BIOLOGIEL'être vivant

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La complexité en biologie

La conservation au cours de l’évolution des structures et ultrastructures présentes dans le vivant témoigne de l’importance d'une organisation forte, liée à des structures moléculaires dont les associations sont hiérarchisées et dynamiques, caractères absents des objets inanimés. Si, par système complexe, on entend une combinaison de différentes parties organisées en structure(s) et possédant une dynamique propre, alors tout être vivant est un système complexe, notion certes intuitive, mais qui possède une réalité. La démarche analytique s’est imposée pour en appréhender les rouages. Comment peut-on effectuer la démarche inverse et intégrer ces connaissances en tentant de reconstituer l’origine et l’évolution de la complexité d’une cellule ou d’un organisme ? C’est le but des recherches dites de biologie de synthèse, qui combinent biologie et ingénierie.

Par ailleurs, sans entrer dans les contenus philosophique et épistémologique de la notion de complexité, on peut distinguer deux conséquences de l’application de cette notion au vivant. Tout d’abord, au cours de l’évolution, la complexité va-t-elle croissante ? Dans la seconde moitié du xixe siècle, l’idée s’est imposée que l’évolution des organismes partait du plus simple – par exemple, une hydre d’eau douce, sans parler des procaryotes – pour aller vers des organismes de complexité croissante, l’implicite étant que le maximum de complexité était atteint chez l’homme – comme par hasard, pourrait-on dire. L’étude des génomes a, sinon ruiné, du moins affaibli cette proposition. À titre d’exemple, on compte autant de gènes dans le génome d’un oursin que dans celui de l’homme et, en outre, une grande majorité de ces gènes sont identiques, ou codent pour des protéines de fonctions voisines. Simplement, ni les gènes ni les produits codés ne sont agencés de la même manière : une « mosaïque » de ces produits génère un oursin, une autre un lapin, une autre encore un homme... Il existe cependant des étapes d’augmentation de la complexité biologique. Ainsi, il faut au moins 473 gènes pour faire une b [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 13 pages

Écrit par :

  • : membre de l'Académie nationale de Metz, directrice honoraire à l'École pratique des hautes études, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification

Autres références

«  BIOLOGIE  » est également traité dans :

BIOLOGIE - La contruction de l'organisme

  • Écrit par 
  • Françoise DIETERLEN
  •  • 2 476 mots
  •  • 1 média

L'étude du développement embryonnaire des animaux métazoaires, organismes complexes constitués de milliards de cellules aux fonctions distinctes qui se différencient harmonieusement à partir de la cellule-œuf, a d'abord été l'objet d'une science descriptive, l'embryologie. Celle-ci fut qualifiée de « causale » lorsqu'elle chercha à comprendre les mécanis […] Lire la suite

BIOLOGIE - La maintenance de l'organisme

  • Écrit par 
  • Marc PASCAUD
  •  • 2 737 mots
  •  • 10 médias

« C'est toujours la même lampe qui éclaire, pourtant ce n'est jamais la même flamme qui brûle puisque la flamme se nourrit d'un combustible sans cesse renouvelé. Ainsi l'homme : toujours un, toujours autre, puisqu'il est perpétuellement recréé par l'agrégation et la désagrégation des cinq khandas ou agrégats physiques et psychiques qui composent l'être » (Nagasena, disciple du Bouddha, […] Lire la suite

BIOLOGIE - La biologie moléculaire

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 7 388 mots
  •  • 11 médias

La biologie moléculaire n'est pas en elle-même une discipline, c'est une expression commode pour désigner la « molécularisation » de la biologie, autrement dit le rôle central de l'approche moléculariste dans l'étude de la vie. Chacun y met à peu près le même contenu : la traduction des phénomènes du vivant – et en particulier la transmission et l'expression des caractères héréditaires – en termes […] Lire la suite

BIOLOGIE - Les pratiques interventionnelles

  • Écrit par 
  • François GROS
  •  • 6 551 mots
  •  • 3 médias

Depuis le dernier quart du xxe siècle, la biologie s'est dotée de nouveaux moyens techniques et de nouveaux protocoles expérimentaux qui lui donnent la possibilité d'intervenir sur les organismes vivants au niveau de leurs gènes : soit pour leur conférer de façon permanente et transmissible certaines propriétés physiologiques, métaboliques ou morpholo […] Lire la suite

BIOLOGIE - La bio-informatique

  • Écrit par 
  • Bernard CAUDRON
  •  • 5 440 mots
  •  • 3 médias

La bio-informatique est une application des techniques informatiques au traitement massif de données biologiques. Elle est spécialement utilisée pour l'analyse des séquences génomiques et des protéines. Le terme de bio-informatique est apparu en 1995 dans des publications scientifiques et des programmes de recherche, avec les premiers pas de la génomique. Cette discipline prend en effet appui sur […] Lire la suite

BIOLOGIE, en bref

  • Écrit par 
  • François GROS
  • , Universalis
  •  • 945 mots

La prise de conscience de la réalité biologique, c'est-à-dire de ce qui caractérise le vivant par rapport à l'inanimé, remonte sans doute aux premières tentatives des Anciens pour définir et expliquer cette différence. On pense ici à la philosophie naturaliste d'Aristote, aux idées d'Hippocrate, puis de Galien. Leur conception de la vie s'inscrit le plus so […] Lire la suite

ADAPTATION - Adaptation biologique

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 1 372 mots

En biologie comme en technologie, le concept d'adaptation sert généralement à comprendre la relation qui existe entre les structures et les fonctions qu'elles remplissent. Dire d'un organe ou d'un outil qu'il est bien adapté signifie qu'il est efficace, autrement dit que les caractères de l'objet sont bien appropriés au rôle qu'il peut jouer. […] Lire la suite

AÉROBIOSE & ANAÉROBIOSE

  • Écrit par 
  • Claude LIORET
  •  • 2 741 mots
  •  • 1 média

L' aérobiose est la vie en présence d'air, l'anaérobiose est la vie en absence d'air. En fait, c'est la présence ou l'absence d'oxygène qui importe : certains organismes, dits aérobies stricts, ne peuvent vivre qu'en présence d'oxygène ; d'autres, dits anaérobies stricts, sont tués en présence d'oxygène ; enfin les organismes aérobies ou anaérobies facultatifs vivent, selon des modalités différent […] Lire la suite

ANIMAUX MODES D'ALIMENTATION DES

  • Écrit par 
  • René LAFONT, 
  • Martine MAÏBECHE
  •  • 4 302 mots

La diversité des modalités alimentaires que l'on rencontre chez les animaux est bien illustrée par la coexistence de deux terminologies parallèles, l'une latine (-vore de vorare ) et l'autre grecque (-phage, de phagein ), qui définissent leurs comportements alimentaires. Un troisième suffixe, -trophe (du grec trophê , nourriture), a un sens plus général relatif à la nutrition et s'applique à l'en […] Lire la suite

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 440 mots
  •  • 4 médias

Tout être vivant tend à se conserver en tant qu'individu et à se perpétuer en tant que membre d'une espèce. Ces deux tendances reposent l'une et l'autre sur une faculté fondamentale de la matière vivante, la faculté de se reproduire. La reproduction a pu être définie par Buffon (1748) comme « cette propriété commune à l'animal et au végétal, cette puissance de produire son semblable, cette chaîne […] Lire la suite

Pour citer l’article

Andrée TÉTRY, « BIOLOGIE - L'être vivant », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/biologie-l-etre-vivant/