ANOURES

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Têtard de crapaud

Têtard de crapaud
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Grenouille de verre, Bolivie

Grenouille de verre, Bolivie
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Grenouille verte

Grenouille verte
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Crapaud des roseaux

Crapaud des roseaux
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Paléontologie

Le plus ancien anoure connu, Triadobatrachus, fut découvert dans le Trias inférieur de Madagascar (— 220 Ma). Il possède encore des vertèbres caudales et ses os de l'avant-bras (radius-cubitus) et de la jambe (tibia-péroné) sont encore séparés. Enfin, bien que son bassin montre déjà les modifications typiques des Anoures, le tarse est encore court, indiquant que l'adaptation au saut n'était qu'ébauchée. Triadobatrachus est clairement le plus primitif de tous les Anoures actuels et fossiles connus.

Triadobatrachus

Triadobatrachus

Dessin

«Triadobatrachus», le plus ancien Anoure connu, provient du Trias inférieur de Madagascar. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'adaptation au saut semble avoir atteint son stade définitif chez Prosalirus découvert dans des terrains du Jurassique inférieur d'Amérique du Nord.

Dès le Jurassique moyen, on connaît des Discoglossidés typiques, comme Eodiscoglossus (Espagne), pratiquement identique au Discoglossus actuel. À partir du Crétacé, on connaît des représentants de bon nombre de familles actuelles.

Le groupe le plus étroitement apparenté aux Anoures est celui des Urodèles, avec lequel ils partagent plusieurs spécialisations (operculum, pigment rétinien vert, mode de formation endodermique des choanes), et il est probable que les Anoures ont évolué à partir d'un ancêtre commun aux deux groupes, qui devait avoir à peu près l'allure d'une salamandre. La réduction de la queue a dû être consécutive à l'acquisition d'un mode de vie plus terrestre mais aussi plus actif (adaptation au saut).

Quant à l'origine de l'ensemble Anoures + Urodèles, appelé Batrachia, quelques spécialistes l'enracinent, avec les Gymnophiones, au sein des amphibiens Lépospondyles, tandis que la majorité les rattache aux Temnospondyles [cf. amphibiens].

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«  ANOURES  » est également traité dans :

AMPHIBIENS ou BATRACIENS

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER, 
  • Jean-Claude RAGE
  •  • 6 161 mots
  •  • 17 médias

Dans la nature actuelle, les Amphibiens, appelés également batraciens, sont représentés par trois groupes : les Anoures (grenouilles et crapauds), les Urodèles (salamandres et tritons ) et les Gymnophiones (apodes). Ces trois groupes descendent très vraisemblablement d'un ancêtre commun qui leur est propre, ce qui fait des Amphibiens actuels un groupe monophylétique, souvent aussi désigné sous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphibiens-batraciens/#i_7712

RÉGÉNÉRATION ET CICATRISATION

  • Écrit par 
  • Alan H. CRUICKSHANK, 
  • André PARAF, 
  • Catherine ZILLER
  •  • 6 101 mots

Dans le chapitre « Espèces à potentialités locales »  : […] Le triton, ainsi que la plupart des batraciens urodèles, régénère ses appendices (pattes et queue), sa crête, son museau, ses yeux. Chaque organe ne se régénère qu'à partir de la zone entourant son point normal d'insertion, et chacune de ces zones ne reforme que l'organe qu'elle contient normalement. C'est ainsi qu'a été définie (E. Guyénot), la notion de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regeneration-et-cicatrisation/#i_7712

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Pour citer l’article

Pierre CLAIRAMBAULT, Philippe JANVIER, « ANOURES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/anoures/