AMBROISE DE MILAN (339-397)

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La place d'Ambroise dans l'histoire de la pensée chrétienne

La diversité de ses sources empêche Ambroise d'avoir une pensée originale et systématique. Mais le fait que ces sources se situent toutes dans une tradition continue, que l'on pourrait appeler « alexandrine » en pensant à Philon, à Origène et à Plotin, explique que l'ensemble de l'œuvre d'Ambroise ait un aspect extérieur d'homogénéité et possède un certain ton caractéristique, auquel contribue également la puissante rhétorique de l'orateur. Ambroise n'a joué dans l'histoire de la pensée qu'un rôle intermédiaire : il a transmis à Augustin et au Moyen Âge, sous une forme anonyme, de nombreux textes de Philon, d'Origène et des Pères grecs. Mais ce fait a été décisif pour l'évolution de la pensée chrétienne en Occident. L'idée du mariage mystique entre l'âme et le Verbe, issue de l'exégèse du Cantique des cantiques, deviendra un des fondements de la piété et de l'ascèse médiévales.

Historiens catholiques et historiens protestants ont respectivement tendance à juger diversement la politique religieuse d'Ambroise. D'autre part, la chronologie des œuvres est encore loin d'être établie avec sûreté. Le problème de datation de certains sermons est spécialement lié à celui de l'influence qu'Ambroise a exercée sur Augustin en 386.

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Pour citer l’article

Pierre HADOT, « AMBROISE DE MILAN (339-397) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ambroise-de-milan/