GABRIEL ANGE JACQUES (1698-1782)

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L'École militaire, Paris

L'École militaire, Paris
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École militaire : plan selon le projet d'Ange Jacques Gabriel en 1751

École militaire : plan selon le projet d'Ange Jacques Gabriel en 1751
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dessin


L'École militaire

L'École militaire fut créée pour cinq cents jeunes gentilshommes destinés au métier des armes. En méditant cette fondation, Mme de Pompadour et son protégé Pâris-Duverney désiraient attacher à Louis XV la noblesse d'épée, alors que semblait fléchir le dévouement des autres classes envers la Couronne. Leur intention fut d'élever le plus grand monument du règne et de faire pour les fils de la noblesse ce que Mme de Maintenon avait fait à Saint-Cyr pour les filles. Le programme, établi en 1751 par Pâris-Duverney, prévoyait une église desservie par les prêtres de la Mission, une infirmerie confiée aux Sœurs grises, cinq cents chambres d'élèves, de dix pieds sur douze, ouvrant sur des corridors chauffés. Il fallait loger cinquante officiers, un intendant, un chirurgien, un tailleur, un bottier... Cuisines, manèges, buanderie, latrines et autres locaux devaient être nettoyés par un système de pompes et d'égouts collectant les eaux pluviales et descendant à la Seine.

École militaire : plan selon le projet d'Ange Jacques Gabriel en 1751

École militaire : plan selon le projet d'Ange Jacques Gabriel en 1751

Dessin

Plan de l'École militaire selon le projet de 1751, qui sera modifié par la suite (d'après une estampedu musée Carnavalet, Paris. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Après une première esquisse de Gabriel écartée d'emblée comme trop ambitieuse, le projet de 1753 plaça l'entrée du bâtiment vers le Champ-de-Mars. De ce côté, un édifice d'apparat, le « château », était formé de cinq pavillons réunis en chaîne par des constructions plus basses. Derrière lui s'étendait la cour d'honneur précédant l'église, située dans l'axe principal du monument. De 1753 à 1756 furent édifiés, vers l'avenue Duquesne, des bâtiments simples où l'institution put commencer à vivre. Là se trouve, à la croisée de deux corps de logis, la belle chapelle de l'infirmerie, devenue vestibule du mess, où quatre tribunes entouraient un autel central.

Le projet général fut réduit après l'expulsion de France des Jésuites (1764), qui permit l'établissement d'une autre école dans l'ancien collège de La Flèche. Ce fut alors que Gabriel inversa son plan et fixa l'entrée vers la place de Fontenoy. Le château menaçait d'être étouffé par des bâtiments plus indispensables au fonctionnement d'une grande école ; mais la nécessité de fermer dignement la nouvelle perspective du Champ-de-Mars autorisa Gabr [...]


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Écrit par :

  • : conservateur du Patrimoine en chef de la Ville de Paris, membre associé de l'Académie d'architecture

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Pour citer l’article

Michel GALLET, « GABRIEL ANGE JACQUES - (1698-1782) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ange-jacques-gabriel/