilités à un fin lettré, le comte Durazzo, Italien mais francophile, pour qu'il mît en œuvre cette nouvelle orientation esthétique. Durazzo fit du Burgtheater l'instrument privilégié de son entreprise, et Gluck se vit confier la responsabilité d'adapter au goût viennois des opéras-comiques directement importés de Paris ; non content de fournir des « airs nouveaux » à la troupe française de son théâtre, Gluck composa huit opéras-comiques de son cru, dont le dernier, La Rencontre imprévue (1764), constitue l'antécédent direct de L'Enlèvement au sérail de Mozart. Il fallut cependant attendre l'arrivée du poète et financier Raniero de Calzabigi, en 1761, pour que Durazzo trouve un librettiste à la hauteur de ses ambitions. Calzabigi était doublement qualifié pour cela, puisque non seulement il résidait à Paris au moment de la querelle des Bouffons (1752-1754), mais il connaissait mieux que personne les livrets de Métastase, dont il avait dirigé et préfacé l'édition parisienne de 1755. Le premier fruit de sa collaboration avec Gluck sera le ballet Don Juan, ou le Festin de pierre (1761), auquel succéderont trois grands opéras de la réforme viennoise, Orfeo ed Euridice (1762), Alceste (1767) et Paride ed Elena (1770).

C'est à Calzabigi que revient la paternité de la célèbre préface d'Alceste, publiée en 1769, où sont exposés les principaux griefs du clan réformateur contre le dramma per musica de type métastasien : il fallait en finir avec les longues ritournelles orchestrales, [...]


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  • : agrégé de l'Université, chargé de recherche au C.N.R.S.

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GLUCK CHRISTOPH WILLIBALD VON - (repères chronologiques)

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2 juillet 1714 Christoph Willibald von Gluck naît à Erasbach, près de Berching, dans le Haut-Palatinat.1754 Gluck devient directeur du Burgtheater de Vienne.5 octobre 1762 Orfeo ed Euridice (version italienne), azione teatrale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gluck-reperes-chronologiques/

ALCESTE (C. W. von Gluck), en bref

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Dès Orfeo ed Euridice en 1762, Christoph Willibald von Gluck affiche son ambition : réformer l'opéra. Sclérosé à ses yeux par un siècle d'opera seria italien dévolu à la virtuosité vocale et aux délices du bel canto, au détriment de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alceste-c-w-von-gluck/#i_5154

ORFEO ED EURIDICE (C. W. von Gluck)

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Cet Orphée fameux est une œuvre fondatrice qu'il est difficile d'appréhender sous un angle unique : Christoph Willibald von Gluck (1714-1787) en laissa deux versions distinctes : Orfeo ed Euridice, « azione teatrale », et Orphée et Eurydice […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orfeo-ed-euridice/#i_5154

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Dans le chapitre « Styles musicaux »  : […] Longtemps méprisé par les instrumentistes, l'alto a souvent été abandonné à des violonistes manqués. À l'orchestre, par sa position entre le violon et le violoncelle, il a longtemps tenu un rôle de « remplissage ». Christoph Willibald von Gluck sera le premier compositeur à donner à l'alto un rôle original, dans le récit d'Oreste d' Iphigénie en Tauride (1779), l'utilisant pour ses sonorités rauq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alto/#i_5154

ANGIOLINI GASPARO (1731-1803)

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Chorégraphe, librettiste, compositeur et théoricien italien, Gasparo Angiolini fut l'un des premiers à mêler danse, musique et intrigue dans des ballets dramatiques. Né le 9 février 1731, à Florence, Gasparo Angiolini (de son vrai nom Domenico Maria Angelo Gasparini) devient en 1757 maître de ballet à l'opéra de la cour de Vienne, où ses premiers spectacles dansés font souvent appel au geste pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gasparo-angiolini/#i_5154

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Dans le chapitre « De Rameau à Gluck »  : […] Jean-Jacques Rousseau et les Encyclopédistes furent, dans cette querelle, les ennemis les plus acharnés de Rameau et, malgré l'injustice des reproches qu'ils lui adressèrent, ils réussirent à faire condamner par une grande partie de l'opinion la musique française. La marquise de Pompadour et ses amis, qui soutenaient l'opéra français, tentèrent de lutter en essayant de faire un triomphe, en janvie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/querelle-des-bouffons/#i_5154

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Dans le chapitre « La réforme de Gluck »  : […] La destinée créatrice de Gluck a débuté sous le signe de la convention. Formé à l'opéra italien, il en composera plus d'une vingtaine dans la tradition de Johann Adolf Hasse et Métastase, avant de se tourner, à la fin des années 1750, vers l'opéra-comique français, genre qu'il pratique avec bonheur. Sa rencontre avec Ranieri de' Calzabigi (1714-1795), poète, dramaturge, aventurier et conseiller d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-histoire-de-peri-a-puccini/#i_5154

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Dans le chapitre « Rameau : le réveil »  : […] Remonté en scène à peu près en même temps que Monteverdi, Jean-Philippe Rameau eut à franchir d'autres obstacles. Ici, malgré une rupture analogue de toute tradition, le texte pose incomparablement moins de problèmes : ni cornet à bouquin, ni régale, ni chitarrone dans son orchestre, mais des hautbois, des bassons, des flûtes et des cordes parentes des nôtres. Rameau traverse d'ailleurs tout le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-le-renouveau-de-l-opera-baroque/#i_5154

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Le vocabulaire français étant le seul à avoir adopté l'expression « opéra-comique » pour désigner une forme de théâtre lyrique où les dialogues parlés alternent avec les scènes chantées, ce terme devrait s'appliquer à des œuvres aussi différentes que Fidelio , de Beethoven, et Carmen , de Bizet. En fait, la grande période de l'opéra-comique français proprement dit est la seconde moitié du xviii e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-comique/#i_5154

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Dans le chapitre « Auteur »  : […] À la fin de 1752, Gluck, né en Bavière, s'installe à Vienne après divers séjours en Bohême, en Angleterre, en Italie, en France. Il a alors composé une vingtaine d'opéras, tous en italien, et adapte pour le public viennois des opéras-comiques français, quand un événement décisif scelle sa destinée : il rencontre en 1761 l'Italien Ranieri de' Calzabigi, diplomate, ami de Casanova, littérateur, édit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orfeo-ed-euridice-gluck-christoph-willibald-von/#i_5154

PICCINNI NICOLA (1728-1800)

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Compositeur italien d'opéra né à Bari, connu surtout pour la querelle qui, en 1777-1778 à Paris, opposa ses partisans à ceux de Gluck. Élève à Naples de Leo et de Durante, Piccinni donne son premier opéra ( Le Donne dispettose ) dans cette ville en 1754. Appelé à Rome en 1758, il y écrit Alessandro nell'Indie , de style seria (sur un livret de Métastase), et en 1760 La Cecchina ossia la buona fig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicola-piccinni/#i_5154

SALIERI ANTONIO (1750-1825)

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  • Marc VIGNAL
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Compositeur italien né à Legnato Veneto (près de Vérone) mais ayant passé la quasi-totalité de sa vie à Vienne. Salieri arrive dans la capitale autrichienne en 1766 en compagnie de Florian Gassmann, qui lui enseigne la composition et le contrepoint, et y présente dès 1770 son premier opéra bouffe, Le Donne letterate . Nommé compositeur de la cour et maître de chapelle de l'Opéra italien à la mort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-salieri/#i_5154

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Pour citer l’article

Michel NOIRAY, « GLUCK CHRISTOPH WILLIBALD VON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/christoph-willibald-von-gluck/