BOUDDHISME (Histoire)Le Buddha

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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Buddhapada. Andhra Pradesh, Inde

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On donne le titre de Buddha, celui qui s'est « éveillé » à la Vérité, à un sage de l'Inde antique qui enseigna une méthode destinée à découvrir la réalité cachée derrière les apparences et à se libérer définitivement des illusions, des passions et de la douleur inhérente à toute forme d'existence.

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Éveil philosophique en Méditerranée. Les Achéménides au Moyen-Orient. Monte Albán en Amérique centrale. Alexandre le Grand.Le milieu du Ier millénaire avant J.-C. est une époque de conquêtes.Dans les steppes de Sibérie, les Xiongnus fondent une vaste confédération de tribus, aussi... 

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Pour lui, comme pour presque tous les Indiens, chaque mort est suivie d'une renaissance, mais il croit, en outre, que celle-ci est causée par le désir et déterminée par la valeur morale des actes précédemment accomplis. Celui qui veut briser la chaîne sans fin des existences successives et goûter alors la béatitude de l'« Extinction » (nirvāṇa) doit observer rigoureusement les règles de la morale et pratiquer assidûment diverses méthodes psychiques permettant, les unes de connaître clairement la Vérité, les autres d'épuiser progressivement les passions et de développer la sérénité.

Une telle discipline ne peut être suivie que par des ascètes ayant renoncé à tous les plaisirs ou biens de ce monde et menant en communauté une vie austère. Celle-ci est réglée dans ses moindres détails par un code monastique dont les multiples articles ont été fixés par le Buddha pour assurer le bon ordre de la communauté des moines et permettre à chacun de ceux-ci d'avancer correctement sur la longue et rude Voie de la Délivrance.

Presque tout ce qui peut nous aider à connaître la vie et l'œuvre du Buddha lui-même se trouve dans l'énorme masse des textes canoniques parvenus jusqu'à nous et appartenant à plusieurs sectes antiques. Malheureusement, les informations que nous en pouvons tirer y sont éparpillées et elles ont subi des altérations souvent importantes durant le demi-millénaire où ces textes ont été transmis par voie orale avant d'être fixés par écrit vers le début de l'ère chrétienne.

Pour essayer de retrouver dans tout cela ce que furent vraiment la vie et l'enseignement du Buddha, il faut d'abord chercher à établir une stratification chronologique, au moins relative, entre ces innombrables textes, entre les éléments qui les composent et donc entre les informations qu'ils contiennent. Pour cela, deux méthodes principales sont employées aujourd'hui. L'une examine minutieusement l'état de la langue et celui de la métrique des ouvrages conservés sous leur forme originelle, en sanskrit ou en pāli. L'autre compare en détail toutes les versions d'un même texte, en langue indienne et en ses traductions chinoises, tibétaines ou autres, et aussi celles des textes parallèles. Quoique ces deux méthodes aient déjà donné des résultats fort intéressants, elles n'ont encore pu être appliquées qu'à un petit nombre des milliers de textes canoniques conservés, dont l'énorme volume ne représente pourtant que la sixième partie de tous ceux qui ont existé jadis. C'est pourquoi notre connaissance de la vie et de l'œuvre du Buddha, et plus généralement celle du bouddhisme antique, est dans l'ensemble incertaine, plus ou moins probable selon les éléments qui la constituent.

Sa vie et sa personnalité

Bien qu'elle ait été niée autrefois, l'historicité du Buddha ne l'est plus aujourd'hui. On s'accorde, en outre, sur divers points importants de sa biographie, au moins provisoirement ; certains indianistes proposent toutefois d'abaisser d'un siècle les dates acceptées par les autres.

Le futur Buddha naquit vers le milieu du vie siècle avant l'ère chrétienne dans la petite tribu des Śākya, dont la principale ville était Kapilavastu, où il passa toute sa jeunesse. Des restes importants de cette bourgade ont été retrouvés récemment, juste au sud de la frontière indo-népalaise, à 225 km en plein nord de Bénarès. Sa famille était de caste guerrière (kṣatriya) et appartenait à la lignée des Gautama. Peu après avoir atteint l'âge adulte, il quitta son foyer et devint ascète errant, sans doute à la suite d'un deuil cruellement ressenti. Pendant plusieurs années, il chercha la solution du problème de la douleur et de la mort, qui hantait son esprit, solution qu'il découvrit soudain, devenant ainsi un « éveillé » (buddha). Quelque temps plus tard, dans un bois de la banlieue nord de Bénarès (aujourd'hui Sarnath), il prononça son premier sermon devant cinq ascètes dont il fit ses premiers disciples, fondant ainsi sa « communauté monastique » (saṅgha). Il passa le reste de son existence à parcourir le bassin moyen du Gange en prêchant sa « doctrine » (dharma), opérant de nombreuses conversions et organisant sa communauté de moines. Il mourut fort âgé, à Kuśinagara (aujourd'hui Kasia, à 175 km au nord-ouest de Patna), où il avait fait halte au cours d'un long voyage à pied, vers 480 avant J.-C. Il entra alors dans l'insondable et définitive paix de l'« Extinction complète » (parinirvāṇa).

Les récits les plus sobres en éléments légendaires peignent le Buddha comme un homme d'une grande noblesse de caractère, toujours maître de lui, plein de sagesse et de bon sens, libre de tout préjugé, à la fois énergique et doux, très accessible à la bonté et à la pitié ; en résumé, ils le présentent comme un personnage fort attachant et digne de respect. Ces textes le désignent par son nom de lignée, Gautama, mais plus souvent par les titres de Buddha, de « Bienheureux » (bhagavant) ou de « celui qui est allé à la Vérité » (tathāgata). Le titre de Śākyamuni (ascète des Śākya) n'y apparaît qu'assez rarement. Quant au surnom de Siddhārtha (« celui qui a atteint son but »), dans lequel certains ont voulu voir le nom propre du Buddha, il est ignoré des textes anciens et n'est donc qu'une invention tardive.

La doctrine primitive

Il est très difficile de déceler ce qui, dans les milliers de « sermons » (sūtra) attribués par la tradition au Buddha, lui appartient vraiment, quelles sont ses idées et celles de ses disciples. En examinant l'ensemble des sūtra et en comparant entre elles les diverses versions, on atteint cependant un fond doctrinal commun qui doit représenter la pensée du Buddha ou, du moins, celle de ses tout premiers adeptes.

Cette doctrine primitive repose sur un double postulat : tous les êtres vivants transmigrent sans fin d'une existence à une autre, passant par les états d'homme, de dieu, d'animal, de revenant affamé et de damné. C'est en fonction de leurs actes antérieurs qu'ils transmigrent ainsi : ceux qui ont accompli de bonnes actions renaissent sous d'heureux auspices, ceux qui ont accompli de mauvaises actions sont promis à une vie pénible. Le premier postulat était accepté par presque tous les Indiens dès avant l'époque du Buddha, mais le second, qui donne au mécanisme de la rétribution automatique des actes un caractère moral, fut peut-être imaginé par le Bienheureux lui-même.

L'essence de la doctrine primitive est contenue dans les quatre « saintes Vérités » (Ārya-Satya) qui auraient été définies dans le fameux premier sermon, prononcé à Bénarès : la Vérité de la douleur ; la Vérité de l'origine de la douleur ; la Vérité de la cessation de la douleur ; la Vérité de la Voie qui mène à la cessation de la douleur.

La « douleur » (duḥkha)

Tout est douleur : la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, le chagrin, les tourments, l'union avec ce que l'on déteste, la séparation d'avec ce que l'on aime, le fait de ne pas obtenir ce que l'on désire. Nul être n'échappe à la douleur, même pas les innombrables dieux, dont l'existence pleine de bonheur et extrêmement longue aura, elle aussi, une fin.

Tout ce qui existe, êtres vivants et choses inanimées, est composé d'éléments de durée limitée et est vide de tout principe personnel et éternel, analogue au « soi » (ātman) du brahmanisme ou au « principe vital » (jīva) du jaïnisme. Certains indianistes s'élèvent contre l'attribution au Bienheureux de cette négation du soi, mais il est bien clair que, dès avant l'ère chrétienne, les docteurs de toutes les sectes bouddhistes s'accordaient au contraire pour en faire l'une des bases principales de l'enseignement du Buddha. De plus, tout est impermanent, apparaît un jour, déterminé par des causes multiples, se transforme sans cesse et périt inéluctablement. La douleur est étroitement liée à cette absence de soi et à cette impermanence, et c'est pourquoi elle est inhérente à toute existence. De même que l'individu est privé de principe personnel, le monde est vide d'un Dieu éternel, créateur et omnipotent, source de salut.

L'origine de la douleur

La douleur a pour origine la « soif », c'est-à-dire le désir, qui s'attache au plaisir et accompagne toute existence ; elle mène à renaître pour goûter encore des voluptés trompeuses. Cette soif est elle-même produite par un enchaînement de causes dont la première est l'ignorance, plus précisément l'ignorance de cette réalité que le Buddha a découverte et qu'il révèle à ses disciples.

La soif et l'ignorance engendrent les trois « racines du mal », qui sont la convoitise, la haine et l'erreur, d'où naissent à leur tour les vices, les passions et les opinions fausses. Tous ceux-ci poussent l'être à agir et à se laisser ainsi entraîner par le mécanisme de la rétribution des actes. Tout « acte » (karman), bon ou mauvais, corporel, vocal ou seulement mental, s'il résulte d'une décision prise en pleine connaissance de cause, produit de lui-même, automatiquement et inexorablement, un « fruit » (phala) qui « mûrit » peu à peu et retombe tôt ou tard sur son auteur sous la forme d'une récompense ou d'un châtiment correspondant à cet acte en nature et en importance. Cette « maturation » (vipāka) de l'acte est plus ou moins longue, mais, comme sa durée dépasse souvent celle d'une vie humaine, elle oblige l'auteur à renaître pour recevoir sa rétribution.

La cessation de la douleur

La cessation de la douleur, c'est la cessation de la soif, donc celle des trois racines du mal, convoitise, haine et erreur, leur « extinction » (nirvāṇa) totale, leur complet épuisement. Elle est atteinte ici-bas par les saints bouddhiques du degré le plus élevé, et à plus forte raison par le Buddha lui-même, qui continuent à vivre dans un état de sérénité imperturbable, définitivement à l'abri de la douleur, de la crainte, du doute. Lorsqu'ils meurent, ils ne renaissent plus nulle part et personne ne peut définir l'état de béatitude éternelle qu'ils atteignent au moment de leur « extinction complète ».

La Voie (Mārga) qui mène à la cessation de la douleur

La Voie de la Délivrance est la « Sainte Voie aux huit membres » : opinion correcte, intention correcte, parole correcte, activité corporelle correcte, moyens d'existence corrects, effort correct, attention correcte et concentration mentale correcte. Chacun de ces « membres » doit être visé au moyen de diverses méthodes, dont la première est une bonne conduite morale consistant dans l'abstention rigoureuse de toute mauvaise action, à commencer par le meurtre, le vol, la luxure, le mensonge et la consommation des boissons enivrantes.

Les autres méthodes visent à vaincre l'ignorance par l'examen approfondi des réalités et à supprimer les passions par l'apaisement de l'esprit. Elles comprennent toutes sortes d'exercices psychiques dont les principaux appartiennent au type des « méditations » (dhyāna) et qui doivent être pratiqués longuement chaque jour. En concentrant la pensée sur certaines idées ou images, et en l'y fixant, on parvient peu à peu à transformer l'esprit, à se convaincre de la vérité des différents articles de la doctrine, à se débarrasser des illusions, des opinions fausses et des vains raisonnements, à développer les vertus salutaires, à faire disparaître les mauvaises habitudes nées des passions, à déraciner celles-ci et à goûter enfin une parfaite sérénité, au-delà du plaisir et de la douleur, de la joie et de la tristesse, en demeurant complètement indifférent aux vicissitudes de ce monde. Bien que parfois empiriques et même empruntés aux ascètes indiens adeptes d'un pré-yoga, ces exercices ne sont pas pour autant irrationnels et inefficaces. Ils s'apparentent aux exercices spirituels des religieux chrétiens et à certaines méthodes de la psychiatrie moderne.

Grâce à eux, le saint bouddhique peut attendre d'avoir reçu les dernières rétributions de ses actes passés, durant une suite d'existences relativement courte, tout en n'accomplissant plus la moindre mauvaise action et en faisant le bien avec un tel détachement qu'il ne peut plus produire de fruits qui l'enchaîneraient à de nouvelles existences.

La communauté primitive

De telles méthodes exigent une discipline sévère qui ne peut être pratiquée par des hommes vivant dans des conditions ordinaires, soumis à de multiples tentations et à toutes sortes d'obligations familiales, professionnelles et autres, qui les absorbent. Les vrais disciples du Buddha doivent donc, comme leur maître, quitter leur foyer pour mener la vie austère d'ascète errant, de moine « mendiant » (bhikṣu), et se plier aux nombreuses règles fixées par le Bienheureux. Ainsi leur progression sur la Voie de la Délivrance s'effectuera dans les meilleures conditions.

Le Bienheureux proscrit les austérités inutiles, tortures et mutilations que s'infligent certains ascètes indiens, mais il impose à ses disciples une existence fort rude. Leurs cheveux et leur barbe entièrement rasés, leurs vêtements faits de haillons ramassés dans les ordures ou les charniers, teints en ocre jaune et cousus ensemble, les moines mendient le peu de nourriture dont ils ont besoin, ne prennent qu'un seul repas par jour, avant midi, et dorment au pied des arbres ou dans des cavernes. Ils doivent voyager sans cesse, à pied, d'un village à un autre, pendant les trois quarts de l'année, pour répandre la doctrine salvatrice du Buddha. Ils ne doivent pas omettre pour autant de se livrer chaque jour, durant de longues heures et fort avant dans la nuit, en des endroits retirés et calmes, aux exercices psychiques qui ont pour but de les conduire à la Délivrance.

Pendant les trois mois de la « saison des pluies » (varṣa), les moines font retraite par groupes dans des huttes ou dans des grottes ; ils reprennent ensuite leur vie errante. Deux fois par mois, les soirs de la pleine et de la nouvelle lune, ils se réunissent, prêchent la doctrine aux laïcs puis se confessent entre eux et récitent un résumé du code pénal monastique auquel ils sont soumis. À l'origine, il n'existe aucun culte, le Buddha et ses saints disciples recevant seulement les hommages et les offrandes que l'usage oblige à présenter à toutes les personnes vénérables.

Les moindres détails de l'existence des moines, jusqu'aux dimensions des vêtements et des huttes, la façon de manger et de marcher, sont réglés avec précision par le Bienheureux. Tous les manquements, même les plus infimes, sont punis selon leur gravité après une instruction et un jugement conformes à une procédure bien définie, qui pèse soigneusement la responsabilité de l'accusé. Règles, châtiments et procédure sont consignés dans un code monastique que les disciples doivent connaître à l'égal des sermons doctrinaux prononcés par leur maître.

Les moines ne pouvant pratiquer aucune activité productrice de biens matériels ni louer leurs services pour accomplir un travail profane, leur subsistance dépend entièrement de la bonne volonté des « fidèles laïcs » (upāsaka). Ces derniers doivent observer les principales règles morales enseignées par le Bienheureux et donner régulièrement aux religieux bouddhiques la nourriture et les quelques objets dont ceux-ci ont besoin. En agissant ainsi, ils font leurs premiers pas sur la Voie de la Délivrance et espèrent que les fruits de leur générosité les aideront à mieux avancer sur celle-ci dans leurs prochaines existences. Dès leur vie présente, ils reçoivent avec attention et respect le « don de la doctrine » que les moines leur font, en échange de leurs aumônes.

Les origines du culte bouddhique

Ce respect que les fidèles laïcs éprouvent envers les moines est mêlé, conformément aux vieilles croyances indiennes, d'admiration et d'une certaine crainte, dues aux pouvoirs surhumains attribués aux ascètes et résultant des austérités qu'ils s'infligent, comme de leur pratique des méditations et des exercices analogues. À l'égard du Bienheureux, ce respect devient de la vénération, sa sainteté étant jugée très supérieure à celle de ses disciples. Après le parinirvāṇa du Buddha, il s'y ajoute le vif regret laissé par sa disparition, la tristesse de ne plus pouvoir profiter de ses conseils ni de la protection que ses pouvoirs prodigieux devaient assurer à ses fidèles.

Certes, en « s'éteignant complètement », le Buddha a rompu définitivement toutes relations avec ce monde et les êtres qui y vivent ; il ne peut donc recevoir ni même connaître les marques de vénération qui lui sont adressées, ni non plus remercier dûment leurs auteurs. Celles-ci ne sont pourtant pas vaines, car ce sont toutes de bonnes actions, corporelles, vocales et aussi mentales, dont la maturation produira tôt ou tard des fruits d'autant plus agréables et importants que celui qui en est l'objet est un homme d'une sainteté extraordinaire. Quand le souvenir du Buddha réel se sera estompé dans les brumes du passé et que la légende aura considérablement magnifié sa personne, cette vénération se justifiera davantage encore et deviendra même un véritable culte : dès la fin du ive siècle avant J.-C., semble-t-il, les disciples élèveront leur maître au rang suprême, au-dessus des dieux et des hommes.

Faute de pouvoir être dirigé vers sa personne vivante, présente, le culte rendu au Bienheureux prend d'abord pour objets concrets les restes de son corps, ou supposés tels, puis les « tumulus » (stūpa) censés contenir ces reliques et les endroits où se seraient produits les principaux événements de sa vie. Ainsi va-t-on se recueillir devant les arbres ou les bouquets d'arbres à l'ombre desquels le Buddha serait né, aurait atteint l'Éveil, aurait prononcé son premier sermon, se serait enfin éteint complètement. De là proviennent deux caractéristiques majeures de la religion bouddhique : le culte des reliques et les pèlerinages aux lieux saints. Un peu plus tard, la vénération des fidèles s'adressera, en outre, à des symboles représentant le Bienheureux, qu'on n'ose encore figurer sous forme humaine pour des raisons fort obscures : empreintes de pieds, trône, figuier de l'Éveil, tumulus. C'est seulement vers le début de l'ère chrétienne que l'on commencera à sculpter des statues et des bas-reliefs du Buddha, dans la région de l'actuelle Kaboul et sous l'influence de la civilisation hellénistique alors encore vivante en ces lieux.

Buddhapada. Andhra Pradesh, Inde

Buddhapada. Andhra Pradesh, Inde

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Buddhapada, empreintes de Buddha. Provient du grand stupa d'Amaravati, Guntur, andhra Pradesh. Relief en calcaire. Ier siècle avant J.-C. Hauteur: 67,5 cm, largeur: 46,2 cm, épaisseur: 15 cm. British Museum, Londres. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Quel que soit l'objet représentant ou rappelant à l'esprit la personne du Bienheureux – reliques, tumulus, arbre, symbole ou statue –, le culte est partout le même dans ses grandes lignes. Il comprend d'abord des gestes et attitudes de vénération : salut des deux mains jointes élevées à la hauteur du front incliné, prosternation, circumambulation en gardant à sa droite l'objet vénéré. À cela s'ajoutent des offrandes variées : fleurs, notamment de lotus divers, encens, onguents et poudres parfumés, parasols, bannières, lampes allumées, parfois aussi boissons et aliments végétaux, le Buddha ayant proscrit tous les sacrifices d'êtres vivants. Les chants de louanges au Bienheureux, la récitation de poèmes édifiants et de textes liturgiques exprimant les résolutions et les souhaits des fidèles, l'exécution d'airs de musique et parfois aussi de danses complètent les manifestations du culte bouddhique. Celui-ci s'est inspiré très largement du culte rendu aux divinités brahmaniques, lequel copiait lui-même celui dont les rois étaient l'objet dans l'Inde ancienne.

La légende du Buddha

Telle qu'elle est contée dans les recueils canoniques et plus encore dans les ouvrages postérieurs, la biographie traditionnelle du Buddha est essentiellement légendaire et vise surtout à glorifier celui-ci. Elle est constituée autour de trois noyaux indépendants, qui furent réunis après le début de l'ère chrétienne en une seule biographie, et celle-ci fut progressivement complétée par l'adjonction de nombreux autres récits.

Le premier de ces trois noyaux conte la jeunesse du futur Buddha depuis sa naissance jusqu'à son abandon de la vie laïque. En fait, il s'agit là d'une légende tissée autour de la personne d'un de ses fabuleux prédécesseurs, nommé Vipaśyin, avec toutes les ressources de l'imagination des anciens Indiens, mais on a simplement recopié ce conte vers le début de l'ère chrétienne en remplaçant Vipaśyin par Gautama. Cela fut facilité par le fait que seuls de très rares souvenirs avaient été gardés de la jeunesse du Bienheureux.

Le deuxième noyau se rapporte vraiment, lui, à la vie de ce dernier, bien que les détails merveilleux y abondent à côté des éléments vraisemblables, dont quelques-uns paraissent historiques. Il a pour axe l'Éveil, mais il conte aussi les efforts accomplis par le jeune ascète Gautama pour atteindre ce but et divers événements qui auraient eu lieu après qu'il fut devenu un Buddha, notamment le sermon dit « de Bénarès » et les premières conversions à Uruvilvā (aujourd'hui Buddh-Gaya, à 100 km au sud de Patna), où la tradition situe l'Éveil, et dans la région voisine.

Le troisième noyau, contenu dans le long et célèbre Mahāparinirvāṇa-sūtra, a pour sujet principal l'« Extinction complète » du Bienheureux. Il conte en détail le dernier voyage du Buddha de Rājagṛha (l'actuel Rajgir, à 70 km au sud-est de Patna) à Kuśinagara, la mort du maître à cet endroit, ses funérailles solennelles, semblables à celles d'un roi très puissant, et le partage de ses ossements entre plusieurs groupes de dévots laïcs venus les réclamer, les armes à la main. Les éléments vraisemblables, en particulier les sermons, y sont nettement plus nombreux que les autres, bien que leur historicité soit presque toujours pour le moins douteuse. Cependant, les récits de prodiges n'en sont pas absents, notamment pour ce qui touche aux funérailles, dont ils soulignent fortement la solennité.

La légende du Buddha ne se limite pas au récit de sa dernière existence. Très tôt, dès avant Aśoka, ses dévots imaginèrent ce qu'avaient été ses vies antérieures et les exploits qu'il y avait accomplis, actions hautement méritoires dont la maturation lui avait permis d'atteindre l'Éveil beaucoup plus tard. Pour cela, ils n'hésitèrent pas à puiser dans la vaste collection des contes populaires et des légendes royales, en les adaptant aux besoins de l'édification bouddhique. Les héros de ces contes étant souvent des animaux, cela permettait de montrer que, même quand il était re-né dans le corps d'un singe, d'un éléphant, d'un oiseau, d'une tortue, etc., le futur Buddha, le Bodhisattva, avait pratiqué à la perfection les grandes vertus de bonté, de compassion, de patience, de renoncement, d'énergie, de sagesse, etc., sans hésiter à sacrifier sa propre vie à l'occasion. Ainsi se constitua très vite un ensemble de plusieurs centaines de récits contant les « naissances » (jātaka) antérieures du Bienheureux Gautama, qui jouirent d'une très grande popularité ; celle-ci s'est maintenue jusqu'à nos jours.

Cette popularité des Jātaka et celle, équivalente, de la biographie légendaire du Buddha contribuèrent certainement, pour une large part et très tôt, à la glorification du Bienheureux. Celui-ci fut regardé par ses fidèles émerveillés comme un être incomparablement supérieur à tous les autres, aux dieux comme aux hommes, disposant de pouvoirs prodigieux bien plus grands que ceux des premiers, et tout particulièrement de l'omniscience. Par voie de conséquence, la ferveur avec laquelle furent accueillies ces deux sortes de légendes apporta un soutien massif au culte dont le Buddha était l'objet et qui se développa très rapidement au cours des trois ou quatre derniers siècles avant l'ère chrétienne.

—  André BAREAU

Bibliographie

A. Bareau, Bouddha, Seghers, Paris, 1962

A. Foucher, La Vie du Bouddha d'après les textes et les monuments de l'Inde, Payot, Paris, 1949

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H. Oldenberg, Buddha, sein Leben, seine Lehre, seine Gemeinde, Berlin, 1897, rééd., Stuttgart, 1959

L. Renou & J. Filliozat éd., L'Inde classique, t. II, A. Maisonneuve, Paris-Hanoi, 1953

P. Thomas, The Life of Buddha as Legend and History, Londres, 1927

E. Waldschmidt, Die Legende vom Leben des Buddha, Berlin, 1929.

Écrit par :

  • : professeur au Collège de France, chaire d'étude du bouddhisme

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Les Bodhisattva sont des « êtres (sattva) [sur le chemin] de l'Éveil (Bodhi) », c'est-à-dire des futurs Buddha ou des êtres qui, sur le point de devenir des Buddha, y ont renoncé. Dans sa première acception, le terme concerne le Buddha historique, pour la partie de sa vie terrestre qui précède l'Éveil et pour toute […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-arts-et-architecture-representations-des-bodhisattva/

BOUDDHISME (Arts et architecture) - Le stupa

  • Écrit par 
  • Gérard FUSSMAN
  •  • 2 588 mots
  •  • 4 médias

Le stūpa est le monument par excellence du bouddhisme. Hémisphère compact revêtu de pierres ou tour pleine plus ou moins élancée, à faîte convexe, minuscule ou gigantesque, richement décoré ou présentant des parois nues simplement peintes, il se dresse partout où des bouddhistes ont vécu et tenu à manifester leur foi. Sa silhouette a évolué depuis les exemples les plus anciens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-arts-et-architecture-le-stupa/

BOUDDHISME (Arts et architecture) - La pagode

  • Écrit par 
  • Madeleine PAUL-DAVID, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
  •  • 1 676 mots
  •  • 1 média

Monument bouddhique, la pagode chinoise, aux destinations votive, commémorative et de reliquaire, a deux sources : l'une, proprement chinoise, qui vient du pavillon à étages de l'époque Han ; l'autre, indienne, à partir du stūpa d'une part et du sikhara d'autre part.Dès le ve siècle, la pagode fut transmise aux royaumes coréens avec la religion nouvel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-arts-et-architecture-la-pagode/

ARHAT ou ARHANT

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 308 mots

Le terme arhat ou arhant (de la racine arh , mériter), que l'on peut traduire par « saint », désigne dans le bouddhisme ancien le stade le plus élevé dans la progression religieuse pour les adeptes du Petit Véhicule, stade qui fait suite aux étapes de srotaāpanna, de sakrdāgāmin et d'anāgāmin. Les caractéristiques principales de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arhat-arhant/#i_1433

ASIE DU SUD-EST (art et archéologie) - Les grands empires

  • Écrit par 
  • Bernard Philippe GROSLIER
  •  • 4 126 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Opacité des apparences et structures profondes »  : […] En réalité, sur la vie intime de ces pays, nous n'avons toujours qu'une vue assez théorique et parfois superficielle, parce que fondée sur des textes rédigés selon les poncifs, indiens ou chinois. Il faudrait aller au-delà, car il est certain que, si ces divers peuples utilisèrent bien ces vocabulaires, ils le firent de plus en plus pour exprimer leur propre ordre social et leurs conceptions de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asie-du-sud-est-art-et-archeologie-les-grands-empires/#i_1433

AVALOKITEŚVARA

  • Écrit par 
  • Marie-Thérèse de MALLMANN
  •  • 681 mots
  •  • 1 média

C'est l'une des plus belles figures mythiques du Grand Véhicule bouddhique. Il personnifie la miséricorde, la compassion ; il protège voyageurs, malades et mourants ; il est « passeur » ( tāra ) des âmes après la mort. Très populaire dans tout le monde bouddhique, son culte s'est étendu géographiquement du Baïkal à Ceylan, et du Caucase au Japon et en Indonésie. Au cours des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avalokitesvara/#i_1433

BAREAU ANDRÉ (1921-1993)

  • Écrit par 
  • Bernard FRANK
  •  • 853 mots

André Bareau a été la totale incarnation des vertus que requiert l'étude approfondie du bouddhisme et de celles qu'elle est susceptible d'apporter en retour. Né en 1921 à Saint-Mandé, il passa à dix-sept ans le concours de l'école normale d'Auteuil et s'y prépara au métier d'instituteur, mais son attirance pour la philosophie allait le conduire dans une voie différente. L'intérêt qu'éveilla bient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-bareau/#i_1433

BIRMANIE (MYANMAR)

  • Écrit par 
  • Denise BERNOT, 
  • Pierre-Arnaud CHOUVY, 
  • Renaud EGRETEAU, 
  • Bernard Philippe GROSLIER, 
  • Jean PERRIN
  •  • 29 119 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « L'indianisation »  : […] Prolongement naturel du delta du Gange, la rive orientale du golfe du Bengale, l'Arakan, les deltas de l'Irrawaddy puis de la Salouen étaient de toute antiquité en liaison avec l' Inde. Lorsque, peu avant notre ère, les Indiens se sont aventurés vers l'Asie du Sud-Est à la recherche des épices, de l'or et des gemmes, ils trouvèrent là leurs premiers comptoirs. Il est significatif qu'ils aient alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/birmanie-myanmar/#i_1433

BODHI ou ÉVEIL, bouddhisme

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 368 mots

Terme essentiel au bouddhisme, traduit assez souvent et à tort par « illumination », bodhi signifie « éveil ». Il existe plusieurs sortes de bodhi, la plus parfaite étant celle des buddha, des Éveillés. Pour les shrâvaka et les pratyekabuddha, la bodhi se limite à faire cette constatation : « J'ai détruit la Douleur ; je n'aurai plus à la détruire ; c'est l'arrivée au salut. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bodhi-eveil/#i_1433

BODHISATTVA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 503 mots
  •  • 4 médias

Le terme sanskrit bodhisattva désigne des êtres ( sattva ), humains ou divins, qui ont atteint l'état d'éveil ( bodhi ). Ils devraient donc porter logiquement le nom de buddha (« éveillé ») et être à jamais libérés des contingences existentielles. Le bouddhisme cependant, spécialement sous sa forme du « Grand Chemin » (Mahāyāna), enseigne que certains b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bodhisattva/#i_1433

BONZE

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine DAVY, 
  • Universalis
  •  • 654 mots

Le nom de bonze, d'origine japonaise ( bonzo ), signifie prêtre ; il désigne avant tout les religieux bouddhistes de certains pays d'Extrême-Orient : Chine, Japon, Vietnam — quoique l'usage du terme tende à se généraliser en Occident, où on l'applique notamment aux communautés bouddhistes de Ceylan, de Birmanie, de Thaïlande et du Cambodge. Il fut d'abord employé au Japon po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonze/#i_1433

CAMBODGE

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Manuelle FRANCK, 
  • Christian LECHERVY, 
  • Solange THIERRY
  • , Universalis
  •  • 25 808 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Les règnes de Sisowath et de Monivong »  : […] Désirant changer de politique, Doumer (nommé gouverneur général en 1897) passa de nouveaux accords avec le roi. En contrepartie de la restitution d'une partie de ses prérogatives, le roi accepta une sorte de constitution (11 juillet 1897). Mais son pouvoir restait nominal et honorifique. En droit comme en fait, et bien qu'assisté de ministres khmers, le résident supérieur de France demeura le vér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cambodge/#i_1433

CAODAÏSME

  • Écrit par 
  • Paul LÉVY
  •  • 1 288 mots

Le caodaïsme – ou bouddhisme rénové – apparaît d'emblée comme un amalgame assez étonnant. Il emprunte beaucoup au bouddhisme, particulièrement la doctrine de la réincarnation, mais doit aussi au taoïsme, au confucianisme, au christianisme. Il s'apparente d'autre part au spiritisme et à la théosophie. La religion caodaïste fut fondée en 1919 par Ngô Van Chiêu, délégué administratif pour l'île de P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caodaisme/#i_1433

CÉLIBAT RELIGIEUX

  • Écrit par 
  • André BAREAU, 
  • Jacques POHIER
  •  • 7 030 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des anciens ascètes de l'Inde au Buddha »  : […] Le célibat qui est imposé aux moines mendiants ( bhikṣu ) du bouddhisme et qui est resté la règle dans la plupart de leurs sectes jusqu'à nos jours s'explique par plusieurs raisons qui apparaissent clairement dans les recueils canoniques anciens. Lorsque le Buddha commença à enseigner sa doctrine et fonda sa communauté monastique ( saṅgha ), il existait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/celibat-religieux/#i_1433

CLOCHE À VENT

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 262 mots

On nomme cloche à vent une cloche ou un ensemble d'objets résonants dont les mouvements et, par conséquent, les sons sont produits par le vent. La cloche à vent revêt trois formes principales : un ensemble de petits morceaux de métal, de verre, de poterie, de bambou, de coquillage ou de bois qui tintent lorsque le vent souffle sur eux ; un ensemble de carillons qui sonnent grâce à un battant cent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cloche-a-vent/#i_1433

CONVERSION

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 4 057 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'Antiquité préchrétienne »  : […] Dans l'Antiquité, le phénomène de la conversion apparaît moins dans l'ordre religieux que dans les ordres politique et philosophique. C'est que toutes les religions antiques (sauf le bouddhisme) sont des religions d'équilibre, pour reprendre l'expression de Van der Leeuw : les rites y assurent une sorte d'échange de prestations entre Dieu et l'homme. L'expérience intérieure qui pourrait correspond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion/#i_1433

DAVID-NEEL ALEXANDRA (1868-1969)

  • Écrit par 
  • Aliette ARMEL
  •  • 1 199 mots

Née à Saint-Mandé en 1868, Alexandra David , dès son plus jeune âge, réagit aux difficultés par la fuite : c'est ce qu'elle révélera dans une autobiographie posthume, Le Sortilège du mystère (1972). Ses biographes, Jean Chalon et Jacques Brosse, suggèrent que sa misanthropie trouve son origine dans le regard que son père l'a obligée à porter – à deux ans et demi – sur les ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandra-david-neel/#i_1433

DEMIÉVILLE PAUL (1894-1979)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 104 mots

Né à Lausanne dans une famille de médecins, mais ayant, par sa mère, de solides attaches terriennes, Paul Demiéville, dont le nom est indissociable du développement des études sinologiques en France, eut l'avantage d'avoir associé dans ses études secondaires l'allemand, l'anglais et l'italien à une maîtrise parfaite du français, telle qu'un Vaudois peut l'avoir. Docteur de l'université de Paris en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-demieville/#i_1433

DHARMA

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 1 234 mots

Dans le chapitre « Devoir propre et salut »  : […] En mythologie le Dharma est personnifié. Il est dit avoir une démarche subtile. On appelle svadharma le devoir propre de chacun, qui est en fait la disposition naturelle dans laquelle il se trouve et qu'il doit suivre. Par exemple c'est le devoir propre du guerrier de combattre, comme le proclame Kṛṣṇa dans la Bhagavad Gītā . La n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dharma/#i_1433

ENFERS ET PARADIS

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Mircea ELIADE
  •  • 6 307 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Enfers et paradis bouddhiques »  : […] Dans le Majjimanikāya , collection d'un certain nombre de « discours du Bouddha », les tortures de l'enfer sont décrites avec précision . Certains pécheurs, attelés à de lourds chariots, parcourent une étendue de flammes ; d'autres sont forcés de se jeter la tête la première dans un chaudron d'airain bouillant ; d'autres encore sont plongés dans une rivière de feu. Les auteur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfers-et-paradis/#i_1433

ÉSOTÉRISME

  • Écrit par 
  • Serge HUTIN
  •  • 7 491 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Réalisation spirituelle et délivrance »  : […] La libération que peut espérer atteindre l'initié évoque l'idée de «   salut » (pour parler le langage religieux). Il convient alors d'examiner la manière dont l'ésotérisme conçoit la possibilité d'atteindre le « salut » effectif et définitif. L'état humain n'apparaîtrait lui-même que comme l'une des formes innombrables de l'existence, que comme l'un des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esoterisme/#i_1433

EXTINCTION COMPLÈTE DU BOUDDHA

  • Écrit par 
  • François CHENET
  •  • 221 mots

L'Extinction complète ( parinirvāṇa ), c'est-à-dire « sans reste de conditionnement », qui scella, pour le Bouddha, l'arrêt de la servitude transmigratoire ( saṃsāra ) – au terme de 547 existences successives, selon la tradition – et son entrée dans un état de paix éternelle et ineffable, est le point de départ de toute la chronologie du bouddhisme. Sym […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extinction-complete-du-bouddha/#i_1433

GUIMET ÉMILE (1836-1918)

  • Écrit par 
  • Claude JACQUES
  •  • 1 021 mots

Émile Guimet est né à Lyon le 2 juin 1836, dans une famille d'industriels. Son père, Jean-Baptiste, polytechnicien, dirigeait une usine de colorants à Fleurieu-sur-Saône, dans la banlieue lyonnaise ; il y produisait en particulier le bleu outremer artificiel, qu'il avait inventé et qui fit sa fortune, de sorte qu'il put développer ses entreprises. En 1855, il fonde avec quelques amis la Compagnie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-guimet/#i_1433

HĪNAYĀNA ou PETIT VÉHICULE

  • Écrit par 
  • Dominique TROTIGNON
  •  • 1 492 mots

L'expression Hinayāna (« petit véhicule »), polémique et péjorative, apparaît dans la littérature bouddhique vers les débuts de l'ère chrétienne. Elle connaîtra plusieurs évolutions altérant sensiblement sa signification initiale. Mais cette multiplicité de sens est aujourd'hui rarement prise en compte et l'expression est souvent employée sans qu'on sache réellement à laquel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hinayana-petit-vehicule/#i_1433

HOA HAO

  • Écrit par 
  • Yvan BARBÉ
  •  • 430 mots

Secte néo-bouddhique vietnamienne à caractère extrêmement nationaliste et xénophobe, la société des Hoa Hao apparaît initialement dans la province de Châu Dôc, à la frontière du Cambodge. Son fondateur Huynh Phu So, dit le Bonze fou (Dao Khung), naît en 1919 dans une famille paysanne aisée ; atteint de fièvre, l'enfant est soigné par un ermite spécialiste d'acupuncture, qui le guérit et lui enseig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hoa-hao/#i_1433

INDE (Arts et culture) - L'expansion de l'art indien

  • Écrit par 
  • Bernard Philippe GROSLIER
  •  • 5 217 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les épigones »  : […] Avec la formation d'États constitués, une étape irréversible a donc été franchie. Un fait le prouve : alors que le sanskrit (ou le pāli) demeure la langue littéraire et religieuse, écrite avec son alphabet, apparaissent maintenant des textes en langues vernaculaires : en cam, on trouve le premier écrit d'une langue indonésienne, au iv e  siècle ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde-arts-et-culture-l-expansion-de-l-art-indien/#i_1433

INDONÉSIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Denys LOMBARD
  •  • 10 678 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Éveil de Sumatra-Sud et de Java central (VIIe-IXe siècle) »  : […] On a trouvé dans la région de l'actuel Palembang, dans l'île de Bangka, et, en 1968, dans l'extrême sud du pays Lampung, plusieurs inscriptions en vieux-malais, exactement datées (683, 686) et relatant les campagnes victorieuses d'un roi qui se donne le titre de maharaja de Śrīvijaya ; à ces inscriptions d'inspiration mahāyāniste s'ajoutent plusieurs statues du Buddha, dont l'une de trois mètres d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/indonesie-histoire/#i_1433

KARMAN

  • Écrit par 
  • Madeleine BIARDEAU
  •  • 1 786 mots

Dans le chapitre « Les actes et la Délivrance »  : […] Pour les renonçants, tout acte, et spécialement l'acte rituel, étant essentiellement périssable, ne peut porter que des fruits périssables, mais en même temps, comme il marque l'attachement à ce monde et à ses jouissances par l'attente d'un résultat, il est responsable du renouvellement indéfini des renaissances. Tout acte doit porter son fruit, sinon dans cette vie, du moins dans une vie future ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karman/#i_1433

KERIYA, MÉMOIRES D'UN FLEUVE (exposition)

  • Écrit par 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
  •  • 1 138 mots

Modeste par sa taille, l'exposition Keriya , mémoires d'un fleuve. Archéologie et civilisation des oasis du Taklamakan (Fondation Électricité de France-Espace Électra, Paris, 14 février-27 mai 2001) a constitué, par les résultats qu'elle présentait et les problématiques abordées, un événement majeur. Au début des années 1980, une c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/keriya-memoires-d-un-fleuve-exposition/#i_1433

LAOS

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Madeleine GITEAU, 
  • Christian LECHERVY, 
  • Paul LÉVY, 
  • Christian TAILLARD
  •  • 20 133 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le royaume du Lan Xang »  : […] D'Angkor, Fa Ngum avait apporté une statue précieuse du Bouddha, le Pra Bang, qui allait devenir le palladium du royaume. Il adopta le système politique khmer mais conserva de nombreuses structures thaïes. La société du Lan Xang était très hiérarchisée, avec une noblesse militaire et administrative, une « roture » de cultivateurs et d'artisans et enfin des esclaves. Roi conquérant, Fa Ngum imposa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laos/#i_1433

MADHYĀNTIKA (IIIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 200 mots

Missionnaire bouddhiste qui, envoyé par Moggaliputta Tissa, introduisit le bouddhisme au Cachemire sous le règne d'Ashoka. Madhyāntika était sarvāstivādin. Peut-être cela explique-t-il son départ pour le Cachemire après l'échec des thèses de son école au concile de Pātaliputra. La légende veut que la mission de Madhyāntika au Cachemire, comme celle de Mahinda à Ceylan, ait été commandée par Ānanda […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madhyantika/#i_1433

MAHĀYĀNA ou GRAND VÉHICULE

  • Écrit par 
  • Jean-Noël ROBERT
  •  • 1 365 mots

L'appellation bouddhiste de Mahāyāna, traduite communément par « Grand Véhicule », est un terme polémique du bouddhisme. Avec son pendant péjoratif, le Hīnayāna (« Petit Véhicule »), le Mahāyāna forme un couple conceptuel qui, à l'instar de la distinction chrétienne entre Ancien et Nouveau Testament, reflète une vision progressiste de l'histoire religieuse et implique une hiérarchie, admise par l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mahayana-grand-vehicule/#i_1433

MAHINDA (282-202 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 542 mots

Fils d'Aśoka et de Vedisā Mahādevī, Mahinda (Mahendra en sanskrit) entra en religion en ~ 262, le même jour que sa sœur cadette, Samghamittā. Ordonné par Moggaliputta Tissa, Mahādeva et Madhyāntika, il reçut sa formation religieuse à Pātaliputra, à l'Aśokārāma. Il assista au concile de Pātaliputra, à l'issue duquel Moggaliputta Tissa l'envoya en mission à Ceylan. Le terrain était déjà préparé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mahinda/#i_1433

MAṆḌALA

  • Écrit par 
  • Odette J. MONOD
  •  • 1 583 mots
  •  • 1 média

Le maṇḍala (terme sanskrit signifiant « cercle » ; en tibétain, dkyil-'khor ) est l'expression d'un concept cosmologique qu'énoncent les textes anciens de l'Inde et que l'on traduit plastiquement sous des aspects variés. Il joue un rôle mystique et rituel dans les religions issues de l'Inde, notamment dans l'hindouisme, le bouddhisme lamaïque tibétain et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mandala/#i_1433

MAÑJUŚRĪ ou MAÑJUGHOṢA

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 306 mots

Dans la religion bouddhiste, Mañjuśrī (Douce Majesté) est un bodhisattva dont le culte s'est développé en Inde, en Chine et au Japon et qui est souvent représenté assis sur un lion, à la gauche de Śākyamuni, tandis que Samantabhadra se trouve à sa droite sur un éléphant. Il est coiffé d'une espèce de tiare à cinq pointes ou d'un chignon à cinq mèches ( pañcacīra ) et présente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manjusri-manjughosa/#i_1433

MANTRA

  • Écrit par 
  • André PADOUX
  •  • 3 511 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le bouddhisme »  : […] Le fait que le bouddhisme tantrique soit souvent nommé mantrāyana – Véhicule des Formules – montre l'importance qu'y ont les mantras. Leur usage y fut sans doute introduit, en Inde, dès que se développa le Mahāyāna, avec les écoles Mādhyamika et Yogācāra. Leur rôle s'est encore accru au Tibet. Répandues très tôt en Chine, les pratiques mantriques sont encore vivaces dans ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mantra/#i_1433

MOKṢA

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 222 mots

Dans l'hindouisme, le terme sanskrit mokṣa , ou moksha (« libération »), désigne la délivrance ultime par laquelle se trouve brisé tout lien avec le cycle des renaissances. En principe, le mokṣa n'est possible que par la mort, mais certains pensent qu'il peut s'obtenir au cours de la vie, quand on adopte l'état du « renonçant solitaire », devenant ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moksa/#i_1433

MÔN

  • Écrit par 
  • Emmanuel GUILLON
  •  • 1 821 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un bouddhisme sanskrit du Petit Véhicule »  : […] On affirme encore de nos jours que le bouddhisme de l'Asie du Sud-Est est – et a toujours été, au moins depuis le xii e siècle – celui du Mahāvihāra de Ceylan. Un chercheur thaï a cependant montré que certaines sculptures des royaumes anciens de Thaïlande ne relevaient pas de l'iconographie de ce bouddhisme. La même chose a été démontrée pour cer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mon/#i_1433

MONACHISME

  • Écrit par 
  • André BAREAU, 
  • Guy BUGAULT, 
  • Jacques DUBOIS, 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Louis GARDET, 
  • Jean GOUILLARD
  •  • 12 548 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des premiers disciples du Bouddha aux religieux d'aujourd'hui »  : […] L'institution de l'ordre monastique dans le bouddhisme remonte au Bouddha lui-même qui, pour cela, emprunta largement à une tradition toujours florissante dans l'Inde. Comme les autres religieux de ce pays, le moine bouddhiste était un ascète ( śramaṇa ), c'est-à-dire un homme qui « s'efforçait » d'obtenir une certaine forme de salut. Pour atteindre ce but, il avait d'abord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monachisme/#i_1433

MONGOLIE, République mongole

  • Écrit par 
  • Françoise AUBIN, 
  • Marie-Dominique EVEN
  •  • 7 770 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Les troubles de 1920-1921 : du « baron fou » à la révolution nationale »  : […] Entre temps, la guerre civile russe a amené aux portes de la capitale mongole les troupes blanches du baron Ungern-Sternberg (1886-1921). En février 1921, celui-ci chasse d'Urga les soldats chinois et rétablit sur son trône le Bogda-khan. Mais sa popularité est vite ternie par ses exactions et son régime de terreur. Sa présence fournit un prétexte aux Soviétiques pour intervenir militairement en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mongolie-republique-mongole/#i_1433

MORT - Les sociétés devant la mort

  • Écrit par 
  • Louis-Vincent THOMAS
  •  • 8 190 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La fusion dans l'Un-Tout »  : […] Les thèses fondamentales du brahmanisme pourraient se résumer ainsi : identité du moi profond ( ātman ) et du principe fondamental de l'univers ( brahman ) : transmigration des âmes ( samsāra ) en référence directe avec les actes des existences antérieures ( karman ), le salut ( moksha ) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-societes-devant-la-mort/#i_1433

NIRVĀṆA ET SAṂSĀRA

  • Écrit par 
  • André BAREAU
  •  • 3 548 mots

Dans le chapitre « Le « saṃsāra » et ses diverses interprétations »  : […] La croyance en la transmigration apparaît dans l'Inde vers le début du vi e siècle avant notre ère, soit juste avant le bouddhisme, le jainisme et les premières Upaniṣad du brahmanisme, qui reposent tous sur elle. Dès cette époque, elle semble avoir été adoptée par la grande majorité des Indiens, bien que les anciens sūtra bouddhiques signalent q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nirvana-et-samsara/#i_1433

NON-VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Jacques SEMELIN
  •  • 5 877 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Violence interdite »  : […] La référence à une tradition religieuse constitue une seconde source du refus de la violence, non plus pour des raisons de circonstances, mais pour des motifs de conscience. Cette démarche de foi est au cœur de l'engagement public de Gandhi et de Martin Luther King. Ce n'est pas de l'hindouisme, mais du jaïnisme, que Gandhi a reçu en héritage le concept d' ahimsa . Fondé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-violence/#i_1433

PĀLI LANGUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Colette CAILLAT
  •  • 4 809 mots

Le pāli est la langue des anciennes Écritures du bouddhisme méridional, aujourd'hui encore pratiqué à Sri Lanka et dans les pays occidentaux de la presqu'île indochinoise : Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge (Kampuchea). C'est une langue littéraire, composite, de type haut moyen-indien occidental, qui cependant intègre un assez grand nombre de formes orientales (« magadhismes »). Au reste, « pāl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-litterature-pali/#i_1433

PÈLERINAGES & LIEUX SACRÉS

  • Écrit par 
  • Alphonse DUPRONT
  •  • 22 742 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Lieux du divin »  : […] « La maison de Yahvé, ton Dieu » (Ex., xxiii , 19) ou « le lieu choisi par Yahvé, ton Dieu, pour y faire habiter son nom » (Deut., xvi , 2) , telles sont, de la bouche du Dieu d'Israël lui-même, les consécrations des lieux où doivent se célébrer les trois grandes fêtes annuelles du pèle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pelerinages-et-lieux-sacres/#i_1433

PRA PIM

  • Écrit par 
  • Jean BOISSELIER
  •  • 383 mots

Terme qui désigne, en Thaïlande, les Saintes Empreintes ( braḥ bimba  : Sainte Image). Propres au bouddhisme, les Saintes Empreintes ne sont pas particulières à la Thaïlande, mais elles y ont joué un rôle considérable dès l'indianisation de la contrée. Ce sont des images pieuses, de dimensions parfois fort modestes, toujours aisément transportables, obtenues par moulage ou es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pra-pim/#i_1433

PRATYEKABUDDHA

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 390 mots

Dans la hiérarchie des saints du bouddhisme, les pratyekabuddha occupent une situation moyenne (madhya) entre les shrāvaka (auditeurs), qui obtiennent le salut d'un maître auprès duquel ils s'instruisent, et les samyaksambuddha, buddha à part entière. La vie du pratyekabuddha se passe tout entière dans la solitude (pratyeka). On l'appelle souvent, pour cette raison, khadgin, « rhinocéros ». L'accè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratyekabuddha/#i_1433

PRIÈRE ET CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Albert-Marie BESNARD
  •  • 4 081 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le rôle de la croyance »  : […] On se ferait une idée caricaturale de la prière si on n'y voyait que l'expression d'un besoin signifié et transmis à une instance supérieure à fin d'exaucement. Le besoin incite au recours, mais le recours va être lui-même conditionné par le type de relation qui unit l'orant et son dieu. C'est la croyance qui encourage, justifie et structure le recours. Une question capitale se pose : n'est-il pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/priere-et-contemplation/#i_1433

PROSCRIPTION DU BOUDDHISME (Chine)

  • Écrit par 
  • Catherine DESPEUX
  •  • 264 mots

La grande proscription des cultes étrangers en Chine qui débute en 842 frappe surtout le bouddhisme, qui a atteint son apogée sous la dynastie Tang. Appelée aussi « persécution de Huichang », du nom de la période de règne de l'empereur Wuzong (841-846), elle touche aussi le manichéisme, la religion des Ouïghours qui menaçaient la Chine. Les documents chinois fournissent peu d'informations sur cet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proscription-du-bouddhisme/#i_1433

RELIGION - L'histoire des religions

  • Écrit par 
  • Dario SABBATUCCI
  •  • 5 132 mots

Dans le chapitre « Les grandes religions universelles »  : […] L'impossibilité de dissocier les religions des unités culturelles sert de fondement à une science historico-religieuse qui tend à identifier les cultures singulières à travers leurs expressions religieuses. Mais à cette indissociabilité semblent faire exception les grandes religions universelles telles que le bouddhisme, le christianisme, l' islam. Précisément en tant qu'elles sont universelles, e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-l-histoire-des-religions/#i_1433

SACERDOCE

  • Écrit par 
  • Mariasusai DHAVAMONY, 
  • Universalis
  •  • 5 872 mots

Dans le chapitre « Le bouddhisme »  : […] Il semble que, dans les temps les plus anciens, les bouddhistes aient fait appel aux prêtres du Brahman pour présider aux formes publiques et privées du culte des dieux, mais ils ne participaient pas aux sacrifices d'animaux, contre lesquels le Bouddha avait lutté et qui étaient apparemment habituels à cette époque. Dans le Grand Véhicule, peu à peu des moines devinrent prêtres, cessant ainsi d'ê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacerdoce/#i_1433

SAINTETÉ

  • Écrit par 
  • André BAREAU, 
  • Yves CONGAR, 
  • Louis GARDET, 
  • Françoise MALLISON
  • , Universalis
  •  • 7 167 mots

Dans le chapitre « Les étapes de la sainteté »  : […] Une notion très proche, à certains égards, de celle de sainteté existe dans le bouddhisme et y tient une place fort importante. Le mot ārya , qui désignait dans l'Inde antique les gens de haute naissance et que l'on traduit en conséquence généralement par « noble », a pris le sens de « saint » dans la terminologie bouddhique. En effet, est ārya ce qui a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saintete/#i_1433

SALUT

  • Écrit par 
  • André DUMAS, 
  • Jean PÉPIN
  •  • 4 781 mots

Dans le chapitre « La délivrance dans le védisme et le bouddhisme »  : […] L'une des doctrines centrales de la religion de l'Inde ancienne est, on le sait, celle du karman  : la nécessité qui s'impose à l'âme de toujours subir une renaissance nouvelle dans une condition humaine ou animale déterminée par la qualité de ses actes passés. Le salut consiste à s'évader de la fatalité du karman , à briser le cycle des renaissances, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salut/#i_1433

SAṂNYĀSIN ou SANNYĀSIN

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 551 mots

Au cœur de la tradition brahmanique classique (depuis le ~ viii e  s. et jusqu'à nos jours) se trouve l'idée que l'existence n'est rien, si on la réfère à l'essence. Le monde des phénomènes n'est pas dépourvu d'être propre (comme le pensent les bouddhistes), puisqu'il est soutenu par le Principe (le brahman ), dont il est iss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/samnyasin-sannyasin/#i_1433

SIDDHA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 209 mots

Mot sanskrit qui signifie « parfait », « achevé » et qui s'applique, dans la mythologie brahmanique, à des êtres qui ont accédé au statut divin à la suite de prouesses héroïques (guerrières ou spirituelles). À partir de là, on en est venu, dans le bouddhisme et l'hindouisme, à utiliser ce terme pour caractériser la situation de ceux qui ont réussi à faire leur salut : ainsi le jeune Buddha était-i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/siddha/#i_1433

SRI LANKA

  • Écrit par 
  • Osmund BOPEARACHCHI, 
  • Delon MADAVAN, 
  • Éric MEYER, 
  • Édith PARLIER-RENAULT
  •  • 21 638 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « Monuments bouddhiques »  : […] Depuis les toutes premières fouilles archéologiques lancées par les amateurs britanniques il y a plus de cent ans, l'archéologie sri lankaise a été dominée par les recherches consacrées aux sites bouddhiques. La fascination des archéologues pour ces sites s'explique aisément. Depuis l'introduction du bouddhisme dans l'île, sous le règne de Devanampiyatissa (vers 250-210 avant notre ère), par un mi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sri-lanka/#i_1433

TANTRISME

  • Écrit par 
  • André PADOUX
  •  • 9 466 mots

Dans le chapitre « La question du tantrisme »  : […] Le mot tantrisme – du sanskrit tantra , « trame », d'où « doctrine » et, de là, « traité enseignant cette doctrine » (que celle-ci soit ou non tantrique) – est dû aux orientalistes européens qui, vers la fin du xix e  siècle, découvrirent dans des textes nommés tantras des doctrines et des pratiques différentes de celles du b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tantrisme/#i_1433

THAÏ

  • Écrit par 
  • Guy MORÉCHAND, 
  • Solange THIERRY
  •  • 3 893 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Groupe ethnique majoritaire »  : […] Au sud, le groupe thai majoritaire est constitué par les Siamois, désignés aujourd'hui sous le nom de Thaïlandais, au nombre d'environ 65 millions en 2006, ou habitants de la Thaïlande. Il s'agit d'une population très évoluée, pratiquant depuis longtemps l'irrigation des rizières, adepte du bouddhisme Theravāda, ayant au cours des siècles poursuivi l'unification et la thaïsation du pays, d'abord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thai/#i_1433

THAÏLANDE

  • Écrit par 
  • Jean BOISSELIER, 
  • Achille DAUPHIN-MEUNIER, 
  • Christian LECHERVY, 
  • Christian TAILLARD, 
  • Solange THIERRY
  • , Universalis
  •  • 24 707 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Le royaume de Sukhothai (1220-1349) »  : […] Au début du xiii e  siècle, le Cambodge étendait son autorité sur le pays que l'on nomme aujourd'hui la Thaïlande, et qui était divisé en deux principautés môn-khmères. Sa frontière du nord-ouest était bordée par de petits établissements thais indépendants. Suivant le cours des affluents du Ménam, des Thais, en groupes plus ou moins compacts, s'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thailande/#i_1433

THERAVĀDA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 614 mots

Du vivant du Buddha, les disciples s'affrontaient déjà à propos de l'interprétation à donner à tel ou tel de ses enseignements. Ces querelles prirent plus d'ampleur encore après sa mort et l'histoire du bouddhisme primitif est celui de luttes idéologiques, que des conciles essaient d'apaiser. Cependant, par-delà le clivage entre sectes rivales, on voit apparaître au cours des siècles une véritable […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theravada/#i_1433

TIBET (XIZIANG)

  • Écrit par 
  • Chantal MASSONAUD, 
  • Luciano PETECH, 
  • David SNELLGROVE, 
  • Pierre TROLLIET
  • , Universalis
  •  • 26 824 mots
  •  • 12 médias

La civilisation tibétaine traditionnelle continue à exister comme un phénomène unique dans le monde moderne. Jusqu'à l'occupation du Tibet par la Chine communiste en 1959, elle était non seulement unique, mais également florissante, à en juger par ses réalisations dans les domaines religieux, littéraire et artistique. Depuis 1959, lorsque le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, quitta son pays […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tibet-xiziang/#i_1433

TUCCI GIUSEPPE (1894-1984)

  • Écrit par 
  • Serge CLEUZIOU
  •  • 736 mots

Né le 5 juin 1894 à Macerata (Marches), Tucci dut interrompre ses études universitaires lors de la Première Guerre mondiale à laquelle il participa. Dès leur achèvement en 1919, il entra à l'université de Rome où il poursuivit toute sa carrière comme professeur des religions et philosophies de l'Inde et de l'Extrême-Orient, jusqu'en 1969. Mais Tucci était le contraire d'un historien et d'un philol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-tucci/#i_1433

VACUITÉ, notion de

  • Écrit par 
  • Paul MAGNIN
  •  • 1 906 mots

Après le bouddhisme ancien, qui a laissé inexplorées certaines catégories ontologiques, le courant du Grand Véhicule ( Mahāyāna ) se distingue par son enseignement de la vacuité universelle ( śūnya ). Alors que le bouddhisme ancien soutient que toutes les choses sont vides de « soi », le Mahāyāna affirme que tout est vide de nature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vacuite-notion-de/#i_1433

VAIŚĀKHA ou FÊTE DE LA NAISSANCE DU BOUDDHA

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 126 mots

Vaiśākha est la fête la plus importante du bouddhisme Theravāda (ou Petit Véhicule). Son nom sanskrit est également transcrit vixakha, visakah, waisak ou vesak selon les pays. Elle commémore la naissance, l’éveil et la mort du Bouddha. Cette journée est fériée dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en Chine – notamment à Hong Kong et Macao – et en Corée du Sud. La fête est fixée le jour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vaisakha-fete-de-la-naissance-du-bouddha/#i_1433

ZEN

  • Écrit par 
  • Claude GRÉGORY
  •  • 18 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le terme proche »  : […] Depuis la prédication initiale du parc des Gazelles, le bouddhisme se caractérise non par une promesse de salut, puisqu'il nie l'existence d'une âme individuelle ( anātman ), mais par l'éclairage qu'il porte sur le problème humain premier, et accablant, de la souffrance. Également irrécusable pour lui est l'évidence qu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zen/#i_1433

Voir aussi

Pour citer l’article

André BAREAU, « BOUDDHISME (Histoire) - Le Buddha », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-histoire-le-buddha/