ANTHROPOLOGIE DU PATRIMOINE

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Galerie des Offices, Florence

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Crédits : Gordon Bell/ Shutterstock

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Palais du facteur Cheval, Hauterives (Drôme)

Palais du facteur Cheval, Hauterives (Drôme)
Crédits : Emmanuel Georges/ Collection Palais Idéal

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Un monopole historien remis en cause

L’évolution récente tourne la page de la suprématie de l’histoire, en tant que science paradigmatique des activités patrimoniales, qui avait marqué de son empreinte les usages et les manipulations des traces du passé. Elle a ainsi longtemps maintenu la différence entre la diversité des « mémoires collectives » (les récits mémoriels, partiels, orientés, pluriels et subjectifs) et le discours historique (scientifique et neutre) qui permettait d’invalider des reconstructions fallacieuses, d’établir les valeurs et les critères de sélection des corpus patrimoniaux jugés « authentiques ». La création d’institutions publiques et la formation d’agents spécialisés au niveau national ont conforté la dimension politique du patrimoine et contribué à la coupure entre des discours et pratiques professionnelles légitimes, et un monde social mouvant, qui se dote de compétences et de récits patrimoniaux différents, voire alternatifs. Mais le débat entre mémoire et histoire, séparant deux types de discours sur le passé, a laissé insensiblement place à l’appréhension d’une certaine relativité des récits historiques eux-mêmes. Les représentations du passé, y compris l’histoire et le patrimoine, s’offrent maintenant comme des espaces d’exploration des constructions des identités, transnationales, nationales ou locales.


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Cyril ISNART, « ANTHROPOLOGIE DU PATRIMOINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-du-patrimoine/