CHLORURE D'HYDROGÈNE

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Formule brute : HCl

Masse moléculaire : 36,46 g

Point d'ébullition : — 84,9 0C

Point de fusion : — 114 0C

Température critique : 51,54 0C.

Gaz incolore d'odeur forte et étouffante, très soluble dans l'eau (qui à la température ordinaire en dissout environ 450 fois son volume), fumant dans l'air humide, corrosif.

On appelle acide chlorhydrique (esprit de sel, acide muriatique) les solutions aqueuses de HCl.

Les solutions aqueuses de chlorure d'hydrogène sont très corrosives et sont stockées dans des récipients en céramique, en verre ou en matières plastiques résistant aux acides. La solution commerciale (comportant de 28 à 35 p. 100 en poids de HCl) titre de 18 à 22 0Bé et se vend sous le nom d'acide chlorhydrique concentré. On trouve aussi le composé liquide sous forme anhydre malcommode et d'un usage limité (il nécessite un stockage en récipients lourds et coûteux). C'est un acide très fort dont les solutions aqueuses sont fortement dissociées ; la dissociation est totale en solution diluée.

Le chlorure d'hydrogène gazeux réagit à température relativement élevée avec les métaux et leurs oxydes, hydroxydes ou carbonates pour donner les chlorures correspondants.

Très inerte quand il est parfaitement débarrassé d'humidité, il réagit fortement en présence d'eau.

Ses réactions sont celles des acides forts habituels : action sur les métaux avec dégagement d'hydrogène, réactions avec les oxydes, neutralisation des bases avec formation d'eau et de sel : HCl + NaOH donnent NaCl + H2O ;

il déplace enfin les acides plus faibles de leurs composés. Il entre dans toutes les réactions caractéristiques de l'ion Cl des composés minéraux et c'est un puissant agent chlorurant des composés organiques. Avec certains métaux il forme des ions complexes (comme, par exemple, PtCl6, CuCl4, ...) ce qui explique la facilité avec laquelle il dissout certains métaux et oxydes métallurgiques, qui résistent ou sont faiblement attaqués par l'acide sulfurique ou l'acide nitrique.

Mélangé avec de l'acide nitrique (eau régale), il attaque même l'or, avec formation de sels complexes, et le platine.

Le chlorure d'hydrogène se prépare par action directe du chlore sur l'hydrogène à chaud (250 0C) : Cl2 + H2 donnent 2 HCl + 22 kcal/mole,

réaction qui est accélérée en présence d'humidité. Elle s'effectue aussi par inflammation directe des deux gaz au chalumeau.

chalumeau.

La méthode usuelle de préparation, aussi bien en laboratoire qu'industriellement, est son déplacement direct par l'acide sulfurique :2 NaCl + H2SO4donnent Na2SO4 + 2 HCl.

On l'obtient aussi par hydrolyse de certains chlorures (MgCl2 ou PCl3) ou comme sous-produit dans la chloruration de nombreux produits organiques (méthane, benzène...).

Les utilisations de l'acide chlorhydrique découlent de ses propriétés chimiques. C'est un réactif très couramment employé en laboratoire ; il sert à la préparation des chlorures métalliques, de l'hydrogène sulfuré, et trouve un emploi constant en volumétrie (titration des solutions basiques), le plus souvent en solution décinormale. L'industrie en consomme de grandes quantités pour le traitement des métaux et la concentration de certains minerais.

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« CHLORURE D'HYDROGÈNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/chlorure-d-hydrogene/