FONTAINEBLEAU CHÂTEAU DE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Fontainebleau

Fontainebleau
Crédits : Pascal Crapet/ Getty Images

photographie

Château de Fontainebleau: galerie François Ier

Château de Fontainebleau: galerie François Ier
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie


Situé au centre d'une magnifique forêt, le palais de Fontainebleau fut la résidence de presque tous les rois de France depuis Louis VII. L'époque la plus brillante pour le château est le xvie siècle. François Ier y réunit un groupe remarquable d'artistes italiens et français, qui agrandissent et décorent sa demeure : ils forment l'école de Fontainebleau. Sous Henri IV, un autre groupe composé de Flamands et de Français poursuit les travaux de décoration dans un esprit différent, formant la seconde école de Fontainebleau.

Fontainebleau

Fontainebleau

Photographie

Le château de Fontainebleau, en Île-de-France. 

Crédits : Pascal Crapet/ Getty Images

Afficher

L'ensemble du palais est très complexe, puisqu'il fut construit en plusieurs campagnes. Le noyau primitif est la cour Ovale, où le donjon médiéval est intégré dans des constructions du xvie siècle : porte dorée, ancienne entrée du château, par Gilles Le Breton ; portique de Serlio ; chambre de la duchesse d'Étampes garnie de peintures et de stucs par Primatice ; salle de bal, œuvre de Philibert Delorme, décorée par les fresques de Niccolo dell'Abate ; chapelle Saint-Saturnin.

François Ier réunit ces bâtiments à ceux d'une abbaye de Trinitaires, toute proche, par une longue galerie, la galerie du Roi, décorée par Rosso de fresques et de stucs. Les constructions du couvent sont intégrées dans le château et forment une grande cour rectangulaire, dont l'aile sud abrite la grotte des Pins, ouverte sur le jardin et la galerie d'Ulysse, sur les murs de laquelle Primatice peignit des grotesques et des scènes de la vie d'Ulysse. Après ces transformations, la cour entourée de bâtiments en grès avec chaînages de brique prend le nom de cour du Cheval blanc, parce qu'elle abritait une maquette en plâtre d'une statue équestre. On régularise l'espace compris entre ces deux cours en organisant la cour des Fontaines : portique plaqué devant le soubassement de la galerie François Ier et adjonction de l'aile de la Belle Cheminée, œuvre de Primatice. On poursuit ensuite la décoration de la chapelle de la Trinité au fond de la c [...]

Château de Fontainebleau: galerie François Ier

Château de Fontainebleau: galerie François Ier

Photographie

La galerie François Ier, château de Fontainebleau, dont le décor, alliant le stuc à la fresque, est l'œuvre du peintre Rosso Fiorentino, entre 1533 et 1539. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

Afficher

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris

Classification


Autres références

«  FONTAINEBLEAU CHÂTEAU DE  » est également traité dans :

ARCHITECTURE (Matériaux et techniques) - Brique et pierre

  • Écrit par 
  • Josiane SARTRE
  •  • 4 582 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'épanouissement du style « brique et pierre » à la Renaissance »  : […] 15 28 marque une rupture dans l'histoire de l'architecture polychrome française. À cette date commençaient à Fontainebleau les travaux de l'aile septentrionale de la cour du Cheval blanc : murs de pierre non appareillée couverts d'un enduit et ossature de brique, parti inverse du « brique et pierre », employé pour la première fois à notre connaissance en France et que nous appellerons le style […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-materiaux-et-techniques-brique-et-pierre/#i_29972

BIBLIOTHÈQUES

  • Écrit par 
  • Henri-Jean MARTIN
  •  • 8 913 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'époque moderne »  : […] Les livres commençaient à se trouver répandus chez les particuliers à la fin du Moyen Âge, et les collections de beaucoup d'établissements connurent au xv e siècle un accroissement considérable, notamment en Allemagne. Ce qui contribue à expliquer l'invention de l'imprimerie dans ce pays. Cependant, la découverte de l'Italie incita les rois de Fr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bibliotheques/#i_29972

CELLINI BENVENUTO (1500-1571)

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ
  •  • 1 409 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « « Ma vie de gloire et prouesses sans nombre » »  : […] En 1531, quand il ouvre son atelier ( bottega ) à Rome, Cellini est considéré comme le premier orfèvre de son temps. Rien de plus : quelques réalisations prestigieuses (le fermail de Clément VII en 1530), sa nomination comme maître de la monnaie pontificale en 1529 avaient consacré son habileté – comme artiste, comme courtisan et aussi comme défenseur de la cité, lors du Sac, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benvenuto-cellini/#i_29972

COLLECTIONNISME

  • Écrit par 
  • Olivier BONFAIT
  •  • 11 958 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Le « studiolo » et le « cortile » »  : […] Dans leur culte de l'Antiquité, les humanistes développent l'intérêt pour ses monuments, édifices, statues, médailles (c'est-à-dire des monnaies) et pierres gravées (gemmes et camées ). Ils légitiment en outre un rapport de plaisir artistique entre l'œuvre d'art et son propriétaire, comme en témoigne dans une lettre Pétrarque à propos du portrait de Laure, peint par Simone Martini. Enfin, en célé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/collectionnisme/#i_29972

FANTUZZI ANTONIO, dit FANTOSE (mort en 1550)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 225 mots

Parfois confondu avec le graveur italien Antonio da Trento, Antonio Fantuzzi est mentionné à Fontainebleau dans les comptes, entre 1537 et 1550. Il a travaillé surtout dans l'équipe de Primatice et à des ensembles aujourd'hui perdus qui rendent impossible l'identification de sa personnalité de peintre. Il a exécuté des patrons de grotesque au plafond de la galerie d'Ulysse, également détruite. À c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-fantuzzi/#i_29972

FRÉMINET MARTIN (1567-1619)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 314 mots

Né à Paris, Martin Fréminet est formé par son père, Médéric Fréminet, médiocre peintre, dans un milieu artistique pénétré d'influences bellifontaines. Vers 1587-1588, Fréminet se rend à Rome, où il se lie avec le cavalier d'Arpin. Il est vite célèbre, mais on ne connaît rien de son œuvre de cette époque si ce n'est par des gravures de son ami Philippe Thomassin (décoration d'une façade de palais ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-freminet/#i_29972

LE BRETON GILLES (1500 env.-1553)

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 149 mots

Fils du maître maçon parisien Jean I er Le Breton, qui, vers 1522, travaillait à la chapelle gothique du château de Vincennes, Gilles est aussi le frère de Guillaume et de Jacques Le Breton, constructeurs du château de Villers-Cotterêts (1533). Après avoir travaillé au couvent des Trinitaires de Fontainebleau (1527), il fut chargé, seul semble-t-il, des travaux d'extensio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-le-breton/#i_29972

PENNI LUCA (entre 1500 et 1504-1556)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 312 mots

Frère de Giovanni Francesco (il Fattore) et de Bartolommeo (qui travailla en Angleterre pour Henri VIII entre 1531 et 1533), l'artiste florentin Luca Penni est surnommé en France le Romain à cause de son style, celui de l'école de Raphaël dans laquelle il s'était formé avant son séjour à Fontainebleau. Il est cité dans les comptes entre 1537 et 1540, et ses gages montrent qu'il est tenu pour un ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luca-penni/#i_29972

PRIMATICE FRANCESCO PRIMATICCIO dit (1504-1570)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 1 045 mots

À l'époque où Primatice commence son apprentissage à Bologne, sa ville natale, il ne s'y trouve pas de grand maître : les peintres locaux travaillent dans le sillage de l'école romaine, et c'est auprès d'un élève de Raphaël, Bagnacavallo, que Primatice reçoit sa première formation. Ce que Bologne ne peut lui offrir, il va le chercher à Mantoue, près d'un plus éminent disciple de Raphaël, Jules Rom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/primatice/#i_29972

PRIMATICE, MAÎTRE DE FONTAINEBLEAU (exposition)

  • Écrit par 
  • Robert DUPIN
  •  • 993 mots

Francesco Primaticcio, dit Primatice, figure majeure du maniérisme italien et de la Renaissance française, n'avait jamais fait l'objet d'une exposition monographique en France, et depuis la thèse de Louis Dimier en 1900, non illustrée et à dire vrai dépassée, aucun grand livre ne lui avait été consacré. Cette situation était d'autant plus surprenante que la mémorable exposition […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/primatice-maitre-de-fontainebleau/#i_29972

RENAISSANCE FRANÇAISE, arts

  • Écrit par 
  • Jean GUILLAUME
  •  • 2 899 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les expériences de la région parisienne, le premier Fontainebleau »  : […] À son retour de captivité (1526), François I er décide de résider près de Paris. L'art de la Loire reste vivant, Chambord se construit, mais les innovations désormais apparaissent dans la région parisienne. Infatigable, le roi ouvre de nouveaux chantiers : Fontainebleau , Madrid (au bois de Boulogne – détruit), l'Hôtel de ville de Paris, Saint-Germain, Villers-Cotterêts.. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renaissance-francaise-arts/#i_29972

STUC

  • Écrit par 
  • Nicole BLANC
  •  • 3 865 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La postérité du décor de stuc »  : […] Le stuc perdure dans l'art paléochrétien, mais seule Ravenne possède un monument de quelque ampleur avec le baptistère pré-byzantin des orthodoxes du milieu du v e  siècle : la voûte éblouissante de mosaïques dorées reposait sur une arcade ornée d'édicules de stuc abritant chacun un évêque, debout dans une pose hiératique. En France, l'époque caro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stuc/#i_29972

Pour citer l’article

Renée PLOUIN, « FONTAINEBLEAU CHÂTEAU DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/chateau-de-fontainebleau/