ARBUS ANDRÉ (1903-1969)

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André Arbus est né à Toulouse, le 17 novembre 1903, dans une famille d'artisans pratiquant l'ébénisterie depuis plusieurs générations. Après des études secondaires, se destinant à une carrière de peintre, il entre à l'école des Beaux-Arts et travaille sur les établis familiaux où son grand-père lui fait le récit du tour de France des compagnons. L'Exposition internationale des arts décoratifs de 1925 lui offre l'occasion de présenter une coiffeuse pour laquelle il reçoit une médaille d'argent. Ce succès le décide à entreprendre une carrière de décorateur-ensemblier à Paris, tout en conservant ses activités dans l'atelier familial.

Rapidement, André Arbus prend part aux différentes manifestations artistiques : le Salon des artistes décorateurs, le Salon d'automne. En 1934, il remporte le prix Blumenthal des arts décoratifs pour une table en sycomore verni, sculptée de masques. Reconnu par la critique, il ouvre l'année suivante, une galerie, avenue Montaigne, et il expose dans la presse ses points de vue théoriques. Attaché à son héritage familial, il conçoit son travail comme un artisan, dans l'amour du bois et le respect des règles ancestrales de l'ébénisterie, et non en architecte. Cet ouvrier lettré ne se sent proche ni du style, volontairement neuf, de Jacques-Émile Ruhlmann, ni des théories de Le Corbusier. Il veut inscrire son œuvre dans la culture française, dans la continuité des styles passés. À la manière des décorateurs Louis Süe (1875-1968) et André Mare (1885-1932), il définit son propre répertoire formel à partir des pages les plus brillantes de l'histoire des arts décoratifs français, en particulier de l'époque néo-classique.

L'Exposition internationale des arts et techniques de 1937 l'impose comme le représentant de la grande tradition française. « La demeure en Île-de-France », qu'il présente au sein du Pavillon des artistes décorateurs [...]

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TAPIS MODERNES ET CONTEMPORAINS

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  • Valérie GLOMET, 
  • Michèle HENG
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Dans le chapitre « La crise de 1929 et les années 1930 »  : […] La crise financière de 1929 eut des conséquences dramatiques sur les industries de luxe. L'État maintint les commandes aux Manufactures nationales, mais la situation des ateliers de la Marche devint critique : Lauer et Leleu firent réaliser leurs tapis à Cogolin, où le tissage par des artisans arméniens venus de Turquie revenait moins cher. On ne compte plus dans la presse des années 1930 les pro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tapis-modernes-et-contemporains/#i_32469

Pour citer l’article

Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER, « ARBUS ANDRÉ - (1903-1969) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-arbus/